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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 14:12


Pour mettre fin au mouvement d’opposition qui a suivi l'élection présidentielle contestée de Juin, l’Iran a poussé son action d’un cran en  préparant des procédures légales pour traduire en justice deux candidats à la présidentielel défaits et un ancien Président.  
 
 Un haut fonctionnaire du Corps des Gardes de la Révolution Islamique Iranien
(IRGC) a accusé Dimanche Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karroubi, deux candidats défaits dont les partisans ont pris la rue pour protester contre le résultat des élections, de même que l'ancien Président Mohammad Khatami, d'inciter au soulèvement.  
 
 Le General Brigadier Yadollah Javani, chef du bureau politique de l'IRGC, a dit qu'il était absolument vital de défendre l'intégrité de la Révolution Islamique de 30 ans contre « un petit noyau soutenu par l’Occidental en vue de renverser le gouvernement par « un coup d’Etat velours », » a rapporté Lundi l'Agence de Presse de la République Islamique (IRNA).
 
 « La question est de savoir qui étaient les principaux instigateurs et agents dans ce coup. Quel est le rôle de Khatami, de Moussavi et de Karroubi dans ce coup ? » A-t-il écrit dans un article dans le journal hebdomadaire de l’IRGC.   
  
 Les résultats officiels du vote présidentiel, qui a vu le Président Mahmoud Ahmadinejad l’emporter par une marge massive, ont provoqué des protestations de masse sans précédent.  
 
 Le resserrement contre les manifestations a eu comme conséquence l'arrestation de milliers de membres de l'opposition, de protestataires et de journalistes -- qui ont été assigné en justice pour tentative de coup d’état  --, et les décès d’au moins de 30 personnes.
 
 Pendant leurs auditions devant le Tribunal Révolutionnaire, plusieurs accusées ont admis avoir aidé les pays étrangers dans les soulèvements postélectoraux.  
 
 Les Autorités Iraniennes reprochent aux puissances mondiales, en particulier la Grande-Bretagne et les Etats Unis, d’être derrière les agitations, et les accusent d'inciter le mouvement de protestation en vue d’opérer «une révolution de velours» dans le pays.
 
 Les procès ont suscité la colère de l'opposition avec leurs symboles publics, Moussavi et Khatami, qualifiant  le procès de «mascarade» et affirmant que les aveux ont été obtenus sous la torture.
 
 Cependant, le fonctionnaire de l’IRGC pense que c’est à la Justice d’établir leur culpabilité et condamner les vrais coupables «du coup d’état échoué.»
 
 « Si Moussavi, Khatami, [l’Ayatollah Mohammad] Moussavi Khoeiniha (le Procureur Général de l'Iran après la victoire de la révolution en 1979) et Karroubi sont les principaux suspects que l’on pense être derrière le coup d’Etat de velours en Iran, ce qu’ils sont vraiment, nous attendons de la Justice… de les rechercher, de les arrêter, de les présenter devant un tribunal et de les punir selon la loi, » Selon les propos de Javani cités par l’IRNA.
 
 Ces propos ont également pour but d’augmenter la pression du pouvoir en place sur l'opposition qui affirme que les élections du 12 juin ont été truquées et continue de contester le résultat.  
 
 Le vote, qualifié par le Président Ahmadinejad et le Conseil des Gardien, le corps chargé de superviser le bon déroulement des élections, comme le vote «la plus sain» dans l'histoire de la Révolution, a également représenté une critique acerbe.
 
 L'Ayatollah Akbar Hashemi-Rafsanjani, chef de  l'Assemblée des Experts et Président du Conseil de l’Ethique, a dénoncé la manipulation du gouvernement dans la polémique sur le résultat des élections et a insisté pour la libération des manifestants encore en détention.
 
 Par ailleurs, Rafsanjani, qui va donner un sermon dans le hall de prière de l’Université de Téhéran ce Vendredi, a été sévèrement critiqué pour sa position par les partisans du Président Ahmadinejad et par un certain nombre de membres du parti majoritaire.  
 
