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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 15:02


Lu sur un site de bourse

5 000 milliards de plan de relance..çà fait mouche, et les joyeux belligérants du G20 de pratiquer les supers propos de leur réunion, relayés par les médias dithyrambiques,
(tel le site Boursorama faisant une enquète après "le succès du G20"..!)
Une parcelle de décisions disciplinaires à l'encontre des vilains financiers, et surtout une somme que l'on croirait sortie de leur poche..elle fut reprise avec ostentation..!

Comme d'habitude, nos chers élus, leurs troupeaux de ministres et conseillers prendront dans quelques mois l'air "dépité" devant l'inefficacité de leur gabegie, car ces plans ne relanceront rien du tout, ils serviront juste à boucher les trous des actifs toxiques reconnus de leurs amis "banksters".

Est-il possible d'aller plus loin dans l'incompétence, pour ne pas dire plus...oui !
(En fait, ils ne veulent surtout rien changer..)

En prétendant ou faire croire que cette société consummériste peut repartir sur les mêmes bases qu'aux plus belles heures de la croissance, en pleine période de dépression, avec une courbe de chômage qui explose, un blocage des salaires pour ceux qui garderont leur emploi, et une explosion de la dette des Etats qu'il faudra bien reconvertir en nouveaux impôts.

Mais il manque encore l'estocade, que nos chers élus et leurs troupeaux d'incompétents surpayés vont
découvrir hypocritement ébahis:
Ces 5 000 milliards de $, à reconvertir en obligation que les Etats vont devoir se racheter tant le marché risque d'être engorgé, il va bien falloir les recycler. Comment? En fabricant des billets tout simplement...sans parler du marché obligataire qui pourrait devenir illiquide...dans ce cas ce serait les prémices d'un krach obligataire.

Profitez encore quelques temps de la déflation sur les produits que vous ne pouvez plus vous acheter...plus de 7 millions de français vivent avec 800 euros par mois, la baguette et la pomme de terre ne connaissent pas la déflation.
Il est également des seuils inquantifiables à ne pas dépasser, ignorés de nos chers maîtres, c'est celui de la colère...!

Il faut passer, impérativement, d'un modèle économique "artificiel" basé sur la croissance exponentielle du crédit, à un autre modèle économique dans lequel la dette ne progresse pas plus vite que la production de richesses réelles, les banques étant "au service" de l'économie et non l'inverse.


http://millesime.over-blog.com/article-30046556.html

Commentaires

Fort de cette rencontre, on est assuré que des inquiétudes demeurent sur la mise en œuvre réelle du processus de réforme qui va se poursuivre en mai quand la Commission européenne fera des propositions sur une régulation plus stricte des fonds spéculatifs et l'encadrement des rémunérations des dirigeants et des traders.
Cela n’est pas étonnant .En effet, le G20 ne s'est pas interrogé sur l'utilité sociale de la finance, pourtant à l'origine de la crise. Bien au contraire, ils ont enfoncé le clou en abordant avant tout que des questions d'argent. Le FMI et la banque mondiale sortent renforcés du G20 de Londres et empochent 1000 milliards de dollars pour "relancer " l'économie, ou plutôt leur modèle économique - qui vient de faire faillite. Les responsables du G20 sont-ils sérieux ?
Par ailleurs, des limites réelles entachent la mise en train des décisions du G20
En effet, l’origine de la crise n’a pas été traitée lors de la réunion du G20. La déformation du partage des revenus au détriment des salariés (et au profit de l’actionnariat) qui est en partie à l‘origine de l’endettement massif des ménages dans les pays occidentaux n’est pas résolue
Certains problèmes ont été abordés de façon symbolique pour propulser une injustice. Si les paradis fiscaux ont été pointés du doigt, ils ne représentent que la face cachée d’un dumping fiscal entre les grandes puissances en présence.
Commentaire n° 1 posté par zodo il y a 3 jours à 17h08


Mais, il semble inévitable d’aller vers une harmonisation fiscale des entreprises et des salariés dans les différents Etats afin d’éviter une concurrence inutile et destructrice entre pays (les gouvernements cherchant à tout prix à attirer les capitaux).
De plus, les grands déséquilibres macroéconomiques n’ont pas fait l’objet de discussions sérieuses. La surconsommation américaine, l’excès d’épargne des chinois, et donc les déficits budgétaires et commerciaux structurels de nombreux pays occidentaux n’ont pas été évoqués.
Ainsi que la question de la spéculation qui devrait être au cœur de la réflexion sur l’évolution de notre modèle économique si l’on souhaite ne pas revivre les excès connus sur de nombreux produits dérivés, sur l’immobilier et autres actifs.
Les politiques de change non plus et la place du dollar dans l’économie mondiale n’a pas été discutée en profondeur.
En outre, le rôle des banques centrales dans la création d’indicateurs macro-prudentiels et dans les déséquilibres monétaires, n’ont pu été dans les priorités des chefs d’Etat.
Dans ces conditions des zones d’ombre suscitent des interrogations aux quotidiens. Comment pouvons-nous éviter l’émergence de crises encore plus graves lorsque l’on ne discute pas de l’endettement effrayant des consommateurs, d’endettement structurel des Etats occidentaux.
Commentaire n° 2 posté par zodo il y a 3 jours à 17h21


