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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 06:47

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Relier les points : La guerre contre le peuple, Obama et son non-changement, la radicalisation de la droite israélienne, émeutes, pluie de météorites, la fraude du réchauffement climatique, ovnis, créatures étranges et désinformation


 

(Source : Futur Quantique)

 

Dans le contexte de la crise économique globale, nous assistons à un important changement de rhétorique de la part des médias et des élites. Leurs mises en garde quant à des émeutes et des désordres sociaux semblent impliquer que des mesures de contrôle plus draconiennes seront nécessaires, ainsi la « guerre contre la terreur » aura rempli son rôle de modèle de la « guerre contre le peuple ».

Contrairement aux attentes de son peuple, le nouveau gouvernement des États-Unis ne s’éloigne pas du cap fixé par l’administration Bush, les changements ont été jusqu’à présent purement cosmétiques.

En Israël, l’extrême droite se fait encore plus présente avec l’élection de Netanyahu. Ces signes indiquent que les agressions d’Israël à l’encontre de ses voisins palestiniens et/ou iraniens se poursuivront après la pause nécessaire à la formation du nouveau gouvernement.

Toute cette agitation politique et économique a lieu sur une planète déjà affectée par d’étranges phénomènes climatiques et cosmiques.


Aggraver la situation


Il est désormais communément admis que l’économie mondiale - États-Unis inclus - est en piteux état. Tant les médias de masse que les médias alternatifs ont couvert ce sujet. Probablement que vous avez aussi lu nos analyses économiques. Toutefois, la différence est que le discours de la plupart des médias dominants ou alternatifs est alarmiste, confus et truffé de désinformations, et tente rarement d’offrir une analyse responsable et objective - ce qui est l’objectif humblement poursuivi par SOTT. Nous suspectons que le ton pessimiste des médias constitue un point important et voici pourquoi :

Les médias ne font pas que décrire les événements. Ils représentent également un puissant levier de manipulation. Ils sont en fait si puissants qu’ils peuvent jouer un rôle décisif dans la création des explications de la réalité sur laquelle les gens se basent dans leur vie de tous les jours. Les médias sont utilisés en permanence pour façonner nos croyances et orienter notre attention. Nos élites le savent. Lorsque des politiciens se trouvent dans une situation délicate suite à des révélations préjudiciables à leur image, ils peuvent tenter de générer une polémique encore plus grande à partir d’un non-événement afin d’éloigner les feux des projecteurs (visionnez le film « Des Hommes d’influence » pour une caricature amusante de ce phénomène). De même, des leaders populistes et leurs partisans au sein des médias tenteront de diffuser des informations sur les décisions ou les législations gouvernementales qui les feront paraître sous un jour honnête, patriotique, fort, intelligent et capable. C’est la règle générale.

 

Par conséquent, si un sujet s’avère problématique et que le langage des médias et des élites a tendance à en souligner le côté négatif, il faut se demander pourquoi. Cette question est peut-être encore plus importante pour les affaires économiques, étant donné que le modèle capitaliste dépend fortement de la confiance des consommateurs, des investisseurs et des spéculateurs. Ce qui est dit sur l’économie est en soi significatif quelle que soit la réalité économique sur le terrain. Si les pouvoirs en place s’étaient mis d’accord pour remettre l’économie dans l’état où elle était avant la crise, nous entendrions en permanence des messages rassurants comme quoi même si nous traversons une période difficile, le retour de la prospérité est imminent grâce aux solutions si brillamment mises en œuvres par nos dirigeants avisés.

Ce n’est généralement pas ce message qui nous est transmis. Nous devons donc nous demander pourquoi on crée cette atmosphère alarmiste et pessimiste et vers où elle nous mène.

Où ? Elle nous mène manifestement vers un état de désespoir et de confusion qui va aggraver le déclin économie.

Pourquoi ? D’après ce que nous avons jusqu’à présent observé, deux raisonspeuvent nous venir à l’esprit : pour le moment, elle justifie les plans de sauvetage qui vont renflouer les élites ; et elle permet d’hystériser l’ensemble de la société grâce aux perspectives d’émeutes, de pillages, de destruction du tissu social et même de guerre civile.

Face à la crise, le seul type de solutions proposées jusqu’à ce jour sont ces infâmes plans de sauvetage, qui pour faire simple consistent à donner de l’argent à ceux qui sont le plus coupables du chaos actuel (les banques en sont les bénéficiaires habituels) et non pas aux gens qui en ont désespérément besoin. Par exemple, prenez le plan de sauvetage des propriétaires immobiliers proposé par Barack Obama.

Aujourd’hui Barack Obama s’est intéressé aux origines de la crise économique qui touche les États-Unis et le reste du monde ; l’instabilité du marché immobilier étasunien ; et a dévoilé un plan d’aide aux millions de propriétaires en difficultés.

Obama a qualifié l’effondrement du marché immobilier de « crise sans précédent » et a proposé de mettre des centaines de milliards de dollars dans un fonds destiné, selon les estimations, à aider 9 millions de propriétaires.

Le coût pour le gouvernement fédéral s’élèverait à approximativement 275 milliards de dollars (215 milliards d’euros) mais pourrait être revu à la hausse.

Cela semble raisonnable n’est-ce pas ? Mais en fait il ne s’agit pas d’aider les propriétaires en tant que tels, mais les organismes de prêt - ainsi ils se montreront soi-disant plus conciliants avec leurs clients.

Sa solution à l’effondrement du marché immobilier est de distribuer des primes et des subventions aux organismes de prêt afin de soulager les propriétaires immobiliers.

