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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 06:02



Extraits de l'excellent documentaire de Jean-Yves Bilien et Pantxo Arretz : "Mandat d’arrêt contre un chercheur" (2003).

Lorsque vous mettez au point un produit qui risque de déranger le cartel de la pharmacie, les valeurs "Liberté, Égalité, Fraternité" ne préoccupent pas une seconde l'État, pour vous jeter en prison.

Pour acheter le film et soutenir financièrement le réalisateur :
site web

Pour consulter des témoignages sur le G5 : site web

Pour acheter du G5 : site web de la société LLR

Pour aller plus loin : Documentation

En 1970, Loïc Le Ribault met au point une méthode révolutionnaire d’analyse des sables, l’exoscopie, qui permet de retracer l’histoire géologique et la provenance de ceux-ci par leur examen au Microscope Electronique à Balayage (MEB). A 24 ans, il fait sur ce sujet sa première communication à L’Académie des Sciences. Beaucoup d’autres suivront.

Jusqu’en 1973, il œuvre en tant que chercheur contractuel au laboratoire d’océanographie de l’Université d’Orsay.

De 1973 à 1981, il est chef du service de microscopie électronique au laboratoire central de Total, à Bordeaux.

Dès 1975, il est reconnu comme « le chercheur ayant réalisé les plus importantes applications du microscope électronique en sédimentologie ».

Aujourd’hui, l’exoscopie est appliquée dans le monde entier aussi bien en sédimentologie qu’en géologie minière, exploration pétrolière, archéologie, océanographie, travaux publics et criminalistique.

Dès 1982, Loïc Le Ribault met au point des méthodes qui vont totalement rénover la police scientifique française, qui n’avait pas évolué depuis un demi-siècle. Pendant dix ans, il forme près de 1 500 enquêteurs de police et de gendarmerie. Ceux-ci apprennent notamment à ne pas polluer les scènes de crime et à collecter correctement les indices microscopiques pour analyses ultérieures au microscope électronique.

Loïc Le Ribault devient expert en criminalistique et par le biais de son laboratoire privé, le Carme, il traite plus de 1 500 affaires criminelles, aussi bien pour le compte de magistrats que pour le F.B.I. ou la D.S.T. (service de contre-espionnage français).

Au milieu des années 80, le succès du Carme est tel que le ministère de l’Intérieur est contraint de rénover ses propres laboratoires en copiant purement et simplement les méthodes et techniques inventées par Loïc Le Ribault. Pierre Joxe, alors ministre de l’Intérieur, dépense 26 millions d’euros pour contrefaire les travaux du scientifique qui les offrait gratuitement à l’État français.

Mais, la vraie raison est que le Carme est réputé pour son indépendance et que des avocats et des familles de victimes lui confient de plus en plus d’affaires, dans lesquelles l’Etat français est impliqué. Loïc Le Ribault est devenu un dangereux gêneur. Tout s’emballe : Il est censuré dans la presse et les médias, tandis que le ministère de l’Intérieur mène contre lui une campagne de désinformation et de diffamation.

L’État décide soudainement que les expertises criminelles doivent être confiées exclusivement aux services publics. Du jour au lendemain, les demandes cessent d’affluer vers le laboratoire de La Teste.

Le Carme ne résiste pas à une telle offensive, il ferme ses portes en septembre 1991. Loïc Le Ribault est ruiné. Il porte plainte contre le ministère de l’Intérieur pour contrefaçon de brevet, plagiat, diffamation et concurrence déloyale.

En 1991, Loïc Le Ribault tourne la page "police scientifique".

Au cours de ses recherches sur les grains de sable, Loïc Le Ribault avait découvert que certaines solutions riches en silicium organique natruel possèdent des propriétés très intéressantes.

En 1982, il rencontre Norbert Duffaut, chimiste, qui a mis à jour les mêmes propriétés [...] en utilisant une autre famille de molécules de silicium organique. Ils marient leurs savoirs et leurs forces et travaillent ensemble, des années durant, essayant sans répit de perfectionner ces molécules.

En 1993, Duffaut est retrouvé mort, empoisonné dans son lit, et l’enquête conclut au suicide. Loïc Le Ribault reste seul, et remet l’ouvrage sur le métier.

L’année suivante il met au point un nouveau produit de la même famille que les précédents, mais buvable et encore plus efficace, qu’il baptise « G5 ». Bon nombre de thérapeutes commencent à l’utiliser sur leurs patients.

À cette même époque, des responsables de laboratoires [...] proposent 1 500 000 Euros pour acheter les brevets [...]. Furieux, le génial inventeur décide de publier ses résultats dans la presse le 8 octobre 1995 et immédiatement des milliers de personnes affluent pour se procurer le produit. [...]

Loïc Le Ribault fait sa valise et, le 18 mars 1996, s’envole vers les Caraïbes britanniques. Quelques mois plus tard, les gouvernements de la Dominique et d’Antigua & Barbuda accordent au G5 les agréments officiels [...].

Fin 1996, il rentre en France [...]. Mais un mandat d’amener a été lancé contre lui, sans qu’il en soit informé et il est incarcéré le 12 décembre, en dépit du fait que PAS UNE SEULE PLAINTE n’ait été déposée contre lui.

On le libère le 14 février 1997, contre l’avis du juge d’instruction. Il demeure soumis à un strict contrôle judiciaire et il lui est interdit de quitter le département de la Gironde. Il essaye vainement de comprendre l’acharnement dont il fait l’objet.

Deux mois plus tard, la police revient à la charge pour l’arrêter à nouveau, suite à un dossier monté de toutes pièces par la direction centrale de la police judiciaire.

Rappelons que Loïc Le Ribault ne s’est pas fait que des amis au ministère de l’Intérieur, quelques années plus tôt. Il a juste le temps de s’enfuir de France pour se réfugier en Belgique, puis au Luxembourg, puis dans l’île de Jesey, République d’Irlande, Suisse, Oman et enfin en Bretagne.

Il est mort en Irlande le 7 juin 2007.

Licence ès Lettres, Sorbonne, Paris, 1970
Diplôme, Sorbonne
Certificats d’Océanographie, Ecologie et Pédologie, Paris, 1971
Maîtrise de Géographie Physique, Paris, 1971.
Doctorat de Troisième Cycle en Sédimentologie, Orsay, 1973.
Diplôme, Orsay
Doctorat d’Etat ès Sciences, Orsay, 1980.
Expert en Microanalyse près la Cour d’Appel de Bordeaux, 1984-1991.
Expert en Microanalyse agréé par la Cour de Cassation, Paris, 1988-1991.
Lauréat de la Fondation de la Vocation (Recherche scientifique), 1972.
Premier Prix National de la Création d’Entreprise Innovante , 1983.
Lauréat du Forum Européen des Créateurs d'Entreprises, 1984.
Aquitain de l’Année 1987.


VIDEO ici :

http://www.noslibertes.org/dotclear/index.php?


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-29568819.html

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