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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 00:37



Pourquoi abondance ne rime-t-elle plus avec jouissance ? S’appuyant sur les propos de l’écrivain anarcho-primitiviste John Zerzan, le film met en évidence les dérives et les dangers du développement effréné de nos sociétés de consommation et s’amuse habilement des propos irresponsables de nos dirigeants politiques et industriels. Ironique et sans concessions, cet essai en forme de collage virtuose dénonce les dérives du libéralisme, la coercition médiatique et publicitaire, la course insensée au profit et le gâchis produit par la société de consommation. Ses paroles croisent ici celles de Berlusconi, Bush, Chirac, Poutine, Bill Gates et Fidel Castro, sur des images des manifestations de Gênes ou des dérives consuméristes (détritus, management, publicité...). Collage, manipulation des sons et des synchronisations, répétitions suggestives, montage incisif, musique dub et électro, slogans martelés, le film utilise les mêmes techniques que la publicité et les shows télévisés...

La Cause du Peuple -
Vidéo 51mn12

La Consommation par la Terreur - Surplus

Le reportage commence sur un constat : le tout au profit, toujours plus grand, toujours plus haut a des conséquences désastreuses sur l'environnement, et sur l'ensemble des populations, en particulier celles des pays pauvres. Mais quel pays est pauvre par hasard ? Où sont donc les grosses ficelles de la manipulation. Mondialiste contre altermondialiste, est-ce le goût de la violence qui fait se déplacer des millions de personnes qui luttent pour un monde meilleur et plus équitable ? A moins que la violence ne soit en fait pas là où « on » nous le dit.

Question manipulation, voilà qui nous amène sur les dérives de langage de certains de nos politiciens, à tous les niveaux de pouvoir. Selon le principe que pour qu'un mensonge devienne vérité, il suffit de le répéter inlassablement un nombre suffisant de fois ; la pensée unique néo-libérale s'est trouvée là son coupe-coupe favori qui, couplé au dénigrement systématique, rase les contestations jusqu'à l'os. Ces excès dialectiques sont la forme médiatique de la communication du haut vers le bas de la hiérarchie sociale, c'est dire, en utilisant des langages qui ne sont pas les leurs, les hommes de pouvoir prennent le peuple pour une sorte d'idiot du village mondial à qui il faut dire les choses simplement, parfois agressivement, mais toujours accompagné de références propres à faire surgir de simples émotions.

Il n'y a qu'à regarder les discours populistes contemporains, pratiqués par une frange de plus en plus importante de la droite politique pour s'en rendre compte : l'émotion est le moteur de leur discours vide. Ce qui compte n'est pas le contenu mais l'effet. Si des gens normaux se mettent à gueuler comme des bœufs et foncent acheter le dernier tee-shirt pro-Sarko, c'est que le discours a fait mouche. Ce principe du mensonge transformé en vérité par la répétition et cette méthode qui consiste à galvaniser par l'émotion ceux qui prêtent l'oreille aux discours populistes, nous sont directement légués par ceux-là même qui les ont instrumentalisés à grande échelle : les idéologues ultra-nationalistes du 3eme Reich, Goebbels en tête : "l'idéal, c'est que la presse soit organisée avec une telle finesse qu'elle soit en quelque sorte un piano sur lequel puisse jouer le gouvernement".

Grâce à ce piano médiatique, nous sommes passés de « la sainte croisade du XXe siècle contre le bolchévisme » à « la sainte croisade de XXIe siècle contre l'islamisme ». La manipulation, l'instrumentalisation de l'actualité sont partout, et leur lucarne favorite est la télévision, la plus apte à diffuser rapidement au plus grand nombre les effets de propagande. Ici non plus ce n'est pas un hasard, la propagande est quelque chose de bien connu de nos jours, et elle n'a d'autre but que de communiquer un message simple et bien défini à une masse de personnes afin d'orienter leurs réactions dans la direction voulue, la masse qui représente la fameuse « opinion publique »(quelqu'un se souvient des dernières caricatures ?). C'est ainsi que ça fonctionne. Le pouvoir, depuis la disparition des monarchies de droit divin, a bien du se trouver de nouveaux vecteurs de contrôles, de nouvelles manières de conserver ce pouvoir durement acquis, à la sueur du front des autres.

« Dès qu'on est plus de deux, on est une bande de cons »... simpliste, certes, mais ce léger épigramme pourrait être l'illustration même de ce qu'est la « masse molle », composante invariable des sociétés humaines. Si chaque individu pris séparément peut se révéler être une personne sensée et douée de raison (d'esprit critique), lorsque la foule remplace l'individu, cette première impression s'envole. Ajoutez-y un discours bien populiste, qui va brosser l'auditoire dans le sens du poil et faire vibrer les cordes sensibles avec des valeurs les plus dangereuses, saupoudrez d'un peu de nationalisme, un soupçon d'éloge tantôt consumériste, tantôt travailliste, finissez enfin par une cuisson rapide en désignant l'un ou l'autre bouc émissaire, et vous voilà à la tête d'une foule rendue hystérique, prête à se jeter à vos pieds de sauveur-qui-sait-tout-et-qui-nous-guide. L'alchimie de la transformation de la conscience collective en inconscience collective, l'incroyable capacité à transformer tous les signes d'oppressions en valeurs positives... La liberté, c'est l'esclavage.

C'est sur la masse-molle que le pouvoir agit, c'est pour elle et par elle que le pouvoir communique, et son discours peut se résumer ainsi : "bonjour mes amis endoctrinés, nous sommes semblables et fiers d'être endoctrinés, et nous rejetons tous ceux qui ne partagent pas notre doctrine". Les médias télévisés n'attendrissent pas les cerveaux seulement pour vendre du soda, ils préparent le terrain pour que la masse soit toujours prête, réactive aux appels lorsqu'on a besoin d'elle, sage et rangée entre deux élections... N'est-ce pas ça être civilisé ?

Le talon d'Achille de cette gigantesque manipulation médiatique c'est que, malgré tous leurs efforts, il y aura toujours des irréductibles pour nager à contre courant, et d'autant plus que ces nageurs possèdent leur propre média, dont le nom est d'ailleurs la définition même de ce qu'est la contestation globale de la globalisation : Internet, une interconnexion de réseau. Voilà qui éclaire d'une drôle de lueur les dernières attaques massives contre le « monde virtuel ». Mais s'il se sont rendus compte, à leur grand dam, que le capitalisme était soluble dans l'Internet, il sont aussi en train de prendre la mesure du contre-poids énorme que le réseau des réseaux représente face à leurs propres manipulations médiatiques. La question est de savoir si leur centralisme idéologique va aussi se dissoudre, ou si au contraire il va leur permettre de museler définitivement ce média trop libre. On peut contrôler des milliers d'éditorialistes et de rédacteurs, mais des dizaines de millions, c'est beaucoup plus difficile, alors ils préfèreront essayer de contrôler d'avantage la masse, en l'orientant toujours vers les mêmes sources. « Ne vous occupez de rien, nous pensons pour vous ».

Restons toutefois optimiste, essayons au-moins. L'occident n'est pas la planète, loin de là, et si 70 millions d'américains commencent à se poser de très sérieuses questions sur le 11 septembre 2001, il existe bien une petite lueur, quelque part.

Source : La Fille du Père Noël


http://www.lacausedupeuple.com/documentaires/2009/02/27/surplus-consommation-terreur

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Published by Eva R-sistons - dans Alerte - danger ! - SOS
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