Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 23:50

Le Matrimandir, dôme d'Auroville

Auroville (La cité de l'Aurore)
fr.wikipedia.org

Posté le 11-11-2008

 

dans

“… A l’heure où tout paraît s’effondrer, où les bourses jouent au yoyo, où les plans sociaux se multiplient, où le libéralisme est remis en cause, nous vous proposons un gros plan sur une utopie, Auroville, une ville créée au sud de l’Inde il y a 40 ans…”

 la catégorie Auroville, Sur la route des Utopies, Actualité par christophe


VIDEO voir site


Diffusé le 08/11/08 à 23h05
Rediffusion :
mardi 11/11/2008 à 23h30
mercredi 12/11/2008 à 19h30
mercredi 12/11/2008 à 00h30


nov
17
Posté le 17-11-2007
dans la catégorie Sur la route des Utopies, Actualité par christophe



nov
02
Posté le 02-11-2007
dans la catégorie Twin Oaks, Sur la route des Utopies, Actualité par christophe


Imaginez un instant qu’une bande d’enfants fanatiques d’Harry Potter prennent d’assaut quelques hectares d’une forêt solognote pour y fonder l’école des Sorciers, et qu’ils justifient leur geste en expliquant que l’univers enchanteur de leur héros correspond au monde dans lequel ils souhaitent vivre. Et bien c’est ainsi que « Twin Oaks Community - la communauté des deux chênes » a vu le jour, sur les bases du récit de B-F Skinner : « Walden 2 » vendu depuis sa parution en 1948 à plus de 2 millions d’exemplaires. Méconnu en France, Skinner est considéré aux Etats-Unis comme l’un des plus grands penseurs psychologues du XXème siècle aux côtés de Freud. Dans « Walden 2 », il fait référence à H-D Thoreau qui, un siècle plus tôt, s’isola du reste du monde pendant deux ans, deux mois et deux jours dans la forêt jouxtant l’étang de Walden dans le Massachussetts. Thoreau voyait dans le recourt à la cabane, et le retour à l’état de nature des solutions aux maux de l’époque. Avec son ouvrage, Skinner lui, ne voulait ni réveiller les vocations de magiciens, ni celles d’ermites – mais en proposant Walden pour décor à toute une société, encourager l’expérience communautaire. Le 16 juin 1967, huit étudiants visionnaires le prennent au mot et s’installent en bordure du comté de Louisa dans l’état de Virginie pour fonder leur meilleur des mondes : Twin Oaks, une alternative à « l’American way of life ». Quarante ans, 85 adultes, et 15 enfants plus tard, l’Utopie est toujours en marche.

 

Les petits chemins sans indication qui s’enfoncent au cœur de la forêt rendent l’accès à Twin Oaks délicat et incertain. Lorsqu’on accède enfin aux terres de la communauté, un dernier rempart à franchir se dresse immédiatement avant d’atteindre les baraquements de bois : un gigantesque jardin organique. On y voit au milieu des pieds de tomates et des rangs de concombres des hommes aux barbes longues et des femmes légèrement vêtues, des poils sous les bras, s’évertuer à cultiver la terre dans le but de satisfaire leurs repas quotidiens. D’emblée, l’explorateur se sent l’âme d’un pirate sur le point d’accoster le dernier îlot soixante-huitard tendance du siècle, un écovillage, repère de vieux hippies nostalgiques. Une fois franchies les frontières géographiques de leur monde, il mesure pourtant à quel point rien n’a été abandonné aux négligences. « La vie à Twin Oaks s’harmonise autour de la maîtrise des comportements. On encourage la coopération, le partage communautaire, l’égalité, le pacifisme et le féminisme tendis qu’on cherche à proscrire la compétition, la propriété privée, l’agressivité et les discriminations » nous explique dès notre arrivée Valérie – une canadienne de 35 ans qui vit ici depuis 15 ans. « D’ailleurs, ce soir, à 19 heures, après le repas commun, vous vous collerez à la plonge ! Ce sera votre baptême d’intégration ! ». On évalue la vitesse d’une Utopie en marche à l’énergie dont elle dispose pour vous mettre au pas.

