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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 05:56



Jacques Attali : « Contrairement à ce qu’on voudrait faire croire, la crise s’approfondit
»



Posted by
admin on juin 8th, 2009 and filed under Crise Economique, International. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

Source: Blog Officiel de Jacques Attali

Contrairement à ce qu’on voudrait faire croire, la crise s’approfondit : aux Etats-Unis, tous les déficits augmentent ; les défauts des banques s’aggravent ; et même si Wall Street est en hausse, sa valeur est encore 40% inférieure à celle d’octobre 2007. De plus, chacun murmure, dans les cercles informés, qu’il faut s’attendre à bien d’autres tsunamis : sur les crédits immobiliers privés, sur les cartes de crédit, et sur l’immobilier commercial.

Il est temps pour la France de comprendre que, à ce rythme là, le pire est presque certain : un marché immobilier en baisse ; une surcapacité de production dans les grands secteurs ; une récession en 2009, 2010, et même de 2011 ; le chômage dépassera les 3,5 millions de personnes ; le déficit budgétaire atteindra , malgré tous les maquillages, les 8 ou même les 10 % du PIB, à moins d’augmenter massivement les impôts, ce qui sera de plus en plus difficile, avec l’approche des élections présidentielles ; les élites scientifiques et techniques se révolteront ou partiront, écœurées par la révélation des fortunes faites dans la finance .

Il faut affronter une réalité difficile, la répéter tous les jours, jusqu’à ce qu’on la comprenne : Si le pouvoir politique n’agit pas massivement, de façon véritablement révolutionnaire, la récession est là pour au moins dix ans ; elle débouchera sur un décrochage de l’Europe et de la France, à jamais distancées par les pays qui auront compris l’importance des révolutions en cours.

Pour y répondre, les Etats-Unis, dans un pari fou, investissent l’argent qu’ils n’ont pas dans les secteurs de pointe. Et la Chine, dans un pari tout aussi audacieux, abandonne tout espoir d’une reprise de ses exportations vers l’Amérique et investit, dans une relance gigantesque, 20% de son PIB en infrastructures internes.

L’Europe, face à cela, ne fait rien. Paralysée par son histoire et par ses prudences, elle préfère croire que la crise va se régler d’elle-même. Ayant tout misé sur une réforme de la gouvernance mondiale, dont la comédie de Londres n’a naturellement pas accouché, elle semble désormais attendre que le marché sorte de sa poche un remède miracle. Privée de dirigeants audacieux à Bruxelles , l’Union ne se donne aucun moyen nouveau ni pour protéger ses banques, ni pour relancer ses secteurs de pointe. 2008 et 2009 resteront comme les années du néant européen. L’euro lui-même ne résistera pas à un tel choc.

Il est temps pour la France de comprendre que, à ce rythme là, le pire est presque certain

http://www.spreadthetruth.fr/wordpress27/?p=1080


Video: Derrière le Nouvel Ordre Mondial, se cache les plans diaboliques de la Foi Baha’i »

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Published by Eva R-sistons - dans Le Futur
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commentaires

Eva+R-sistons 10/06/2009 01:26

Merci pour ton intervention autorulation, ou régulation ?bien à toi eva

Johannes+Finckh 09/06/2009 10:27

Cher Jacques ATTALI,je vous joins ma proposition de monnaie anticrise, un moyen à mon sens, simple et révoltionnaire d'en finir avec la crise systémique!
Bordeaux, 3 Janvier 2009

Une monnaie anticrise ou l'oeuf de Colomb
 

Je lis toujours attentivement la revue „Humane Wirtschaft(=l'économie humaine)", ses analyses me sont si familières que je ne puis plus penser autrement que du point de vue de l'économie franchiste.
Les articles de Günther Moewes et de Helmut Creutz (naturellement!) sont, comme toujours, excellents.
J'ai eu cependant un mouvement d'arrêt quand j'ai lu chez Moewes: „L'instant actuel serait, pour un changement abrupt de cap, on ne peut plus inapproprié."
Précisément, il me semble que non!
L'instant n'a jamais été aussi approprié!
En effet, la thésaurisation de monnaie liquide a pris des formes extrêmes, et rien ne la ralentira sans l'introduction d'une monnaie nouvelle grevée de frais de circulation – une monnaie anticrise.
La situation est telle qu'il vaudra mieux renoncer à un mouvement abrupte de réduction de la thésaurisation, et il s'avérera que cela n'est absolument pas nécessaire! Le problème se règlera de lui-même comme je le montrerai ici.
Les coupures de 500,200 et 100 Euros devraient nous laisser indifférents parce qu'elles ne circulent guère!
Seules les coupures de 50,20,10 et 5 Euros sont importantes!
Il suffirait que la banque centrale européenne décide de n'émettre plus que ces coupures-là!
Mais la BCE ne devrait, du fait de la crise de refinancement, n'émettre plus que des „billets anticrise", dès maintenant! Cest-à-dire des billets qui, selon le modèle gesellien, seront pourvus de frais de circulation ! Car il ne saurait être dans l’esprit des gardiens de la monnaie que la monnaie nouvellement émise soit aussitôt thésaurisée et mise de côté.
La BCE a pour cela des raisons suffisantes. J'ai lu plusieurs fois dans la presse économique que les banques déposent en ce moment leurs excédents du marché au jour le jour préférentiellement sur leurs comptes à la BCE au lieu de les placer sur le marché interbancaire pour les reprendre les jours suivant, selon leurs besoins. La BCE regrette ceci, car ceci aggrave la crise de confiance entre banques, complique et ralentit les crédits consentis au secteur économique. La BCE veut à juste titre baisser le taux de rémunération pour de telles opérations, et elle le fera aussi sans doute.
La crainte que, dans la situation présente, les banques continueront à déposer trop d'argent à la BCE, même à taux zéro, reste cependant fondée, justement par la crise de confiance.
Il me semble ainsi que dans cette situation, reconnue par tous comme inhabituelle, la BCE pourrait être en droit, et cela sans aucun changement de loi, de grever ses billets nouveaux d'une taxe à la circulation, par exemple 5,2% annuels, et elle veut explicitement tout mettre en oeuvre pour empêcher que ces émissions nouvelles ne soient pas « pendant la nuit » immobilisées mais qu'elles alimentent effectivement le marché interbancaire de l'argent ! Cette taxe peut être marquée électroniquement et aussi être imprimée mensuellement, quoi qu'il en soit, si l'idée est juste, il y aura aussi un chemin.
Puisque la BCE est largement indépendante et „autonome", il est évident qu'elle pourra justifier cette mesure par la crise inhabituelle – si elle le veut!
La résistance semble être surtout intellectuelle, tout comme jadis le problème de l'or. Nous savons que la seule „couverture" de la monnaie est son seul pouvoir d'achat et sa validité légale.