 Un législateur Iranien, Nasrollah Torbai, s'est prononcé ce Dimanche pour apaiser la critique en créditant les propos de l'Ayatollah Rafsanjani et des chefs de l'opposition.  
 
 « Cela a pris des années et une grande volonté politique a été mise en œuvre avec des hommes comme Moussavi, Hashemi- [Rafsanjani], Khatami, Karroubi et [Hojjatoleslam Ali-Akbar] Nateq-Nouri pour développer et servir la Révolution, » propos de Torabi cité par le site Web «Parleman News».
 
 «Pourquoi est-ce-que la confiance du peuple n'est pas considérée comme le trésor le plus estimable dans le pays ? » a-t-il demandé.  
 
 L'Ayatollah Rafsanjani avait déclaré durant son sermon de la prière du Vendredi 17 juillet que les ambiguïtés entourant l'élection présidentielle avaient mené à la méfiance de la nation iranienne vis-à-vis de l'établissement.
 
 Le « doute a été créé, » a-t-il déclaré. « Il y a deux courants ; l’un n’a aucun doute et va de l'avant. Et l'autre composé d’une grande partie de personnes sages qui disent qu'ils ont des doutes. Nous devons agir pour enlever ce doute. »
 
Traduction
Alter Info
 
 Article original :
http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=102990&sectionid=351020101


http://www.alterinfo.net/Appel-general-pour-traduire-en-justice-Moussavi,-Khatami-et-Karroubi_a35562.html?com#com_919977

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publié par roland (Dazibaouebmaster) Avant-hier 07H50


KouchnerPar Myriam Abraham (Planète non violence)

Clotilde Reiss, ressortissante française, est actuellement jugée en Iran pour "action contre la sécurité nationale". Elle encourt une peine de plusieurs années de prison. Sarkozy a balayé l'accusation par des paroles et une attitude méprisantes. Reiss va -t-elle payer pour les barbouzeries du prince de l'ingérence politique à l'américaine et de son valet du quai d'Orsay, auxquelles elle a participé volontairement, semble-t-il, peut être sans en mesurer les conséquences ?

Clotilde Reiss est actuellement jugée en Iran, en même temps qu'une centaine d'iraniens suite aux manifestations violentes post élection présidentielle de Juin 2009. Reiss était employée à l'Universite de Technologie d'Ispahan, l'une des Universités les plus cotées d' Iran, comme maître de conférence, et a été arrêtée à l'aéroport international Imam Khomeini (IKIA) alors qu'elle s'apprêtait à rentrer en France. Toutes les entrées et sorties du territoire iranien se font sous l'étroit contrôle sécuritaire des Gardes de la Révolution Islamique. Son arrestation, et sa détention à la prison d'Evin à Téhéran depuis le 1er Juillet alors que les rapports entre Paris et Téhéran depuis l'élection de Sarkosy en 2007 - qui s'est précipité pour aligner la position de la France sur celle de Washington/Tel Aviv - n'est pas, comme certains ont pu le laisser croire, une mesure de rétorsion de la part du gouvernement iranien.

Lors de ce procès qui vient de démarrer, selon le site iranien www.presstv.ir, Clotilde Reiss a dit "je n'aurais pas du participer aux manifestations illégales ....je le regrette...je demande pardon au peuple iranien et à la Cour et j'espère qu'ils me pardonneront".

Elle a confirmé sa participation aux manifestations anti Ahmadinejad à Téhéran : " après la fermeture de l'Université Technologique d'Ispahan, faisant suite aux évènements post électoraux, j'avais prévu de quitter l'Iran. Mais j'ai participé aux manifestations du 15 et du 17 Juin à Téhéran, et j'ai pris des photos et un film" selon ce qu'a rapporté l'agence de presse iranienne Fars News Agency. "J'ai fait cela par curiosité et pour me rendre compte de la situation politique. Je voulais savoir ce qui se passait, j'étais intéressée par l'obtention d'informations sur les manifestations des étudiants en Iran. C'était ma propre décision. Personne ne m'a demandé de faire quoi que ce soit."

