Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 08:33
  • Votre classement dans le Top des blogs : 247ème /un million de blogs over-blog






Jeudi 6 août 2009
Si je n'adhère pas à la pensée de Lyndon-Larouche, je reconnais que certaines de ses analyses sont d'une grande pertinence, en voici un aperçu. Vous trouverez d'autres analyses intéressantes sur ce blog. Vous y apprendrez que la popularité d'Obama est en chute libre dans certaines couches de la population et que la révolte commence à gronder aux USA.
Solidarité & Progrès - Actualité

Obama : accélérer le taux de mortalité en réduisant les soins
1er août 2009 - 11:27

 


Nouvelle Solidarité, le 1er août 2009—Alors qu’Obama pousse le Congrès à donner à la Commission consultative indépendante Medicare (Independant Medicare Advisory Commission ou IMAC) le pouvoir de réduire les soins médicaux en réduisant les remboursements faits par Medicare, la Maison Blanche n’attend pas pour autant que le Congrès vote l’adoption du nouveau système. Le Centre des services Medicare et Medicaid (CMS) existant, établit déjà des règles en ce sens. La politique proposée a pour but « d’accélérer le taux de mortalité » a affirmé l’économiste et homme politique Lyndon Larouche, à la tête de l’opposition à la « réforme » de la santé d’Obama. « C’est la politique d’euthanasie d’Hitler », a déclaré Larouche.

Obama et son conseiller principal Peter Orszag veulent faire du CMS l’instance ultime présidant aux réductions des dépenses Medicare et Medicaid, lui donnant pouvoir de casser les décisions de l’IMAC lui-même. Le CMS vient de promulguer, le 13 juillet dernier, des règles opérant des coupes sombres dans le financement de Medicare/Medicaid, à destination de divers spécialistes de santé et prenant effet le 1er janvier 2010. Par exemple, les financements destinés aux techniciens spécialisés dans les différentes technologies d’examen, rayons X, CT scan, IRM et IRT (Imageries et Traitements à Résonnance Magnétiques) vont être réduits de 30%, et ceci après déjà une coupe de 23% décidée en 2005 par le Congrès.

Les conséquences seront que de moins en moins d’examens de ce type seront conduits, et donc que de moins en moins de maladies pourront être détectées au stade précoce. Un autre exemple : le financement à destination des oncologues seront réduits de 20%, ce qui entraînera la fermeture de nombreux centres spécialisés dans le cancer, le rejet des patients couverts pourtant par Medicare, et la réduction des services fournis à tous les malades du cancer, selon la Société américaine de radio-oncologistes.

Toutes ces coupes budgétaires sont censées permettre l’augmentation du financement destiné aux médecins généralistes, en particulier dans les zones rurales, affirme la Maison Blanche. Cependant, une coalition de groupes de défense des professionnels en matière de cancer a montré, lors d’une conférence de presse organisée aujourd’hui, que les coupes budgétaires amèneront en fait la fermeture des centres de traitements à base de radiations dans l’ensemble des zones rurales ainsi que dans les zones urbaines défavorisées.

 

 

Brèves /
Santé : « Le programme médicale d’Hitler a été ressuscité par l’Administration Obama »
19 mai 2009 - 15:55

 


19 Mai 2009 (Nouvelle Solidarité) — Que diriez-vous d’un article à prétention académique intitulé : « Combien peut-on potentiellement économiser en légalisant le suicide assisté par un médecin ? » A en juger par le titre, vous pourriez croire qu’il provient du grand-père de l’utilitarisme britannique, Jeremy Bentham ; ou bien peut-être du promoteur du LSD Aldous Huxley ; ou bien du docteur nazi Karl Brandt.

Bien tenté… mais c’est raté.

Le décret sur l’euthanasie de septembre 1939

En 1939, devant concentrer son effort budgétaire sur la machine de guerre allemande, Hitler ne pouvait se permettre de dépenser des millions de marks en pure perte et demanda à son ministre de la Santé de « faire certaines économies sur les dépenses hospitalières ».