Nous suspectons que si Obama essayait en fait de distribuer directement ces fonds aux propriétaires en difficulté tout en obligeant les organismes de prêt à tempérer leurs velléités il serait traité de « socialiste » (comme si ce mot était intrinsèquement négatif).

Les plans d’aide aux multimillionnaires ont atteint des sommets d’obscénité. Par ailleurs, nous avons entendu parler que certains banquiers irresponsables avaient été « punis » par l’annulation de leurs primes substantielles (pauvre gars, sans son yacht arrivera-t-il à finir l’année ?) Mais il est évident que ces mesures, justes en apparence, sont purement cosmétiques. Comme souligné par Simon Davies et Don Hunt, ce « sacrifice ritualisé des bonus des banquiers » a permis de faire diversion par rapport au véritable problème : la corruption systématique du système capitaliste prédateur. En conclusion, la réaction du gouvernement par rapport à la crise est la concentration de « richesses encore plus importantes dans les mains d’une élite encore plus réduite », pour citer Davies et Hunt.


Mais comment se fait-il que ces derniers temps nous ayons entendu de plus en plus parler d’émeutes et de désordre public ? Pourquoi les discours officiels commencent-ils à suggérer que nous, le peuple, sommes l’ennemi ?


Un enchaînement d’événements malencontreux


Rappelez-vous ces émeutes en Grèce il y a quelques mois. Souvenez-vous qu’à cette époque-là, l’US Army War College (Collège de guerre de l’Armée étasunienne) publiait un rapport avertissant que « l’effondrement de l’économie, le terrorisme et le renversement de l’ordre juridique font partie des chocs intérieurs qui pourraient nécessiter une intervention militaire au sein du territoire étasunien ». Ce rapport fut publié au moment où le directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn, mettait en garde contre « des émeutes et des troubles dus à la crise économique dans diverses grandes puissances » si la crise financière n’était pas gérée de manière adéquate.

Grèce, décembre 2008 - dans le sens des aiguilles d’une montre en partant de l’image en haut à gauche : la police antiémeute fait face aux manifestants ; la police se met en place pour affronter les manifestants ; un manifestant défie la police ; camionnettes brûlées ; une barricade abandonnée ; et des manifestants s’éloignent des gaz lacrymogènes.

À l’époque, nous nous demandions si les émeutes en Grèce n’étaient pas manipulées, dans une certaine mesure, par des agents provocateurs. Permettez-nous de nous interroger à nouveau alors que nous constatons des débuts de révoltes en Islande, en Lituanie, en Corée du Sud, en Grèce, à Paris et en Guadeloupe. Nous ne disons pas que toutes ces manifestations sont téléguidées ; après tout, les gens ont de bonnes raisons d’être en colère, et il est normal qu’ils réagissent. Mais le fait que les élites semblent si bien préparées - même enthousiasmées - par un tel scénario, ainsi que quelques détails supplémentaires ici et là, nous laissent perplexes. Quand nous parlons de « détails » nous entendons par exemple des manifestations pacifiques qui basculent dans la violence, justifiant des interventions policières plus musclées.

L’information la plus révélatrice du mois concerne probablement la déclaration que Dennis Blair, amiral à la retraite et nouveau directeur des services de renseignements étasuniens basé à Washington a faite devant la commission sénatoriale sur le renseignement. Blair a prévenu que la crise économique mondiale et ses implications géopolitiques constituent la première préoccupation liée à la sécurité (pour une fois l’organisation fictive Al-Qaeda n’est plus la menace numéro un). Il a déclaré que cette situation pourrait provoquer un retour aux « extrémismes violents » des années 20 et 30.

L’amiral Blair a prévenu le Sénat qu’« environ un quart des pays dans le monde ont déjà connu des "épisodes d’instabilité modérée", incluant des changements de gouvernement, en raison du ralentissement économique ». Il a souligné que « l’essentiel des manifestations contre l’État » ont eu lieu en Europe et dans les pays de l’ex-Union soviétique, mais que cela ne signifie pas qu’elles ne pourraient pas toucher les États-Unis. Il a déclaré aux sénateurs que l’effondrement du système financier mondial était « susceptible de générer une vague de crises économiques dans les marchés émergents au cours de l’année prochaine. » Il a ajouté que « la majorité des pays d’Amérique Latine, de l’ex-Union soviétique et de l’Afrique subsahariennes manquaient de réserves de liquidité, d’accès aux aides et prêts internationaux, et autres dispositifs de lutte contre la crise. »

« Mon instinct me dit que la baisse des taux de croissance va causer des problèmes et c’est ce que nous surveillons, » a-t-il ajouté. Il a fait référence à des « modèles statistiques » qui montrent que « les crises économiques, si elles durent plus d’un à deux ans, augmentent les risques de désordre menaçant les régimes en place ».

Tout aussi inquiétants sont les mots du commissaire David Hartshorn, chef de la police urbaine du Royaume-Uni qui a déclaré au Guardian qu’un « été de la colère » était actuellement en préparation au Royaume-Uni alors que les victimes de la crise économique descendent dans les rues pour manifester contre les institutions financières. Dans le même registre, l’écrivain Niall Ferguson, professeur à Harvard et gourou de la crise financière a prédit dans un entretien accordé à un journal canadien que « du sang coulerait, dans la mesure où une crise de cette ampleur augmentera inévitablement les [conflits] politiques et économiques. Immanquablement, elle déstabilisera certains pays. Elle déclenchera des guerres civiles qui étaient latentes. Elle renversera des gouvernements modérés et les remplacera par d’autres plus extrémistes. Ces événements sont assez prévisibles. »

Ajoutez à cette liste des promoteurs de l’hystérie, Fox News qui a récemment diffusé une émission étrange où un panel constitué d’ex-agents de la CIA et d’ex-militaires se prononçaient sur la possibilité d’une « guerre civile » lancée par des milices nationalistes contre les « partisans du terrorisme et du marxisme » et contre Obama, défenseur de la redistribution des richesses et de l’immigration clandestine. (Vous comprenez pourquoi les gens sont déboussolés !)

