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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 16:44




Lorsque Deng Xiaoping arrive au pouvoir en 1976, la Chine sort du désastre connu sous le nom de Révolution Culturelle.

Il lance alors le « socialisme de marché ».
 

A la grande stupéfaction de l’Occident, l’État Chinois se fait l'allié objectif de son économie sans s'embarrasser de préoccupations idéologiques.
Il ouvre les portes, rompt les digues.
 

Mais il garde une main de fer, comme au plus beau du totalitarisme communiste.

Pour brimer les patrons ?

Non, pour protéger et contrôler son économie. En particulier :
 

-   Les investissements étrangers sont soumis à des procédures de contrôle strictes.

-   Les licences d'importation sont soumises à des quotas. Sauf pour un petit nombre de produits (insecticides, céréales, boissons gazeuses, photocopieuses) 

-   La circulation des capitaux est réglementée

-   L’implantation des banques étrangères est soumise à des autorisations multiples et compliquées.


La dynamique chinoise prend des chemins de traverse, s’aventure là où on ne l’attend pas :


Les entreprises sont conviées à rentabiliser à un taux inférieur à celui que demandent les entreprises étrangères, et lorsque cet avantage concurrentiel ne suffit pas, l'État intervient directement pour les protéger.


La sous-évaluation du yuan, la monnaie chinoise, est utilisée pour fausser la concurrence internationale en faveur des produits chinois (si le yuan vaut trois fois moins que l’euro, on pourra, avec un euro, acheter trois fois plus de chewing-gum à Shanghai qu’à Mantes-la-Jolie).


En somme : La Chine a parfaitement compris comment fonctionne la mondialisation, mais se garde bien d’adhérer aux principes libéraux qui pourraient entraver sa propre économie. 


Le communisme au service du capitalisme ? Ou vice-versa ?

 

L'application de ces principes a permis à la Chine de caracoler en tête de l’économie mondiale avec une croissance à deux chiffres et de produire :

-   85% des tracteurs, des montres et des jouets de la planète

-   Un appareil photo et un ordinateur portable sur deux.

-   Un téléviseur et une machine à laver sur trois

-    15 % de l'acier mondial.

 


Ceci dit, tout n’est pas rose. Un bémol qui tient en deux mots : paradoxe et vulnérabilité.
 

a)     Paradoxe : Malgré ce développement économique spectaculaire le niveau de vie des chinois a peu progressé.

b)    Vulnérabilité : l’économie chinoise est dépendante de l’économie mondiale, puisque les ¾ du PIB  est lié aux exportations et que la moitié des produits exportés est fabriquée par des entreprises étrangères.

 
 

Et c’est là que le bât blesse.

Car si la Chine est un corps sain, robuste, il est aussi parcouru de passions.

Or, le mot passion, synonyme d’enthousiasme, évoque aussi la fièvre, la fureur, la rage… le feu !

Avec la crise, la croissance chinoise va descendre sous les 9 %. Si elle dégringole encore, il est à prévoir des étincelles, des conflits sociaux.

 

Et si la Chine brûle, il est à prévoir que l’Occident s’embrase.

 
 

Voir blog : http://chinoiseries.over-blog.fr/

Notamment l’article : L’économie chinoise en 5 minutes.

Les photos m’ont été gracieusement prêtées par :

 http://www.jcreations34.com/

Ce blog, très beau et dynamique, est un magnifique espace de création.

Merci Julie et Alban !!!

 


http://www.basagana-ramon.com/article-24114059.html

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Published by Eva R-sistons - dans Alternatives au Système
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