Une telle réorganisation de l'émission du numéraire ne provoquerait, seule, aucune inflation dans le contexte actuel!

Il est évident que les billets traditionnels seront repris par la BCE sans aucune retenue ni perte pour les banques et sans pertes pour les clients auprès des banques de détail!
Les billets nouveaux ne seront repris par la BCE que moyennant une détaxe en fonction du temps – 5,2% annuels, 0,1% hebdomadaires ou 0,014% au jour le jour! Justement parce qu'il s'agit d'une monnaie anti-crise qui est censée circuler rester en usage quand il y a la crise de confiance comme maintenant !

Retentissements d'une telle mesure vraiment simple:

La monnaie anticrise serait toujours mise en mouvement préférentiellement et assurera la tâche stimulante de la conjoncture immédiatement!
Lors d'une crise financière nouvelle survenant à coup sûr dans les mois à venir d'une façon répétée, la BCE devra répondre avec sa monnaie anti-crise parce qu'elle ne pourra faire autrement!

Il est alors plus que vraisemblable que les prix des actions et des terrains ne cèderont et remonteront plutôt vite, événement actuellement plutôt souhaitable. Les liquidités ainsi dégelées retourneraient aux banques, car la baisse actuelle provient justement de la rétention liquide (thésaurisation!) des investisseurs.
Les banques pourront régler leurs dettes auprès de la BCE, quand c'est nécessaire.

La BCE devra geler et détruire dès lors des quantités importantes de monnaie liquide, car sa tâche est et reste le contrôle de l'inflation et le maintien du niveau des prix. En même temps, cela sera essentiellement la monnaie traditionnelle qui refluera, car elle sera reprise sans perte.

Effets sur les comptes courants: Puisque le refinancement ne sera effectué qu'avec la monnaie anti-crise, les banques devront d'elles-mêmes appliquer la taxe circulante aux comptes courants, car le rôle de la monnaie liquide est, en fait, d'être prête dès que les usagers la demandent, et les banques doivent pouvoir fonctionner normalement.

L'objection qui prétend que la monnaie liquide n'aurait qu'un impact faible est foncièrement fausse, car tous les comptes courants ne valent que si la promesse de liquide est tenable d'une façon crédible.

Des excédents sur les comptes d'épargne, qui ne sont pas concernés par la taxe circulante, ne manqueraient pas d'apparaître rapidement ; ils entraîneront le fait que les banques doivent accorder davantage de crédits à l'économie parce que les dépôts bancaires causent aux banques des taxes circulantes que les banques n'éviteront qu'en les redistribuant aux emprunteurs le moins cher possible. Une Baisse des taux de l'épargne et du crédit serait la conséquence, ce qui ne peut que stimuler la conjoncture.

Ce mouvement de baisse des taux serait cependant freiné par le règlement des paiements d'intérêts contractuels du passé qui devront être faits pour rester crédible.

/Seuls les crédits nouveaux seront moins chers; ils se substitueront peu à peu aux anciens et les éteindront finalement.

Fondamentalement, il doit être clair que les nostalgiques de la thésaurisation garderont le droit de le faire, mais ils s'apercevront bientôt qu'il ne leur revient de cela plus d'avantage particulier dès que la BCE ne fournit d'une façon constante que de la monnaie anticrise (la monnaie franche). Libre à eux d'échanger leurs beaux billets contre des nouveaux sans perte, et rien de plus. S'ils trouvent alors quelqu'un qui leur offre davantage d'intérêts ils auront de la chance !

La monnaie thésaurisé et du pouvoir d'achat thésaurisé, et cela reste ainsi, il faut re-émettre de la monnaie nouvelle, comme c'est déjà le cas, seulement : sans l'introduction de la monnaie anticrise, cela ne pourra plus continuer, sauf à accepter une « crise » qui ne durerait pas un ou deux ans, mais dix ou vingt et plus, exemple : Le Japon !
 

Nous voyons donc, la réforme gesellienne est réalisable en une nuit, sans menacer ou déstabiliser le système, au contraire, elle stabiliserait l'ensemble.

La rente du capital baisserait cependant, les salaires augmenteraient

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