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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 21:13


Parce que nous sommes nombreux sur la planète à penser que la bonne vie n’est pas synonyme de consumérisme. Les pulsions à la consommation, créées et entretenues par une inflation publicitaire traduisent un manque, un besoin de compensation né de l’absence. Le tissu social est élimé, troué, détricoté  et le « bien public » a été confisqué par les Profiteurs via les diktats du FMI qui est entièrement à leur service. Les espaces de liberté se rétrécissent comme des peaux de chagrin, et du chagrin nous en avons à voir le monde se transformer sous nos yeux avec ce terrible sentiment d’impuissance à nous élever contre les manifestations de la pensée unique dans notre univers quotidien. Pourtant de partout s’élèvent les voix de la résistance,  les voix de tous ceux qui sont objecteurs de conscience et refusent le devenir du monde imposé par une oligarchie autoproclamée. Les chercheurs d’utopie refusent de se laisser museler, guidés par l’amour de la bonne vie, du bien-être, de la beauté simple et sophistiquée de la nature sauvage. Les dissidents cherchent les moyens d’agir concrètement dans la réalité pour transformer le devenir du monde. De nombreux courants sont opposés à l’institution du « Nouvel Ordre Mondial » par lequel quelques Maîtres auraient un pouvoir absolu sur un peuple d’esclaves. Tous ces courants ne vont pas dans le même sens, tous ne sont pas alliés par nature, certains n’ont rien d’autre en commun que l’ennemi à détrôner, ce qui conduit vers d’étranges alliances multipolaires.
 

Il existe des courants locaux, d’autres sont des mouvements qui se retrouvent à travers toute la planète. Ils manquent de visibilité car ils sont dispersés, isolés, leur manifestations concrètes sont souvent éphémères, réprimées par les institutions aux services du modèle unique : normalité et conformisme. C’est un de ces courants transplanétaires, celui dans lequel je m’intègre, celui  j’aimerais contribuer à faire apparaître comme une tendance internationale ayant droit de cité, droit de concrétisation, droit d’existence « moral » et territorial. Ce que je propose :
 

C’est de créer un mouvement fondé par une « Charte Internationale de la Simplicité Volontaire », qui aurait comme principe fondateur « Toute personne à droit au respect et à la dignité du seul fait qu’elle existe », le principe moteur en découlant : « Que chaque habitant de la planète dispose des conditions suffisantes lui assurant la dignité est une priorité absolue pour l’humanité ».

Principes directeurs : « Chacun est responsable face aux générations présentes et à venir des choix collectifs déterminant le devenir de la planète. Il existe un patrimoine commun de l’humanité nous sommes tous responsable de sa bonne gestion. »


Et : « Vivons en bons voisins, proches ou lointains, gérant ensemble « en bons pères de famille » le patrimoine commun et planétaire, ne prenons pas plus que ce qui nous revient dans des conditions équitables de partage planétaire »


Quelques unes de ces notions sont abordées dans mes premiers articles.


Il n’est bien sûr pas question d’imposer ce monde de vie à quiconque n’en aurait pas fait le choix conscient et volontaire. Je suis convaincue par contre que s’il pouvait être mis en pratique dans des conditions  de stabilité (dignité) raisonnables (plus de menace d’expulsion, ni de harcèlement), bien des gens en suivraient l’exemple. Et je pense qu’il est plus que temps de créer un statut et d’inventer les moyens juridiques, fiscaux et territoriaux qui reconnaissent la mise en œuvre de ce choix comme d’utilité publique et en permettent la concrétisation. Il faut que ceux qui font ce choix puissent le vivre en toute tranquillité, en toute légalité, en toute transparence. Nous n’avons rien à cacher, nous ne sommes pas des terroristes, nous sommes des dissidents, et face au durcissement de la dictature, au rétrécissement constant des espaces de liberté, nous devenons des résistants.