Elle a également avoué avoir envoyé des emails à des amis français et membres de sa famille. Elle a ajouté " j'ai écrit un rapport d'une page et l'ai présenté à un responsable au département culturel de l'ambassade de France qui n'était pas un diplomate".

Dans son article du 08/08/09, le site de Press TV précise qu'elle a dit à la Cour qu'elle avait écrit sur le programme nucléaire iranien de même que sur les évènements post vote pour l'ambassade de France. Press TV reprend une information communiquée par l'agence de presse officielle Islamic Republic News Agency.

L'argumentaire de Reiss est peu crédible : d'un côté elle dit avoir agi d'elle -même, mais de l'autre elle dit avoir transmis ses écrits à l'ambassade de France. Qu'elle participe d'elle même aux manifestations est plausible - bien que son père ait répété à plusieurs reprises que sa fille se tenait à l'écart du politique - mais pourquoi écrire un rapport et le présenter à l'ambassade de France à une personne qui n'a pas le statut de diplomate ?

Le rôle joué dans ces manifestations post électorales en Iran par l'ambassade de France est également mis en cause par le gouvernement iranien. Une autre accusée, Nazak Afshar, employée locale de l'ambassade au service culturel, a expliqué que l'ambassade avait demandé à ses employés d'accueillir les manifestants dans ses locaux si cela s'avérait nécessaire en cas d'affrontements. La Sarkobarbouzerie avait-elle prévu de "chauffer" les manifestants et ainsi de provoquer une violente répression de la part des forces iraniennes de maintien de l'ordre ?

L'ingérence étrangère - américaine, française, anglaise- post électorale pour déstabiliser l'Iran est au centre de ces procès.

L'Iran a accusé le gouvernement britannique d'ingérence, et l'un des membres du personnel local de son l'ambassade, un iranien, Hossein Rassam, employé comme analyste politique, est également sur le banc des accusés au coté de Reiss. Rassam a dit à la Cour qu'il avait rassemblé des informations sur les manifestations post électorales pour le gouvernement britannique à la demande de ses supérieurs. " Sur ordre de l'ambassade britannique, on a demandé aux membres locaux du personnel d'être présents dans les manifestations à côté de Tom Burn et Paul Blemey". Rassam a cité deux diplomates anglais expulsés en Juin à cause de cela. Rassam a été accusé par le procureur général d'espionner pour le compte d'un gouvernement étranger, d'avoir rencontrer des représentants de groupes politiques, de minorités religieuses et ethniques et des groupes d'étudiants, et d'avoir passer des informations concernant les affrontements en Iran à Londres. Le procès de Rassam a provoqué la fureur du gouvernement britannique, que Téhéran accuse d'avoir orchestrer les manifestations de l'opposition.

Mais Clotilde Reiss, elle, dit avoir fourni son rapport à une personne qui n'a pas le statut de diplomate, mais est responsable au département culturel de l'ambassade.

Selon un article du quotidien français, Le Figaro, du 08/08/09, qui reprend des informations fournies par l'AFP et l'AP, " la jeune femme de 24 ans, accusée d'avoir «rassemblé des informations et encouragé les émeutiers», a admis «avoir écrit un rapport d'une page», remis au patron de l'Institut français de recherche en Iran qui appartient au service culturel de l'ambassade de France." L'IFRI entretient donc des relations "intimes" avec l'ambassade de France en Iran, plus spécialement son service culturel cité à plusieurs reprises.

Dans notre article publié le 09/07/09 intitulé
" Sarkozy En Fait Plus Pour Clotilde Reiss Détenue En Iran Que Pour Une Diplomate Française Rouée De Coups En Israël " où nous évoquions l'affaire Reiss, nous avions déjà soulevé la "liaison dangereuse" existante entre cet institut et le Quai d'Orsay dont il dépend directement et également le lien existant entre Reiss et l'IFRI. Cet institut définit sur son site sa mission comme suit " sa mission est la promotion de la recherche en sciences humaines et sociales et en archéologie, sur le «monde iranien» – qui déborde les frontières de l’Iran actuel – , depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours."

