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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 06:15

publié par roland (Dazibaouebmaster) Avant-hier 13H08

6 août 1945, la première bombe américaine est lâchée sur la ville d’Hiroshima.Par Dr Robert Dodge - 6 août 2009 - Counterpunch - traduction : JPP



Nous nous tenons à la croisée des chemins, celui du statu quo et d’un grand péril, ou d’une nouvelle voie dans laquelle nous engager pour une nouvelle opportunité.



Prescription pour la paix

Cette semaine marque le 64ème anniversaire des bombes atomiques lâchées sur Hiroshima et Nagasaki, au Japon, respectivement les 6 et 9 août, tuant un quart de million de personnes. Pendant deux générations, depuis ces atroces explosions nucléaires, l’humanité a vécu à la fois dans la crainte et avec le mince, le faux sentiment de sécurité que ces armes nous protégeaient.

Nous avons laissé se constituer des arsenaux nucléaires importants dans le monde pour en arriver au point de mettre la survie de la planète elle-même en péril. Conscients de ce danger, une majorité significative de citoyens dans le monde veulent voir toutes les armes nucléaires supprimées. Pendant des années, leurs efforts et ceux d’organisations innombrables ont cherché à éveiller les consciences aux dangers que représentent ces armes et à faire monter une volonté politique pour leur abolition. A cet instant du souvenir, nous devons redoubler d’efforts pour que cette vision devienne réalité.

Nous sommes présentement à un carrefour dans l’ère nucléaire. Les évènements au cours des deux années passées ont intensifié les efforts pour faire reconnaître la volonté du peuple et commencer le difficile travail d’élimination des arsenaux nucléaires dans le monde. Des appels internationaux et bipartites pour ce processus sont chaque jour de plus en plus nombreux. En janvier 2007, la Bande des Quatre - l’ancien sénateur américain Sam Nunn, le secrétaire à la Défense du Président Clinton, William Perry, le secrétaire d’Etat du Président Reagan, George P. Shultz, et le secrétaire d’Etat du Président Nixon, Henry Kissinger - a lancé un appel pour que les Etats-Unis prennent la tête au niveau international d’une action visant à la suppression des armes nucléaires. L’organisation internationale des Maires pour la paix, avec sa campagne Vision 2020 pour l’abolition des armes nucléaires à l’horizon 2020, et la campagne Global Zéro des dirigeants internationaux, conduite par Queen Noor ajoutent une énergie dramatique à ce processus. Ces efforts ont reçu un écho le 5 avril à Prague quand le Président Obama a proclamé « l’engagement de l’Amérique à rechercher la paix et la sécurité d’un monde sans armes nucléaires. »

Par la suite, le Président Obama a incité le Président russe, Dmitri Medvedev, à des efforts concrets et inédits pour élaborer un programme audacieux afin de faire entrer l’objectif d’un monde libéré des armes nucléaires dans la réalité.

Si cette tâche ne sera pas aisée, les risques que cet objectif ne soit pas poursuivi sont de loin bien plus grands. Alors que nous nous battons, il existe de nombreuses mesures à prendre.

Celles-ci incluent de :

  • négocier un traité solide, significatif avec la Russie pour remplacer le Traité de réduction des armes stratégiques (START), qui expire en décembre 2009, et pour l’adresser au Sénat pour ratification ;
  • stimuler la ratification par le Sénat du Traité d’interdiction complète des essais qui interdit toute explosion nucléaire dans le monde ;
  • proclamer une politique de « non utilisation en premier », s’engageant à ne pas utiliser l’arme nucléaire en premier quelles que soient les circonstances.

Nous les citoyens, devons écrire au Président Obama et lui faire savoir que nous défendons sa vision et ces mesures. Nous devons également faire connaître notre soutien à nos sénateurs dont c’est le rôle de ratifier les traités.

Ainsi, à ce 64ème anniversaire de ces jours dévastateurs, il est finalement possible d’envisager une monde libéré de la plus grave menace à la survie humaine : l’arme nucléaire. Nous nous tenons en effet à la croisée des chemins, celui du statu quo et d’un grand péril, ou d’une nouvelle voie dans laquelle nous engager pour une nouvelle opportunité. La Charte de la Terre déclare, « laissez-nous un moment pour rappeler à l’éveil d’un nouveau profond respect de la vie. » La voie que nous allons prendre dépend de nous.