 

Pourquoi d’utilité publique ? Parce les postulats de base implique une réhabilitation de l’environnement sauvage et une transformation de l’agriculture par une reconversion vers une production intensive destinée essentiellement aux marchés locaux, la constitution d’un tissu de convivialité et de solidarité (pour pallier aux manquements du tissu social trop usé, troué de toute part : confiscation du bien public par les oligarques,…) qui sont à prendre en compte dans un bilan de « croissance qualitative » ou « création de bien-être ». C’est une notion que je préfère à celle de décroissance qui me semble bien négative et passive au regard de tous le travail qui nous attends pour réhabiliter notre habitat et réparer les dégâts (pour ceux qui peuvent l’être – par exemple : contamination massive à l’uranium appauvri ? 4,5 milliards d’années de demi vie ? On fait quoi ?...) Un autre bilan, une autre comptabilité – il y a des recherches qui se font en ce sens – pour une autre économie. Il est donc indispensable de créer un statut fiscal spécifique avec sa comptabilité propre. En Belgique nous avons les Association sans but lucratif, en France il y a la loi de 1901, qui peuvent inspirer ce nouveau statut, mais ce n’est pas suffisant, car ce statut doit se constituer comme alternative à l’économisme du Profit et proposer d’autres formes possibles d’économies avec comme principe de base la « croissance qualitative ».


Echange, partage de connaissances, d’outils, de services et surtout de bons moments ; conjugaison des énergies pour réaliser un projet collectif ; coopération et autogestion ; réinvestissement des bénéfice dans le développement de projets existants ou l’aide à la mise en œuvre de nouveaux projets, création de fonds de solidarité pour échapper à l’emprise du système bancaire prédateur, etc…voilà quelques uns des éléments de cette autre économie qui est subordonnée à l’écologie et non plus l’inverse. (A ce sujet également, j’ai quelques idées plus précises que je développerai ultérieurement).

Pourquoi un statut international ?  Pour plusieurs raisons :


La première est qu’il existe des courants d’opposition et de dissidence comme celui-ci à l’état dispersé un peu partout dans le monde. Leur isolement les rend vulnérables. Une fois constitué comme courant représentatif d’une partie des habitants de la planète, conscient de l’être, il se créerait des phénomènes de résonance susceptibles d’intensifier le développement du mouvement : construction concrète, inscrite dans le territoire d’un monde plus doux, plus prospère pour tous, plus joyeux.

 

Parce que le sommet des Amérique qui vient de se dérouler et la réunion obtenue par Chavez, des chefs d’états de l’ONU pour discuter des changements d’orientations économiques radicaux qu’il convient de mettre en œuvres sont autant d’opportunités à saisir pour imposer ce choix de simplicité comme un droit. Je pense que certaines nations comme celles formant l’ALBA ou certains pays d’Afrique pourraient adopter ce type de modèle comme modèle dominant à l’échelle de nations. Et que tous ce qui peut-être fait pour que cela se pratique aussi en Occident alimente les courants de la résistance mondiale et participe concrètement de la construction d’un monde. Je suis intimement convaincue que toute avancée significative en ce sens sera autant de « sang et de larmes » épargnés à l’humanité.


En ce qui concerne l’aspect plus politiques de cette lutte, il est évident que les principes énoncés plus haut sont antithétiques de ceux qui soutiennent la conception du monde des Profiteurs (valeur négative de la personne non productive, concentrations de toutes les richesses entre quelques mains, « eugénisme » généralisé, contrôle monopolistique de la chaîne alimentaire, de la façon de se soigner, etc…). Certaines personnes se mettent au service des Profiteurs pensant de bonne foi agir pour le bien de l’humanité : mettre en tension, en opposition ces systèmes de valeurs résolument incompossibles peut les aider à ouvrir les yeux sur la nature réelle de leur intervention dans le monde. Parce refusant le droit à ce statut, les « aspirants maîtres du monde » se verraient obligés de révéler officiellement les postulats réels de la conception du monde fondée sur le Profit et la concentration des pouvoirs entre les mains de quelques oligarques, élite autoproclamée. Apparaîtrait clairement les conséquences qui découleraient pour l’humanité de l’application totalitaire de ce modèle. Ils sont de plus en plus cyniques et dévoilent toujours d’avantage « officieusement » leur jeu et le projet mis en œuvre depuis des décennies de confiscation du monde.  Mais tout ce qui peut les forcer à tomber le masque et vite, c’est un point gagné dans la course contre la montre actuelle : « Attention ! Etat d’urgence ! Planète en danger ! Tout ce qui peut permettre de montrer à chaque habitant de la planète la nature du choix de civilisation qui se pose à nous là, ici, maintenant ! Tout ce qui peut amener chacun à se sentir acteur et responsable du devenir, ce sont autant de petites gouttes qui s’ajoutent au courant de la dissidence ! Je suis également convaincue que les personnes préférant la paix dans la simplicité à la guerre pour de fausses richesses sont en majorité sur la planète (et ce malgré que les guerres injustes et le pillage des richesses des peuples provoquent de terribles montées de la haine généralisée qui pourraient à terme modifier le rapport de force). Même si toutes ne sont pas prêtes à vivre le mode de vie  que je propose de promouvoir ici, cela n’en fait pas des prédateurs pour autant, et je crois que nous sommes nombreux à pouvoir  vivre ensemble sur cette planète sans nous nuire et en créant même certaines complémentarités, des complémentarités ville-campagne par exemple.


