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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 15:54

La Chronique Agora
Paris, France
Mardi 25 Août 2009
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*** Automne chargé et coup d'arrêt boursier
Wall Street n'a pas bougé hier... pourquoi donc ?


*** Le rebond est-il – enfin – terminé ?
Ca dépend de quel point de vue on se place !


*** Une rentrée explosive sur le Forex !
On s'intéresse à l'euro et au dollar pour bien commencer...

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Mettez la-chronique@publications-agora.fr dans votre carnet d'adresse pour éviter les filtres Spam qui en empêcheraient la réception.

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Bonjour,

*** AUTOMNE CHARGE ET COUP D'ARRET BOURSIER

** Des notes un peu rapides ce matin, cher lecteur, car mes collègues m'attendent pour la traditionnelle "réunion de rentrée" -- et je peux vous dire qu'avec la conjoncture actuelle et toutes les opportunités qu'elle offre, ladite rentrée s'annonce chargée pour les Publications Agora : nouveaux services de trading, nouvelle conférence, nouveaux rapports spéciaux... et, très bientôt, une journée de formation exclusive à l'analyse technique.

** Je vous reparlerai de tout ça prochainement, bien entendu... mais en attendant, voyons un peu la direction des marchés hier. Côté européen, tout baignait : le CAC 40 a terminé à un plus haut de 10 mois, s'adjugeant 1,01% pour terminer à 3 652,17 points. Le Footsie londonien a grimpé de 0,93%, tandis qu'à Francfort, le DAX prenait 1,03%. Le Vieux Continent surfait visiblement sur les bonnes statistiques publiées ces derniers jours -- notamment sur le fait que les commandes à l'industrie de la Zone euro ont grimpé de 3,1% en juin (contre +1,5% attendu. Globalement, elles enregistrent une... baisse de 2,51% sur l'ensemble de l'année).

Mais de l'autre côté de l'Atlantique... c'était autre chose. Les marchés américains ont donné hier un grand coup de frein à leur hausse -- ils n'ont ni baissé, ni grimpé, ils sont juste... restés sans bouger. Le Dow Jones a ainsi reculé de 0,03%, stagnant à 9 509,28 points, et le S&P 500 a perdu 0,05%, à 1 025,57 points. Seul le Nasdaq a un peu évolué (et encore !), perdant 0,14% à 2 017,98 points.

Peut-on y voir un signe de changement de mentalité de la part des investisseurs ? Le site Investir.fr est d'avis que ce brusque coup d'arrêt est dû au marché obligataire... qui envoie des signaux pessimistes quant à l'état de l'économie. Se pourrait-il que la hausse ne soit plus "contagieuse" ? Contrairement à l'époque 2001-2007, les marchés ne se laisseraient-ils plus aussi facilement entraîner dans une spirale haussière complètement irrationnelle ? Il est permis d'en douter un peu après l'été triomphal que nous avons vécu... mais pourquoi pas.

Voyons déjà ce qu'en penseront les marchés européens aujourd'hui, surtout après la baisse des marchés asiatiques, échaudés par la soudaine immobilité de Wall Street.

** Le pétrole, quant à lui, semble croire que la reprise est bel et bien au coin de la rue, car son ascension ne donne pas signe de ralentir : le baril de WTI était hier à 73,82 $ à New York. L'or, de son côté, marquait le pas ; l'once a perdu quelques dollars, à 951,50 $ au second fixing londonien.

Enfin, le dollar ne bouge guère, lui non plus, à 1,4274 $.

** Et tout de même, je ne peux pas vous laisser sans vous faire part de la dernière nouvelle, annoncée notamment dans La Tribune ce matin : Ben Bernanke serait en passe d'être reconduit à son poste de président de la Réserve fédérale.

Rien de surprenant à ça, bien entendu... mais je trouve tout de même assez savoureux qu'on explique que "Ben Bernanke doit sa popularité à ses méthodes strictes destinées à sauver le secteur bancaire, réformer le secteur financier et éviter à la récession de se transformer en dépression".

"Strict" ? Le grand partisan de l'assouplissement quantitatif ? N'y a-t-il pas une sorte d'incompatibilité fondamentale ?

Françoise Garteiser,
Paris

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Depuis 1999, les small caps réalisent des performances jusqu'à six fois supérieures à celles du CAC 40...
Avec les 5 critères hyper-sélectifs de notre nouveau système de détection de valeurs FOCVS, investissez exclusivement sur les 15% de leaders qui tirent ce marché à la hausse !

Ne manquez pas les prochaines opportunités détectées par FOCVS pour accumuler des gains de 62,4%... 22,1%... 13,3%... 28% : il suffit de continuer votre lecture...

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** LE REBOND EST-IL – ENFIN – TERMINE ?

** Alors, le rebond est-il terminé ?

* Pas du tout ! Les banquiers de la planète annoncent que l'économie se remet. Les investisseurs les croient : ils font grimper les actions.

