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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 09:57

 

L'Europe n'est pas épargnée par la menace sur le long terme :


Taux de chômage à presque 10 %, chute de la livre, finances publiques à la dérive..., le « modèle britannique » n'a plus grand-chose d'enviable.


Après l'Islande, la Hongrie et les pays Baltes, le Royaume-Uni va-t-il à son tour devoir se tourner vers le Fonds monétaire international (FMI) pour éviter le défaut de paiement ?

La question n'est plus purement théorique : le financier George Soros, célèbre pour avoir parié avec succès sur la chute de la livre au début des années 1990, estimait cette hypothèse « possible » en mars dernier. Et Alistair Darling, le ministre des Finances britannique, a eu beaucoup de mal à démontrer qu'il avait la situation bien en main en présentant son projet de budget pour 2010 le mois dernier.

L'économie du Royaume-Uni est en effet dans un plus sale état encore que celle de la France.

Nos voisins subissent la pire crise bancaire qui ait frappé l'Union européenne depuis la Seconde Guerre mondiale. On se souvient des files de clients devant les guichets de la banque Northern Rock en septembre 2007, un spectacle inédit depuis les années 1930, qui ne s'est heureusement pas reproduit. Mais les autres banques britanniques ont quasiment toutes dû être, elles aussi, nationalisées depuis.

Parallèlement, le Royaume-Uni traverse une des plus graves crises immobilières avec celles qui ravagent l'Espagne et l'Irlande : l'investissement des ménages y a reculé de 20 % l'an dernier et devrait reculer encore autant cette année. Quant au chômage, il pourrait dépasser 9 % à la fin de l'année, quasiment le double d'il y a trois ans. Ce taux est comparable à celui de la France. Mais dans un pays où l'indemnisation du chômage est misérable, il a un impact beaucoup plus négatif encore.

Les retraités, dont les pensions reposent en grande partie sur les fameux fonds de pension si souvent vantés, se trouvent pris à la gorge parce que les actifs détenus par ces fonds ont perdu beaucoup de leur valeur.

La livre, naguère symbole de la résistance du Royaume-Uni face à Bruxelles, a perdu 25 % de sa valeur par rapport à l'euro en deux ans. Au point que les Britanniques sont de nouveau redevenus significativement moins riches que les Français quand on compare les produits intérieurs bruts (PIB) par habitant. Cette baisse aide en revanche le Royaume-Uni à limiter ses déficits extérieurs.

Quant aux finances publiques anglaises, elles sont à la dérive, avec un déficit prévu de 9 % du PIB en 2008 et de plus de 10 % l'an prochain. Au point qu'on s'interroge sur la capacité de l'État britannique à continuer à s'endetter à ce rythme avec une monnaie qui s'affaiblit constamment. D'où l'hypothèse d'un éventuel recours au FMI comme en 1976, signant alors la faillite de la gestion travailliste...

Un modèle survendu

Ces trente dernières années, on nous avait pourtant régulièrement servi le dynamisme britannique en matière de création ­d'entreprises, la maîtrise des finances publiques, la flexibilité de la main-d'œuvre... Que ce soit dans les années 1980 ceux qui rêvaient d'imiter Margaret Thatcher ou, par la suite, ceux qui s'étaient pris d'admiration pour Tony Blair et sa troisième voie. Au bout du compte, cette réussite apparente reposait surtout sur une bulle spéculative et le surendettement correspondant, alimentés par des activités financières hypertrophiées. Sans même que l'économie britannique dispose par ailleurs, comme celle des Etats-Unis, d'une réelle capacité d'innovation dans le high-tech.

Au-delà de ce constat assez rassurant sur les « modèles » que l'on nous sert régulièrement, la crise britannique est probablement centrale pour l'avenir de l'Europe. Si, malgré leurs propres difficultés, les pays du continent se montrent capables de solidarité à son égard dans la grave épreuve qu'il traverse, il sera peut-être enfin possible d'arrimer le Royaume-Uni au continent. Y compris éventuellement au niveau de sa monnaie... Sinon, la dérive de son économie pourrait bien devenir durablement un facteur supplémentaire de crise de l'Union.

Guillaume Duval

La récession c'est dépassé, la crise est bien là …


Par Denis Clerc

Désormais, les choses sont claires : nous sommes dans une vraie crise. Et pas seulement, comme beaucoup le disaient sans doute pour minimiser les choses, dans une récession.