Au final, au moins certaines des menaces et des prédictions décrites ci-dessus pourraient manifestement avoir un effet Pygmalion. Comme Simon Davies l’a récemment expliqué avec éloquence :

[...] Il nous semble que l’immense confusion dominant la crise économique est une clef permettant de comprendre la Matrice. Il nous semble que ceux qui dirigent le monde, les Managers, comptent sur cette confusion pour s’assurer que nous suivrons une voie particulière servant leurs intérêts. Nous pensons que cette voie sur laquelle ils nous mènent est celle d’une débâcle économique quasi totale entraînant le naufrage de l’ordre social existant et l’imposition d’une dictature militaire patente. C’est la finalité manifeste de leurs actes et de leurs intentions.


[...] Évidemment ceux qui aux États-Unis et au Royaume-Uni gèrent la police, l’armée et les services secrets recherchent un conflit généralisé. Ils préparent simplement les esprits aux violences qu’ils ont eux-mêmes projetées de nous faire subir. Ces violences seront utilisées pour justifier une dictature, les répressions contre la société civile, les arrestations de masse et des incarcérations sans procès préalable.


La première étape a consisté en « une guerre contre le terrorisme » ciblant systématiquement le monde arabo-musulman. Elle a permis d’éliminer des millions de personnes au Moyen-Orient et d’amener les populations occidentales à accepter des lois et des orientations politiques totalitaires et draconiennes.

La deuxième étape a débuté avec l’effondrement de l’économie mondiale. Elle a pour objectif de cibler tous ceux qui ont été touchés par la crise - c’est-à-dire 99 % de la population mondiale.

Le hasard faisant bien les choses, il se trouve que ces moyens de répression et de surveillance sont en place juste pour la troisième étape, attendue, selon Dennis Blair, dans un « délai de un à deux ans ». Diantre, on croirait presque qu’ils l’ont vu venir.


En résumé, nous pourrions être en train d’assister à l’évolution depuis une guerre contre la terreur vers une guerre contre le peuple.


Remarquez qu’il s’agit soit d’une extraordinaire coïncidence soit d’événements malheureux (nous ne le pensons pas), soit d’un plan minutieusement orchestré aux niveaux les plus élevés de nos élites. Juste avant les élections étasuniennes nous avons écrit :

Soulignons un événement d’importance : la première brigade de la troisième division d’infanterie (3000 à 4000 soldats) a été déployée en octobre dernier sur le territoire des États-Unis - juste à temps pour les élections. Au fait, cette unité fut la première à prendre d’assaut Bagdad : ils savent donc comment gérer les foules, grâce à leur expérience acquise auprès des Iraquiens en colère.

Il s’est avéré que ce déploiement de troupes étasuniennes n’était pas lié aux élections. Il devient désormais apparent qu’il était destiné aux émeutes à venir. N’est-il pas intéressant que cette décision ait été prise au moment où l’effondrement économique devint officiel ? Si à cette époque personne ne connaissait la gravité et l’ampleur de la crise, comment savaient-ils que dans un futur proche ils auraient besoin de troupes pour maitriser les foules ? Ah oui, nous avions oublié. Tout cela n’est qu’une malheureuse coïncidence, et lorsqu’au bout du compte ils demanderont que nous nous rendions dans des camps d’emprisonnement, ils seront vraiment désolés.

Rob Kall rapporte les informations suivantes :

Je viens de parler à un ami dont l’une des connaissances essaye de quitter l’armée car les soldats qui reviennent de campagne sont entraînés aux techniques de contrôle des foules qui tenteraient de prendre des villes étasuniennes et il ne veut pas faire partie des troupes qui feront face aux citoyens étasuniens. En plus, ces vétérans de la guerre en Irak sont lessivés et « grillés » par les syndromes de stress post-traumatiques et par l’épuisement. Et il ne veut pas prendre les armes contre son propre pays.

Selon cette même source, l’armée est en train d’installer un système de communication autonome. Chez les militaires, sécuriser ou prendre le contrôle des systèmes de communication constitue l’un des premiers objectifs. Si vous envahissez un territoire, vous devrez emporter votre propre système de communication, car il vous faudra escompter que le système existant soit probablement détruit ou endommagé.

Nous n’avons pas confirmation des préparatifs spécifiques que conduisent les militaires, mais les informations mentionnées plus haut font des remarques de Kall plus que de simples possibilités.

Remarquez que si les événements des huit dernières années étaient planifiés, ou plus ou moins orchestrés depuis en haut, cela implique que les sphères de la finance, les banques, l’armée et les services secrets convergent au sommet de la pyramide. Ce que l’on considère habituellement comme l’appareil politique n’est que le département des relations publiques, ce qui explique pourquoi Obama fait des ravages ici et là - et pas seulement à cause de ses regards.

Désolé, pas de changements

Barack Obama est tellement content qu’il a gardé son slogan de campagne « oui nous le pouvons ! »

Cela fait maintenant un mois. Nous sommes désolés d’annoncer que notre déception croît à mesure que nous découvrons Obama. Alors qu’il semble s’efforcer à soigner les apparences, un examen plus attentif de ses décisions politiques laisse beaucoup à désirer. Penchons-nous sur quelques dossiers.