Il finit par rédiger le décret du 1er septembre, intitulé « destruction des vies sans valeur » :
« Le Reichsleiter Bouhler et le docteur en médecine Brandt sont chargés de la responsabilité d’étendre les attributions de certains médecins désignés nominativement. Ceux-ci pourront accorder une mort miséricordieuse aux malades qui auront été jugés incurables selon le meilleur jugement humain disponible de leur état de santé. »

C’est en fait le titre d’un texte de 1998 co-écrit par Ezekiel Emanuel, conseiller de la Maison Blanche sur les politiques de santé, et membre du Conseil Fédéral de Coordination sur les Recherches en Efficacité Comparative. Ce Conseil est chargé par l’Administration Obama de préparer une liste de procédures médicales autorisées et non autorisées, afin de diminuer les dépenses de santé américaines de 2000 milliards de dollars — argent qui bénéficiera aux hedge funds et aux banques en faillite, qui sont les gestionnaires du système de santé privé HMO. [*]

Brandt, Goering, et Hitler lui-même, ne pourraient faire mieux. La co-auteur de cet article est Margaret Battin, une bioéthicienne prolifique (sans diplôme médical), à en juger au nombre et à la teneur de ses publications : « La moins pire des morts : refus sélectif de traitements » ; « Sédation finale : tirer la couverture sur nos yeux » ; et « Suicide Assisté : que peut-on apprendre de l’Allemagne ? » Est-ce différent de la conception d’euthanasie défendue par le médecin d’Hitler, Karl Brandt, au procès de Nuremberg : « La mort peut être délivrance. La Mort, c’est la Vie – au même titre que la naissance. Elle n’est jamais meurtrière » ?

Face à cette volonté de faire des économies sur les dépenses de santé, rappelons-nous qu’à Nuremberg, la « fourniture inadéquate de soins médicaux et chirurgicaux » a été désignée parmi les causes « des meurtres et mauvais traitements sur les populations civiles » ; et c’est exactement ce que s’apprêtent à faire les conseillers d’Obama, avec à leur tête Larry Summers, Tim Geithner et le directeur du Budget, Peter Orszag.

Comme Lyndon LaRouche l’a déclaré sans équivoque : « Le programme d’Hitler a été ressuscité par l’Administration Obama. »

« Ce n’est ni une digression ; ni une interprétation. Leur politique de santé est la copie conforme de la philosophie nazie. Vous ne pouvez pas l’ignorer. Nous le savons depuis Hermann Goering dans les années 1920, et leurs liens internationaux, notamment avec Wall Street. Nous étions prévenus et nous devons agir en conséquence. Ceux qui tolèrent ce genre de politiques sont des criminels, soit parce qu’ils savaient, soit parce qu’ils auraient dû savoir ce qu’ils faisaient. »

LaRouche a ensuite mis en garde : « Soyez prudent : n’acceptez pas d’invitation à dormir à la Maison Blanche ! Vous pourriez dormir plus longtemps que prévu… ». Puis il a conseillé à chacun de tenir le langage suivant à chaque fois qu’ils entendront parler de cette réforme : « C’est la tradition du Führer qui est perpétuée. Vous devriez remercier votre Président éclairé de nous aider à rétablir cette tradition. Puis cela permettra de soulager certaines tensions internationales en éliminant le surplus de population… Tiens, tiens ! Je me demande où j’ai entendu cela auparavant ! »

LaRouche a réitéré son appel à éliminer le système des HMO : « Bannissons les HMO, un point c’est tout. A partir de là, le terrain sera déblayé pour des réformes vraiment nécessaires. C’est seulement après les avoir éliminées que nous pourrons rebâtir le système de santé des Etats-Unis. »

« N’acceptez aucune discussion sur la Sécurité sociale et d’autres sujets similaires, » a t-il conseillé. « Premièrement, nous devons réduire le coût de la mauvaise gestion des soins de santé par les compagnies d’assurances, en éliminant les HMO. Cela éliminera le gaspillage dans le système de santé.

« Les HMO ont remplacé le système Hill-Burton. [**] Pas de compromis ; soyez sans merci ! Les HMO sont des parasites ; c’est l’évidence même. C’est criminel et nous devons les traiter ainsi.

