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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 05:07

LA CRISE AU MOYEN-ORIENT, ISRAËL, ÉTATS-UNIS, PALESTINE, IRAN

Voici quelques extraits du texte de Noam Chomsky qui a le mérite de nous éclairer sur la situation qui prévaut au Moyen-Orient et de la campagne médiatique de désinformation a laquelle nous sommes soumis dans les pays Occidentaux. Tout ce qui se trouve entre parenthèses est un ajout de ma part.

Le triangle fatidique

Eisenhower a qualifié cette région « de la plus importante du monde sur le plan stratégique », ce seront des crises graves....L'importance stratégique de la région tient principalement à ses immenses réserves pétrolières et au pouvoir d’ampleur planétaire que confère leur contrôle. Elle tient aussi à un facteur d’importance cruciale, à savoir les énormes profits qui affluent vers les dirigeants anglo-américains, profits d’importance critique pour l'économie de leur pays (le nôtre par exemple). Aussi a-t-il fallu veiller à ce que ces richesses colossales affluent surtout vers l'Occident et non vers les habitants de la région, problème fondamental qui continuera de susciter soulèvements et désordres. Autre problème, le conflit israélo-arabe et ses nombreuses ramifications, qui sont étroitement liés au grand objectif stratégique des États-Unis de dominer les ressources et les richesses de la région.

On a longtemps prétendu que le problème central était la subversion et l,expansionisme soviétiques.... Ce prétexte s'étant évaporé, la Maison Blanche l'a admis discrètement en mars 1990. En fait, la menace envers nos intérêts, au Moyen-Orient comme ailleurs, procédent depuis toujours du nationalisme « indigènes »...( Penser au Vénézuela de Chavez , Du Brésil et Lula, Honduras et Zelaya, Iran et Mahmoud Ahmadinejad etc..)

Une des prédictions « qui envisagent le pire » sur l'évolution de la crise dans les années à venir est la guerre entre les États-Unis et l'Iran, scénario peu vraisemblable, mais pas impossible.

Israël exerce de fortes pressions pour qu'éclate une telle confrontation, car il considère que l'Iran représente la menace militaire la plus sérieuse.

Bien entendu, les États-Unis sont également préoccupés par la puissance iranienne. C'est une des raisons pour lesquelles ils ont soutenu activement Iraq pendant les dernières phases de la guerre irako-iranienne... et ont continué de courtiser assidument Saddam Hussein jusqu'à ce que celui-ci ne bouleverse les projets états-uniens dans la région en aout 1990.(voir Vidéo ci joint: Donald Rumsfield and Saddam Hussain handshake) Les inquiétudes des États-Unis au sujet de la puissance iranienne se sont également traduites par la décision de soutenir l'assaut meurtrier de Saddam contre la population chiite dans le Sud de l'Iraq en mars 1991. À cela s’ajoute une raison d'ordre plus général, à savoir la menace envers la « stabilité » que susciterait la réussite d'une révolution populaire : en clair, la menace qu'une telle révolution n’inspire des tendances démocratiques susceptibles de saper le réseau de dictatures sur lequel s’appuient les États-Unis pour contrôler les peuples de la région.

Rappelons que le soutien de Washington à son ancien ami (Saddam) était plus que tacite. En effet, le commandement militaire étasunien a même dénié aux officiers iraquiens en rébellion l'accès à l'équipement iraquien qui avait été capturé alors même que se poursuivait le massacre de la population chiite sous le regard de Stormin Norman (le général Norman Schwarzkopf).

La nouvelle menace : le « fondamentalisme islamique »

Il est facile de comprendre pourquoi Israël tente de dresser les États-Unis contre l'Iran et le « fondamentalisme islamique » en général. Les militaires israéliens reconnaissent en effet que mis à part le recours à l'arme atomique, ils ne peuvent pas faire grand-chose pour affronter la puissance iranienne, aussi craignent-ils qu'après l'effondrement (anticipé) du « processus de paix » dirigé par les États-Unis, un axe Syrie-Iran ne devienne une menace sérieuse. Par contraste, les États-Unis semblent chercher un accommodement à long terme avec les éléments « modérés » (c'est à dire pro-étasunien, Moussavi par exemple) en Iran et un retour à quelque chose de semblable aux dispositions qui régnaient sous le chah.(Ce qui explique les jérémiades du fils du shah qui habite aux États-Unis et qui soutient Moussavi.)

La campagne de propagande contre le « fondamentaliste islamique» n'est pas dépourvue d,éléments grotesques - meme si l,on met de côté le fait que la culture états-uniennes se compare à la culture iranienne par son fondamentalisme religieux. L'État fondamentalisme islamique le plus extrémistes du monde est l'Arabie saoudite, loyal allié des États-Unis - ou plutot, pour être plus précis,la dictature familiale qui sert de « façade arabe», pour rreprendre les termes qui caractérisaient le règne colonial britanique. Dans ce cas l'occident n'éprouve aucune difficulté avec le fondamentalisme islamique.

(En guise de conclusion, un rappel historique)

Un des groupes fondamentalistes islamiques qui figurent
vraisemblablement parmi les plus fanatiques du monde ces dernières années est dirigé par Gulbuddin Hekmatyar, extrémiste terroriste qui était l'un des favoris de la CIA et qui était le principal bénéficiaire des 3,3 milliards de dollars d’aide (officielle) des États-Unis aux rebelles afghans (un montant à peu près équivalent étant, dit-on fourni par l'Arabie Saoudite) lui qui a bombardé Kaboul en faisant des milliers de victimes et en chassant des centaines de milliers de personnes hors de la ville.

Bref, le fondamentalisme islamique (pour les impérialistes et ses médias) n’est un ennemi que lorsqu'il est « hors contrôle ». Dans ce cas, il s'inscrit dans la catégorie du « nationalisme radical » ou de « l'ultranationalisme » ou, plus généralement, de l'indépendance, qu'elle soit religieuse ou séculière, de droite ou de gauche, militaire ou civile.

Extrait de :
Israël, Palestine, États-Unis, Le triangle fatidique
de Noam Chomsky Editions Écosociété
Editions Écosociété 2006

En appuyant sa réflexion sur un travail de recherche colossal, Chomsky démolit le récit officiel. Il s’attaque à toute une série de mythes : la démocratie israélienne, la bienveillance de l’occupation, l’absence de racisme contre les Arabes en Israël, le terrorisme palestinien, la paix pour la Galilée…










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Published by Eva R-sistons - dans Les pays en crise
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