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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 07:03

La Chronique Agora
Paris, France
Mardi 18 Août 2009
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*** Béquilles gouvernementales et marchés en baisse
Tout à coup, les bonnes statistiques ne suffisent plus...

*** Analyse technique contre analyse fondamentale !
Tout ce qu'on veut, c'est savoir pourquoi les choses arrivent comme elles arrivent

*** Une saison de dépression
La prochaine ère de prospérité est prévue pour... 2020

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Bonjour,


*** BEQUILLES GOUVERNEMENTALES ET MARCHES EN BAISSE

** On a appris hier que l'indice d'activité de la Fed de New York était passé à 12,08 en juillet -- c'est le premier score positif depuis avril 2008... alors que le consensus s'attendait à un tout petit 2,5.

Pourtant, les marchés ont connu une journée noire.

Au vu de tout ça, je dirais qu'aujourd'hui, les choses sont simples :

- Soit les marchés ont compris que l'économie était en dépression -- et non en récession -- et que la "reprise" dont nous bercent les autorités et les médias est aussi fictive que l'argent des plans de relance dont elle se nourrit : dans ce cas, l'automne sera dur.

- Soit l'économie se reprend effectivement -- contre toute attente, logique et possibilités naturelles -- mais les marchés sont pris dans la spirale de la "déprime irrationnelle" ; ils baissent désormais comme ils avaient grimpé entre 2003 et 2007 : quoi qu'il arrive. Et dans ce cas... l'automne sera dur.

Vous savez ce qu'il vous reste à faire, cher lecteur ? Préparez vos défenses. Maintenant. Achetez de l'or pendant qu'il est encore bon marché (l'once a encore baissé hier, à 932,75 $ au second fixing de Londres)... et faites le tri dans votre portefeuille d'actions !

** Et s'il fallait encore une preuve que la reprise s'appuie uniquement sur le sable mouvant des plans de relances et diverses mesures gouvernementales, il suffit de regarder les derniers chiffres de l'immobilier. L'indice NAHB (Association américaine des constructeurs immobiliers) est en hausse : rendez-vous compte, 18 points ce mois-ci contre 17 en juillet, ce qui représente un sommet d'un an...

Sauf que la NAHB l'admet elle-même : cette hausse est due aux crédits d'impôts accordés aux primo-accédants à la propriété. Il n'y a pas de vraie reprise ; la demande continue de s'appuyer sur les béquilles gouvernementales -- et ne risque pas de repartir gambader toute seule de sitôt.

D'ailleurs, la Fed a également annoncé le prolongement du "TALF" -- mesures de soutien à la consommation et à l'immobilier -- jusqu'en 2010. Mais c'est sûrement le signe que l'économie reprend de la vigueur, si, si.

** En tout cas, les places principales ont terminé sur une baisse unanime : le CAC 40 a perdu 2,16% sur la journée d'hier, enfonçant les 3 400 points en séance et terminant de justesse à 3 416,69 points. Le Footsie londonien abandonnait dans le même temps 1,46%, tandis qu'à Francfort, le DAX reculait de 1,9%.

Nos voisins d'outre-Atlantique ont connu une journée tout aussi morose, avec une baisse de 2% sur le Dow Jones, à 9 135 points... un recul de 2,75% sur le Nasdaq, qui clôturait à 1 930 points... et une chute à peine moins retentissante du S&P 500 : -2,43% à 979 points.

Ce matin, le CAC 40 repartait à la hausse -- mais comme le rappelle Bill Bonner dans quelques lignes, n'oublions pas que septembre est traditionnellement l'un des pires mois boursiers de l'année...

Françoise Garteiser,
Paris

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SUPER-MADOFF !!
Une arnaque faisant 200 fois la taille de celle de Bernie Madoff pourrait exploser dans les mois qui viennent et réduire à néant l'épargne de millions de Français...
... alors que d'autres se retrouveront beaucoup plus riches dans le même temps.

Pour découvrir comment, continuez votre lecture...

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** ANALYSE TECHNIQUE CONTRE ANALYSE FONDAMENTALE !

** On peut observer les cycles boursiers de près, simplement en gardant un oeil sur l'évolution des cours. Ou on peut voir l'ensemble du tableau... tous les liens entre les marchés et le reste du monde... dans l'espoir de comprendre ce qui se trouve derrière les mouvements de cours -- et où ça pourrait les mener.

* Le Dow a chuté. Il chutera plus encore prochainement, probablement... mais peut-être pas tout de suite. Le Dow devrait grimper jusqu'à 10 350 points pour égaler le rebond de 1929. Et dire qu'on n'est pas encore en septembre ! Traditionnellement, septembre est le pire mois pour les investisseurs... suivi d'octobre, novembre, décembre, janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet et août.