(Excepté l’Allemagne et certains petits pays..), du dumping fiscal entre les grandes puissances, de l’importance des politiques monétaires, du laxisme de la FED ces dernières années et donc de la place du dollar ?
Que dire de la question de l’environnement, assez préoccupante ces derniers temps ?
On l’a vu, la place de l’environnement, qui constitue un grand danger selon les experts. L’environnement qui fait certes l’objet de quelques phrases dans le communiqué final doit être au centre des questions de croissance de nos économies et du capitalisme du XXIe siècle.
Plusieurs autres points demeurent obscurs et renferment les gènes de l’échec des décisions du G20.
En claire, on déduit que les « pompiers » chargés d’enrayer la crise qui ébranle tour à tour les économies du Sud-est asiatique ont donc au moins prouvé leur aveuglement. Pourtant, c’est sans états d’âme que les « experts » du FMI imposent, en contrepartie de prêts d’une ampleur record dont les risques sont assumés par les Etats-membres, l’ouverture des marchés intérieurs aux produits étrangers et du capital productif à la finance internationale.
Commentaire n° 3 posté par zodo il y a 3 jours à 17h28

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commentaires

Eva+R-sistons 17/04/2009 03:35

Je crois, Zodo, que je vais les mettre dans l'article même, merci, et à bientôt, eva

Eva+R-sistons 17/04/2009 03:34

Bonjour Zodo, merci de ta visite, je vais d'abord lire tes textes, amitié eva

zodo 14/04/2009 17:28

(Excepté l’Allemagne et certains petits pays..), du dumping fiscal entre les grandes puissances, de l’importance des politiques monétaires, du laxisme de la FED ces dernières années et donc de la place du dollar ?
Que dire de la question de l’environnement, assez préoccupante ces derniers temps ?
On l’a vu, la place de l’environnement, qui constitue un grand danger selon les experts. L’environnement qui fait certes l’objet de quelques phrases dans le communiqué final doit être au centre des questions de croissance de nos économies et du capitalisme du XXIe siècle.
Plusieurs autres points demeurent obscurs et renferment les gènes de l’échec des décisions du G20.
En claire, on déduit que les « pompiers » chargés d’enrayer la crise qui ébranle tour à tour les économies du Sud-est asiatique ont donc au moins prouvé leur aveuglement. Pourtant, c’est sans états d’âme que les « experts » du FMI imposent, en contrepartie de prêts d’une ampleur record dont les risques sont assumés par les Etats-membres, l’ouverture des marchés intérieurs aux produits étrangers et du capital productif à la finance internationale.

zodo 14/04/2009 17:21

Mais, il semble inévitable d’aller vers une harmonisation fiscale des entreprises et des salariés dans les différents Etats afin d’éviter une concurrence inutile et destructrice entre pays (les gouvernements cherchant à tout prix à attirer les capitaux).
De plus, les grands déséquilibres macroéconomiques n’ont pas fait l’objet de discussions sérieuses. La surconsommation américaine, l’excès d’épargne des chinois, et donc les déficits budgétaires et commerciaux structurels de nombreux pays occidentaux n’ont pas été évoqués.
Ainsi que la question de la spéculation qui devrait être au cœur de la réflexion sur l’évolution de notre modèle économique si l’on souhaite ne pas revivre les excès connus sur de nombreux produits dérivés, sur l’immobilier et autres actifs.
Les politiques de change non plus et la place du dollar dans l’économie mondiale n’a pas été discutée en profondeur.
En outre, le rôle des banques centrales dans la création d’indicateurs macro-prudentiels et dans les déséquilibres monétaires, n’ont pu été dans les priorités des chefs d’Etat.
Dans ces conditions des zones d’ombre suscitent des interrogations aux quotidiens. Comment pouvons-nous éviter l’émergence de crises encore plus graves lorsque l’on ne discute pas de l’endettement effrayant des consommateurs, d’endettement structurel des Etats occidentaux.

zodo 14/04/2009 17:08

Fort de cette rencontre, on est assuré que des inquiétudes demeurent sur la mise en œuvre réelle du processus de réforme qui va se poursuivre en mai quand la Commission européenne fera des propositions sur une régulation plus stricte des fonds spéculatifs et l'encadrement des rémunérations des dirigeants et des traders.
Cela n’est pas étonnant .En effet, le G20 ne s'est pas interrogé sur l'utilité sociale de la finance, pourtant à l'origine de la crise. Bien au contraire, ils ont enfoncé le clou en abordant avant tout que des questions d'argent. Le FMI et la banque mondiale sortent renforcés du G20 de Londres et empochent 1000 milliards de dollars pour "relancer " l'économie, ou plutôt leur modèle économique - qui vient de faire faillite. Les responsables du G20 sont-ils sérieux ?
Par ailleurs, des limites réelles entachent la mise en train des décisions du G20
En effet, l’origine de la crise n’a pas été traitée lors de la réunion du G20. La déformation du partage des revenus au détriment des salariés (et au profit de l’actionnariat) qui est en partie à l‘origine de l’endettement massif des ménages dans les pays occidentaux n’est pas résolue
Certains problèmes ont été abordés de façon symbolique pour propulser une injustice. Si les paradis fiscaux ont été pointés du doigt, ils ne représentent que la face cachée d’un dumping fiscal entre les grandes puissances en présence.

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