Le Dr Robert Dodge est médecin de famille dans le comté du Ventura, en Californie. Il est co-président des Citoyens pour les résolutions pacifiques), membre du conseil d’administration et ambassadeur pour le nucléaire de Médecins pour une responsabilité sociale de Los AngelesAu-delà de la guerre et animateur de l’équipe pour l’abolition des armes nucléaires. et membre du conseil d’administration de


(JPG)

6 août 2009, commémoration à Hiroshima, devant le Dôme de Genbaku, seul bâtiment à être resté debout à proximité de l’impact de la bombe. (Photo : Issei Kato - Reuters)

6 août 2009 - Counterpunch - traduction : JPP

 


Source: Info-Palestine

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5434



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Commentaire reçu sur ce blog :

Energie nucléaire

Soixante ans
de dissuasion nucléaire controversée 


                                                                         Par : Y.Mérabet

La dissuasion nucléaire, dans les relations internationales, terme qui désigne une stratégie  visant à décourager toute possibilité d'action hostile de la part d'une puissance ennemie. Une stratégie de dissuasion réussie implique qu'on puisse mettre l'agresseur potentiel dans un certain état d'esprit.

    

 

La fin de la dissuasion nucléaire

 Avec elle, l’arme thermonucléaire nucléaire qui connaît un saut qualitatif, la fusion nucléaire permet d’atteindre des niveaux d’énergie sans commune mesure avec les intenses bombardements de la Seconde Guerre mondiale, y compris ceux d’Hiroshima et de Nagasaki. L’arme nucléaire la plus puissante jamais réalisée, la « Tsar Bomba » testée par les Soviétiques le 30 octobre 1961, dégage une énergie approchant l’équivalent de 60 mégatonnes de TNT. Avec de telles armes, il devient techniquement possible, pour la première fois dans l’histoire de l’Humanité, de rayer de la carte un pays entier tel qu’Israël, la Belgique, le Danemark ou de moins importance Israël, seulement  avec une seule bombe. La Russie pourrait fabriquer à nos jour la bombe ‘H’, une arme nucléaire de plus de 100 mégatonnes de TNT pouvant  rayer pour l’éternité l’Allemagne, la France et l’Angleterre à la fois, une dissuasion qui a fait frémir l’humanité pendant plus de soixante années. On le sait maintenant avec l’ouverture des archives soviétiques, le monde est passé tout près de la catastrophe nucléaire. C’est le moment de la prise de conscience des dangers de la guerre nucléaire, de l’inévitabilité de la détente voire de la coexistence pacifique, et de la nécessité de la maîtrise des armements. C’est également à la même époque que le statut de l’arme nucléaire comme instrument de dissuasion commence à être conforté avec la doctrine de riposte graduée. Alors les Etats-Unis doivent mesurer les conséquences d’une attaque suicidaire israélite sur le ‘bourbier nucléaire iranien’, l’Iran maitrise et manipule le nucléaire depuis 59 ans, bien avant les français et les russes, alors les américains et les juifs savent à qui ils ont à faire. Avant la date du soit disant le désarmement nucléaire en 1987, on était dans une logique de simple maîtrise des armements. Aujourd’hui, à l’exception notable de la Chine, toutes les puissances nucléaires officielles sont dans une phase de contraction ou de stabilisation de leurs armements nucléaires, mais nulle personne ne sait ce qui se passe en douce. La rupture de  l’émergence d’une vision nouvelle de l’arme nucléaire dans les années 1995-1996, qui a consacré l’idée de ce que l’on pourrait appeler une « exception nucléaire ». C’est l’époque de l’accession de l’ensemble des membres non nucléaires de l’ONU au TNP, de la prorogation du Traité pour une durée indéterminée, de la conclusion du TICE, et enfin de l’avis consultatif de la Cour internationale de justice sur la licité de l’emploi de l’arme nucléaire (qui a eu un impact politique non négligeable). C’est à partir de cette date que les signataires du TNP se sont scindés en deux groupes; en EDAN  et en ENDAN,  ces derniers n’auront pas droit à la dissuasion nucléaire pour se protéger, ni même à l’accès de la technologie du nucléaire, ils doivent rentre compte aux premiers par le biais de l’AIEA. D’autres Etats comme Israël, le Pakistan et l’Inde non signataires du traité de non prolifération nucléaire ont créé un groupe rebelle violant la réglementation internationale. Le TNP a été signé par tous les États du monde sauf par l'Inde, le Pakistan et Israël qui, entre-temps se sont dotés d'un arsenal nucléaire sans réaction significative des puissances nucléaires reconnues et des instances onusiennes. Il apparait injuste de menacer l'Iran de sanctions plutôt que d'essayer de l'intégrer dans le concert des États œuvrant pour une plus grande stabilité dans cette région, qui a grand besoin. Au moment où de nouvelles sanctions contre l'Iran sont envisagées par le Conseil de Sécurité, les événements de ces dernières années sous le règne de Bush et de Sharon illustrent bien les paradoxes de cette lutte contre la prolifération nucléaire. Une attitude paradoxale des pays de l’EDAN qui laisse à désirer, Sarkozy le premier opposant du programme nucléaire iranien adopte l’arsenal nucléaire français aux nouveaux missiles, laboratoires d'essais de nouvelles armes, modernisation des sous-marins lance-engins etc. La Russie qui n’a pas de position claire envers le nucléaire iranien pour des raisons économiques, vient d'annoncer non seulement un effort de 145 milliards d'euros dans le domaine de la défense, mais aussi la construction de 50 nouveaux missiles intercontinentaux. Le Royaume-Uni estime aujourd'hui indispensable l'amélioration de sa force nucléaire. La Chine fait un effort considérable dans le domaine de la maîtrise de l'espace. Quant aux Etats-Unis, les leaderships de la compagne anti-iranienne et anti-musulmane n'abandonnent pas le projet de faire de leur pays un "sanctuaire" et la pierre angulaire du néo-colonialisme, ce qui est un facteur déstabilisateur de la dissuasion. Aujourd’hui ce qu’il est convenu d’appeler le « tabou nucléaire » se renforce de plus en plus. Soixante ans sans emploi de l’arme nucléaire, est un record,  cela mérite d’être souligné et de s’assurer d’une ‘paix nucléaire’ même si chaque Etat de la planète est doté de sa propre bombe nucléaire, l’évènement des 60 années mérite d’être fêté. Pour rappel la tragédie d’Hiroshima ait eu pour effet de nous immuniser contre la ‘phobie du nucléaire’ pendant 60 ans,  mais si les menaces d’Israël persistent alors là le contrat d’assurance sera résilié et notre monde disparaitra, y compris les Etats-Unis et Israël. Il est temps que ces derniers prennent conscience d’une éventuelle catastrophe nucléaire et de  mesurer l’intensité et le potentiel de riposte Iranien, une attaque suicidaire d’Israël sur l’Iran telle quelle est conçue par le Pentagone est à écarter définitivement, il se pourrait que les Etats-Unis soient pulvérisés bien avant qu’Israël lâchera sa première bombe sur l’Iran, ces deux pays se sont fait trop d’ennemis. Sans doute aussi avons-nous eu de la chance, notamment en 1962. A moins qu’il ne faille y voir dans l’absence de conflit Est-Ouest l’intervention de la « Divine Providence » que Jean-Paul II mentionnait dans son testament. (L’Encyclique « Pacem in Terris » avait d’ailleurs été suscitée par la crise de Cuba.) Mais les faits sont là. L’arme nucléaire n’a pas été employée alors que les tentations n’ont pas manqué. Or plus, le temps passe, plus le tabou nucléaire se renforce. C’est une bonne nouvelle: contrairement à ce que l’on pouvait penser, les nouveaux détenteurs de l’arme nucléaire ont adopté une logique de dissuasion. L’évolution des rapports indo-pakistanais depuis la fin des années 1980 est d’ailleurs parfaitement conforme à la théorie de la dissuasion! C’est l’une des raisons pour lesquelles, la dissuasion nucléaire a été toujours  plus efficace que la bombe atomique elle-même, il y ait aujourd’hui un « affaiblissement du seuil nucléaire ». Contrairement à ce qui est régulièrement colporté, il n’y a pas d’évolution de la doctrine nucléaire juive vers une « doctrine d’emploi de l’arme nucléaire

http://sos-crise.over-blog.com/article-33909136-6.html#anchorComment

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