« Le problème c’est que les gens sont hésitants, et qu’ils disent : ‘Qu’est-ce qu’on fait entre-temps ?’ Entre-temps ? Il n’y pas d’entre-temps ! Ou bien nous mettons ces types au rancard maintenant, ou bien nous n’aurons aucune chance : l’hécatombe se produira, comme sous Hitler où certaines franges de la communauté juive se disaient : ‘Attendez, ne vous insurgez pas, cela ne durera pas.’ Et c’est le même problème aujourd’hui. »

Pour ce qui est des économistes comportementalistes, LaRouche a déclaré, « Ces gens-là doivent partir. Soit c’est eux, soit c’est le Président. Et le Président devrait y réfléchir. Parce que le peuple américain ne consentira pas à ces politiques meurtrières. La réponse du peuple américain au Président sera : ’Tu te débarrasses d’eux, ou on se débarrasse de toi’. »


A lire
France : Qui veut euthanasier l’Hôpital public ?

 



Notes:

[*] Instauré en décembre 1973 sous l’administration Nixon, le système HMO (Health Maintenance Organization) visait à limiter les dépenses de santé tout en confiant la gestion, et donc le profit, aux assureurs privés. La rationalisation stricte des procédures médicales, visant à diminuer le nombre d’actes et donc les dépenses, a conduit à l’exclusion de millions d’américains du système d’assurance maladie. D’autre part, on estime qu’entre 30 et 50% du montant totale des dépenses de ce système sont dû aux frais d’administration privée (procédures administratives plus les salaires et les bonus des cadres exécutifs).

[**] Instaurée en 1946, la loi Hill-Burton était destinée à procurer les fonds nécessaires pour que chaque État atteigne 4.5 lits d’hôpitaux pour 1000 habitants. L’objectif fut finalement atteint en 1975, avant que le système dérégulé des HMO ne fasse le travail inverse, ramenant le nombre de lit à 3 pour mille aujourd’hui, avec 2000 hôpitaux de moins qu’en 1975.

 

 

Brèves /
Un conseiller d’Obama exige un droit de vie ou de mort
1er août 2009 - 10:12

 


1er août 2009 (Nouvelle Solidarité)—Le principal conseiller d’Obama pour les questions de santé, Ezekiel Emanuel, est un adepte radical, depuis longue date, du droit à écourter la vie des personnes âgées, invoquant comme prétexte les coûts prétendument exorbitants pour la collectivité des soins accordés à ces patients en fin de vie.

Comme nous l’avons souligné à maintes reprises sur ce site, c’est l’adhésion d’Emanuel aux critères comptables dans le domaine de la santé, qui le conduit aujourd’hui à promouvoir les mêmes politiques que les nazis ont pratiquées contre les juifs, et contre ceux qu’ils considéraient comme les « bouches inutiles » : les personnes âgées, les grands malades et les handicapés.

Mais Emanuel va plus loin. Dans un article publié le 31 janvier 2009 dans le journal médical anglais, The Lancet, intitulé « Les critères définissant l’attribution des traitements médicaux devenus rares », il explique la philosophie de son système de remboursements de soins qu’il a baptisé du nom : « Système de vies complètes » (Complete lives system). Cet article est paru moins de deux mois avant que le président Obama ne charge Emanuel de sa réforme de santé, au sein du Conseil fédéral des recherches en coûts comparatifs. Emanuel travaille aussi avec Peter Orszag, directeur du Budget à la Maison Blanche.

Emanuel y explique les principes qui guideront les choix entre ceux qui pourront continuer à vivre et ceux qui devront mourir : « Lorsqu’il est appliqué, le ‘Système des vies complètes’ engendre une courbe dans laquelle les individus âgés de 15 à 40 ans ont les plus grandes chances, alors que les plus jeunes et les plus âgés, voient leurs chances diminuées. » Ceci peut être justifié par l’opinion publique car « un large consensus favorise les adolescents sur les jeunes enfants, et les jeunes adultes par rapport aux personnes très âgées ».

