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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 17:35



Une crise utilisée comme moyen
pour instaurer un État totalitaire mondial


Mondialisation.ca, Le 2 mai 2009
Srategic Cultural Foundation


Même si l’image d’un « nouvel ordre mondial » reste vague et floue, l'idée principale est assez claire. L’argument central : un seul gouvernement mondial doit être instauré pour contrer le chaos général qui s’installe.

Comme toujours, les politiciens occidentaux en appellent à un « nouvel ordre mondial », une « nouvelle architecture financière mondiale », ou une sorte de «contrôle supranational », qu’ils décrivent comme étant un « New Deal » mondial. Nicolas Sarkozy a été le premier à le dire devant l'Assemblée générale des Nations unies en septembre 2007 (alors que nous étions encore avant la crise).

Ce thème a été repris par Gordon Brown, lors d’une rencontre préparatoire au sommet du G20 à Berlin en février 2009, alors qu’il déclarait qu’un New Deal mondial était indispensable. Nous sommes conscients, a-t-il ajouté, que les flux financiers internationaux sont en cause, [et que] nous ne serons pas en mesure de nous sortir de cette situation uniquement avec l'aide des autorités nationales à elles seules. Nous avons besoin que les autorités et que les organismes de surveillance permettent aux activités des institutions financières d’opérer dans un marché mondial qui soit totalement ouvert. Sarkozy et Brown sont des protégés des Rothschild. Les déclarations faites par certains représentants de « l'élite mondiale » nous indiquent que la crise actuelle est utilisée comme instrument pour provoquer l’aggravation de certains bouleversements sociaux qui entraîneraient l'humanité - plongée dans le chaos et déjà effrayée par le fantôme d'une violence totale – à demander par elle-même qu'un arbitre « supranational » avec des pouvoirs dictatoriaux intervienne dans les affaires du monde.

Les événements suivent le même chemin que la Grande Dépression de 1929-1933: une crise financière, une récession économique, des conflits sociaux, la mise en place de dictatures totalitaires, l'incitation à une guerre pour centraliser le pouvoir et les capitaux entre les mains d'un cercle restreint. Cependant, cette fois-ci, il s’agit de l’exemple typique de l’étape finale au « contrôle stratégique mondial » où un coup décisif doit être donné aux institutions souveraines des États nationaux et qui par la suite, fera place à une transition vers un système de pouvoir privé de l'élite transnationale.

Dès la fin des années 1990, David Rockefeller, l'auteur de l'idée d’un pouvoir privé qui doit remplacer les gouvernements, a dit que nous (le monde) étions à l’aube de changements mondiaux. Tout ce qu'il nous faut, a-t-il ajouté, c’est une crise à grande échelle qui amènera les gens à accepter le nouvel ordre mondial.

Jacques Attali, le conseiller de Sarkozy et l’ancien chef de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), a fait valoir que les élites ont été incapables de faire face aux problèmes monétaires dans les années 1930. Il est effrayé, dit-il, que la même erreur soit répétée à nouveau. Au début, nous allons mener des guerres, a-t-il dit, et laisser 300 millions de personnes périr. Après cela suivront les réformes et un gouvernement mondial. Ne serions-nous pas mieux de penser dès cette étape-ci à un gouvernement mondial, a-t-il alors demandé?

La même chose a été dite par Henry Kissinger: « En dernière analyse, la tâche principale est de définir et de formuler les préoccupations générales de la majorité des pays, ainsi que de tous les grands États à l'égard de la crise économique, compte tenu de la peur collective d’un djihad terroriste. Ensuite, tout cela devrait être réaménagé en une action stratégie... Ainsi, les États-Unis et ses partenaires potentiels se donneront une chance unique de transformer cet instant de la crise en une vision d'espoir. »

Le monde est amené à accepter étape par étape l’idée d’un « nouvel ordre », afin d’éviter de provoquer des événements qui sont susceptibles d’engendrer des protestations universelles contre la détérioration des conditions de vie humaine qui se dirige « sur la mauvaise voie » et qu’elles deviennent incontrôlables. La principale chose que la Première Étape a réussi à franchir était de lancer un vaste débat sur le « gouvernement mondial » et sur «l’inadmissibilité du protectionnisme » en mettant l’accent sur le «désespoir » du modèle de l'État national pour se sortir de la crise.

Cette discussion se déroule dans un contexte où les campagnes d’information font pression tout en contribuant ainsi à intensifier l'anxiété, la peur et l'incertitude. Quelques-unes de ces campagnes d'information sont les suivantes: les prévisions de l'OMC voulant que 1,4 milliards de personnes risquent de sombrer sous le seuil de pauvreté en 2009, un avertissement du directeur général de l'OMC à l’effet que la plus grande dégringolade du commerce mondial dans l'histoire de l'après-guerre soit imminente; une déclaration de Dominique Strauss-Kohn du FMI (un protégé de Nicolas Sarkozy) à l’effet que le krach économique mondial soit imminent, qu’un krach déclenche non seulement de l'agitation sociale mais aussi une guerre, à moins qu’une réforme en profondeur du secteur financier de l'économie mondiale soit instaurée.

Dans ce contexte, l'idée d'introduire une monnaie unique mondiale en tant que pierre angulaire du « nouvel ordre mondial » a été proposée. Les véritables cerveaux de ce projet de longue date demeurent encore inconnus. Notons ici que des représentants de part et d’autres de la Russie sont poussés à l’avant scène. Cela nous rappelle la situation d'avant la Première Guerre mondiale, où les cercles anglo-français qui possédaient des plans bien élaborés pour une nouvelle répartition du monde, en informaient le ministre russe des Affaires étrangères afin d’élaborer un cadre général à l'Entente Cordiale. L’histoire en a retenue le « Sazonov programme », même si la Russie n’a pas joué un rôle indépendant dans cette guerre et que cette guerre était élaborée depuis le début autour du système des intérêts de l'élite financière britannique.

Le 19 mars, Henry Kissinger est venu à Moscou en tant que membre du Comité des Sages [The Wise Men] (James Baker, George Schultz, et autres) et il a eu des entretiens avec les dirigeants russes avant le sommet du G20. Dmitry Trenin, directeur du Centre Carnegie de Moscou et à la fois participant à la dernière réunion des Bilderbergers tenue aux États-Unis, a qualifié cette rencontre comme ayant été un « signe positif ». Le 25 mars, le [journal russe] Moskovsky Komsomolets a publié un article intitulé « La crise et les problèmes mondiaux », par Gavriil Popov (actuellement président de l'Union internationale des économistes), qui parlait ouvertement des sujets qui sont normalement discutés à huis clos.

L'article faisait référence à un parlement mondial, à un gouvernement mondial, à des Forces armées mondiales, à des forces policières mondiales, à une Banque [centrale] mondiale, à la nécessité de placer les armes nucléaires sous contrôle international, de même que les capacités de production d'énergie nucléaire, l’ensemble de la puissance nucléaire, l’ensemble de la technologie de la « guerre des étoiles », les minerais de la planète, l’imposition d’une limite au taux de natalité, un nettoyage génétique de l'humanité, l'encouragement des gens à l’intolérance face à l'incompatibilité culturelle et religieuse, et autres sujets semblables.

Popov a ajouté que les « pays qui n'accepteront pas ces perspectives mondiales devront être expulsés de la communauté mondiale. »

Bien sûr, l’article [du journal] Moskovsky Komsomolets ne dévoile rien de nouveau qui nous permettrait de comprendre la stratégie de l'élite mondiale. Une autre chose est importante. Le déploiement d'un ordre policier totalitaire de même que l'élimination des États nationaux nous sont proposés comme solutions. Qu’ont donc à dire les libéraux, les socialistes de même que les conservateurs qui sont depuis si longtemps considérés comme de « nouveaux fascistes »? Que recommandent-ils comme planche de salut à l'humanité toute entière? Quelqu'un souhaite que ces projets dont il est question deviennent la norme. Dans ce contexte, certaines personnes «dignes de confiance » représentants la Russie ont démontré que la Russie allait devenir la principale victime de la politique du pillage généralisé lorsque le « gouvernement mondial » deviendra réalité.

Le G20 n'a pas abordé les questions relatives à la monnaie de réserve mondiale, ce n’était pas encore le temps pour cela. Le sommet lui-même était un pas de plus vers le chaos, car les décisions prises ne serviront qu’à exacerber la situation socioéconomique ou autrement dit, et tel que le disait Lyndon LaRouche, n’ont pas d’autre but que « d’en finir avec le patient. »

Entre-temps, la crise s’aggrave, et les analystes prédisent une grave période de chômage. Les plus pessimistes prévisions nous viennent de LEAP/Europe 2020, qui les publie mensuellement dans leurs bulletins, et qu’ils ont même publié dans une lettre ouverte adressée aux dirigeants du G20 dans les jours qui ont précédés le sommet de Londres.

Dès février 2006, LEAP était étonnamment précis dans la description des événements à venir de la « crise systémique mondiale », une conséquence directe à la maladie financière engendrée par l’endettement états-unien. Les analystes du LEAP voient les événements actuels dans un contexte de crise générale, qui a débuté à la fin des années 1970 et qui est maintenant dans sa quatrième étape, la dernière et la plus grave, que l'on appelle la « phase de décantation », où débute l'effondrement de l'économie réelle. Selon Frank Biancheri du LEAP, il ne s'agit pas simplement d'une récession, mais de la fin d’un système où le principal pilier, l'économie états-unienne, s'effondre. «Nos yeux voient la fin d’une époque. »

La crise pourra engendrer des conséquences plus sévères. LEAP prévoit une hausse du taux de chômage de l’ordre de 15 à 20% en Europe et qui atteindrait les 30% aux États-Unis. Si le principal problème que représente le dollar US n’est pas résolu, les événements mondiaux vont prendre une tournure dramatique. La chute du dollar pourrait survenir dès juillet 2009 avec le potentiel d'une crise qui perdurera plusieurs décennies déclanchant « une dislocation géopolitique à travers le monde » avec les bouleversements sociaux et des conflits civils, la division du monde en blocs séparés, le retour à l’Europe de 1914, avec des affrontements militaires, etc. Les plus grands troubles civils auront lieu dans les pays où les systèmes de sécurité sociale sont moins développés et où se trouve la plus grande concentration d'armes, soit principalement en Amérique latine et aux États-Unis, où la violence sociale est d'ores et déjà manifeste dans les activités des gangs armées. Les experts ont noté le début d'une fuite de la population états-unienne vers l'Europe, où la menace directe à la vie n’est, pour le moment, pas si grande. Outre les conflits armés, les analystes du LEAP prévoient des pénuries d’énergie, de nourriture et d'eau dans des zones qui dépendent des importations alimentaires.

Les experts du LEAP décrivent le comportement des élites occidentales comme étant totalement inadéquat: « Nos dirigeants n'ont pas réussi à comprendre ce qui s'est passé et, à ce jour, ils fons toujours montrent d’autant d’ignorance. Nous sommes au sein d'une longue période de récession et il est nécessaire de s'engager dans la mise en place de certaines mesures à long terme pour amortir les coups, alors que nos dirigeants ont toujours l'espoir d'éviter une récession prolongée ... Tous ont été formés autour du pilier états-unien et ne peuvent pas voir que le pilier est un désastre... »

Tout cela n’est pas connu des leaders de niveau intermédiaire, tandis que les gestionnaires mondiaux de haut niveau sont, au contraire, très bien informés. Ce sont eux qui mettent en œuvre le « chaos contrôlé » et la politique de désintégration généralisée, y compris une guerre civile et la désintégration des États-Unis prévue pour la fin de 2009, un scénario qui est largement discutée par les médias états-uniens et les médias internationaux.

À l’aube des conflits prévues dans différentes régions de la planète, un système est mis en place afin de créer un centre supranational reposant sur une énorme machine punitive totalitaire politique, militaire, juridique et de contrôle électronique de la population. Ce système utilise le principe de gestion de réseaux qui permet d'intégrer dans toute société des structures parallèles à l'autorité qui s’en remettent à des centres de décision et qui sont légalisées par le biais de la doctrine de la prévalence du droit international sur le droit national. La coquille demeure nationale, alors que le pouvoir devient transnational. Jacques Attali appelle cela un « un État de droit planétaire ».

Le centre de décision de l’État de droit planétaire est situé aux États-Unis. Bien que ses fondements aient commencé à apparaître dans les années 1990, la lutte contre le terrorisme qui a suivi les événements du 11 septembre 2001 a engendré des phénomènes radicalement nouveaux. L’adoption du Patriot Act de 2001 a non seulement permis aux Services de sécurité de contrôler la population états-unienne et les suspects étrangers, mais a également accéléré le transfert des responsabilités de l’État entre les mains de compagnies transnationales.

Les activités de renseignement, le commerce de la guerre, le système pénitentiaire et le contrôle de l'information sont en train d’être transférés à des mains privées. Cela se fait par le biais de soi-disant sous-traitance, un phénomène relativement nouveau qui consiste à transférer certaines fonctions à des entreprises privées qui agissent à titre d’entrepreneurs et en s’en remettant à des personnes externes à l’organisation pour trouver les réponses à ses fonctions internes.

En 2007, le gouvernement états-unien a découvert que 70% de ses budgets consacrés aux services secrets étaient dépensés à des contrats privés et que « la bureaucratie des services de renseignements de la guerre froide se transforme en quelque chose de nouveau, où dominent les intérêts des entrepreneurs. » Pour la société états-unienne (le Congrès inclus), leurs activités demeurent confidentielles, ce qui leur permet de s’approprier toujours plus d’importantes fonctions entre leurs mains.

