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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 07:39

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Concernés, et pas intouchables (09/02/2012)


A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, beaucoup guettent les « signes » qui pourraient être adressés par le gouvernement ou par les candidats vis-à-vis de leur catégorie professionnelle, sociale ou économique.

Force est de constater que, jusqu'à aujourd'hui, RIEN, aucune allusion même à un éventuel projet, n'a été annoncé concernant les personnes en situation de handicap. Et pourtant... Est-il nécessaire de rappeler que, lors du débat télévisé Sarkozy/Royal, entre les deux tours en 2007, c'est bien l'échange assez vif concernant la scolarisation des enfants handicapés qui a contribué au résultat que l'on connaît.

La minorité la plus importante en nombre (12 millions de personnes) ignorée par la classe politique, c'est possible : nous le constatons en 2012.

Par contre, le gouvernement a bien pris l'initiative d'un texte concernant les femmes : il a fait voté à l'Assemblée nationale l'instauration d'un quota de 40% de femmes dans la Haute Fonction publique. (lire ici)

Les personnes handicapées doivent pendant ce temps se contenter d'un sous-Préfet hors classe, M. Jean-Christophe Parisot..(lire ici)

Toutefois on peut lire, au sujet du texte voté : « Sont concernés par la mesure 600 postes de hauts fonctionnaires (comme les préfets ou ambassadeurs) nommés en Conseil des ministres, 1.700 autres postes de direction dans la Fonction publique d'Etat, 1.500 dans les collectivités locales (grandes villes, départements, régions) et 350 à la direction des hôpitaux. ». Soit, donc, 4150 postes !

Il est évident que cela obligerait à ouvrir plus les universités et les grandes écoles, fussent l'ENA ou Sciences-Po, à des étudiants handicapés. Que l'ensemble de la scolarité, de la petite enfance au baccalauréat, et au-delà se déroule en incluant le handicap. L'inclusion, prônée dans les textes, et qui n'est pas respectée.

Le premier tour de la présidentielle va-t-il avoir lieu sans qu'AUCUN des candidats n'ait fait ne serait-ce qu'une allusion à cette population ? Et pourtant, ce ne sont pas les sujets qui manquent, et qui concernent tout le monde : comme par exemple la « perte d'autonomie » et son financement, création ou pas d'un cinquième risque de protection sociale, par exemple....

Nous sommes loin de la campagne électorale de 2002, quand Jacques Chirac avait fait du « handicap » un de ses « chantiers présidentiels » : celui-ci, commencé sitôt son élection, a abouti à la loi du 11 février 2005. En 2012, seul l'engagement 32 du candidat Hollande est assez explicite (avec notamment : «Je garantirai l'existence d'un volet handicap dans chaque loi ») . On peut se demander pourquoi il ne communique pas plus à ce sujet ?

Autres temps, autres mœoeurs. Avec le scénario qui se déroule : à moins que le lancement de la campagne officielle n'amène ces messieurs dames à « sortir du bois » et à parler de ce réel problème de société qu'est la prise en charge des personnes handicapées et des personnes âgées et du « projet de vie » qu'elles sont en droit de définir individuellemen

 

http://www.tessolidaire.com/PAR_TPL_IDENTIFIANT/1471/TPL_CODE/TPL_EDITO_FICHE/1530-handicap-solidarite-insertion-sociale.htm

 

 

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politique enfantalite Version imprimable Suggérer par mail

Les personnes âgées » ne devraient-elles pas faire partie de la politique de la famille en France ?


Ne faudrait-il pas arrêter de parler d’« aide aux aidants naturels », car il n’est pas naturel de laver son père ou sa mère (et tout le monde ne saurait le faire…) ?

De plus, il y a un côté moralisateur et culpabilisant de clamer que cette aide est « naturelle » (pour inciter les familles à faire encore plus et déresponsabiliser l’Etat…).

En outre, cette aide n’est pas informelle (comme l’on dit en Belgique) ou invisible (comme l’on dit au Québec), car remplacer l’aide de la famille équivaudrait à créer 500.000 Equivalents Temps Pleins d’emplois (cf. Paulette Guinchard, dans « Mieux vivre la vieillesse100 réponses aux questions des personnes âgées et de leur entourage » : http://www.agevillage.com/article-5889-1-mieux-vivre-la-vieillesse-cent-reponses-de-paulette-guinchard-et-marie-therese-renaud.html).