 

Twin Oaks doit sa survie à la planification des tâches. Chaque membre travaille 42 heures par semaine et fait lui-même le choix de jardiner, garder les enfants, ou préparer les repas. En entretenant le quotidien de la communauté, les membres ne perçoivent pas de salaire mais s’assurent une place en son sein, un épanouissement personnel ou familial, un accès à des pratiques culturelles et sportives, le remboursement des frais de santé, et la possibilité au bout de trois ans de prendre une année sabbatique afin de voyager. Twin Oaks a compris depuis longtemps l’intérêt de s’ouvrir au monde. Sur l’ensemble du travail fournit à Twin Oaks, 35% de celui-ci contribue à augmenter le revenu de la communauté. Grâce à la fabrication des hamacs qui représentaient jusqu’en août 2004, 42000 unités par an et les deux cinquièmes des 500000 dollars du chiffre d’affaires annuel, Twin Oaks pouvait investir dans de nouveaux bâtiments. Le renforcement de sa capacité à accueillir de nouveaux membres et l’augmentation de sa population son les clés de sa pérennité. Mais depuis la perte de Pierre Import, son plus gros client, Twin Oaks a dû apprendre à se diversifier. Une activité nouvelle fut créée : la production de tofu à destination des grandes surfaces et détaillants de la région. Aux dires de Shean, 34 ans, membre depuis 5 ans : « les déchets issues de la transformation du soja que nous éparpillons dans la forêt ne répondent pas aux normes environnementales. Nous serons bientôt obligés de choisir entre mourir pour des idées ou survivre à leur détriment ». Ce cas de conscience divise actuellement la communauté. Chaque décision est soumise à de grands débats. La démocratie ralentie parfois la course du rêve. « Difficile aussi de vivre si proche les uns des autres » avoue Shean. « Dans l’autre monde, quand vous n’êtes pas d’accord avec votre gouvernement, ce n’est pas si grave. Ici, vous partagez tout, même vos aigreurs ! ». Au fil du temps, on en a oublié les théories de Skinner. Aujourd’hui d’ailleurs, personne ne se souvient plus vraiment du lien qui unit « Walden 2 » à Twin Oaks. Des nouveaux arrivants, très peu savent que l’étang dont il profite l’été venu pour quelques longueurs, fut creusé en sa mémoire. Si Twin Oaks survit grâce à sa politique de recrutement intensif qui voit chaque mois une nouvelle session de postulants se rallier, on peut s’inquiéter du turnover qui la touche. Plus aucun membre fondateur n’y vit encore, et la moitié de ses membres n’est là que depuis 5 ans. Mais Twin Oaks, symbole de l’autre monde possible, séduit toujours. Charge ensuite aux candidats au rêve de se souvenir de la morale de la fable de La Fontaine. Au vent, le roseau plie mais ne rompt pas ; le chêne lui, se déracine.

CC pour VSD.



http://www.christophe-cousin.com/surlaroutedesutopies/


  • LE BONHEUR AU BOUT DU GUIDON :
    6 x 26 mn sur la chaîne Voyage
    Episode 1 et 2 : mercredi 14 janvier 2009 à 20h40
    Episode 3 et 4 : mercredi 21 janvier 2009 à 20h40
    Episode 5 et 6 : mercredi 28 janvier 2009 à 20h40

 

 

  • LES NOUVEAUX EXPLORATEURS - NOMADES LAND DANS L’OUEST AMERICAIN :
    52 mn Sur Canal+
    Dimanche 18 janvier 2009 à 15h00

 

 

  • LA ROUTE DES DIEUX :
    52 mn sur France 5
    Samedi 07 février 2009 à 20h35
    Dimanche 08 février 2009 à 11h00

http://www.christophe-cousin.com/du-bonheur-pour-2009/

Partager cet article

Published by Eva R-sistons - dans Alternatives au Système
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche