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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 13:33




L’économie peut-elle

nous dispenser
du sens de l’existence ?



Cette crise nous interroge et j’ai comme beaucoup de commentateur apporté ma pierre à l’édifice, mais pour ceux qui ont lu mes articles je n’ai jamais fait l’éloge de la suprématie de la théorie sur l’humain même si elle en est son produit pour répondre à la nécessité d’organiser sa multitude. Contrairement à ce que nous pensons elle n’est pas le produit de son intelligence, mais la réponse de celle-ci aux perceptions que son être reçoit et qu’il organise et réorganise à chacune d’entre-elle au quotidien. Une fois installée la théorie devient un élément que prend en compte l’être, qu’il communique au cerveau qui ordonnera des comportements en fonction d’elle.

 


Dans ce circuit l’on a vite fait de comprendre que ne baigner notre corps que dans une même eau il ne faudra pas attendre de notre intelligence une réponse qui prendrait en compte ce qu’elle n’a pas perçu.

Alors faute de pouvoir se baigner dans tous les bains du monde, nous pouvons en apprendre ce que les autres qui si baignent en ont dit, c’est ce miracle que nous a permis l’écriture, mais encore faut-il savoir lire.

Alors dans cette crise je vous mets au défit de trouver un bain différent qui nous offrirait une autre alternative. Faute de cela nous tournons en rond dans nos théories économiques pour y trouver la solution qui ne peut habiter l’homme qui depuis des siècles se lave dans la même eau.

 

Cela nous conduit à nous comptabiliser n’ont plus en fonction de notre capacité à nourrir et abriter les hommes qui peuplent le monde, mais à calculer, combien d’être sont viable par rapport à notre théorie sur la richesse des nations.

Toute personne à qui vous soumettrez le problème de cette crise avec la calculette mathématique dont nous disposons, vous dira, qu’il faut en faire périr beaucoup, car il n’y a pas assez de place pour eux au banquet de la nature.

 

Est-ce anormal que nos élites ne puissent apporter une solution, non bien sur, par quel miracle auraient –elles été investi de l’art de la divination, alors qu’elles ne passent leur temps qu’a examiner les entrailles de leurs théories, comme les mésopotamiens examinaient celles de leurs animaux, et donc avoir peu de chance qu’il y trouvent un cerveau à la place du foie pour signaler les changement nécessaires de l’avenir. Ils n’y lisent que l’eau dans laquelle ils ont été baignés.

 De plus ils reçoivent l’ingratitude de ceux qui les ont élu, non parce qu’ils étaient les meilleurs, mais parce qu’ils leur ressemblaient.

 

Nous avons donc clairement la vision de l’importance de ce bain, or l’éducation par la philosophie ouvrent l’esprit à l’existence de bains passés qui ne peuvent plus affecter directement nos sens, puis qu’ils n’existent que dans notre mémoire écrite que nous nous transmettons, et qui une fois acquis nous permettent de nous interroger sur l’eau de notre bain, et non d’aller prendre le leur puisque nous savons que la nature ne la pas retenu.

 

Or ce ne sont pas ces personnages que nous recherchons, puisqu’ils ne sont pas représentatif de la population qui ne se reconnaît pas en eux, parce qu’elle n’est pas habité par leurs connaissances ou leurs savoirs.

De ceci il en découle que l’interrogation de cette crise sera essentiellement posé par nos perceptions immédiates, à laquelle nous serons impuissants à donner une réponse innovante qui ne s’inclut pas dans la théorie, puisque chacun de nous la rejetterait par incompréhension. Ce fut le sort dramatique de tous ceux qui ont su qui ont fait des découvertes fondamentales dont certains ont du se renier où y laisser la vie.

 

Nous faisons plus grave, nous allons même confier notre existence à des concepts déshumanisants comme la loi du marché ?, comme l’entreprise personne morale ?, l’Etat ? Le client ?

Si pour parler de six milliard de personnes en même temps nous devons les enfermer dans des entités, ce n’est pas pour nous décharger de nos responsabilités d’acteurs du monde, en croyant que par enchantement, le marché, l’entreprise, l’état vont nous apporter une solution autre que celles des hommes qui ont bâti par elles leurs puissances et leurs dominations.