* En fait, les actions comme le pétrole sont à leurs sommets pour cette année. Avec de tels profits à portée de main, les gens pensent qu'ils n'ont pas besoin du dollar. Les investisseurs se tournent vers la sécurité du billet vert lorsque les orages financiers approchent. Mais à présent... ils pensent que tout ira bien.

* "Les banquiers mondiaux suggèrent que le rebond pourrait être en cours", titre un article du New York Times.

* L'économie mondiale se remet-elle vraiment ? Devriez-vous acheter des actions maintenant pour tirer parti de ce nouveau marché haussier ?

* Vous connaissez déjà la réponse, n'est-ce pas, cher lecteur ?

* Après une chute vient un rebond. Et avec le rebond vient tout un tas d'idées idiotes. Vous voyez comment ça marche ? "Les marchés font l'opinion", déclarent les vétérans de Wall Street. Lorsque les actions grimpent, les investisseurs trouvent des raisons justifiant cette hausse. Ils ne tardent pas à se convaincre qu'elles grimperont éternellement.

* Sauf que ce n'est pas le cas. Les rebonds ne sont pas des tortues géantes... ce sont des papillons de nuit. Après quelques mois passés à voleter autour de la lumière, ils se dessèchent. Quand cet été de l'amour ailé finira-t-il ? Nous n'en savons rien. En septembre ou en octobre, pensons-nous. Mais nous n'avons aucun doute sur le fait qu'il terminera bientôt.

** En fin de compte, les prix des actions dépendent des bénéfices. Les gens comparent le rendement qu'ils peuvent obtenir grâce aux actions à ce qu'ils peuvent obtenir des autres investissements. Une hausse des bénéfices signale une hausse des rendements, si bien que les investisseurs paient plus.

* Durant la grande expansion de crédit de 1945-2007, les entreprises pouvaient anticiper, d'une manière générale, la hausse des bénéfices. Les gens achetaient de plus en plus de choses à crédit. Dans une économie nationale, les entreprises paient des salaires, puis les employés utilisent ces salaires pour acheter des produits. Les salaires sont un "coût" pour l'entreprise... mais ils sont aussi une source de revenu. Lorsque les ventes proviennent du crédit, en revanche, les entreprises ont les revenus mais pas le coût de main-d'oeuvre. Les profits grimpent.

* A présent, le cycle a tourné. Les entreprises ont encore les coûts de main-d'oeuvre. Mais au lieu d'utiliser cet argent pour acheter des choses, les employés l'utilisent pour rembourser les prêts contractés pour des achats faits l'an dernier ou l'année précédente. A présent, l'entreprise a les coûts, mais pas les revenus.

* Comme on dit dans les manuels d'économie : pas de chance.

* Ce processus de désendettement sera lent. Cinq ans, peut-être. Ou 15. Peut-être 25. Il connaîtra des hauts et des bas... avec un chômage élevé (les entreprises réduiront leurs coûts de main-d'oeuvre puisque les ventes ne grimperont pas)... des prix bas (du moins en termes réels)... des profits réduits... et une croissance lente, voire inexistante.

* Est-ce mauvais ? Non, pas du tout. C'est bien. Les économies doivent s'adapter aux nouvelles réalités du monde post-bulle du crédit. Ca prendra du temps. Et dans la mesure où les autorités financières mondiales luttent de toutes leurs forces pour freiner ce processus... ça pourrait prendre beaucoup de temps. Comme nous l'avons déjà expliqué dans la Chronique, un gouvernement est une entreprise profondément conservatrice, visant à protéger les parasites. Il ne peut exploiter l'avenir -- il n'a pas la moindre idée de ce que sera l'avenir. Tout ce qu'il peut faire, c'est essayer de restaurer le passé. Telle est l'idée de la "reprise"... essayer de dorloter, protéger et payer les succès d'hier. De Wall Street à l'Etat-providence... les gouvernements tentent d'éviter les corrections.

* Bien entendu, c'est parfaitement raisonnable. La seule véritable fonction des gouvernements est d'offrir ordre et protection. Que peuvent-ils protéger ? Seulement ce qui est... pas ce qui doit être.

* Et les autorités essaient de retarder et d'empêcher l'avenir de se produire. Y réussiront-elles ? Bien sûr que non. L'avenir se produira qu'ils le veuillent ou non. Ils ne peuvent le stopper. L'avenir arrivera.

* Mais ils peuvent en faire un épouvantable gâchis.

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Enfin un système de trading Forex
VRAIMENT profitable pour l'investisseur individuel !

Alors que la majorité des investisseurs perdent leur temps (et leur argent !) sur les marchés actions... sur le marché des changes se joue un tout autre jeu, avec des règles bien différentes !

Et aujourd'hui, c'est à votre tour de vous joindre à la partie : grâce à un système de trading en devises simple et efficace, vous avez désormais toutes les clés pour engranger des gains de professionnel alors même que les actions s'enfoncent dans le chaos.