J’ai donné ici quelques grandes lignes d’un projet que j’ai essayé de mettre en perspective. Ce que je fais ici ce sont des propositions de base, destinées à être débattues, commentées, critiquées, affinées. Dans mes prochains articles je développerai des points précis, ce seront encore des propositions et non des recettes magiques offertes en panacée universelle.


Anne


http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-30612427.html



D'Anne encore, ce texte :
Choisir son camp

Les temps sont durs. Les « aspirants maîtres du monde » occultent de moins en moins leur volonté d’instaurer un « nouvel ordre mondial » : un nombre limité d’oligarques transplanétaires aurait tout pouvoir sur les ressources de la planète et sur ses habitants considérés comme un peuple d’esclaves, géré comme des fermiers gèrent leur bétail. Seuls auraient droit à l’existence ceux qui servent les intérêts des maîtres :eugénisme.

 

« Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous » proclame l’un des leurs, le petit George W. Bush. Ainsi soit-il, s’il faut choisir son « camp » je suis résolument de ceux qui sont contre et refusent pour autant de se voir qualifiés de terroristes. Nous sommes nombreux, nous sommes des dissidents et des résistants par la force d’une situation qui ne nous laisse pas le choix : nous devons défendre contre cet ordre morbide les valeurs qui habitent nos cœurs et nos consciences et le droit de faire proliférer des manières de vivre aux formes multiples qui ont en commun le respect d’un principe fondamental : « Toute personne à droit au respect et à la dignité du seul fait qu’elle existe ».

 

La course contre la montre a commencé depuis longtemps. Après les années d’illusions, celles d’un occident prospère, dont le modèle de civilisation à vocation universelle allait faire la conquête de la planète rependant partout ses bienfaits : liberté, démocratie, prospérité, nous avons connu les lendemains qui déchantent. Il nous à fallu ôter les œillères qui nous occultait la réalité afin de constater les dégâts dont certains semblent d’ores et déjà irrémédiables. Je pense notamment à toutes les contaminations radioactives qu’elles soient dues « aux atomes de la paix », production de l’électricité par une industrie nucléaire qui ne cesse de pratiquer, vers le « grand public » une désinformation éhontée ou qu’elles soient « aux atomes de la guerre » et à l’utilisation de l’uranium appauvri (des atomes qui sont actifs pendant des milliards d’années) qui contaminent et rendent inhabitables des régions entières dans les Balkans, en Afghanistan, en Irak….

Je ne crois pas que ceux qui utilisent de telles méthodes ignorent les conséquences de leurs actes : régions inhabitables, cancer, mutation qui produisent des bébés qui sont des monstres, vétérans atteints de mystérieuses maladies, s’ils ne « tombent pas aux champ d’honneur », ils finissent radiés de l’armée, malades et sans secours. Il suffit de voir avec quelle détermination toute possibilité d’enquête officielle sur les conséquences de l’utilisation de l’énergie atomique est systématiquement annihilée pour comprendre qu’il y a là la volonté d’occulter un phénomène qui nous concerne tous. Alors pourquoi cette volonté de dépeuplement de régions qui recèlent des réserves de pétrole, de gaz et autres matières premières non renouvelables en raréfaction, pourquoi la volonté de s’équiper d’armes comme la version du taser pour répression des foules, comme le dit la pub : idéal pour protéger les puits de pétrole contre des  insurrections civiles. Tout cela semble bien dénoter une volonté de main mise absolue sur ces ressources quel que soit le prix de souffrance à payer pour les populations locales évincées, privées de tout droit sur des ressources dont ils sont les légitimes propriétaires. Dans mon monde utopique, ces ressources feraient partie d’un patrimoine de l’humanité, soit l’idée d’une responsabilité de gestion élargie à l’ensemble des habitants de la planète.