Rien à voir donc avec cette collecte d'informations à caractère politique dans un environnement post électoral en proie à de "graves turbulences" provoquées, nous dit le gouvernement iranien, par "l'étranger".

Rien à voir avec la collecte d'informations sur le programme nucléaire iranien collectée par Reiss, selon Press TV.

Reiss était en poste à l'Université de Technologie d' Ispahan, ayant internationalement une excellente réputation. C'est au nord d'Ispahan que se trouve le principal site d'enrichissement d'uranium iranien celui de Natanz, dont les activités sont surveillées de près par l'AIEA.. Il compte aussi des installations de recherches sur le nucléaire. A la centrale d'Ispahan on va transformer l'uranium enrichi en pastilles de carburant nucléaire. En avril dernier, le président iranien, Mahmud Ahmadinejad avait révélé que son pays faisait tourner environ 7.000 centrifugeuses à Natanz, et que le pays avait testé "deux nouveaux types de centrifugeuses d'une plus grande capacité que celles existantes". Reiss n'était pas en poste dans une université de sciences humaines mais bien dans une université technologique de haut niveau. Donc ce qu'avance Press TV sur la collecte d'informations sur le nucléaire iranien est plausible.

Le "patron" de l'Institut depuis le 1er Septembre 2008, c'est Philippe Rochard, le destinataire du rapport de Clotilde Reiss. Rochard est aussi selon le site Monde Iranien et Indien (
http:// www.iran-inde.cnrs.fr/spip.php?article228) enseignant chercheur (associé) à l'Université de Strasbourg / Ethnologie Téhéran ( date de mise à jour : 15 avril 2009).

Alors pourquoi Reiss a-t-elle fait passer son rapport à Rochard, patron de l'IFRI, dont les travaux de recherche et publications * n'ont strictement rien à voir avec la situation politique en Iran, encore moins avec le nucléaire iranien ?

L'IFRI serait-il l'un de ces instituts écrans derrière lesquelles s'active la Sarkobarbouzerie du Quai d'Orsay, et Reiss, un fantassin sur le point de tomber au champ d'honneur d'activités qui non seulement discréditent les milieux universitaires et de la recherche française, mais encore mettent en danger personnellement les chercheurs et universitaires français quand ils se rendent dans des pays ou la situation politique est très tendue comme c'est le cas actuellement en Iran ?

La Sarkozy/Kouchner "diplomatie" à l'américaine (ingérence politique à l'étranger type "révolution colorée"), avec ses ratées - l'affaire Reiss- ne fait que discréditer encore un peu plus La France sur la scène internationale en général et diplomatique en particulier.

Désormais, les représentations diplomatiques de la France à l'étranger seront, au même titre que leurs consoeurs US et Britanniques, et Israéliennes, accusées d'être des "nids d'espions".

* Publications de Philippe Rochard (Source : IDEMEC - Institut d'Ethnologie Mediterranéenne Et Comparative)
1994 "Entre réforme et tradition : le mouvement Jangali de 1915 à novembre 1921". Luqmân XI (1), pp. 67-80.
2002 "Les identités du zurkhâne iranien". Techniques et Culture (39), pp. 29-58.
2003 "Les représentations du 'beau geste' dans le sport traditionnel iranien". in Hourcade, Bernard, ed. Iran : questions et connaissances (Actes du IVe congrès européen des études iraniennes, organisé par la Societas Iranologica Europeae, Paris 6-10 septembre 1999) . Studia Iranica, cahier 27, Vol. III : Cultures et sociétés contemporaines. Leuven, Peeters, pp. 161-172
2003 "The Identities of the Iranian Zurkhâne". Iranian Studies 35 (4), pp. 313-340.


Source: Planète non violence


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5394


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