« Une attribution stricte en faveur des plus jeunes, orienterait les ressources rares principalement vers les enfants. Cette approche ne semble pas correcte. La mort d’une femme de 20 ans est intuitivement pire que celle d’une petite fille de 2 mois, même si le bébé a vécu moins longtemps. La personnalité de la femme de 20 ans est beaucoup plus développée que celle de l’enfant ; elle a bénéficié de l’investissement des autres pour entamer des projets qui n’ont pas encore abouti. (…) Les adolescents ont reçu une éducation et des soins parentaux substantiels, des investissements qui seraient gâchés sans une vie complète. Par contraste, les enfants n’ont pas encore bénéficié de tels investissements. (…) Lorsqu’un très jeune enfant meurt, c’est terrible ; mais la plupart des gens pensent que lorsqu’il s’agit d’un enfant de trois ans, c’est pire, et pire encore, lorsqu’il s’agit d’un adolescent. »

Vers la fin de son article, Emanuel aborde le fond des choses, en répondant à des critiques formulées contre ce système par John Grimley Evans dans le British Medical Journal du 15 mars 1997, où Evans évoque déjà le caractère fasciste de telles politiques. Evans écrivait : « Des sondages en Grande Bretagne montrent que les vieilles personnes sont perçues très largement comme ayant une valeur sociale moindre que les jeunes. (…) Certains chercheurs suggèrent que les opinions révélées par ces sondages devraient être considérées comme une base valable pour rationner les services de santé. (…) Nous ne devrions pas créer, sur la base de l’âge ou d’aucune autre caractéristique, dont les individus n’ont aucun contrôle, des classes de « sous-hommes » [Untermenschen], dont les vies et le bien-être, ne méritent pas la peine qu’on y dépense trop d’argent ».

Faisant semblant de ne pas comprendre l’argument de Evans, Ezekiel Emanuel, principal conseiller du Président Obama en matière de politique de santé, a répondu “qu’en dernière analyse, le “système des vies complètes” ne crée pas des ‘classes des ‘sous-hommes’ dont il est estimé que les vies et le bien-être ne méritent pas qu’on y dépense de l’argent’ ; simplement, il nous donne pouvoir pour décider, de façon juste, qui nous sauverons lorsque une pénurie rend le sauvetage de tout le monde impossible ».

Dans un article consacré à la grippe aviaire paru dans le magazine Science du 12 mai 2006, sous le titre : « Qui devrait avoir un vaccin contre la grippe lorsque tout le monde ne peut pas en avoir ? », Emanuel défendait l’idée que laisser mourir les personnes âgées était une « alternative éthique » ! Il s’exprimait en tant que directeur de l’Institut National de la Santé (Département de Bioéthique).

Appelant ce système « Principe raffiné d’allocations de cycle de vie », Emanuel argumente que des personnes âgées de 13 à 40 ans, doivent être prioritaires parce que leur vie a une valeur plus grande ; les plus âgés ont déjà passé leur tour et les très jeunes n’ont pas encore fait l’objet de beaucoup d’investissements.

 

Envoyer cet article à un ami
Imprimer
Brèves /
Ouf ! Obama risque d’échouer sur sa réforme de la santé
25 juillet 2009 - 14:54

 


25 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) — Réformer un système de santé inéquitable et surfacturé, voilà l’une des raisons pour lesquelles le peuple américain a choisi Barack Obama comme président des Etats-Unis. Le programme paraissait plus que séduisant : élargir la couverture médicale aux 47 millions d’Américains qui en sont dépourvus ; imposer des règles pour combattre les abus des assurances privées ; réduire le coût des soins (pas toujours optimal) pour les rendre abordables pour chacun, « maîtriser les dépenses » grâce à une politique de prévention à l’égard des maladies chroniques et à l’ouverture du marché américain aux médicaments génériques. Avant les élections, le site internet du candidat estimait que pour financer cette réforme, il ne faudrait que 50 à 65 milliards de dollars, somme que l’on pouvait facilement trouver en revenant sur les réductions d’impôts accordées par Bush aux Américains gagnant plus de 250000 dollars par an. La suite a tourné au cauchemar.

Une fois élu, Obama a choisi de trahir ses promesses. Au lieu de profiter de sa période de grâce pour faire adopter un système d’assurance maladie universelle, comme le réclament Lyndon LaRouche et l’aile progressiste du Parti démocrate, Obama, otage complaisant d’un quarteron d’économistes « comportementalistes » (Summers, Orszag, etc.) qui verrouillent la Maison Blanche, a mis les assurances privées au centre de son dispositif, ces fameuses HMO’s qui décident, sur la base de critères purement financiers, quels soins seront dispensés aux malades. Les comportementalistes ne sont que le cheval de Troie de Wall Street, dont les grandes firmes détiennent précisément ces HMO.