D’anciens employés de la CIA disent que près de 60% de leur personnel de soutien son à contrat. Ces gens analysent la plupart des informations, rédigent les rapports pour ceux qui prennent les décisions au sein du gouvernement, ils maintiennent les communications entre les différents services de sécurité, ils viennent en aide aux [pays ou aux organisations] satellites étrangers et ils analysent les données interceptées. Par conséquent, la National Security Agency (NSA) des États-Unis est de plus en plus dépendante des compagnies privées qui ont accès à des informations classifiées. Pas étonnant, alors, que l’on soit en train de faire du lobbying au Congrès au sujet d’un projet de loi qui soit censé donner l'immunité aux compagnies qui ont collaboré avec la NSA au cours des cinq dernières années.

La même chose arrive actuellement aux compagnies militaires privées, qui assument de plus en plus les fonctions de l'armée et de la police. À grande échelle, cette situation a débuté dans les années 1990 dans l'ex-Yougoslavie, mais les travailleurs à contrat ont été plus particulièrement utilisés notamment en Afghanistan et dans d'autres zones de conflits. Ils ont fait le «sale » boulot, tel que ce fut le cas au cours de la guerre en Ossétie du Sud, où près de 3,000 mercenaires étaient impliqués. Pour le moment, les compagnies militaires privées sont de véritables armées, chacune comptant jusqu’à 70,000 soldats, qui opèrent dans plus de 60 pays, avec des revenus annuels pouvant atteindre jusqu'à 180 milliards de dollars (selon Brookings Institution, USA). Par exemple, plus de 20,000 employés de compagnies militaires privées états-uniennes travaillent en Irak avec le contingent de 160,000 militaires états-uniens.

Le système carcéral privé connaît également une croissance rapide aux États-Unis. Le complexe industriel carcéral, qui utilise les travaux forcés et des pratiques d’exploitation, est en pleine expansion, et ses investisseurs sont basés à Wall Street. L'utilisation de la main-d'œuvre carcérale par des compagnies privées a déjà été légalisée dans 37 États, et elle est utilisée par de grandes compagnies telles que IBM, Boeing, Motorola, Microsoft, Texas Instrument, Intel, Pierre Cardin, et d'autres. En 2008, le nombre de détenus dans les prisons privées aux États-Unis était d'environ 100,000 et il s’accroît rapidement, pareil au nombre total de détenus dans le pays (surtout des Afro-américains et des Latino-américains), lequel est de 2,2 millions de personnes, soit 25% de tous les prisonniers au monde.

Après l'arrivée au pouvoir de Bush, la privatisation du système de transport et de rétention des migrants dans des camps de concentration a commencé. En particulier, une succursale de la célèbre firme Halliburton, Kellog Brown and Root (auparavant dirigée par Dick Cheney), a fait exactement cela.

Les plus grands progrès ont été réalisés au cours des dernières années dans le domaine du contrôle électronique de l’identité des personnes, menés sous le prétexte de la lutte contre le terrorisme. Actuellement, le FBI est en train de créer la plus grande base de données biométriques (empreintes digitales, la numérisation de la rétine, les formes des visages, les formes de cicatrices et leur répartition, la manière de parler, de bouger, etc.) qui contient actuellement 55 millions d'empreintes digitales. Les dernières nouveautés comprennent la mise en place de système de balayage du corps dans les aéroports des États-Unis, le dépistage de la littérature lue par les passagers qui prennent l’avion, et ainsi de suite. Une nouvelle occasion de rassembler des informations détaillées sur la vie privée des gens se retrouve dans la directive de la NSA « N59 », adoptée à l'été 2008, « L'identification et le dépistage biométrique dans le but de renforcer la sécurité nationale », et dans la loi classifiée « la Loi préparatoire au terrorisme intérieur. »

En évaluant la politique des autorités des États-Unis, l’ex-représentant au Congrès et candidat à la présidentielle de 2008, Ron Paul, dit que les États-Unis se transforment progressivement en un État fasciste, « Nous nous approchons non pas d’une forme de fascisme hitlérien, mais d'une forme plus douce, qui se perçoit dans la perte des libertés civiles, lorsque des compagnies s’occupent de tout et ... le gouvernement partage le même lit que les grandes entreprises. » Permettez-nous de vous rappeler que Ron Paul est l'un des rares hommes politiques états-uniens qui parlent de la fermeture de l’organisation inconstitutionnelle clandestine, la Réserve fédérale.