Continuez votre lecture pour tout savoir...

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*** La Chronique Agora présente ***

La situation n'a guère changé ces dernières semaines sur le marché des changes... mais les choses pourraient aller en s'accélérant à mesure que l'automne avance, nous explique Jérôme Revillier ci-dessous.

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UNE RENTREE EXPLOSIVE SUR LE FOREX !
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Par Jérôme Revillier (*)

Tout d'abord, je voulais vous souhaiter bon courage si vous êtes déjà, comme nous, sur le chemin de la rentrée.

Afin de vous faire gagner du temps, la situation n'a pas changé ces dernières semaines. Alors que l'euro tentait de briser cette barrière des 1,44 qui promettait tant, cela ne fut finalement qu'un faux signal de plus. Il faut dire qu'ils se sont multipliés ces dernières semaines, tant le range dans lequel évolue la paire principale (et beaucoup d'autres !) perdure.

Aujourd'hui, je vous propose donc une rentrée en douceur avec une analyse de la situation de l'euro/dollar. Mais avant tout, permettez-moi de vous citer mon dernier message envoyé aux abonnés Agora Forex la semaine dernière, afin de vous exposer mon point de vue sur l'état de santé de l'économie.

La Zone euro sous pression
A l'aube de la rentrée, je vois plusieurs signes positifs pour la suite de notre performance. En effet, comme je l'ai déjà dit, je reste sceptique sur la hausse récente des actions et donc de l'appétit pour le risque, tout autant que sur la fameuse reprise que l'on veut nous vendre dans tous les médias. Aussi, la situation évolue dans le sens de nos récentes analyses et commence de nous donner (malheureusement pour l'économie !) raison !

Pourquoi ? Car les chiffres ne remplaceront jamais les faits. Et les faits, si vous avez pris le temps de regarder autour de vous récemment c'est :

Des résultats d'entreprises qui sont meilleurs qu'attendus mais qui reposent essentiellement sur des ajustements de charges fixes visant à améliorer la trésorerie. Concrètement, les résultats s'embellissent grâce aux licenciements, au chômage partiel et à la fin du déstockage. On ne peut donc pas réellement se réjouir de la situation.

Un secteur de l'emploi qui continue de se dégrader
"Moins vite" comme nous diraient nos politiques, mais qui se dégrade quand même et ce n'est pas la déclaration maladroite du nouveau ministre de l'Emploi, Xavier Darcos, annonçant près de 800 000 destructions de postes supplémentaires cette année qui va nous rassurer même si ce dernier a été prié de revoir sa déclaration rapidement... La France connaît la même évolution que le reste du monde où l'emploi en général continue de souffrir. Le taux de chômage poursuit sa hausse que ce soit en Europe, en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis.

"Après la France et l'Allemagne, le Japon sort de la récession", titrait un quotidien économique la semaine dernière. Bon d'accord, les législatives au Japon sont dans trois semaines et le parti au pouvoir a bien besoin de bonnes nouvelles. De plus, on oubliera le fait que l'on est passé de -11,7% au trimestre dernier à +3,7% sous l'effet de forts investissements publics et d'un soutien plus qu'artificiel de la consommation intérieure. Là aussi la fin du grand déstockage des industries a sans aucun doute soutenu la croissance... jusqu'à quand ?

Les difficultés de la Zone euro ne font que commencer
En effet, en plus d'une déflation qui s'installe confortablement avec une nouvelle baisse des prix de 0,7%, c'est la situation des pays de l'Est qui inquiète. L'Estonie, la Lituanie et la Lettonie devraient voir leurs notes souveraines abaissées avec la forte dégradation de la dette publique et un taux de chômage qui dépasse les 10%.

Tous ces facteurs viennent me conforter dans mon optique baissière sur l'euro que je maintiens depuis des semaines. De plus, le retour des investisseurs sur les marchés et la hausse des volumes devraient également donner lieu à de forts mouvements dans les jours qui viennent.

Meilleures salutations,

Jérôme Revillier
Pour la Chronique Agora

(*) Jérôme Revillier est issu de l'industrie spatiale européenne. Passionné de finance, autodidacte, il a passé plusieurs années à chercher un marché de référence, pour finalement se spécialiser sur le Forex. Cette autoformation financière et son expérience technique lui permettent de dénicher des opportunités originales et parfois à contre-courant de la pensée de la sphère financière. Co-directeur d'une société anglaise de conseil et de développement de systèmes automatisés sur le Forex, il trade également pour son propre compte. Jérôme Revillier participe régulièrement à L'Edito Matières Premières & Devises.

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Published by Eva R-sistons - dans Economie
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commentaires

Eva R-sistons 27/08/2009 04:13

Merci pour ce lien, saint LenZ !

LenZ 25/08/2009 23:33

http://www.denissto.eu/node/151Saint Bankrout priez pour nous !!!

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