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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 15:36




Le baccalauréat ne débutera que dans trois semaines et les partiels universitaires démarrent à peine, mais, pour certains élèves, le stress des examens de fin d'année est déjà là : depuis hier et jusqu'à vendredi, 816.000 écoliers de CE1 sont soumis à un gigantesque test national de niveau. Sur leur bureau, une centaine de questions destinées à mesurer leurs « acquis » en mathématique et en français : savoir lire un texte à haute voix, le rédiger, résoudre un problème...

Un jalon supplémentaire dans leur scolarité, qui comptera désormais quatre grands rendez-vous nationaux : CE1, CM2, brevet, baccalauréat. Et une pièce maîtresse de la réforme de l'école primaire voulue par le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, désireux de développer à la fois une culture d'évaluation dans un ministère qui en manque et de créer des instruments de mesure plus conformes aux standards internationaux.

En janvier dernier, les élèves de CM2 avaient déjà joué les cobayes en se prêtant pour la première fois à ce jeu des questions-réponses. Avec des résultats nettement plus encourageants que leurs médiocres scores aux palmarès internationaux : plus du tiers des élèves ont un très bon niveau et seuls de 7 à 15 % ont été déclarés en très grande difficulté en français et en mathématiques.

Les syndicats n'en restent pas moins dubitatifs sur la méthodologie employée. « Ces tests ne nous aident pas à cerner les failles. Si un élève échoue à résoudre un problème, nous ne savons toujours pas si c'est faute de savoir faire une opération ou de savoir lire un énoncé », objecte Gilles Moindrot, le secrétaire général du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire. « Il n'y a que deux réponses, «maîtrise» ou «ne maîtrise pas», ce qui signifie que si un élève répond juste quatre fois sur six, il est considéré comme ne maîtrisant pas. Ce n'est pas encourageant », juge-t-il. A l'unisson, le SE-Unsa juge également le test « trop binaire ».

Une inquiétude sourde

En revanche, les syndicats ont mis en sourdine leur principale critique qui portait en janvier sur le calendrier « inopportun » du test : cette fois, les élèves ont eu tout le temps de parcourir le programme scolaire.

Reste une inquiétude sourde concernant l'utilisation de ces évaluations. Le ministère promet de ne pas communiquer les résultats école par école, pour ne pas nourrir de velléités de « classement ». Il ne divulguera en juin que les résultats des élèves, des classes et de l'académie. Mais les syndicats ne semblent qu'à demi rassurés : la CGT-Education et la FSU ont appelé les enseignants à des boycotts partiels : faire les tests, mais ne pas communiquer tous les résultats. En janvier, un quart des professeurs des écoles avaient suivi cette consigne, se privant de la prime de 400 euros promise par le ministère.
les echos



http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-31871267.html

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Published by Eva R-sistons - dans Alerte - danger ! - SOS
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