Le professeur de sciences politiques David Michael Green, a qualifié le nouveau secrétaire au Trésor d’Obama, Timothy Geithner de « fraudeur fiscal et [d’] idiot protégé par Henry Kissinger et par Robert Rubin. En plus de faire partie du groupe d’experts qui a écarté la décision de sauver Lehman Brothers, il a également présidé le programme initial TARP de rachat des actifs bancaires toxiques, pillage massif du Trésor fédéral qui était déjà en état de décomposition avancée. Geithner est celui qui a aidé Henry Paulson, le secrétaire au Trésor de Bush, à élaborer le détournement de 700 milliards de dollars des poches des contribuables étasuniens. Il est derrière le plan de sauvetage des banques de deux billions de dollars qui consiste, en résumé, « à faire des contribuables étasuniens les financeurs de pertes quasi incalculables générées par des actifs pourris tout en imposant sacrifices et austérité à tous sauf aux élites, tout en poursuivant la destruction du tissu social du pays. » Par conséquent, les capitalistes de droite n’ont rien à craindre de ce « socialiste ».

Par grand-chose à ajouter quant au plan de Geithner puisqu’il n’est remarquable que par son manque de détails. Devrions-nous interpréter cela comme de l’incompétence, de l’arrogance ou un mélange des deux ?

Mais assez parlé d’économie. Voyons voir si Obama a fait quoi que ce soit pour les droits des citoyens.

Vous souvenez-vous combien nous étions heureux lorsque nous avons appris qu’Obama était en train de signer un décret présidentiel ordonnant la fermeture du camp d’emprisonnement de Guantanamo ? Hé bien, vous pouvez l’oublier, son administration a discrètement accepté de continuer à refuser le droit à un procès à des centaines d’individus suspectés de terrorisme détenus dans un camp de fortune en Afghanistan. S’agit-il d’un malentendu ou d’une erreur ? Aucun des deux ; la guerre contre la terreur est toujours vivante et elle se porte bien.

Des témoignages peu médiatisés ont récemment confirmé que l’équipe d’Obama avait approuvé la poursuite du programme de la CIA de transfert de prisonniers vers des pays tiers en toute illégalité, et de détention illimitée d’individus suspectés de terrorisme sans procès même si ces derniers ont été arrêtés loin de toute zone de conflit.

L’administration Obama a également repris à son compte les arguments de l’équipe de juristes de Bush selon lesquels les procès intentés par d’ex-détenus de la CIA étaient irrecevables sur la base de la doctrine du « secret d’État ». Il a également laissé la porte ouverte à une reprise des procès en cour martiale.

Plus tôt dans le mois, après qu’une cour britannique ait fait mention des pressions exercées par les États-Unis pour que des informations sur les tortures présumées qu’aurait subi un détenu placé en détention provisoire étasunienne ne soit révélées, l’administration Obama a publié un communiqué remerciant le gouvernement britannique « pour son implication durable dans la protection d’informations sensibles pour la sécurité nationale. »

En effet, le département de la Justice d’Obama tente de garder le programme d’espionnage de la NSA initié par Bush à l’abri de toute poursuite, en reprenant l’argument des secrets d’État invoqué par Bush. En outre, le département de la Justice a demandé l’arrêt du procès sur la disparition des courriels de la Maison-Blanche.

Continuons. Quid des promesses d’Obama concernant un retrait d’Irak ? Il a annoncé que les troupes étasuniennes devaient quitter l’Irak d’ici août 2010. Nous sommes désolés mais il n’y a pas non plus beaucoup de raisons d’être optimiste sur ce point-là, étant donné que l’un des objectifs est de libérer des ressources pour l’Afghanistan (voir plus bas). Il semble que l’administration Obama donne d’une main ce qu’elle reprend de l’autre. Et il y a ce détail : après le soi-disant « retrait » d’Irak, pas moins de 50 000 soldats resteront sur place. Certains d’entre eux continueront à « participer à des opérations de combat. » L’Irak continuera à être considéré comme une zone de combat.

Cela est cohérent avec le fait qu’Obama a mis une flopée de bellicistes responsable des affaires étrangères. Il n’est donc pas surprenant de constater qu’il est en train d’envoyer 17 500 soldats en Afghanistan. Il cherche également à mobiliser plus de 200 milliards de dollars pour l’effort de guerre (est-il en train de lancer un plan de sauvetage de l’armée ?)

Au bord de la folie

Loin d’apporter un quelconque changement par rapport à la doctrine Bush, Obama a d’ores et déjà affirmé son intention d’intensifier la guerre en Afghanistan avec une nouvelle approche qui, d’après le New York Times, « privilégierait les combats au détriment du développementdu pays »

Obama a redoublé d’efforts pour dresser la scène de son intensification des combats en Afghanistan, apportant son lot supplémentaire de sang et de destruction dans cette région tout en élargissant le conflit au Pakistan - pays déjà ciblé par des opérations « faux drapeau », par la diabolisation, et par les manipulations des médias le présentant comme un sanctuaire pour terroriste. En effet, la machine de propagande a tourné à plein régime pour justifier l’intensification du conflit décidée par Obama, qui a mis en garde contre « la réduction de la violence en Irak qui provoque une arrivée massive de mercenaires étrangers en Afghanistan rejoignant les insurgés Talibans pour combattre les forces afghanes et internationales ».

pakistani_funeral.jpg Membres d’une tribu pakistanaise priant pendant les funérailles des victimes d’une attaque par missiles le 15 février à Miranshah, une des plus grandes villes du Pakistan.