* Et que voyons-nous ? Les actions chinoises ont subi hier leur pire journée depuis novembre dernier -- l'indice de Shanghai a perdu 6%.

** De nombreux analystes considèrent tout ce qui se situe hors des données de cours comme étant du "bruit". On ne sait jamais quelles idées, quelles explications ou quelles prédictions seront correctes, disent-ils. Tout ce dont on est sûr, c'est le prix.

* Selon l'hypothèse des marchés efficients, le prix des actions contient toutes les informations, les théories et les illusions de tous les intervenants au monde. Selon ce raisonnement, l'information fournie par les cours est "parfaite". Personne ne peut en savoir plus sur la valeur à laquelle une action devrait s'échanger.

* De nombreux analystes pensent pouvoir observer les figures formées par les mouvements des cours et y détecter des indices sur ce qu'ils feront ensuite. Ils voient des "têtes épaules", des "triangles ascendants" et des "drapeaux"... et en tirent des conclusions [NDLR : Des conclusions qui rapportent parfois gros, comme l'ont constaté la semaine dernière les lecteurs de Marc Dagher, notre spécialiste de l'analyse technique : ils ont pu engranger un gain de plus de 42% sur Crédit Agricole -- à votre tour, maintenant !].

* En ce qui nous concerne, à la Chronique Agora, les mouvements de cours nous disent des choses, mais seulement lorsqu'ils atteignent des extrêmes... et uniquement parce que nous avons des intuitions sur la manière dont fonctionne la nature.

* Lorsque nous voyons qu'une action a grimpé d'un seul coup, par exemple, nous soupçonnons qu'elle chutera tout aussi brutalement quelque temps plus tard. Lorsque nous voyons une série d'augmentations de prix sur une longue période de temps, nous nous attendons à voir aussi une série de baisses de cours sur une période tout aussi longue. Si nous regardons d'un peu plus près, nous constatons que le prix à la fin de la longue hausse est exceptionnellement élevé... et que le prix à la fin du long déclin est exceptionnellement bas. Nous pensons -- intuitivement et logiquement -- que les choses exceptionnelles ne le restent pas longtemps. C'est précisément pour ça qu'elles sont exceptionnelles. En gros, lorsque les prix sont exceptionnellement hauts, ils vont baisser -- jusqu'à ce qu'ils soient exceptionnellement bas, et vice versa.

* Au-delà de ça, nous ne tirons que peu de substantifique moelle des cours boursiers. Ils ne nous disent pas pourquoi les choses se passent. Et même si nous reconnaissons qu'il est impossible de savoir vraiment pourquoi les choses arrivent (le nombre de papillons faisant battre leurs ailes en Chine dépasse notre entendement), nous avons néanmoins hérité des vieilles traditions des conteurs de notre tribu de mortels. Nous voulons savoir pourquoi les choses arrivent comme elles arrivent... nous voulons des héros et des bandits... nous voulons des gagnants et des perdants... nous voulons une histoire plausible qui explique ce qui se passe.

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Comment faire des profits à 2 chiffres... sans toucher à une seule action !

Associez deux domaines boursiers ultra-profitables en une seule forme d'investissement... et générez des gains à deux chiffres -- quoi que fassent les marchés !

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*** La Chronique Agora présente ***

Toutes les grandes tendances se développent... puis s'éteignent. Bill Bonner se penche sur la question -- et examine notamment les trois formes majeures du capitalisme américain depuis le 19ème siècle : indispensable pour mieux comprendre ce qui se produit actuellement.

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UNE SAISON DE DEPRESSION
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Par Bill Bonner (*)

Nous maintenons une correspondance épisodique avec Jack Lessinger depuis près de 20 ans. Jack est un "socio-économiste". C'est-à-dire qu'il examine l'ensemble des tendances économiques et la manière dont elles s'intègrent dans le paysage plus large de la vie sociale.

Ce que Jack voit -- dans son nouveau livre The Great Prosperity of 2020 ["La Grande Prospérité de 2020", ndlr.] --, c'est une série de booms et de krachs correspondant à la manière dont les gens se voient... ce qu'ils veulent... et comment ils veulent vivre. C'est ce qui définit le capitalisme américain, pense-t-il. Il relie ensuite ces phases du capitalisme américain aux schémas de développement et aux tendances de l'immobilier. Depuis le début du 19ème siècle environ, il voit trois grandes formes de capitalisme -- le capitalisme à petite échelle, qui a atteint son sommet au milieu des années 1800... suivi par le développement industriel à grande échelle qui a atteint son zénith, selon Jack, au début du 20ème siècle... suivi enfin par la société de consommation dans laquelle nous avons grandi.

