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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 18:17
Les stratégies de sortie de crise
au menu du G8 de Lecce
 
Par Gavin Jones et Gernot Heller
sam 13 jui, 9h40 


OTTAWA ET BERLIN VEULENT ÉVOQUER LA SORTIE DE CRISE AU G8
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Les ministres français allemand et canadien des Finances appellent leurs homologues du G8 à discuter des mesures de sortie de crise, compte tenu des signes d'atténuation de la récession qui se multiplient.


Il est important d'évoquer les stratégies de sortie de crise, a déclaré vendredi la ministre française des Finances Christine Lagarde, mais il est également important de rester prudent quant à la reprise, a-t-elle souligné avant d'annoncer qu'elle souhaitait discuter de la volatilité des cours du
pétrole
.

"Il est temps d'avoir des discussions sur la façon de se désengager des plans de relance. Il est réaliste de commencer à parler de la stratégie de sortie", avait dit plus tôt le ministre canadien des Finances Jim Flaherty à son arrivée à la réunion des ministres des Finances du G8 à Lecce dans le sud de l'Italie.


Selon les prévisions préparées pour la réunion par le Fonds monétaire international, la croissance économique devrait être de 2,4% en 2010 et non de 1,9% comme anticipé auparavant.


Une source a déclaré vendredi à Reuters que le FMI allait être chargé par les ministres des Finances du G8 de préparer une étude qui devra donner des pistes sur la manière d'orchestrer les mesures de sortie de crise.


"Dans ce communiqué, le G8 va demander une analyse sur les options de sortie de crise et ce rapport du FMI sera sans doute présenté lors de son assemblée générale, prévue en octobre à Istanbul", a dit la source.


Mais le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück a toutefois déclaré à la presse qu'il serait "difficile" pour l'Allemagne de trouver un soutien chez les autres membres du groupe pour une discussion immédiate sur la réduction des mesures d'incitation fiscale prises par les gouvernements.


Un appel en faveur d'une fin des plans de relance risque toutefois de trouver un écho assez mesuré chez les nations membres du G8 qui n'ont toujours pas perçu d'amélioration manifeste de la situation économique.


RÉGULATION ET STRESS TESTS ÉGALEMENT AU MENU


Vendredi, l'agence Eurostat a révélé que la production industrielle de la zone euro avait chuté de 20% sur un an en avril, un record sans précédent, laissant craindre un deuxième semestre plus mauvais que prévu.


Un haut responsable européen s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a estimé que la mise en place d'un calendrier de sortie de crise était cruciale


"Ce qui est primordial, c'est que les mesures de sortie de crise soient rapides et significatives, c'est pourquoi elles doivent être préparées avec attention.


"Il y a des risques que cela soit fait trop tard ou bien beaucoup trop rapidement. Ce n'est pas encore le bon moment (de sortir des plans de relance) car il y a un risque d'aggraver la situation si l'économie continue de se détériorer.


En plus de ces stratégies de sortie de crise, les ministres des Finances devront s'entretenir du durcissement ou non de la régulation financière, un sujet controversé qui divise les pays membres du G8, et de la mise place de tests de résistance à l'égard des
banques européennes à l'image des stress tests organisés par Washington.


Flaherty a lancé un appel en direction des pays européens afin qu'ils testent leurs
banques et qu'ils en révèlent les résultats. L'Europe s'est jusqu'à présent révélée réticente à mener des tests de résistance comparables à ceux conduits aux Etats-Unis.


Les représentants des
banques centrales européennes ne participeront pas au sommet de Lecce et des responsables ont déclaré que la question des devises et des changes ne serait pas évoquée.


Les marchés seront cependant très attentifs aux propos qui seront tenus par les ministres des Finances, surtout s'ils abordent la question de la faiblesse du dollar ainsi que la hausse des cours du
pétrole.


La vulnérabilité du billet vert s'est accentuée cette semaine après la décision de la Russie de se séparer d'une partie des Treasuries qu'elle détient afin de diversifier ses réserves.


Cette fragilité, largement imputable au gonflement de l'emprunt public américain, inquiète les Européens qui craignent que la chute de la monnaie américaine entraîne un recul plus prononcé encore de leurs exportations.


Gernot Heller, version française Danielle Rouquié et Nicolas Delame


Lenz, nb :

Sortie de crise ? On y entre vraiment maintenant !

Avec le problème évoqué en fin de l'article.

Les Réserves Fédérales se sont substituées aux banques et les états ont vus leurs dettes publiques exploser.

La situation est inédite! On ne compte plus le nombre de zéros apposés derrière le mots "milliards". A force de vouloir déplacer le problème, de faire reculer les échéances, on en oublie le problème de l'endettement .
 