Richard Holbrooke, envoyé spécial d’Obama dans cette région, a communiqué en personne le message d’Obama sur son « non-changement » à l’Afghanistan, au Pakistan et à l’Inde. Juste après son intervention, les Talibans auraient prétendument attaqué la capitale afghane, cette attaque coïncide parfaitement avec la visite d’Holbrooke et rappelle pourquoi les États-Unis doivent intensifier le conflit. Elle fournit également une opportunité parfaite pour dénigrer le Pakistan, accusé d’être lié à cette attaque.

Les preuves de cette politique du « non-changement » sont flagrantes, avec les tirs actuels de missiles qui ont tué 130 civils malgré les protestations du gouvernement pakistanais, auxquels s’ajoutent les opérations d’agit-prop de la CIA avec ses drones dirigés depuis l’intérieur du territoire pakistanais, et l’entraînement et les conseils prodigués par l’armée étasunienne. Tout cela semble destiné à déstabiliser le gouvernement Zadari, attisant la colère populaire et provoquant des attaques supplémentaires de militants qui s’opposent à l’intervention étasunienne dans la région. Ainsi, pendant que le gouvernement pakistanais tente de trouver des solutions politiques par le biais d’un accord de cessez-le-feu dans la vallée du Swat (accord auquel les représentants d’Obama ont réagi hystériquement dans le Washington Post en le qualifiant de « capitulation déguisée en trêve »), l’équipe d’Obama se démène pour répandre le chaos et l’instabilité qui justifieront que le conflit afghan soit étendu au Pakistan.

Comme Leon Panetta, nouveau directeur de la CIA l’a lui-même déclaré : « rien n’a affecté et rien n’affectera nos efforts visant à pourchasser les terroristes. Nous poursuivons nos opérations dont le niveau d’intensité est en adéquation avec les difficultés que nous rencontrons. Elles n’ont pas diminué et elles ne diminueront pas. » Ou pour le dire d’une autre manière : « nos efforts visant à créer de toutes pièces une menace terroriste afin de dominer cette région n’ont nullement changé ».

Nous avons su qu’il y avait un problème avec Obama dès le moment où il a refusé de s’élever contre la boucherie de Gaza. Au cours d’une interview, Noam Chomsky a déclaré qu’une source israélienne lui avait révélé que l’invasion de la bande de Gaza était totalement préméditée (rien de surprenant ici), et que le silence d’Obama faisait partie du plan. L’idée était de faire subir à Gaza l’attaque la plus violente possible avant que le nouveau président ne prenne ses fonctions, afin qu’il puisse s’en laver les mains. Hé bien, nous avons des nouvelles pour M. Changement. Ses mains, déjà maculées de sang par ce silence injustifiable vont l’être à nouveau. Croit-il vraiment qu’il pourra s’en affranchir ? Demandez à Netanyahu.

Tournez à droite, puis à droite une deuxième fois.

L’hypothèse sous-jacente et erronée sur l’élection israélienne est qu’il existait un choix entre le « centre » et la « droite ». En termes de politique étrangère (et au bout du compte, la politique étrangère est ce qui définit l’identité israélienne, puisque cette dernière a toujours été fondée sur la notion du « nous contre eux ») Israël a toujours été très à droite. Au cours de cette élection Tzipi Livni, ex-officier du Mossad et fille d’un terroriste juif affrontait l’un des politiciens les plus nationalistes qu’Israël n’ait jamais connus. Jetez un œil à notre article- biographie sur Netanyahu.

Stephen Lendman a écrit :

Le 15 janvier, un sondage conduit par Haaretz et Dialog a montré un fort soutien populaire à l’invasion de Gaza avec moins de 10 % d’Israéliens la qualifiant d’ « échec ». Malgré l’immense carnage, les destructions, les souffrances, 82 % des répondants ont estimé que l’armée israélienne n’était pas « allée trop loin ».

Cet élément a joué un rôle prépondérant dans les élections de février où les parties du centre à l’extrême droite ont remporté une victoire écrasante - 104 des 120 sièges ou 86,6 % de la Knesset. Malgré des condamnations exprimées aux quatre coins de la planète, les Israéliens ont maintenu leur soutien au militarisme radical, aux candidats favorisant le conflit par rapport aux négociations, et le maintien de l’occupation de la Palestine plutôt que la paix.

Les négociations visant à former un nouveau gouvernement se poursuivent, mais la ligne politique est claire quel que soit le Premier ministre, Tzipi Livni ou Benjamin Netanyahu, le siège de Gaza continuera. De même que l’oppression de la Cisjordanie, les conflits préférés à la paix, comme affirmé par les dirigeants dans leur rhétorique et leurs choix politiques, et tout cela avec le soutien de la communauté internationale. Des temps difficiles pour les Palestiniens, isolés et ne pouvant compter que sur eux-mêmes après des décennies d’occupation et de mauvais traitements.

S’il y a eu une trêve à Gaza (ou une pseudo-trêve, étant donné les agressions militaires occasionnelles et le blocus des territoires qui se poursuit) c’est seulement parce que les pathocrates israéliens étaient occupés à se battre pour le pouvoir. Le nouveau gouvernement d’extrême droite dirigé par Netanyahu a six semaines pour faire des alliances et nommer son cabinet, nous pouvons donc nous attendre à un mois supplémentaire de calme avant qu’ils ne reprennent leur orgie sanguinaire. Souvenez-vous que Avigdor Lieberman, à qui un poste a été proposé au sein du gouvernement Netanyahu, est un belliciste pathologique aux velléités meurtrières qui veut réserver aux Gazaouis le même traitement que celui des Japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il n’est pas nécessaire que nous expliquions ce que cela signifie.

 

Gardez également à l’esprit que Netanyahu parlant comme l’envahisseur conquérant qu’il aimerait être, s’est prononcé contre la réconciliation intra palestinienne. Sans aucun doute, nous allons voir le Mossad israélien avoir recours à quelques procédés peu recommandables, dans le registre de la tromperie, pour attiser le conflit entre Hamas et Fatah.

Yaakov Katz, chef du Parti d’union nationale d’extrême droite, a déclaré joyeusement suite à une rencontre avec le Likud de Netanyahu que le prochain gouvernement israélien serait « plus juif et plus sioniste ». Le climat politique est tout fin prêt pour la guerre.

La victime habituelle du tyran

La propagande contre l’Iran refait surface. Il y en a eu pas mal d’exemples, en provenance d’Israël, des États-Unis et de Grande-Bretagne.

Dan Gillerman, ex-représentant d’Israël aux Nations Unies a déclaré aux médias australiens qu’Israël est prêt à lancer une attaque militaire contre l’Iran en prévention du développement d’armes nucléaires. Il y a eu manifestement un effort concerté avec la diplomatie israélienne, puisque Yuval Rotem, ambassadeur d’Israël en Australie, a « accidentellement » déclaré face à une caméra qui tournait que l’attaque contre Gaza était une « pré-introduction » à la neutralisation de la menace militaire constituée par l’arsenal nucléaire iranien. Il a ensuite demandé au caméraman d’arrêter de filmer et a ajouté qu’il prévoyait que l’Iran stocke suffisamment d’uranium au cours des 14 prochains mois afin d’ « atteindre le point de non-retour ». Que la caméra ait été allumée ou non, le fait est que son message a été diffusé et nous doutons que ce fût purement le fruit du hasard.

Un plan de défense pour l’année 2009 présenté à Ehud Barak, ministre de la Défense israélien et au général de corps d’armée Gabi Ashkenazi, chef d’État-major de l’armée israélienne a décrit l’Iran comme « la menace principale à laquelle l’armée israélienne se prépare. » Les mots de Barak confirment ce point : « il devient urgent de faire face à la menace iranienne. »

La rhétorique des États-Unis n’est pas différente. Robert Gibbs, porte-parole de la Maison-Blanche a déclaré que l’Iran « continue à revenir » sur ses obligations imposées par la communauté internationale et a qualifié ce pays de « problème urgent devant être réglé. » Qu’importe si l’IAEA a concédé qu’il s’agissait très probablement d’une « erreur technique » et que l’Iran a continué à enrichir de l’uranium seulement aux faibles concentrations nécessaires à sa centrale nucléaire qui devrait être bientôt opérationnelle, et non pas au niveau de concentration requis pour fabriquer des armes nucléaires.

Susan Rice, ambassadeur des États-Unis aux Nations Unies, a déclaré que son pays « allait tenter d’arrêter l’Iran dans son projet d’acquisition d’une capacité nucléaire illicite et dans son soutien au terrorisme. Elle s’exprime comme si cette activité illicite et ce soutien au terrorisme étaient évidents, alors qu’ils ne le sont pas. Au vu des preuves actuellement disponibles, il s’agit d’accusations infondées.

Il est intéressant de noter que les commentaires alarmistes des médias occidentaux ont grandement déformé le rapport de l’IAEA. Cela nous rappelle la manière dont, il y a quelques années les mots d’Ahmadijenad avaient été mal traduits et distordus afin de nous faire croire qu’il voulait « rayer Israël de la carte ». Le pouvoir des médias est tel que ces aberrations perdurent encore aujourd’hui.

Malgré un rapport des services secrets étasuniens concluant que l’Iran avait arrêté ses travaux sur l’arme nucléaire, Obama a pris le parti de ses financeurs en déclarant lors d’une conférence de presse qu’il pensait que Téhéran développait la bombe. Dans la même veine, le général Petraeus a accusé l’Iran d’aider les insurgés talibans en Afghanistan. Aucun détail n’a été fourni - encore moins quelque sorte de preuve. Tout cela est inutile quand vous oeuvrez uniquement à créer votre propre réalité.

Sir John Sawers, ambassadeur du Royaume-Uni à l’ONU est à l’origine d’un autre acte de propagande. Dans le cadre d’une révélation (douteuse étant donné sa source) faite à la BBC, il a assuré les téléspectateurs que l’Iran avait proposé d’arrêter d’attaquer les forces alliées en Irak si l’Occident cessait de s’opposer à son programme nucléaire.

Pendant ce temps, Téhéran et Moscou étudient des moyens d’améliorer leur coopération militaire. Ce petit détail a son importance et confère un nouvel intérêt aux propos de Livni accusant l’Iran de violer les conventions internationales en « passant » des armes dans la région.

L’ignoble agence de renseignement frappe à nouveau

Souvenez-vous le mois dernier nous soulignions comment l’effondrement de certains pays - comme le Pakistan ou le Mexique - était pronostiqué. Les indices suggèrent que la Turquie fait également partie de cette liste. L’audace du gouvernement turc devant la belligérance israélienne pourrait mener à un « changement de régime ». Les réponses obligeantes d’Israël dénotent sa dépendance vis-à-vis de la Turquie. Toutefois, un gouvernement islamique modéré est probablement considéré comme inadapté pour un pays qui fait partie de la zone du « Grand Israël »

Après avoir condamné le massacre de Gaza en janvier, le Premier ministre Erdogan a appelé à une radiation d’Israël de l’ONU et à la poursuite de l’enquête sur les crimes de guerre commis par Israël...