 

Si la théorisation développe un système qui ordonne les comportements et eux la pensée qui nous fera coopter des hommes reconnus par le système pour le gérer, il faut bien convenir que cela ne leur confère aucune aptitude à détenir une réponse existentialiste, du genre l’humain est un homo-économicus, comme pour nier toute la spiritualité qu’il donne comme réponse à ses interrogations. Pourtant la réalité historique nous fait la démonstration qu’apparaissent toujours des découvreurs, non par une quelconque prédestination, mais parce qu’ils ont su emmagasiner dans leur mémoire l’existence d’autres bains et à un moment de leur existence quand leur être fut sollicité par les événements qui les entouraient, ils ont pu y apporter une réponse atypique.

 

C’est cela qui nous fait défaut aujourd’hui, cette possibilité d’apporter une réponse atypique à la crise.

 

Nous avons l’exemple de la technologie, celle-ci à toujours induit des transferts d’emplois, mais la courbe depuis 1850 semble indiquer qu’elle en supprime et que de fait se sont développés les services, sur 22 millions d’actifs seulement 1/3 ont une activité productrice.
Pourtant chaque fois qu’une technologie remplace les hommes, leurs concepteurs disent laissent au marché le soin d’en réguler les conséquences, comme si eux n’en étaient pas une part active. Sauf que ce marché n’existe pas, ce qui existe ce sont seulement les actions des hommes qui le composent, et pour certains, il en devient une échappatoire pour se dédouaner des nos responsabilités et de notre impossibilité à réguler la multitude humaine sans se tromper.

 

Il appartient à notre communauté de faire face à ces destructions d’emplois, même comme en l’espèce si ce sont les hommes du marchés financiers qui l’on mise en évidence, pour assurer un revenu à ceux qui en sont victimes avec en complément une activité valorisante et complémentaire à celles existantes. Ceci demande une innovation dont nous nous montrons incapables pour rester accolé à un schéma théorisé.

 

Est-il si difficile de comprendre que notre technologie nous permet de ne plus avoir besoin du travail productif de chacun, bloqué dans nos concepts nous sommes incapables de reconnaître cela, et d’en retirer les conséquences.

 

De ce fait nous voyons des hommes innover dans le consumérisme dans la course à la croissance matérielle, avec toutes les conséquences que nous en connaissons, des hommes qui vendent leurs organes, d’autres inventent des « faismesdevoir. con », d’autres se vendent carrément comme au plus beau temps de l’esclavage, sans que cela nous interroge sur le sens que nous voulons donner à l’existence. Je crois que quand dans les ANPE nous trouvons le slogan « sachez vous vendre », l’on ne peut nier la déliquescence dans laquelle nous sombrons.

 

Le rejet de la technologie serait une erreur, même s’il interfère sur les comportements, ce n’est pas lui la cause de nos maux, mais notre imperfection humaine, mais il ne faut pas pour autant exonérer les sociétés qui y ont recours de la responsabilité de leurs décisions.

 

Certes elles ne sont pas responsable de la marche en avant du monde, mais les hommes qui en sont les propriétaires doivent participer à la réorganisation qu’elles entraînent en finançant le soutien nécessaire aux populations, c’est l’objet de toutes les charges dont elles refusent le sens.

 

Il y a une équation simple à comprendre. Si demain grâce à la technologie un millions de personnes suffisent à faire tourner l’économie sur la base de nos théories est-ce que nous allons bruler les autres parce qu’ils sont en trop.

Ceci impose de se poser d’autres interrogations et comprendre qu’il existe forcément une réponse à cela ailleurs que dans la seule théorie qui a fait naître le problème. Qu’il existe une solution dans une autre eau, et la quête de sa recherche est ce fameux Graal.

 

Le moine et le physicien, par Mathieu Ricard et Trinh Xuan Thuan font cohabiter science et conscience, ce que sépare la loi du marché.

Souvent nous opposons le spiritualisme et le matérialisme, et c’est symptomatique d’une difficulté à percevoir la complexité du monde, alors qu’ils sont complémentaires, c’est comme si nous opposions notre bras droit à notre bras gauche, en ne les reconnaissant pas solidaire du corps.