Oubli volontaire bien sûr. Le langage officiel devient de plus en plus flou: "signe d'atténuation de la récession" , "diminution de l'inflation" " signe de ralentissement de la hausse du chômage" .... on est dans une période attentiste à tous les points de vue. Comment limiter l'impact de cette crise, si on ne cherche pas à la combattre et à faire le ménage dans les écuries...


A nouveau merci Lenz, comme pour le précédent article

Alors que, dans le cahier technique du Financial Times, John Austers annonce la fin de la crise, l'inflation remonte aux USA et le pétrole est repassé au-dessus de 70 USD le baril. Selon Austers, on aurait définitivement échappé à la déflation.

Et au même moment, les grandes banques U.S. annoncent leur intention de rembourser l'argent reçu de l'État pour éponger leurs dettes liées aux actifs pourris.

La crise est finie? Autre son de cloche en Lituanie, où on espère relancer le système financier avec l'aide du FMI, et en Allemagne, où on s'inquiète du manque de rigueur dans la politique de la BCE, qui a mis en place une politique d'assouplissement qualitatif (acquisition d'obligations du secteur privé).

Pareil en Espagne, où le secteur de la construction plonge le pays dans la plus profonde crise qu'il ait connu depuis Franco en 1975, et en Angleterre, où la sortie de crise n'est pas prête de montrer le bout de son nez.

Et même aux USA, on commence à se poser des questions sur le bien-fondé de la politique d'endettement public, récemment envoyée à des sommets sans précédent par la nouvelle politique "choke" d'assouplissement quantitatif (augmentation du volume du bilan de la Réserve Fédérale, voir nos articles précédents).

On peut penser que les jeux sont loin d'être faits et que les expérimentations des banques centrales sont toujours susceptibles de dégénérer.

Commentaire n° 1 posté par Lenz aujourd'hui à 01h25





Depuis 1932, le Dow Jones n’avait jamais connu une progression aussi forte que sur le trimestre qui vient de s’écouler. Autre statistique, depuis 1920, le marché américain a connu seulement 18 trimestres supérieurs à 20% de hausse. Le dernier datait de 1994 ! Ces chiffres vous parlent ?... Chute catastrophique du commerce mondial, banques zombies, états au bord de la faillite.... Tous les ingredients pour une grande dépression avec en hors d’oeuvre de l’hyperinflation.

Commentaire n° 3 posté par Lenz avant-hier à 23h10

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Published by Eva R-sistons - dans La crise
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commentaires

Eva+R-sistons 17/06/2009 14:14

Merci cher Lenz, je le rajoute aussi, et cette fois j'écris bie merCi et no meri comme dans ma réponse précédente ! Bien à toi, merci pour tes lumièrers, eva

Lenz 15/06/2009 23:10

Depuis 1932, le Dow Jones n’avait jamais connu une progression aussi forte que sur le trimestre qui vient de s’écouler. Autre statistique, depuis 1920, le marché américain a connu seulement 18 trimestres supérieurs à 20% de hausse. Le dernier datait de 1994 ! Ces chiffres vous parlent ?... Chute catastrophique du commerce mondial, banques zombies, états au bord de la faillite.... Tous les ingredients pour une grande dépression avec en hors d’oeuvre de l’hyperinflation.

Eva 14/06/2009 01:29

meri, je le rajoute, eva

Lenz 14/06/2009 01:25

Alors que, dans le cahier technique du Financial Times, John Austers annonce la fin de la crise, l'inflation remonte aux USA et le pétrole est repassé au-dessus de 70 USD le baril. Selon Austers, on aurait définitivement échappé à la déflation.

Et au même moment, les grandes banques U.S. annoncent leur intention de rembourser l'argent reçu de l'État pour éponger leurs dettes liées aux actifs pourris.

La crise est finie? Autre son de cloche en Lituanie, où on espère relancer le système financier avec l'aide du FMI, et en Allemagne, où on s'inquiète du manque de rigueur dans la politique de la BCE, qui a mis en place une politique d'assouplissement qualitatif (acquisition d'obligations du secteur privé).

Pareil en Espagne, où le secteur de la construction plonge le pays dans la plus profonde crise qu'il ait connu depuis Franco en 1975, et en Angleterre, où la sortie de crise n'est pas prête de montrer le bout de son nez.

Et même aux USA, on commence à se poser des questions sur le bien-fondé de la politique d'endettement public, récemment envoyée à des sommets sans précédent par la nouvelle politique "choke" d'assouplissement quantitatif (augmentation du volume du bilan de la Réserve Fédérale, voir nos articles précédents).

On peut penser que les jeux sont loin d'être faits et que les expérimentations des banques centrales sont toujours susceptibles de dégénérer.

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