« Comment se peut-il qu’un pays qui n’applique pas les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, soit autorisé à passer la porte du [siège] de l’ONU ? »

... tandis que les chefs militaires turcs réagissaient furieusement après que le général israélien Mizrahi ait réprimandé la Turquie pour son hypocrisie, prévenant qu’une dégradation des relations entre Jérusalem et Ankara compromettrait l’intérêt des deux pays. Israël s’est rétracté en obligeant Mizrahi à s’excuser, Israël tenant à éviter tout incident diplomatique supplémentaire.

Généralement les sionistes n’abandonnent pas des querelles publiques. Alors pourquoi Israël s’est-il couché cette fois-ci ?

Israël dépend fortement de la Turquie pour accéder à des armements, des technologies nucléaires et des secrets d’État étasuniens, plus faciles à obtenir pour la Turquie qui est membre de l’OTAN. Israël a plus de mal à extorquer de telles concessions des États-Unis suite à une série de scandales liés à des activités d’espionnage.

L’un de ces scandales a éclaté lorsque Sibel Edmonds a sonné l’alarme sur le rôle pivot du Conseil américano-turc dans le transfert de technologies nucléaires via la Turquie vers le marché noir du nucléaire. En lisant la liste des membres de ce conseil, on croirait parcourir le bottin des néoconservateurs et des porte-paroles d’Israël. En fait, selon Edmonds : « l’AIPAC a aidé à mettre en place le Conseil américano-turc - jetez un œil au Conseil d’administration, regardez qui y siège. Vous verrez les mêmes têtes dans les deux organisations, parce qu’il s’agit de la même opération. »

En plus d’être un véritable « bazar international de l’armement », la Turquie revêt une importance stratégique car les États-Unis et Israël ont besoin d’un corridor allié pour attaquer l’Iran. Le quotidien turc Hurriyet a cité le porte-parole néoconservateur Charles Krauthammeren ces termes : « les Israéliens n’attaqueront pas l’Iran via l’Irak. La solution est de passer par la Turquie... Lorsqu’Israël a attaqué les réacteurs syriens, ils sont passés par la Méditerranée puis par l’espace aérien turc. »

Après tout ce rafut autour de Gaza, la Turquie a décidé d’acheter des drones à Israël, et a pris des options sur des achats ultérieurs. Et quid de la proposition d’ouvrir une route maritime entre Chypre, illégalement occupée et Israël ?

Alors que les offres amicales d’Israël à destination du gouvernement turc donnent l’impression d’une alliance solide, il existe d’autres manières de se faire passer des messages entre « amis » :

Des associations juives étasuniennes mettent en garde la Turquie contre la montée de l’« antisémitisme ».

Un groupe d’organisations juives étasuniennes a pressé le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan de faire cesser ce qu’elles ont qualifié de montée de l’antisémitisme suite à la guerre de Gaza.

Israël suspend des vols à destination d’Antalya suite à une note de la CIA.

Israël a suspendu ses vols à destination d’Antalya suite à un message codé envoyé par la CIA aux dirigeants israéliens et turcs concernant un terroriste d’Al Qaeda qui s’apprêterait à lancer une attaque sanglante contre des passagers israéliens.

Parfois, le rideau s’entrouvre et nous permet d’apercevoir les coulisses où se trament les événements dont nous sommes témoins. En Turquie et au Moyen-Orient, les médias rapportent depuis des mois que le Mossad était impliqué dans la direction voire même dans la création d’un réseau situé politiquement à droite et consacré à l’espionnage et aux activités criminelles connues sous le nom d’Ergenekon, accusé de vouloir renverser le Parti de la justice et du développement (AKP), démocratiquement élu et auquel appartiennent le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et le président Abdullah Gul.

Des manifestants brûlent un drapeau israélien de fortune au cours d’une manifestation de solidarité pour le peuple gazaoui.

Baptisé d’après le nom d’une vallée mythique autrefois célébrée par les Turcs, Ergenekon est une organisation néo-nationaliste où la plupart des couches de la société turque sont représentées. Les preuves rassemblées par une enquête ayant duré plus d’une année et ciblant des centaines de membres a révélé une gouvernance secrète constituée d’officiers de l’armée et de la police, d’hommes politiques, de journalistes, d’écrivains, d’employés du gouvernement et d’hommes d’affaires turcs.

L’année dernière, Jason Burke a décrit la situation en ces termes :

Les crimes reprochés à Ergenekon incluent une série d’explosions meurtrières, une attaque à la grenade contre un journal, le meurtre d’un évêque italien et l’assassinat du journaliste arménien Hrant Dink l’année dernière - selon les enquêteurs, tous ces actes visaient à créer un climat de terreur et de chaos propice à un coup d’État militaire qui renverserait le gouvernement islamiste modéré de la Turquie.

Les enjeux sont importants car ils concernent la stabilité de l’un des pays stratégiquement les plus importants. Cette réalité politique explosive divise la Turquie.

Ses origines remontent à la contre-guérilla, version turque de l’Opération Gladio, une opération menée par l’OTAN et la CIA au cours de laquelle des armées secrètes infiltraient des mouvements politiques de gauche pour mener de violentes attaques terroristes ou même carrément des opérations faux-drapeau. Comme rapporté par le Spiegel, c’est exactement ce qu’Ergenekon a fait ; poursuive la stratégie de la tension de l’OTAN afin de basculer dans dictature militaire d’extrême droite pleinement consciente de ce que ses maîtres sionistes attendent d’elle :

En Turquie, cette situation est connue sous le nom d’ « État profond » (Derin Devlet) qui existait bien avant l’enquête sur l’Ergenekon qui a commencé il y a deux ans après la découverte d’une cache d’armes. Il y a toujours eu des organisations paramilitaires en Turquie qui se sont donné pour mission de protéger la Turquie moderne contre de prétendus terroristes à l’extérieur comme à l’intérieur du pays - contre les Grecs et les Arméniens, puis contre les gauchistes, et maintenant contre les Islamistes.

Selon les procureurs, l’objectif était de plonger la Turquie dans la peur et le chaos avant qu’elle ne soit sauvée par un coup d’État militaire qui réinstaurerait la paix et l’ordre. Après tout, les forces armées se considèrent comme les protecteurs de la nation qu’elles ont héritée de Mustafa Kemal Ataturk, le fondateur de la Turquie moderne.

Par conséquent, la Turquie n’est pas étrangère aux coups d’État militaires conduits par des extrémistes pathologiques.

Bien évidemment, les enquêtes ne mèneront à rien, au contraire elles seront détournées afin d’exploiter les faiblesses de la société turque. Des psychologues ayant étudié le principal suspect du Mossad pendant le procès ont estimé que c’était « probablement un sociopathe » et par conséquent un témoin pas fiable du tout qui pourrait avoir été parachuté au début des enquêtes pour semer la confusion et égarer les enquêteurs. Il en résulte nombre d’allégations, certaines d’entre elles étant infondées, menant souvent à cibler des innocents, divisant et hystérisant encore plus la Turquie :

« Il y a trop d’incohérences, » a déclaré le commentateur Mehmet Ali Birand.

« Il y a trop d’accusés attendant dans une cellule depuis huit ou neuf mois sans même savoir pourquoi ».

Si l’enquête continue à être menée de la sorte, il est possible qu’elle perde toute crédibilité et n’apporte absolument aucun résultat concret - donnant à la Turquie une raison supplémentaire de croire qu

e quelque puissance occulte est à l’œuvre.

Ce contexte permet d’expliquer le comportement contradictoire de la Turquie au cours du mois passé, le même jour où un avocat du gouvernement turc annonçait qu’Israël pourrait être poursuivi pour crimes de guerre, les militaires rappelaient leur détermination « à maintenir les accords bilatéraux » avec Israël en envoyant leurs navires dans le Golfe d’Aden. Toujours le même jour la Turquie bombardait des bases kurdes du PKK au nord de l’Irak. Il se trouve qu’Israël, avec l’aide des sionistes chrétiens étasuniens, est en train de lorgner sur cette même région. Tellement d’intérêts croisés sont en jeu. D’après les enseignements tirés des autres conflits, une chose est claire : tout groupe « terroriste » ou « résistant » peut être infiltré et détourné - si d’aventure il n’avait pas été initialement créé - par le Mossad ou la CIA.

Impliqué dans de nombreux dossiers, le gouvernement turc est en train de demander à son peuple s’il souhaite rejoindre l’Union Européenne ou pas, et si la Turquie est une nation qui cultive son héritage musulman ou qui cherche à le sacrifier en faveur de la réalisation du rêve séculier nationaliste d’hégémonie régionale. Manifestement, le gouvernement turc essaye de jouer de nombreux jeux à la fois, tout en étant le jouet d’agents étrangers ou locaux.

Les vautours du FMI tournoient dans le ciel, envoyant des avertissements manifestement plus explicites au gouvernement turc au sujet de la santé financière de l’économie vacillante de son pays.

Depuis des mois, les investisseurs espéraient que la Turquie garantirait au moins 20 milliards de dollars (15,6 milliards d’euros) de financements du FMI. Nombreux sont ceux qui se demandent désormais si le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, qui a déclaré que la Turquie pourrait s’en sortir avec ou sans l’aide du FMI, signera un accord nécessitant une impopulaire rigueur fiscale.

« Le crédit du gouvernement est en train de disparaître » a déclaré Ahmet Akarli, économiste chez Goldman Sachs. « Les gens ne paniquent pas mais tout le monde suit ce sujet de beaucoup plus près qu’il y a deux mois ».

Le FMI accepte que la dette publique turque augmente cette année, alors qu’il prévoit une contraction du PNB de 1,5 %. Mais il demande une fiscalité plus contraignante et un contrôle des dépenses des municipalités afin de rééquilibrer le budget au cours des années à venir.

On comprend que M. Erdogan rechigne à annoncer une prévision de croissance aussi déprimante et des mesures douloureuses juste avant les élections municipales de mars.

Les Grecs ont un mot pour décrire un événement qui prédit un événement similaire d’une ampleur bien plus importante : Prooikonomia. Ce mois-ci un avion de ligne turc s’est écrasé dans un champ à proximité de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, le fuselage s’est brisé en trois morceaux et neuf personnes ont trouvé la mort. Cet événement symbolise peut-être l’effondrement de la Turquie dans un futur possible.

Auto tamponneuses et feux d’artifice

Les médias ont rapporté la collision entre un satellite étasunien et un satellite russe au-dessus de la Sibérie. Étant donné la probabilité d’une collision entre deux satellites, il est improbable que ce soit un accident, comme on nous l’a annoncé.

Quelques jours plus tard, un sous-marin français entrait en collision avec un sous-marin britannique. Il nous semble qu’ici aussi la thèse de l’accident est improbable, car nous avons du mal à imaginer que les autoroutes sous-marines soient congestionnées.

Une semaine après l’incident des satellites, le Texas était bombardé par des boules de feu, certaines furent filmées. C’est d’abord la thèse des débris de satellites qui a été avancée (une nouvelle fois improbable vu que les satellites se sont percutés au-dessus de la Sibérie) mais cette explication a été ensuite démentie. En fait, un astronome amateur a découvert l’endroit où est tombée la météorite et ce qu’il en restait.


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Published by Eva R-sistons - dans Alerte - danger ! - SOS
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