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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 18:57
 > Economie

Actualités

publié par
babelouest (crisonnier) Aujourd'hui 05H33

LE MONDE | 07.07.09 | 15h20  •  Isabelle Rey-Lefebvre

Le Crédit foncier a publié, le 7 juillet, sa carte de France des "risques locatifs". Sont ainsi recensées plus d'une centaine de communes - en général des villes moyennes - où l'offre est supérieure à la demande de biens à louer. Cela fait certes l'affaire des locataires mais pas celle de propriétaires privés de revenus. Pour le Crédit foncier, deux facteurs expliquent ce phénomène.

La dégradation de la conjoncture économique, d'abord, pèse sur la demande de logements à louer. On l'observe à Dieppe, Fécamp, Elbeuf (Seine-Maritime), à Bernay (Eure), dans les Alpes du Sud, à Gap, Briançon (Hautes-Alpes), à Digne ou à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). "A Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), avec la perspective du chantier d'Iter, la centrale nucléaire de nouvelle génération, la demande a été mal estimée et il y a surproduction de logements", raconte Jean-Michel Ciuch, directeur de l'observatoire immobilier du Crédit foncier.

L'afflux de constructions encouragées par des dispositions fiscales et pas toujours bien localisées a aussi alimenté cette offre inadaptée. L'avantage dit "de Robien" a, entre 2003 et 2008, suscité la réalisation de près de 350 000 logements. Depuis le 1er janvier, c'est la loi Scellier qui offre à l'acheteur d'un logement neuf destiné à la location une économie fiscale significative - il peut déduire de l'impôt sur le revenu 25 % du montant investi, dans la limite de 300 000 euros, soit 75 000 euros en tout, étalés sur neuf ans. Il faut avoir acheté le logement, situé dans une des trois zones éligibles, avant le 31 décembre 2009 (s'il l'achète en 2010, la réduction n'est plus que de 20 %) et, surtout, le louer pendant neuf ans !

Lire la suite sur Le Monde :

http:// www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/07/07/pour-la-premiere-fois-depuis-2000-les-loyers-baissent-nettement_1216234_1101386.html#xtor=RSS-3234

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4813

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commentaires

Eva R-sistons 10/07/2009 06:05

Je vais publier ton c ommentaire, Lenz, merci, eva

Lenz 08/07/2009 23:10

L'inflation, c'est le vol

La Tribune.fr - 07/07/2009 à 08:47 - 641 mots



Boite à outils de l'article :



Boite à outils de l'article :




Par Bruno Cavalier, chef économiste chez Oddo Securities.


A son pic, en juillet 2008, l'inflation mondiale était de 6% environ. Un an plus tard, elle est tombée à zéro, et dans les principales économies (Etats-Unis, Europe, Japon, Chine), elle est même négative. C'est là une situation temporaire. Le repli de l'inflation depuis un an s'explique par la chute des prix de matières premières. Avec le rebond récent des cours mondiaux, l'inflation mondiale finira l'année sur un rythme de 2%-3%, pas très loin donc de sa moyenne sur la décennie écoulée. Ce rebond sera lui aussi temporaire.
Même si le risque de déflation a reculé ces derniers mois, la balance des risques continue de pencher de ce côté, plutôt que du côté d'une inflation galopante. Nous ne sommes pas dans la situation du début des années 1970 (plein emploi, indexation salariale, banques centrales inféodées au pouvoir politique) où un choc pétrolier a pu dégénérer en spirale inflationniste. L'envolée du taux de chômage pèse et va peser durablement sur les salaires. La contrainte de désendettement qui s'exerce sur les ménages va contraindre la demande de biens et de services. Quant à l'expansion formidable du bilan des banques centrales, elle n'a fait que compenser l'attrition du secteur bancaire, mais l'environnement reste marqué par le rationnement du crédit. Tout ceci ne donne que des espoirs de reprise économique molle et incertaine.
Or, si la croissance économique doit être contrainte à moyen terme, comment faire face aux montagnes de dette publique qui représentent la facture de cette crise ? Pour certains, la solution inévitable est toute trouvée, l'inflation. L'idée est simple, ce qui la rend, à première vue, séduisante. Une inflation plus élevée réduit les taux d'intérêt réels, facilitant le désendettement des agents ; elle réduit la valeur des dettes. Autre variante qui doit trotter dans la tête de bon nombre de politiciens : l'inflation est une taxe "invisible" (du moins jusqu'à un certain point), et de ce fait indolore ; elle est donc préférable à une taxe bien visible qu'un électeur/contribuable pourrait avoir le mauvais goût de trouver malvenue.
Mais le phénomène, si séduisant soit-il, ne résiste pas à l'examen. Tout d'abord, on ignore comment déterminer le niveau optimal de l'inflation. Est-ce 5%, 10%, 15% ? Et pour combien de temps ? Ensuite, on peine à imaginer comment une telle solution pourrait être mise en œuvre. Il faudrait que les banques centrales perdent leur indépendance et qu'on change d'autorité leur mandat de stabilité des prix, ou bien qu'elles renoncent spontanément à une crédibilité qu'elles ont mis des décennies à bâtir.
Ce risque est faible, sans compter les verrous juridiques qui, heureusement, nous en préservent en Europe. Il faudrait enfin supposer que les banques centrales sont assez habiles pour piloter l'inflation sur la nouvelle cible, mais pas au-delà. Dans les faits, si les anticipations d'inflation des ménages se mettent à déraper, il n'y aura aucun moyen de les arrêter sans casser la machine économique. Exactement comme cela a été fait au début des années 1980. En gros, ce qu'on nous propose avec l'inflation, c'est de différer dans le temps la purge des excès d'endettement, et en particulier la mise en ordre des finances publiques, alors même que les problèmes seront alors encore plus difficiles à régler après-demain que demain (vieillissement démographique).
L'inflation est une taxe. C'est un moyen de redistribuer la richesse des épargnants vers les emprunteurs, et en particulier l'Etat. Au bout du compte, ce n'est pas un choix économique, c'est un choix politique. Comme citoyen, on aimerait bien tout de même être consulté. Comme économiste, on ne peut que rappeler que l'inflation est un phénomène qui ne crée pas de richesse et n'a aucune raison de régler les problèmes structurels de l'économie (par exemple, l'insuffisance du potentiel de croissance, ou le manque de compétitivité). En créant de l'incertitude, elle a même toutes les chances de les aggraver. L'inflation est une idée simple, c'est une idée fausse

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