Avec l'arrivée au pouvoir d’Obama, l’ordre policier aux États-Unis se ressert de plus en plus, renforçant la sécurité intérieure et la militarisation des institutions civiles. Pourtant, après avoir condamné les atteintes aux libertés individuelles faites par l'administration Bush, Obama a mis son propre personnel sous contrôle total en leur faisant remplir un formulaire de 63 questions qui, pour la plupart, concernent les détails de leur vie privée. En janvier, le président états-unien a signé des projets de loi qui permettront de continuer la pratique illégale d'enlèvement de personnes, de les garder secrètement dans des prisons, et de les déplacer dans des pays où la torture est utilisée. Il a également proposé un projet de loi appelé la loi constituant le Centre d'aide d'urgence nationale, qui prévoit la création de six de ces centres sur des bases militaires des États-Unis dans le but d’aider les personnes qui sont évacuées lors d'une situation d'urgence ou d’une catastrophe, les faisant ainsi passer sous juridiction militaire. Les analystes associent ce projet de loi aux éventuelles perturbations et ils considèrent qu’il s’agit de la preuve que l'administration états-unienne se prépare à un conflit militaire qui pourrait survenir suite à une provocation que l’on est en train de concocter.

Le système de contrôle policier états-unien est activement mis en oeuvre dans d'autres pays, principalement en Europe - grâce à la création de la loi états-unienne d'hégémonie sur son territoire comme moyen de conclure plusieurs accords. La majeure partie des pourparlers étatsuno-européens se sont déroulés sans publicité concernaient la création de la « zone de contrôle de la population » qui se sont tenus au printemps 2008, lorsque le Parlement européen a adopté la résolution qui a ratifié la création d’une zone commune de marché transatlantique et de l'abolition de toutes les barrières aux échanges et aux investissements d'ici 2015. Les pourparlers ont abouti à un rapport classifié établi par les experts de six pays participants. Ce rapport décrit le projet visant à créer « une zone de coopération » dans « les domaines de la liberté, de la sécurité et de la justice. »

Le rapport insiste sur la réorganisation du système de la justice et des affaires intérieures des États membres de l'Union européenne (UE) de manière à ce qu’il ressemble au système états-unien. Il ne concerne pas seulement la possibilité de transférer des données à caractère personnel et de coopération des services de police (qui est déjà en cours de réalisation), mais aussi, par exemple, l'extradition des immigrants originaires de l'UE aux autorités états-uniennes, conformément au nouveau mandat qui a aboli toutes les garanties européennes de procédure d’extradition. Aux États-Unis, la Loi concernant les commissions militaires (Military Commissions Act) de 2006 est en vigueur et elle permet la persécution ou l'emprisonnement de toute personne qui est identifiée comme « ennemie combattant illégalement » par les autorités exécutives et elle s'étend à tous les immigrants en provenance de pays qui ne sont pas en guerre avec les États-Unis. Ils sont persécutés à titre d’« ennemis » sans s’appuyer sur des éléments de preuve, mais parce qu'ils ont été identifiés par les agences gouvernementales. Aucun gouvernement étranger n’a protesté contre cette loi qui a une portée internationale.

Bientôt, ils vont signer l'accord sur la communication des données à caractère personnel, conformément à laquelle les autorités états-uniennes seront en mesure d'obtenir de telles informations personnelles comme les numéros de carte de crédit, les comptes bancaires, les investissements, les voyages ou les communications effectuées par Internet, ainsi que les informations concernant la race, les convictions politiques et religieuses, les coutumes, etc. C'est sous la pression des États-Unis que les pays de l'UE ont introduit des passeports biométriques. Le nouveau règlement de l'UE implique que l'ensemble des citoyens de l'UE devra passer au passeport électronique à partir de la fin juin 2009 jusqu’à 2012. Les nouveaux passeports contiendront une puce qui contiendra non seulement les informations et la photo du passeport, mais également les empreintes digitales.

Nous assistons à la création d’un camp de concentration électronique mondial et les crises, les conflits et les guerres sont utilisés pour le justifier. Tel qu’écrivait Douglas Reed : « Les gens ont tendance à trembler face à un danger imaginaire, mais ils sont trop paresseux pour déceler celui qui est réel. »


Article original en anglais, Strategic Ciltural Foundation, le 23 avril 2009. Pour lire l'article,
cliquez ici.

Traduction : Dany Quirion


 Articles de Olga Chetverikova publiés par Mondialisation.ca
http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13469


http://bridge.over-blog.org/article-30964615.html


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