Et Obama fait du Jospin, en pire. Ce dernier, tout en se prétendant anti-Blair un jour, n’affirmait-il pas que « le marché est efficace, mais injuste », jusqu’à se soumettre tous les jours à ses prétentions.

Deux idées illustrent la trahison d’Obama et le portent à adopter une logique d’élimination des « vies inutiles ».

La première, c’est le concept d’une « bourse aux assurances maladie ». On n’imposera rien à personne ; ceux qui veulent une assurance privée et peuvent se la payer le feront, ceux qui ne le peuvent pas pourront bénéficier d’une assurance maladie offerte par l’Etat. L’on évoque une « saine concurrence » qui fera « baisser les prix », alors qu’en fait, on favorise les malades riches, les sociétés d’assurance et les laboratoires pharmaceutiques, en refusant aux malades démunis les soins minimums, avec un triage systématique vis-à-vis de ceux affectés de maladies chroniques « trop coûteuses ».

La deuxième idée folle, c’est que pour rassurer les marchés, Obama s’est engagé à ce que sa réforme « n’aggrave en aucune façon le déficit budgétaire », la couverture accordée à tous étant « compensée » par la baisse des soins pour certains. Cette double préoccupation d’assurer un équilibre ne peut être accueillie que par un immense et tragique éclat de rire. En effet, l’inspecteur général du TARP (plan de sauvetage des banques) vient de faire savoir que ce programme en faveur des spéculateurs pourrait coûter jusqu’à 23700 milliards de dollars (et non les 700 milliards annoncés) ! En somme, on sauve les établissements financiers et on diminue les soins aux malades, sous prétexte de fatalité économique dans le premier cas – il faut sauver les banques pour le salut de l’économie – et de nécessité pragmatique pour le second : après avoir sauvé les banques, il ne faut tout de même pas trop dépenser pour les êtres humains !

L’équipe des conseillers de la Maison Blanche annonce alors, sur la base d’études statistiques tronquées, qu’il suffit de dégraisser Medicaid (l’assurance maladie publique pour les plus démunis) et Medicare, destiné aux personnes âgées. Selon eux, 30% des dépenses ne sont pas médicalement « justifiées » et consistent parfois à prolonger « inutilement », et à grands frais, des vies humaines ! C’est cette logique déshumanisante que dénonce Lyndon LaRouche. Elle dégage en effet un parfum des années trente, celui du fameux programme d’euthanasie Tiergarten 4 d’Adolf Hitler, adopté en 1939 pour financer la guerre.

Cependant, si la logique choisie par Obama pose un énorme problème, beaucoup de ceux qui combattent sa réforme s’appuient, eux aussi, sur une vision du monde fondée non sur une production élargie, mais sur l’allocation de ressources rares. L’opposition républicaine a beau jeu de clamer que cette dépense risque de finir par le rationnement des soins et des hausses d’impôts pour les contribuables. Cité dans la presse, le sénateur républicain John Voinovich le formule ainsi : « Pourquoi Obama baisse-t-il dans les sondages ? Eh bien, les gens se disent : Nous, on est dans la merde et ce type vient nous parler d’une réforme de la santé… Tout le monde sait que cela pèsera sur la feuille d’impôts. Et en plus, il veut rajouter à cela la taxe carbone qui pèsera sur nos factures de gaz et d’électricité... Les gens se demandent alors : ces types de Washington, ils sont devenus cinglés ou quoi ? »

Parmi les praticiens et hospitaliers, initialement assez favorables à la réforme Obama, c’est également la levée de boucliers contre un mode de gestion managériale qu’on cherche à leur imposer. La Medicare Payment Advisory Commission (MedPAC), une superstructure administrative chargée de restreindre les dépenses dans la santé, sera directement installée à la Maison Blanche. En réalité, Obama, qui réclame une « MedPAC dopée aux hormones », ne fait que reprendreun projet de l’Adminstration Bush-Cheney. Chip Kahn, le président de la Fédération hospitalière, a déclaré qu’il s’agit d’accorder un pouvoir immense à des gens non élus pour une question très sensible. L’association des ostéopathes menace de retirer son soutien si de tels pouvoirs soient attribués aux nouvelles agences chargées d’imposer coûte que coûte la « maîtrise des dépenses ».