Car la récession désigne un recul momentané d'activité, tandis que la crise - comme en 1929 - désigne une situation où la conjoncture tend spontanément à s'aggraver, par un phénomène d'interdépendance bien connu : moins de demande, donc moins de débouchés, donc moins de revenus, donc moins d'emplois, donc moins de demande...

Pour ceux qui en doutaient encore, les dernières prévisions de l'Insee pour le premier semestre 2009 tablent sur une baisse du produit intérieur brut (PIB) de 2,9 % à la fin juin. Ce qui signifie que, si la chute d'activité devait se poursuivre au cours du deuxième semestre, même à un rythme moins rapide qu'actuellement, nous pourrions terminer l'année 2009 avec une réduction d'activité de l'ordre de 4 % ! Et ceci alors même que la loi de finances, bouclée le 15 septembre dernier, prévoyait une croissance positive comprise entre 1,5 % et 2 %.

Même s'il est de tradition que le gouvernement tente de peindre la réalité en rose, ce qui aboutit en général à avancer des prévisions un peu surestimées, personne, à l'époque, ne pensait que la situation allait se dégrader aussi vite et aussi fortement : en neuf mois, on est passé d'une croissance de + 1,5 % à - 2,9 %, soit une révision à la baisse de 4,5 points. L'équivalent de 85 milliards d'euros de PIB - et peut-être davantage si le deuxième semestre 2009 ne marque pas un arrêt dans la baisse - manquera donc à l'appel du fait de la crise.

On en voit tout de suite les conséquences : ce sont de l'ordre de 25 milliards d'euros qui ne rentreront pas dans les caisses des organismes sociaux, de l'Etat ou des collectivités territoriales, à peu près autant qui ne seront pas versés en salaires nets. Bref, si ces prévisions devaient devenir réalité, se mettraient alors en place bien des éléments d'une sévère crise aux effets sociaux désastreux. C'est pourquoi il faut agir dès maintenant. Vite et fort. Non pas pour augmenter le pouvoir d'achat, mais pour l'empêcher de se dégrader encore plus fortement.

Malheureusement, le mal est déjà en partie fait sur le plan de l'emploi. Début juillet 2008, on comptabilisait (France métropolitaine seulement) 26,05 millions de personnes en emploi. Six mois plus tard, on en comptabilisait 82 000 de moins, et l'Insee estime que, au cours du premier semestre 2009, ce sont encore 300 000 emplois qui devraient disparaître. Ce qui ferait passer alors le chômage (au sens du BIT, c'est-à-dire des personnes sans emploi, n'ayant pas travaillé au cours de la semaine précédente [1] , recherchant activement un emploi et disponibles dans les quinze jours pour l'occuper) d'un peu plus de 2 millions (début du troisième trimestre 2008) à 2,48 millions, en progression de 430 000 personnes. C'est cette hémorragie qu'il faut faire cesser de toute urgence. Car avec les emplois qui disparaissent, ce sont des personnes qui perdent pied, parmi lesquelles certaines risquent de retrouver très difficilement quelque chose, en raison de leur âge, de leur formation ou de leur expérience professionnelle, notamment industrielle, difficilement utilisable ailleurs.

  1. Ce qui élimine pas mal de demandeurs d'emploi, puisqu'environ un million d'entre eux ont effectué des activités réduites tout en étant inscrits à Pôle emploi. De même, les dispensés de recherche d'emploi ne sont pas considérés comme chômeurs au sens du BIT puisqu'ils n'effectuent pas de démarches de recherche d'emploi.


La crise est bel et bien mondiale, nos gangsters légaux continuent de sévir et se gaver de fric en toute liberté avec la complicité de leurs amis oligarques :


Sarkozy a même récompensé ces gangsters d'une légion d'honneur à pâques :


Vincent Bolloré Commandeur de la légion d'Honneur et patron du CSA principal institut de sondages Français [Blurp]. (certainement pour avoir prêté son yacht à Sarkozy l'été 2007)


Didier Quillot, dirigeant du groupe lagardère. (Patron de presse qui chante les louanges du Sarkozysme à longueur d'année)


Claude Bébéar, ancien président du groupe AXA .

http://www.alternatives-economiques.fr/le-royaume-uni-en-mauvaise-posture_fr_art_633_42724.html

http://suntzu.vox.com/?_c=esv1

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Published by Eva R-sistons - dans Les pays en crise
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