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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 03:44

Radeau de la MédusePar SuperNo


Et voilà, une fois de plus le P”S” remplit l’actualité de son néant intersidéral : résultat, alors qu’on devrait parler de cette nouvelle torpille sarkozyste de
travail du dimanche sans supplément ni compensation dans les “zones touristiques”, du Karachigate, ou du détournement programmé de la taxe carbone pour “baisser les charges des entreprises”®, on ne parle que du P”S” : les Européennes, ‘Hénin Beaumont, et surtout de Valls qui écrit à Aubry qui lui répond : autant de nouveaux soubresauts qui parsèment la longue et douloureuse agonie d’un parti qui n’a pas réussi à passer le seuil du XXIème siècle.

Manuel Valls, ce petit paltoquet impatient, nouvel avatar de politicien complexé par sa petite taille et qui veut prendre sa revanche sur le monde entier, fait des caprices pour exister, se rebelle contre sa taulière, et veut changer le nom du P”S”. Pour l’appeler sans doute “UMP” (Union de Manuel et de Parisot).

Que perdons-nous notre temps à commenter les états d’âme de ce minus ! Pourquoi tous les médias accordent-ils un temps d’antenne démesuré à ce perpétuel non-événement ?

Pendant ce temps, la planète chauffe et Sarkozy casse ! Qu’est ce qu’il doit se marrer ! Il a sans doute tous les défauts du monde, mais son instrumentalisation de l’insondable nullité des “socialistes” pour avancer sans entrave est un chef d’oeuvre de stratégie politicarde.

J’ai deux visions pour le parti “socialiste” : l’une, quand je garde les yeux ouverts, est réaliste voire cynique. L’autre, si je ferme les yeux, est plus utopique, mais c’est la seul qui permet de garder espoir…

Les yeux ouverts, ça donne ça :

- Il y a au Parti “Socialiste” plus de candidats pour 2012 que d’idées. Depuis la mort de Mitterrand, et encore plus depuis la débâcle de Jospin (dont, certains le rappellent opportunément, Valls était le conseiller en communication !) en 2002, c’est un champ de ruines sur lequel prospère la droite libérale. Faute de chef charismatique et respecté, une bande de cheffaillons de seconde zone passe son temps en querelles au ras des paquerettes auxquelles le profane (dont je suis) ne comprend rien, si tant est qu’il y ait quelque chose à comprendre d’autre que les méfaits de l’ambition mal placée et des tactiques minables. Bien malin celui qui pourrait dire aujourd’hui ce qu’est le parti “socialiste”, s’il est de droite, de gauche, ou plus probablement de nulle part…

- La plupart de ces “candidats”, le paltoquet Valls, la récidiviste Royal, le déphasé Hollande ou le présomptueux Moscovici, sont à ce point à côté de leurs pompes qu’ils sont incapables de comprendre que leur charisme et leurs qualités personnelles ne leur laissent pas la moindre chance de déboulonner le Lider Minimo.

- Le seul candidat encarté au parti “socialiste” qui ait une chance d’y parvenir est, mille fois hélas, DSK. Du moins s’il n’est pas éliminé lors des primaires par une nouvelle entourloupe de communication comme celle de Royal en 2006.

Croyez bien que ça me coûte d’écrire ça, puisque la politique de DSK serait peu ou prou celle de Sarkozy, avec la “croissance” pour seule boussole, et que le personnage n’est guère plus reluisant, que ce soit par exemple dans ses relations avec les femmes , avec le fric ou avec Israël.

Mais bon, avec la relative légitimité que lui a conféré la présidence du FMI, son talent de baratineur et de débatteur redouté par Sarkozy, il pourrait, en faisant une campagne “à gauche” (qu’il oubliera sitôt élu) renvoyer Sarkozy chez Carla.

L’expérience récente démontre en effet que les pires ultralibéraux n’ont jamais été remplacés par des gauchistes contestataires, mais par des “socio-libéraux”, qui ont peu ou prou poursuivi le boulot. Blair a remplacé Thatcher, Zapatero a remplacé Aznar, Prodi a (brièvement) remplacé Berlusconi et … Obama a remplacé Bush. Inutile de fantasmer, si Sarkozy devait être remplacé en 2012, ce ne serait certainement pas par Besancenot ou Mélenchon, mais bien par DSK (Bayrou étant définitivement “trop minable”®) …

Si je ferme les yeux, ça donne ça :

Royal, Valls, Montebourg, Hollande, Moscovici, Peillon et bien d’autres vont rejoindre ce qui reste du Modem dans un nouveau parti qui pourrait s’appeler le RM (Radeau de la Méduse), et où, entre deux engueulades micro ouvert, on deviserait doctement de la manière de “relancer la croissance”®.

Aubry, DSK, Fabius,  autres éléphants sur le retour, fossoyeurs de la Gauche, prennent enfin une retraite méritée, après tant d’années passés à faire la preuve que le concept de “social-libéralisme”, qui n’est autre que du sarkozysme non assumé, est une idéologie périmée.

Kouchner, Bockel, Lang, Rocard, Allègre, Attali ne changent surtout rien.

Enfin les vrais socialistes, ceux pour lesquels “libéralisme” est un gros mot, et qui sont actuellement mal à l’aise dans les baskets du P”S” comprennent enfin que les vieilles lunes du XXème siècle, le productivisme, le con-sumérisme, et ce culte ridicule de la croissance, n’ont fait que concentrer la richesse dans les mains de quelques uns, ont exploité la majorité, et pour finir conduit l’humanité tout proche de sa fin (note aux thuriféraires ahuris de la croissance : oui oui, nous en sommes bien là !)

Ils y rejoignent les camarades du Parti de Gauche, ainsi que ceux, de plus en plus nombreux, au NPA, au PC et chez les Verts qui ont compris que l’environnement et l’énergie  seront les enjeux majeurs du XXIème siècle, et que la “Croissance Verte” est une foutaise, la dernière tentative des libéraux pour sauver leur boutique. Le mot-clé est “décroissance”. Il me semble d’ailleurs avoir entendu Benoît Hamon le prononcer.

Ils n’ont pas à chercher bien loin, au P”S”, ils ont (ou avaient ? car ils ont tous pris la fuite après le congrès de Reims, autre Trafalgar) un “courant” baptisé Utopia , qui a tout compris. Ecoutez-les, ils vont tout vous expliquer, et notamment les concepts de “décroissance” et de “sortie de l’aliénation à la valeur travail”, si cruellement d’actualité !


Source: SuperNo


Commentaire :

À propos de « l’affaire » Valls

Posté dans Politique par Gérard Filoche le 16 juillet 2009

Le problème ce n‘est pas tant que Manuel Valls parle.

Le problème, c’est ce qu’il dit et le fait que personne ne lui réponde sur le fond.

Chaque fois que Valls parle contre la retraite à 60 ans, pourtant défendue par 8 syndicats sur 8, il nous fait perdre des voix.

Le problème c’est que Valls défend en gros la politique de Sarkozy au lieu de défendre les droits sociaux et du travail, le contrôle sur les licenciements, comme les salariés l’espèrent.

Le problème n’est pas un problème de « génération » : à choisir, il vaut mieux des sexagénaires bien trempés à gauche que des quadragénaires jeunes coqs droitiers.

Valls n’a rien de « moderne », sa mise en cause du socialisme est vieille d’un siècle, banale comme les discours des « néos » : mais le problème c’est que le PS ne dise rien de précis pour défendre les retraites, hausser les salaires, reconstruire le droit du travail, partager les richesses.

Bon sang, rien ne sert d’admonester Valls sur le plan de la seule discipline ; nul ne l’entendrait si, en ce moment, avec toute la gauche, on défendait 35, 60, 1600, - 35 h, 60 ans, 1600 euros. Et la gauche répondrait forcément « présente » à nos appels à l’unité !

Il nous faut une ligne offensive à gauche et Valls ne sera plus un problème : « travailler moins pour travailler tous tout de suite » : la crise du capitalisme est liée aux gains de productivité non redistribués, à l’appauvrissement qui en résulte, à la finance incontrôlée qui les torpille. En face, le socialisme est une idée neuve, affirmons-là.

Gérard Filoche, le 16 juillet 2009

nb :à lire dans le blog de Gérard Filoche, le dernier utopiste à défendre un certain PS

LENZ

http://sos-crise.over-blog.com/article-33981450-6.html#anchorComment

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Published by Eva R-sistons - dans Les partis et la crise
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commentaires

Eva R-sistons 24/07/2009 05:51

je l'ai mis sur l'article pour plus de lecteurs, merci Lenz

Eva R-sistons 24/07/2009 05:31

Merci pour ce texte Lenz je vais le caser qq part.... eva

LenZ 20/07/2009 00:10

À propos de « l’affaire » Valls
Posté dans Politique par Gérard Filoche le 16 juillet 2009

Le problème ce n‘est pas tant que Manuel Valls parle.
Le problème, c’est ce qu’il dit et le fait que personne ne lui réponde sur le fond.
Chaque fois que Valls parle contre la retraite à 60 ans, pourtant défendue par 8 syndicats sur 8, il nous fait perdre des voix.
Le problème c’est que Valls défend en gros la politique de Sarkozy au lieu de défendre les droits sociaux et du travail, le contrôle sur les licenciements, comme les salariés l’espèrent.
Le problème n’est pas un problème de « génération » : à choisir, il vaut mieux des sexagénaires bien trempés à gauche que des quadragénaires jeunes coqs droitiers.
Valls n’a rien de « moderne », sa mise en cause du socialisme est vieille d’un siècle, banale comme les discours des « néos » : mais le problème c’est que le PS ne dise rien de précis pour défendre les retraites, hausser les salaires, reconstruire le droit du travail, partager les richesses.
Bon sang, rien ne sert d’admonester Valls sur le plan de la seule discipline ; nul ne l’entendrait si, en ce moment, avec toute la gauche, on défendait 35, 60, 1600, - 35 h, 60 ans, 1600 euros. Et la gauche répondrait forcément « présente » à nos appels à l’unité !
Il nous faut une ligne offensive à gauche et Valls ne sera plus un problème : « travailler moins pour travailler tous tout de suite » : la crise du capitalisme est liée aux gains de productivité non redistribués, à l’appauvrissement qui en résulte, à la finance incontrôlée qui les torpille. En face, le socialisme est une idée neuve, affirmons-là.
Gérard Filoche, le 16 juillet 2009nb :à lire dans le blog de Gérard Filoche, le dernier utopiste à défendre un certain PS

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