Prendre les choses au commencement : Quelle éducation et quel enseignement, quelle information, pour quel devenir du monde ? En moins d’un siècle, la population de la planète a plus que doublé de 3 milliards d’habitants en 1910, nous somme passé à 6 milliards 828 millions (estimation 2009). Malgré la famine, les guerres et les épidémies, ce nombre ne cessent de croître. Or cette population pour une grande part ne reçoit aucune éducation, n’a pas du tout accès à l’enseignement (pays submergés) ou à un enseignement de qualité (pays en voie de paupérisation), quand à l’information officielle elle consiste en une gigantesque entreprise de désinformation, d’abêtissement, d’avilissement, d’abrutissement sous forme de manipulation des consciences et des inconscients collectifs. La télévision comme fin des cultures au profit d’une acculturation généralisée visant à éradiquer les traditions (sources de cultures, enracinement dans un territoire, adaptation séculaire à ses particularités) coupant tout recours possible aux leçons des histoires pour interpréter le monde et projeter son devenir. Après avoir contribué à la destruction irrémédiable d'une part du patrimone de l'humanité en assistant "passivement" au pillage et autodafe des musées d'Irak, les Etats-Unis veulent implanter à Bagdad...Disneyland ! Culture et éducation des masses!

Une pensée unique, des médias officiels univoques, absence d'éducation et enseignement inexistant ou dégradé, voilà trois axes de lutte pour la résistance. Oser rêver, oser réfléchir, oser exprimer d’autres futurs possibles que celui que certains prétendent nous imposer comme inéluctable, faire exister au présent des manifestations d’autres mondes chaque fois que c’est possible (subversion ?). Créer nos propres médias, nos propres circuits de diffusions de l’information, cela se fait à grande échelle sur internet, mais cela ne suffit pas : il faut que tous prennent conscience de la médiocrité orientée des médias officiels, et les boycottent. J’appellerai éducation les modes de formation au savoir-être, l’enseignement concernant l’acquisition des connaissances conduisant à des savoir-faire. Nous sommes face à des choix cruciaux pour le devenir de l’humanité. Education, enseignement et information devraient se conjuguer pour nous rendre aptes à comprendre la nature de ces choix et de leurs enjeux afin que chacun soit susceptible de choisir son camp et de prendre des options sur l’avenir en connaissance de cause.

Je connais bien des braves gens intelligents qui se sentent submergés par la technicité des jargons spécialisés dont le but est de donner l’impression que les problèmes de société sont du ressort des spécialistes et échappent par nature à l’entendement des populations concernés par les conséquences de leurs application. Ce n’est pas vrai, toute personne dotée d’une intelligence moyenne est capable de comprendre ce dont il s’agit pour autant que quelqu’un se donne la peine de lui fournir les outils de base pour une interprétation du monde et l’information cohérente en posant clairement cette règle fondamentale pour la compréhension des enjeux :  « Toutes nos interprétations sont relatives à une conception du monde précise fondée sur un choix de valeurs discriminantes. Toute conception du monde plonge ses racines dans le passé, d’où elle tire les éléments utiles pour l’accomplissement d’un projet qui investit l’avenir » Si ma conception du monde suppose le droit au respect et à la dignité pour tout habitant de la planète, j’entre dans une logique de paix, de partage, de solidarité, de responsabilité collective, de recherche de chemins de bonheur et de « bien-être » et je chercherai les moyens qui permettent de faire de mon postulat une réalité planétaire. Si ma conception du monde suppose que j’appartiens de fait à une élite, qui à le droit de se poser en propriétaire de la planète, des ses habitants et de ses biens, et de les gérer à ma guise dans mon seul intérêt et celui de quelques autres oligarques, j’entrerai dans une logique de guerre et d’esclavage qui me donne droit de vie et de mort sur tout vivant, le droit de détruire, de polluer, de rendre inhabitable certaines régions pour mener à bonne fin mon plan de domination absolue. L’une de ces conception ne recèle pas plus de vérité absolue que l’autre, elles représentent des choix possibles qui déterminent le monde dans lequel nous vivons, celui dans lequel évoluerons les générations à venir. Entre ces mondes possible,s il s’agit pour chacun aujourd’hui de choisir son camp. Ne pas oublier que la passivité, le fatalisme, l’inertie, le refus du choix servent aujourd’hui les plans de domination absolue ourdis par quelques uns.

Nous sommes tous responsables, nous sommes tous capables de comprendre avec un peu d’efforts et de bonne volonté la nature de notre responsabilité et les choix qu’elle implique.


Anne

 

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Published by Eva R-sistons - dans Alternatives au Système
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