En effet, l’on estime que 80% du volume des aides auprès des personnes en perte d’autonomie sont apportés par les proches et que 50% des personnes en perte d’autonomie ne sont aidées que par leurs proches.

Du coup, ne faudrait-il pas passer de l’aide aux aidants à l’aide à la parentalité, en s’inspirant de l’aide à la parentalité autour des familles avec enfants un peu remuants pour optimiser l’aide à l’« enfantalité » auprès des enfants avec parents en perte d’autonomie ?

En effet, si l’on parle aujourd’hui d’aide à la parentalité pour les parents qui ont des problèmes avec des enfants un peu difficiles à vivre, n’est-ce pas la même chose pour des enfants qui ont des problèmes avec des parents un peu… difficiles à vivre (parce qu’ils confondent le jour et la nuit, qu’ils risquent de laisser le gaz ouvert, etc.)… ? Comment rester enfant de ses parents quand ceux-ci ont besoin d’une aide dans les gestes de la vie de tous les jours et nous… reconnaissent même pas ? Comment ne pas devenir parent de son parent (car alors les risques de déviance, voire de maltraitance, sont vite là, à force de penser ce qui est bien pour son parent, contre son gré)… ?

A noter, en tout cas, la nécessité d’aider ces proche car le taux de morbidité chez les sujets aidant un patient est majoré de 63% par rapport à un sujet non aidant (http://www.accueil-temporaire.com/upload/File/EnqueteGeneraction.pdf).

Ne faudrait-il donc pas utiliser les mêmes pratiques que l’aide à la parentalité auprès d’enfants, comme l’utilisation de travailleuses familiales (au lieu d’aides ménagères améliorées en auxiliaires de vie sociale), de médiateurs familiaux, voire de thérapeutes familiaux ? Ou encore de conseillers conjugaux pour les vieux, où celui qui tenait le pantalon tombe malade et l’autre se venge de façon parfois très violente de décennies d’asservissement… ? Ou encore instaurer un vrai congé d’accompagnement de son parent en perte d’autonomie, avec indemnités du même type que le congé parental quand l’on vient d’avoir un enfant (le congé de soutien familial mis en place à grands cris suite à la conférence interministérielle de la famille de 2006 a concerné, selon la CNAF,… 7 personnes en 2008 et 8 personnes en 2009, mais ce congé n’est pas indemnisé…) ?

Le problème est que « les personnes âgées » ne font pas partie de la politique de la famille en France, à la différence, par exemple, de la Belgique…

Le Conseil National de la Résistance a construit un système de protection sociale en France, entre Europe du Nord (Etat-providence) et Europe du Sud (famille-providence), sur la base d’un compromis entre une vision universaliste de la Sécurité sociale protégeant les individus contre tous les risques sociaux, indépendamment de leur famille, ET le choix d’un régime d’assurances obligatoires.

Mais les 4 risques (santé, accident du travail, vieillesse, famille) couverts par la Sécurité sociale, définis en 1945, ne répondent pas aux problèmes des personnes inactives du fait de handicaps (quel que soit leur âge), laissant ces problèmes à la seule charge des familles (assistance publique sous forme d’aide sociale pour garantir un « minimum vital »).

En 2012, la France n’aurait-elle pas à inventer une 3ème voie, par choix de société et non plus par défaut (entre Europe du Nord et Europe du Sud), entre l’Etat-providence et la famille-providence, entre la responsabilité individuelle et la responsabilité collective… ? En affirmant que l’accompagnement de la personne en perte d’autonomie est d’abord de la responsabilité de sa famille, mais qu’il est de la responsabilité de la collectivité nationale (par subsidiarité) de soutenir cette famille dans cette mission et de suppléer la famille en cas de carence, voire d’absence de celle-ci… Ce qui entraînerait une revisite complète des politiques publiques gérontologiques, tant au niveau national (entre autres sur l’organisation financière de ce soutien et de cette suppléance, en agrandissant, par exemple, le risque et la branche « famille ») qu’au niveau local…

Sinon, si rien ne change, si un nouveau contrat entre les générations n’est pas imaginé, cela laissera la place au marché pour les… riches et l’aide sociale réduite aux acquêts pour les… pauvres…, avec l’aide de mouvements cultuels...

Jean-Michel CAUDRON

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http://www.lamaisondelautonomie.com/index.php/Dernieres-news/politique-enfantalite.html

 

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Published by Eva R-sistons - dans Populations sinistrées
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