Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 02:32


Démanteler l’hôpital public pendant une pandémie ?

16 mai 2009 - 19:19

16 mai 2009 (Nouvelle Solidarité) – Alors que médecins et personnels hospitaliers étaient dans la rue jeudi pour arrêter la loi Bachelot, qui menace de démanteler l’hôpital public en le soumettant à une gestion purement financière, les plans de contingence des autorités françaises révèlent qu’en cas de pandémie grippale provoquée par un type de virus nouveau, les capacités d’accueil des établissements de soins seraient rapidement saturés et l’ensemble du système de santé se retrouverait désorganisé.

Depuis octobre 2004, les autorités françaises ont conçu des plans de contingence en cas de pandémie grippale, particulièrement s’il s’agissait d’ « un nouveau virus grippal contre lequel l’immunité de la population est faible ou nulle ». Voici ce que dit la quatrième version, datée du 20 février 2009, du « Plan national de prévention et de lutte ’Pandémie grippale’ », publiée par le bureau du Premier ministre et du Secrétariat Général de la Défense nationale :

« La cinétique et l’impact d’une pandémie ont été modélises par l’Institut de veille sanitaire sur la base des pandémies historiques. En l’absence d’intervention sanitaire, le bilan français pourrait s’établir de 9 à 21 millions de malades, et de 91 000 à 212 000 décès en fin de pandémie. 500 000 à un million de personnes pourraient développer des complications nécessitant leur hospitalisation.

« Outre son impact sanitaire majeur, une pandémie pourrait provoquer durablement : 1) une désorganisation du système de santé en raison de la saturation rapide des services de soins ; 2) des difficultés graves pour certains secteurs d’activités d’importance vitale ou d’autres services essentiels au fonctionnement de la société et de l’Etat en période de pandémie ; 3) une désorganisation de la vie sociale et économique. »

Si ces estimations sont calculées dans le cas d’« absence d’intervention sanitaire », la faible connaissance du virus A-H1N1 par les scientifiques, le délai de production du vaccin ainsi que la limitation de cette capacité de production, ne permettent pas de penser que la pandémie actuelle épargnerait un pays comme la France. De surcroît, selon les derniers chiffres disponibles, le nombre de lits dans les hôpitaux publics de l’hexagone est passé de 348 301 en 1992 à 294 802 en 2004.

Contrairement à la volonté actuelle de rentabilisation de l’hôpital public qui sous-entend un taux d’occupation des lits de 100%, une véritable politique de santé publique et de population doit prévoir en permanence 15% de lits inoccupés, ainsi que le personnel qui va avec. MM. Sarkozy et Fillon devraient au moins se réveiller, s’ils ne veulent pas perdre leurs électeurs dans une éventuelle pandémie.

A lire Santé et population : Qui veut euthanasier l’hôpital public ?

http://www.solidariteetprogres.org/article5449.html

_______________________________________________________________________________________

Grippe H1N1 : la menace d’un triage Nord-Sud
13 mai 2009 - 18:57

13 mai 2009 (Nouvelle Solidarité) — Lundi, lors d’une conférence à l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) de Rennes, qu’il préside, l’épidémiologiste Antoine Flahaut a affirmé que 35 % de la population française pourrait être touchée par la grippe A-H1N1, ce qui pourrait causer la mort de 30 000 personnes, c’est-à-dire cinq fois plus que la grippe saisonnière responsable chaque année de 6000 décès.

M. Flahaut ne croit pas au scénario de type grippe espagnole de 1918-1919 (au moins 40 millions de morts selon l’OMS), mais rapproche la pandémie actuelle de la grippe de Hongkong de 1968 qui fit 30 000 morts en France.


« Si au niveau collectif c’est une grande menace, au niveau individuel ce n’est qu’une grippe », expliqué-t-il. « 35 % de la population malade, cela peut gripper le système, notamment le système de santé », a-t-il poursuivi. « La pandémie, nos pays s’en sortiront sans grands dégâts, ceux qui vont en souffrir sont ceux qui souffrent déjà, par exemple ceux qui ont des emplois précaires », prédit-il.


En attendant une décision de l’OMS sur une stratégie victorieuse, le danger existe qu’une logique de triage l’emporte : « Chaque nation va décider de sa politique et cela ne va pas être triste, car il n’y aura pas de vaccins pour tout le monde », a encore déclaré M. Flahaut. « Soit on vaccine, comme pour la grippe saisonnière, les personnes âgées et les plus fragiles, soit on veut faire barrière au virus et on vaccine les personnes stratégiques, mais c’est qui les personnes stratégiques ? », s’est-il interrogé.


Il est clair que dans ces conditions, tout doit être fait pour reconstruire un bon système de santé publique et rejeter toute réforme qui, au nom de la santé financière des spéculateurs, porte atteinte à la santé de toute l’humanité.

http://www.solidariteetprogres.org/article5436.html


Qui a laissé échapper le virus A/H1N1 ?


Grippe H1N1 : s’auto-infecter ne vous permettra pas de survivre


  






Partager cet article

Published by Eva R-sistons - dans Santé
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche