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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 08:06

La Chronique Agora
Paris, France
Lundi 17 Août 2009
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*** Où en sommes-nous ?
Pour une fois, les marchés sont du même avis que nous...

*** 2 + 2 = 5
Petite leçon de calcul "économique"

*** Elle vous plaît, cette reprise ?
Qui dit économie de consommation dit reprise de consommation...

*** Grand soleil sur les marchés
La lumière au bout du tunnel ou un simple mirage ?

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Mettez la-chronique@publications-agora.fr dans votre carnet d'adresse pour éviter les filtres Spam qui en empêcheraient la réception.

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Enfin un système de trading Forex
VRAIMENT profitable pour l'investisseur individuel !

Alors que la majorité des investisseurs perdent leur temps (et leur argent !) sur les marchés actions... sur le marché des changes se joue un tout autre jeu, avec des règles bien différentes !

Et aujourd'hui, c'est à votre tour de vous joindre à la partie : grâce à un système de trading en devises simple et efficace, vous avez désormais toutes les clés pour engranger des gains de professionnel alors même que les actions s'enfoncent dans le chaos.

Continuez votre lecture pour tout savoir...

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Bonjour,

*** OU EN SOMMES-NOUS ?

** Alors, où en sommes-nous ?

Lorsque je vous ai quitté début août, cher lecteur, les marchés étaient en hausse ; un petit début de consolidation se faisait certes sentir, mais rien de très inquiétant.

Et aujourd'hui... "le Japon sort de la récession au deuxième trimestre", clame triomphalement La Tribune. "La France renoue avec la croissance" ! "L'Allemagne aussi sort de la récession" ! Et dans la Zone euro, "la reprise de la croissance pourrait être plus rapide que prévu" !

Dans de telles conditions, autant repartir en vacances, non ?

Eh bien... peut-être que non, comme le montrent les derniers chiffres du chômage américain (dont notre correspondant américain nous reparle un peu ci-dessous). Et la confiance des consommateurs américains, qui est passé à 63,2 points -- alors que le consensus attendait un rebond à 68,5. Enlevez le cash distribué par les gouvernements durant les divers plans de relance, et vous verrez que l'économie ne repart pas du tout.

Une fois encore, on appliqué un plaquage doré sur une dent pourrie... et renvoyé le patient manger des caramels mous. Mais comme nous l'explique Bill dans quelques lignes, le patient en question semble en avoir assez des confiseries ; il s'est mis à se brosser les dents trois fois par jour... et ce retour à la vertu contrarie vivement les marchands de sucreries.

Nous verrons bien...

** En attendant, les marchés semblent -- pour une fois -- être de notre avis. Les "bonnes nouvelles" n'ont pas suffi ; le CAC 40 a terminé la semaine en baisse (-0,83% à 3 495 points)... et l'entame aussi dans le rouge. Londres et Francfort n'étaient pas en reste vendredi, avec respectivement -0,87% et -1,72%.

Côté américain, baisse unanime aussi sur la journée de vendredi. Le Dow Jones a cédé 0,82%, à 9 321 points ; le Nasdaq perdait quant à lui 1,19%, à 1 985 points ; enfin, le S&P 500 a chuté de 0,85%, pour terminer la semaine à 1 004 points.

Consolidation bien normale... ou réveil des consciences ? A suivre, en tout cas... sachant qu'au moment de l'envoi de cette Chronique, l'indice hexagonal était en chute libre, à -2,36% depuis le début de la matinée.

** Enfin, un petit mot des autres marchés : l'or a perdu du terrain à Londres vendredi, l'once passant à 953,5 $. Du côté du pétrole, le baril de WTI New York est à 67,51 $ à l'heure où j'écris ces lignes... mais si l'on en juge par l'orientation du dollar, qui est en baisse à 1,4108 pour un euro, cela pourrait changer rapidement.

Françoise Garteiser,
Paris

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Notre Rédacteur vous donne les dernières nouvelles de Wall Street

*** 2 + 2 = 5

** Leçon numéro 1 : 2 + 2 = 5. Vous avez compris ? Vous remarquerez que seuls les économistes hochent la tête.

- Cela fait un bon moment que les chiffes économiques ne sentent pas bon, cher lecteur. Mais ils dégagent désormais une puanteur à faire rougir un abattoir.

Pour lire la suite...

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

***

 
ELLE VOUS PLAIT, CETTE REPRISE ?

** Alors, elle vous plaît, cette reprise ? Pas mal, hein ?

* Sauf pour ce qui est de l'emploi, évidemment.

* Et des ventes au détail.

* Et pour ce qui est des saisies... et des prix de l'immobilier. Et des revenus. Et des prix à la consommation. Et des profits des entreprises.

* On dirait un travesti -- qui a tous les aspects d'une vraie femme, sauf l'essentiel.

* Au moins les actions se portent bien. En termes de durée, le Dow Jones a déjà fait mieux que le rebond des années 30... puisqu'il en est à son sixième mois. En termes de cours, cependant, les actions sont à la traîne. Les valeurs américaines ont grimpé de 45% environ par rapport à leur plus bas de 6 547 sur le Dow. Selon ce critère, le niveau actuel de 9 398 points est un peu au-dessous de la hausse de 50% enregistrée cinq mois après le plancher de 1929.

* En tout cas, les nouvelles étaient décevantes pour les économistes grand public la semaine dernière. On "remet son ouvrage sur le métier", déclarait le Wall Street Journal.

* Les benêts fêtaient déjà la fin de la récession. Ils pensaient que le plan de relance fonctionnait, et que la récession touchait à sa fin.

* Même la Fed semblait de cet avis. Un titre du Washington Post : "la Fed considère que la récession touche à sa fin".

* Mais à la Chronique Agora, nous sommes d'un autre avis. Il suffit de regarder ce qui se passe...

* "Même avec [les incitations financières à l'achat d'automobiles], les ventes au détail chutent", rapporte le New York Times. Les ventes au détail américaines devaient grimper en juillet. Elles ont baissé.

* Dommage.

* Les économistes pensaient aussi que les chiffres du chômage américain baisseraient. Sauf qu'ils ont grimpé en juillet. On en est à un total de 6,7 millions d'emplois perdus depuis que le ralentissement a commencé en décembre 2007.

* Oh... et que voyons-nous là ? Les saisies ont atteint un nouveau sommet record en juillet... établissant leur troisième plus haut sur les cinq derniers mois.

* C'est "une reprise que seul un statisticien apprécierait", titre encore le Washington Post.

* On peut prouver à peu près n'importe quoi si l'on torture assez les chiffres. Mais si on cherche un emploi... si l'on a besoin de vendre sa maison... ou de refinancer son prêt hypothécaire... bonne chance !

* Puisqu'on est en été... et que règnent la chaleur et la camaraderie... nous aimerions offrir un peu d'aide aux économistes susmentionnés : pssst... ce n'est pas une récession... c'est une dépression...

** Depuis 1945, l'économie américaine -- et une bonne partie du reste de l'économie mondiale -- repose sur les épaules des consommateurs américains. D'abord, ils ont dépensé l'argent qu'ils avaient gagné durant les années de guerre. Ensuite, ils ont dépensé l'argent qu'ils avaient gagné durant le grand boom des années 50 et 60. Ensuite, ils ont dépensé de l'argent qu'ils n'avaient pas du tout gagné. Ils ont emprunté à partir de leurs futurs revenus... faisant passer la dette américaine totale de 120% du PIB américain dans les années 70... à 370% du PIB en 2007.

* Pendant les 15 dernières années de cette période, en particulier, chaque fois que le consommateur se montrait hésitant à continuer à dépenser, les autorités se précipitaient pour lui accorder plus de crédit. Et durant les cinq années finales -- la Bulle Epoque -- la dette américaine a doublé.

* A présent, le consommateur s'entête. Il ne fera pas un pas de plus tant qu'il ne se sera pas débarrassé de son excès de dette.

* Une fois encore, les autorités tentent de le stimuler. Le taux directeur de la Fed est pratiquement à zéro. Les autorités injectent de l'argent dans l'économie aussi rapidement qu'elles le peuvent. Mais quel bien cela fait-il ?

* Même avec les dépenses et les stimulants... les taux d'intérêts ultra-bas... le consommateur n'est toujours pas prêt à rajouter de la dette. Bien entendu, c'est exactement ce qui s'est produit au Japon. Le secteur public a dépensé ; le secteur privé a épargné. Résultat net : une récession par intermittence qui a duré près de 20 ans.

* C'est ce qu'on appelle une dépression : le moment où le modèle ne fonctionne plus. Franchement, comment l'économie américaine pourrait-elle se remettre ? C'est une économie nourrie par la consommation, si bien que le consommateur devrait dépenser plus d'argent -- sauf qu'il n'en gagne pas plus. Et il n'a aucune perspective d'en gagner plus -- pas avec un chômage à 10% et une économie américaine grippée. Le seul moyen pour qu'il dépense plus serait d'emprunter. Donc le seul moyen pour qu'une économie de consommation se développe serait d'y ajouter de la dette de consommation. CQFD. Est-ce possible ? Le ratio dette/PIB pourrait-il passer à 400%... 500%... jusqu'à la lune ?

* Eh bien, nous ne sommes pas né d'hier. Nous vivons depuis assez longtemps pour savoir que tout ou presque est possible.

* Nous apprenions la semaine dernière que le déficit fédéral américain se montait à 1 270 milliards de dollars en juillet. Nous ne pensions pas que c'était possible. Pourtant, malgré cet enfer de nouvelle dette, le bon du Trésor américain rapporte à peine 3,6%. Nous ne pensions pas que c'était possible non plus.

* Tout peut donc arriver. Mais en général, les relances gouvernementales ne fonctionnent que quand elles ne sont pas nécessaires. C'est-à-dire qu'elles ne fonctionnent que quand elles vont dans la même direction que la tendance sous-jacente... et non dans le sens opposé. Tout comme on peut faire avancer plus rapidement un bateau en déployant ses voiles, on peut accélérer une expansion en offrant plus de crédit, plus facilement.

* A présent, cependant, la tendance sous-jacente s'est inversée. Ce n'est plus une expansion de crédit ; c'est une contraction du crédit. Le consommateur en a assez de la dette. Il réduit ses dépenses et rembourse ses prêts. C'est ce que montrent les chiffres de juillet. C'est un changement de direction majeur qui mettra des années à s'accomplir. A présent, non seulement les relances sont inutiles -- puisqu'elles vont à l'encontre de la tendance majeure --, mais elles sont aussi contre-productives. Elles retardent et contrarient les ajustements nécessaires.

* Mais attendez. Nous savons ce que vous pensez -- les programmes de relance marchent, parce qu'ils encouragent les consommateurs à acheter. Regardez les incitations financières pour les achats automobiles aux Etats-Unis. Parfois, la planification centrale marche, non ? Il suffit de voir les chiffres des ventes -- qui pourrait contredire une telle preuve ? Hélas, une économie centralisée est une chose perverse... où chaque statistique positive repose sur les corps des chiffres torturés. Enlevez l'"argent gratuit" des autorités, et il ne reste rien. Pas de véritable augmentation de la demande... juste un accroissement temporaire basé sur une relance temporaire et insoutenable.

* Encourager les gens à trop acheter, c'est ce qui a causé le problème au départ. Les encourager maintenant à acheter plus encore n'est pas une solution ; ce n'est que la continuation de la même politique déficiente consistant à stimuler la demande de consommation... une politique qui est en place depuis des décennies.

* A présent, le vent souffle dans l'autre direction. Le gouvernement n'apprécie peut-être pas... mais il ne peut rien faire pour l'empêcher.

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LA DEUXIEME GRANDE DEPRESSION
Une catastrophe économique est en train de se dérouler : elle va réduire à néant l'épargne de millions de Français...

... alors que d'autres doubleront leur patrimoine dans le même temps.

Nos spécialistes avaient vu venir la catastrophe des subprime... la hausse spectaculaire de l'or... l'effondrement du système bancaire et financier. A présent, ils vous révèlent comment sortir gagnant d'une crise telle que nous n'en avions pas connu depuis les années 20 : continuez votre lecture pour tout savoir...

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*** La Chronique Agora présente ***

Deux ans après le démarrage de l'une des plus graves crises financières que nous ayons connues, les marchés financiers mondiaux ont retrouvé une dynamique très positive cet été. Jean Chabru se penche sur les raisons -- et le potentiel -- de ce rebond.

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GRAND SOLEIL SUR LES MARCHES
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Par Jean Chabru (*)

Deux ans après le démarrage de l'une des plus graves crises financières que nous ayons connues, les marchés financiers mondiaux ont retrouvé une dynamique très positive durant cet été à la faveur de résultats de sociétés américaines qui se sont révélés meilleurs que prévus.

74% d'entre elles ont battu les estimations du consensus, ce qui a eu pour effet de rasséréner les investisseurs sur la capacité de résistance des entreprises. Par ailleurs, l'économie américaine a continué de ralentir au deuxième trimestre mais moins que prévu : le PIB a baissé de 1% contre -1,5% attendu par les économistes. La performance des indices mondiaux depuis mai a connu sa plus forte croissance depuis les années 70 contredisant le célèbre adage Sell in May.

Alan Greenspan, l'ancien patron de la Fed, a même estimé que l'économie américaine pourrait retrouver une croissance de 2,5% dès le troisième trimestre alors que les sociétés ont atteint les limites physiques de leur politique de déstockage. Il s'agirait d'un retour de balancier assez violent qui ne ferait que confirmer la réalité nouvelle de l'économie mondiale qui connaît des déséquilibres croissants entraînant des réajustements brutaux. Avec le concours des apprentis sorciers de la finance mondiale...

Toutefois, il faut également se méfier d'un mouvement de restockage nécessaire après la purge mais qui ne signifie pas forcément la fin de la crise en tant que telle. Donc il faut rester vigilant et à ce titre la publication des chiffres du troisième trimestre par les entreprises seront à suivre attentivement.

Notre portefeuille est au beau fixe
Si mon pronostic d'un été meurtrier ne s'est pas révélé juste, cela n'a pas empêché notre portefeuille de profiter pleinement de l'allant des marchés et le choix d'investir dans des sociétés liées aux infrastructures s'est également montré pertinent avec un gain de 11% en un mois sur Faiveley -- ce qui a largement surperformé le CAC Mid &Small 190 comme l'ensemble de notre portefeuille depuis le début de l'année d'ailleurs.

Comme vous le savez, l'économie est avant tout une affaire de confiance. Si les agents économiques que nous sommes tous commencent à percevoir des signes d'amélioration de la conjoncture, nous serons plus enclins à consommer et investir : autant de facteurs qui permettent d'alimenter le rebond de la croissance. Les dépenses de construction aux Etats-Unis ont d'ailleurs augmenté en juin alors que les économistes s'attendaient à une baisse, selon les chiffres publiés par le département du Commerce, mais cette progression est due au seul secteur public, signe que le plan de relance commence à porter ses fruits. Il suffirait que l'économie américaine continue de montrer des signes tangibles d'amélioration pour que le rebond actuel se trouve encore solidifié. Toujours cette bonne vieille histoire de la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine...

Même Docteur Doom croit à la fin de la crise
Même le très sombre économiste américain Roubini -- celui qui avait prédit le désastre des subprime -- a estimé qu'on pouvait désormais voir une lumière autour du tunnel. C'est vous dire à quel point l'évolution de l'économie mondiale est difficile à anticiper...

Si les choses suivent la même tendance en août, je compte revenir progressivement sur des sociétés potentiellement plus risquées mais qui pourraient profiter également pleinement de la poursuite du rebond des indices. J'ai quelques très bonnes idées en tête sur le sujet que je vous ferai partager à la rentrée en espérant connaître un second semestre de très bonne facture.
[NDLR : Et pour ne pas manquer ces nouvelles recommandations pleines de potentiel,
il suffit d'agir aujourd'hui...]

Meilleures salutations,

Jean Chabru
Pour la Chronique Agora

(*) Jean Chabru est le rédacteur en chef de Small Caps Profits, un service de recommandation ultra-efficace se concentrant sur les petites valeurs. Spécialisé dans le segment des small caps, Jean Chabru et son équipe de spécialistes mettent à votre disposition l'une des plus grandes bases de données françaises sur les petites valeurs. Le but ? Vous positionner sur des petites valeurs explosives avant le reste des investisseurs... et attendre que le marché s'en aperçoive et fasse monter les cours !

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Published by Eva R-sistons - dans Economie
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