Toutes les grandes tendances se développent, puis s'éteignent. Les prix les suivent. La première vague de développement, aux Etats-Unis, a fait grimper les prix des terrains "à la frontière", d'abord dans le bassin du Mississippi... puis dans les grandes plaines. En termes réels, les terres agricoles dans certaines parties du Midwest ont atteint des sommets, durant la fièvre spéculative des années 1880, qu'on n'a plus jamais revus. Ensuite, le développement de la phase suivante a fait grimper les valeurs dans les grands centres industriels -- en particulier à Chicago -- dont la croissance dépassait de loin celle de villes plus anciennes comme New York et Philadelphie. Là aussi, on a atteint des prix qui n'ont jamais été battus. Ensuite est arrivé l'Ere matérielle... où le consommateur était roi. Et chaque roi voulait son propre royaume en banlieue... et son carrosse, avec des chevaux fournis par Chevrolet ou Ford.

En élargissant un peu le champ, on s'aperçoit que tout ça se produisait alors que l'économie était bon marché et que l'industrie manufacturière américaine menait le monde durant l'après-Deuxième Guerre mondiale. L'énergie peu chère semblait faire de la vie en banlieue une alternative sensée et abordable à la vie en ville. On y avait l'avantage d'être proche des grandes villes -- avec un accès à l'emploi, aux loisirs et à l'éducation. On avait aussi les avantages de la vie à la campagne -- une piscine, un jardin, du gazon, de l'air pur et de l'espace.

L'exode vers les banlieues américaines a commencé dans les années 20. A l'époque, les premières banlieues se construisaient au nord de Baltimore... reliées au centre ville par des tramways et des routes pavées. Les familles les plus riches ont commencé par acheter des résidences secondaires dans les régions plus élevées de Guilford et de Mount Washington. Ensuite, à mesure que les transports allaient en s'améliorant... et que les villes étaient de plus en plus peuplées d'immigrants et d'ouvriers... les riches se mirent à vivre toute l'année dans leurs refuges verdoyants.

A mesure que la tendance se développait, les banlieues se sont étendues... et les classes moyennes ont rejoint l'exode. Dans les années 80, ne restaient plus dans les centres-villes que des marginaux.

Parallèlement, durant les premières phases de la tendance consumériste, les salaires des travailleurs ordinaires se mirent à grimper rapidement. On pouvait sortir diplômé du lycée, trouver un travail correct et s'attendre à gagner de plus en plus d'argent -- ce qui donnait aux gens les moyens d'acheter de plus en plus de choses. C'est donc devenu le passe-temps national américain. "Qui emporte le plus de choses dans la tombe gagne", telle était la règle du jeu.

Les premières remises en question de cette "culture des choses" sont arrivées tôt, affirme Jack. Les hippies et les mouvements de contre-culture des années 60 étaient une réaction contre les excès du consumérisme. Puis, nourri par la crise pétrolière, on a vu un mouvement de contre-tendance prônant l'auto-suffisance et l'indépendance dans les années 70. Ces attaques ont été repoussées par le crédit et les marchés de bulle. Il semblait insensé de ne pas profiter des avantages de la culture de consommation lorsqu'elle était à son apogée à la fin du 20ème siècle.

A présent, l'économie de consommation touche à sa fin, déclare encore Jack. Elle est usée, vide et démodée. A la Chronique Agora, nous avons décrit la Bulle Epoque -- la phase d'explosion finale de la tendance -- jour après jour durant la période 2001-2007. A présent, nous décrivons son effondrement. Les consommateurs sont ruinés. Les banlieues sont out. L'appétit pour les choses à cédé le pas à un désir de sécurité, de stabilité et de simplicité.

Le passage d'une tendance majeure à une autre est généralement marqué par une dépression. La période de transition exige des réaménagements, des réévaluations et, souvent, des délocalisations. Les banlieues ne seront probablement pas une zone de croissance, dans la prochaine tendance socio-économique. Il est plus probable que l'immobilier de banlieue aux Etats-Unis a atteint son sommet historique en 2005-2006. Nous ne reverrons jamais plus de tels prix. Les gens déménageront. Ils iront dans de nouvelles zones.

La "saison de la dépression", pour reprendre l'expression de Jack, dure généralement entre 20 et 30 ans. Nous en vivons une actuellement. Il met la fin de la dépression -- et le commencement d'une nouvelle période de prospérité -- en 2020.

Meilleures salutations,

Bill Bonner
Pour la Chronique Agora

(*) Bill Bonner est le fondateur et président d'Agora Publishing, maison-mère des Publications Agora aux Etats-Unis. Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (450 000 lecteurs), il intervient dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckoning. Il est également l'auteur des livres L'inéluctable faillite de l'économie américaine et L'Empire des Dettes.

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Published by Eva R-sistons - dans Economie
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