Une élue démocrate de l’Etat de New York, Betsy McCaughey, qui préside actuellement le Comité pour la lutte contre les maladies infectieuses, a vertement critiqué le projet. Les réformes « aboutiront à réduire l’accès au soins et mettront les personnes âgées sous des pressions inacceptables. On les incite à écourter leur fin de vie et on condamne la génération du babyboom à des années pénibles. L’Office en charge du budget du Congrès reconnaît que seulement 1% des coupes dans Medicare proviendront de la réduction des abus et de la fraude. L’attaque contre les seniors est apparue lorsqu’on a voté le plan de relance. Attaché à ce plan se trouve une loi accordant un financement conséquent aux recherches sur "l’efficacité comparée des soins", un mot code signifiant la réduction des soins en fonction de l’âge des patients (…) En Angleterre, cette équation aboutit à priver de soins des personnes âgées. » Mme McCaughey note également que le conseiller médical d’Obama, Peter Orszag, a sommé le Congrès de transférer sa gestion de Medicare à une agence spécialement créée dans ce but au sein de l’Exécutif. Si cette réforme « restreint l’accès aux traitements et aux spécialistes, elle fera tout pour orienter les seniors vers le testament biologique et l’interruption de leurs soins et de leur alimentation… » Déjà, précisa-t-elle, dans l’Etat de l’Oregon, « on prive les cancéreux des soins permettant de prolonger leur vie et on leur offre à la place le choix d’un suicide médicalement assisté ».

Un groupe important d’élus démocrates progressistes des Etats [state legislators] vient de publier un appel contre la réforme. Ils affirment : « Nous ne devons pas laisser l’histoire se répéter. L’économiste Lyndon LaRouche a dénoncé ces politiques comme étant Nazies et nous soutenons cette condamnation. Il n’est pas trop tard pour empêcher cette réforme. Mais nous devons agir tout de suite. Il existe d’excellentes politiques de rechange. M. LaRouche a demandé d’annuler la politique des HMO imposée par Nixon. Il a également souligné la nécessité de retourner à l’approche rooseveltienne de la loi Hill-Burton [de carte hospitalière] adoptée en 1946. Par cette loi, l’Etat assume sa responsabilité en garantissant la construction et le fonctionnement des hôpitaux. En plus, le démocrate du Michigan John Conyers, soutenu par 84 représentants,a soumis un projet de loi "Medicare for all" proposant d’étendre le Medicare afin de garantir une assurance maladie à l’ensemble des citoyens américains tout en éliminant les HMOs. Nous saluons cette approche d’ensemble et appelons à sa mise en place ».

Contesté par le monde médical et sous attaque des républicains, Obama l’est tout autant de l’aile centriste du Parti démocrate, les Blue Dog Democrats (bleus, car s’affichant « fiscalement responsables »), comme de son aile progressiste (Dennis Kucinich, John Conyers, etc.), qui se sent trahie par les promesses du candidat en faveur d’une assurance maladie pour tous. D’autres démocrates, qui doivent se présenter devant les électeurs dès 2010, préféreraient utiliser l’argent pour un nouveau « plan de relance », car la situation sociale est intenable. Alors que le taux de chômage atteint 9,5%, 48 des 50 Etats flirtent avec la banqueroute et sont contraints à un amaigrissement généralisé. Le citoyen lambda voit alors apparaître un Président hésitant qui, par sa complaisance vis-à-vis des établissements financiers, se condamne fatalement à trahir ses promesses. D’après les sondages, de nombreux républicains sont donnés gagnants l’année prochaine.

A ce jour, il est probable qu’aucun texte final ne sera adopté avant les vacances et Obama lui-même annonce maintenant vouloir conclure si possible avant la fin de l’année. Espérons que son échec le fasse réfléchir.

En exigeant aujourd’hui sa destitution (impeachment), Lyndon LaRouche veut lui faire comprendre la gravité de ce qu’il fait et créer l’environnement permettant de contrecarrer ses propres tendances, celles d’un Narcisse capricieux et arriviste. Face aux conséquences de ses actes, il doit être mis devant le choix de se soumettre ou de partir.

 

 

http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-34621883.html



liste complète

 

Partager cet article

Published by Eva R-sistons - dans Eugénisme
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche