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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 04:34

Une révolution souterraine est à l’œuvre ... 
mais laquelle ?

 

L’état du monde m’inquiète. Les dirigeants financiers de la planète semblent agir comme s’il ne s’était rien passé. Ils veulent conserver leurs avantages acquis, sans voir que ce sont des privilèges insupportables, qui seront balayés par la colère populaire, si rien n’est fait pour les réduire en douceur.


Les marchés voient que l’argent coule à flot …


Ce soir, la lettre signée Isabelle Mouilleseaux (publications Agora, diffusion gratuite) révèle que les marchés font comme si les nouvelles de l’économie réelle étaient bonnes.


Depuis mars dernier, le rebond des marchés est impressionnant. En trois mois, le CAC a rebondi de 33%, le Dax de 39%, et les indices Dow Jones et S&P 500 de respectivement 29% et 37%. L'euphorie est de mise. Le résultat est époustouflant.

Pas de doute, les centaines de milliards de dollars injectés à tous les niveaux par les banques centrales et les gouvernements de la planète font leur effet. L'argent coule à flot, et les marchés apprécient. Continueront-ils d'apprécier lorsque le flot cessera et que le moment sera venu de payer l'ardoise ?


Mais surtout, une fois ces sommes astronomiques absorbées et digérées par le système, l'économie sera-t-elle à même de prendre la relève pour assurer la croissance, la vraie ? Celle qui est générée par la création de richesse (biens et services), non celle artificiellement créée par la création monétaire excessive et l'endettement. Toute la question est là...

En attendant, il y a au moins deux préalables à toute reprise économique : la stabilisation (prix et volume) du marché immobilier américain et la solide reprise de la consommation américaine. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le flou règne sur ces questions (…).


L’argent est devenu une religion

 

Sur le site du quotidien Le Monde, le 2 mai, on  pouvait lire que, aux USA, dans les milieux de la finance, la vie reprenait comme avant.

 

La finance, comme si de rien n'était, par Frédéric Lemaître

 

(…) Au sud de l'île de Manhattan, à Wall Street, là où, c'est bien connu, travaillent les plus brillants cerveaux de la planète, l'heure est de nouveau à la fête. En tout cas, on s'y prépare. Assez discrètement pour ne pas provoquer la colère des "cols bleus" de Chrysler et de General Motors (encore des syndiqués qui n'ont rien compris), mais assez bruyamment pour que New York se reprenne à espérer.

 

Si tout se passe comme prévu : les réjouissances devraient se tenir à la mi-janvier 2010. Au moment de la réception des bonus. Car, c'est ça, la bonne nouvelle qui change tout : les banques américaines ayant au premier trimestre renoué avec les profits, le temps des primes est revenu. Les spécialistes ont fait leurs calculs : six des principales banques américaines ont déjà mis de côté 36 milliards de dollars pour les primes à venir. La banque Goldman Sachs, par exemple, au coeur du système, a provisionné 4,7 milliards de dollars. Si elle continue à ce rythme durant les neuf mois suivants, elle pourra verser une prime de 569 220 dollars à chaque salarié au début de l'année prochaine. Soit presque autant qu'en 2007, année record, rappelle le New York Times (…).


Ce 28 mai, ce journaliste fait le constat que rien n’a changé dans l’opacité du système et, les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous allons, à coup sûr, vers la prochaine crise.

 

La prochaine crise économique a déjà commencé, par Frédéric Lemaître

 

(…) Aidées par les Etats, les banques ont le sentiment que, pour elles, le gros de la crise est passé. Tout doit donc redevenir comme avant. Reconstituer les marges est même une nécessité absolue. Et prendre à nouveau des risques.

 

Peu importe que le G20 de Londres ait jugé, en avril, que "les principaux échecs de la régulation et des contrôles du secteur financier ont joué un rôle essentiel dans la crise".

 

Peu importe que Jean-Pierre Jouyet, président de l'Autorité des marchés financiers, dénonce, dans Le Monde du 26 mai, le fait qu'"une part très substantielle des marchés financiers n'est, de fait, pas réellement contrôlée ou opère en toute opacité".

 

Plus discrets qu'hier mais aussi déterminés, les opérateurs poursuivent leurs pratiques opaques. Exemple : il ne se passe pas un mois sans qu'une banque ou une Bourse crée une "plate-forme alternative", une Bourse d'un nouveau genre dont le principe est de travailler à l'abri des regards. Le nom anglais est plus explicite : les Anglo-Saxons parlent de "dark pools". Tout est dit. Vous avez aimé les subprimes, les Credit Default Swaps et autres produits titrisés dans lesquels, à votre insu, votre banquier avait placé une partie de vos économies ? Demain, vous adorerez Xetra Midpoint, Smartpool, Chi-X-Delta et NeuroDark.

 

Outre l'opacité, la cupidité a été l'autre facteur déclenchant de la crise. Là aussi, tout change pour que rien ne change. Certes, les parts variables des rémunérations vont légèrement baisser, mais aux Etats-Unis, la part fixe va, elle, s'accroître de 50 % à 100 %, selon les banques.

Comme l'a expliqué dans Les Echos (du 25 mai) Kenneth Lewis, directeur général de Bank of America, une des plus grandes banques du pays qui ne doit son salut qu'aux 45 milliards de dollars injectés par l'Etat, son objectif est de rembourser au plus vite cette aide (…).

 

Comment en est-on arrivé là ? Une partie de la réponse figure dans un petit essai passionnant, à la fois philosophique et économique, que vient de publier Charles-Henri Filippi. Dans L'Argent sans maître (éd. Descartes et Cie, 96 p., 15 euros), cet ancien collaborateur de Laurent Fabius, qui fut jusqu'à récemment patron de la filiale française d'HSBC, explique comment, au fil des siècles, l'argent, qui était un moyen d'émancipation, est devenu une religion. Surtout, il démontre comment la cupidité, "stimulant individuel", est, elle, devenue un véritable "système de gouvernance" et le "fondement institutionnalisé d'un enrichissement sans cause réelle et sans limite sérieuse"(…).

 

Sur le site des Echos, ce 28 mai, l’éditorialiste Jean-Marc Vittori minimise les responsabilités des banquiers dans la crise, préférant mettre en avant « les révolutions de l’économie » :

 

Une crise, sire ? Non, une révolution ! Quand le monde subit un choc économique d'une telle violence, ce n'est pas seulement que les banquiers ont cassé la baraque. C'est aussi que des forces profondes agissent. Le krach est un séisme révélant le mouvement de plaques tectoniques dans les entrailles de l'économie. Une révolution souterraine est à l'oeuvre en ce moment.

Lire cet article : ANALYSE Le partage des richesses au coeur du séisme économique        

 

 Cet article est le 76ème paru sur ce blog dans la catégorie Capitalisme


http://mrc53.over-blog.com/article-31990515.html

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Published by Eva R-sistons - dans Comprendre le monde
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commentaires

Eva 30/05/2009 22:52

Corée: publié

merci eva

Eva 30/05/2009 22:52

Merci pour ce texte, Corinne

eva

Corinne 29/05/2009 15:51

Eva:

http://fr.news.yahoo.com/3/20090529/twl-coree-nord-nucleaire-2f4e741.html

Corinne 29/05/2009 15:22

Bjr Eva!

http://politicomedias.over-blog.com/


gros bisous




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