Pourtant nous devons admettre que nous développons de préférence l’habileté du bras droit qui sollicitera le cerveau à le privilégier dans ses réponses.

Nous aurons très certainement spécialisé se bras, mais au détriment de l’atrophie de l’autre et donc de réponses possibles du cerveau.

Ce sont dans ces conséquences que nous conduisent les pensées uniques, celles que Daco appelé l’homme bloqué.

Certainement qu’en tournant le bouton de la radio sue d’autres stations nous y découvrons un abîme de réflexions qui ne peuvent que nous effrayer, mais c’est parce que nous les émettrons qu’un jour l’une d’elles sera l’eau du bain.


http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/l-economie-peut-elle-nous-52626




Commentaires :  

Par Lisa SION 2 (xxx.xxx.xxx.58) 13 avril 08:58

 

« Alors dans cette crise je vous mets au défi de trouver un bain différent qui nous offrirait une autre alternative »

Pas si sûr, DD, dites vous régulièrement que vous ètes bien au paradis. Vous verrez que souvent, cela cloche sérieusement !

" Ceci impose de se poser d’autres interrogations et comprendre qu’il existe forcément une réponse à cela ailleurs que dans la seule théorie qui a fait naître le problème. "

La réponse existe et tend sa toile : C’est le tourisme. Quand plus qu’un million travailleront, les autres circuleront ce qui est bénéfique pour le transport, l’hostellerie et c’est pour cela qu’augmentent les emplois de service. J’ai entendu hier que la Vodka coute 12 euros à Istambul et la maison d’Hôtes 1OOO euros la semaine...cinq fois plus cher qu’ici chez moi... ?

 Et pendant ce temps là, voilà ce qui arrive à ceux qui travaillent... http://www.agoravox.tv/article.php3... ...

 

Par marcoB12 (xxx.xxx.xxx.123) 13 avril 12:47

Vous devez savoir que malgré les pressions « normalisatrices » personne n’empêche personne de passer derrière le miroir (comme Alice) et de découvrir que la vie sans TV, sans viande, sans chasse d’eau, sans voiture, sans tabac (que sais-je) est une vie avec beaucoup de choses autres...
Le marché c’est nous (même si la pub tend à le créer selon les souhaits des producteurs de biens et services) et chacun de nos gestes le façonne. J’ai mis il y a plus d’une décennie « a voté » dans mon portefeuille pour me rappeler que chaque micro-décision économique est en puissance un choix de société et que nous votons au quotidien pour un monde meilleur ou pire via nos décisions et comportements.
Il paraît évident que l’époque est plus à l’action compulsive (quand ce n’est pas la ruée sur la 1ère
solution de pacotille aux multiples problèmes que nous avons créés) qu’à la réflexion pluri-disciplinaire.
Mais rien ni personne (éviter pub et TV a minima) ne peut nous empêcher de nous soigner à défaut de soigner le monde.
Bien sûr que nous sommes malades de l’omniprésence du secteur marchand, mais nous l’alimentons au quotidien et nos élus sont les dignes représentants de la pauvreté de notre pensée collective.
Des tas de bonnes idées existent mais elles ne sont pas véhiculées par les grands médias et sont donc inconnues si on ne les recherche pas. 


Par Henri François (xxx.xxx.xxx.116) 13 avril 13:04

A l’auteur,
Je confesse humblement ne pas avoir lu cet article dans son intégralité et donc ma réponse ou plutôt mon commentaire vous paraîtra hors sujet. Pas si sûr. Sur quel sens de l’existence faut-il réfléchir ?
Celui de « l’occidental », le soi-disant homme de progrès, gavé d’un confort surfait qui finit par lui faire croire dur comme fer qu’il baigne dans le paradis ? Ou celui de « l’autre », qu’il soit jaune, rouge, basané, noir, berbère, papou, touareg, pygmée, esquimau etc... dont les données et des buts de l’existence totalement différents, lui ont fait conserver dans la plupart des cas, les valeurs universelles qui traversent le temps.
Supprimons une fois pour toute la mondialistion et donc la race des marchands vautours et alors, chacun, chaque communauté, chaque entité, chaque peuple vivra son existence propre. La planète terre est un « patchwork » et non pas une et indivisible.

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Published by Eva R-sistons - dans Alternatives au Système
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