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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 02:51

La Chronique Agora
Paris, France
Jeudi 27 Août 2009
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*** Stagnation générale !
La séance d'hier a été bien morne...


*** Reprise économique : d'où viendra l'argent ?
Il faut des billets verts pour faire tourner une économie mort vivante...


*** Or : les arguments baissiers ne sont pas solides (2)
Les arguments haussiers, en revanche, ne manquent pas de tenue

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Bonjour,


*** STAGNATION GENERALE !


** Que faisiez-vous hier, cher lecteur ? Avez-vous profité du soleil de la fin d'été (s'il y en avait là où vous vous trouvez) ? Etiez-vous en train de faire des courses pour la rentrée ? Ou peut-être de préparer une réunion professionnelle ?

Quoi que vous ayez fait, c'était sans doute plus utile -- et plus profitable -- que ce dont nous ont gratifiés les marchés. La journée a été d'une platitude absolue, en dépit de statistiques qui avaient de quoi rassurer n'importe quel investisseur (à part quelques contrariens isolés...) quant à la solidité de la reprise.

Imaginez : une hausse de 9,6% pour les logements neufs aux Etats-Unis, la plus forte depuis février 2005... tandis que le stock de maisons invendues baissait de 9 000 unités, passant à 271 000 -- un niveau qu'on n'avait plus vu depuis mars 1993. En même temps, des maisons à 500 000 $ qui se vendent 250 000 $ (comme nous l'explique Bill ci-dessous)... pas étonnant qu'elles partent comme des petits pains. Entre temps, la moitié de leur valeur s'est quand même évaporée... mais c'est sans doute un détail. Comme les déficits, "ça ne compte pas".

Il a tout de même fallu tenir compte aussi des commandes de biens durables aux Etats-Unis -- +4,9% en juillet avec les transports... mais +0,8% seulement hors transports. Après une hausse de 2,5% en juin, il y avait de quoi refroidir sérieusement l'atmosphère.

** Tout ces éléments, en tout cas, ont contribué à une journée plus que prudente sur les places américaines. Le Dow Jones n'a grappillé qu'un minuscule 0,04%, à 9 554 points, tandis que le Nasdaq et le S&P 500 faisaient littéralement du surplace, à 2 024 points et 1 028 points respectivement.

Sur le Vieux Continent, la séance a été légèrement plus productive -- peut-être grâce à la hausse de l'indice allemand IFO du climat des affaires : le CAC 40 a grimpé de 0,33%, à 3 668,34 points. A Londres, le FTSE s'est adjugé 0,53%, tandis qu'à Francfort, le DAX emportait la palme avec +0,63%.

** La journée d'hier a été tout aussi lente sur les autres marchés : le pétrole est en quasi-stagnation, avec un baril de WTI New York à 71,43 $. Le dollar n'a guère fait mieux, à 1,4256 pour un euro (il était hier à 1,4325).

Seul l'or a fait preuve d'un peu de vigueur... dans le mauvais sens : il a perdu 9 $ entre le premier et le second fixing londonien, pour terminer à 940,50 $.

Tout ça me fait un peu penser au calme avant la tempête...

Françoise Garteiser,
Paris

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Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres


*** REPRISE ECONOMIQUE : D'OU VIENDRA L'ARGENT ?

** Qu'est-ce que nous essayons de comprendre exactement ?

* Eh bien, nous voulons comprendre ce qui se passe... non ?

* Et nous voulons essayer de deviner ce qui se passera probablement ensuite, pas vrai ?

* Nous aimerions savoir, par exemple, si les actions vont grimper ou chuter... et si le moment est bien choisi pour acheter de l'immobilier... ou de l'or... ou des bons du Trésor américain. Nous aimerions le savoir, non ?

* Bien entendu. Malheureusement, "il n'est pas donné à l'homme de connaître son destin", comme le disaient les anciens. Tout ce que nous savons, c'est ce qui s'est produit par le passé... ainsi que le destin des hommes qui sont venus avant nous... et même ça, nous ne le connaissons que par bribes incertaines. Tout ce que nous avons, ce sont des histoires.

** Quoi qu'il en soit, l'administration Obama a annoncé que la crise était un peu plus grave qu'on le pensait, si bien que son estimation pour le déficit budgétaire de 2010 a dû être mise à jour -- avec une augmentation de 19% -- à 1 500 milliards de dollars. Le Congressional Budget Office a fait son propre décompte et est arrivé à la somme de 1 400 milliards de dollars. Quoi qu'il en soit, ça fait beaucoup d'argent.

* Nous nous demandons d'où viendra l'argent. Cette semaine, le meilleur économiste de Goldman, Jan Hatzius, déclarait que selon lui, une bonne partie serait "monétisée" par la Fed... le bilan de cette dernière atteignant jusqu'à 2 000 milliards de dollars. Les caisses de la Fed représentent le ballast monétaire de l'économie tout entière. A mesure qu'il grimpe, il en va de même pour les capacités de l'économie. En théorie, le potentiel d'inflation augmente de matière géométrique ; un dollar de la Fed pourrait être multiplié par 10 dans l'économie. Bernanke a déjà doublé le bilan de la Fed -- rachetant pour 1 000 milliards de dollars supplémentaires d'échecs de Wall Street et de dettes des autorités américaines. Il devra peut-être en racheter pour 2 000 milliards de dollars -- ce qui porterait le total à 4 000 milliards -- avant que cette crise ne termine, disait le gars de Goldman.

** Les prix des maisons continuent de baisser, déclare le dernier titre, mais "moins que prévu". Sont-ce là de bonnes nouvelles ? Eh bien, ça pourrait être pire.

* Les derniers chiffres de ventes immobilières montrent une hausse. Mais une analyse un peu plus poussée montre que les statistiques sont toujours épouvantables... Les gens achètent des maisons à 250 000 $... sauf que ce sont des maisons qui se vendaient 500 000 $ en 2005. Les malheureux qui avaient des maisons à 500 000 $... et des prêts "jumbo"... coulent à pic. Quasiment la moitié d'entre eux seront sous l'eau d'ici 2011, selon une estimation.

* Les autorités déclarent à présent que le chômage à 10% est inévitable aux Etats-Unis. Naturellement, lorsque les gens perdent leurs emplois, ils ont du mal à tenir leurs remboursements hypothécaires.

* Il y a deux ans de ça, lorsqu'un propriétaire américain avait du mal avec ses versements hypothécaires, il y avait 45% de chances qu'il rattrape son retard. Aujourd'hui, ce taux est passé à 6,6%. Les propriétaires ne se remettent jamais... ils prennent de plus en plus de retard jusqu'à ce que la maison soit saisie.

** Vous voulez d'autres nouvelles ? Durant les récessions passées, les Etats-Unis émergeaient les premiers et tiraient le reste du monde hors de l'ornière. Cette fois-ci, les Etats-Unis sont toujours sur la pente descendante... si bien que les analystes se tournent vers la Chine. La République populaire annonce une croissance rapide. Elle déclare aussi qu'elle aura un taux d'inflation de 2% cette année. Actuellement, les prix chutent au rythme de 1,8%. La Chine est en déflation, non en inflation. Que se passe-t-il en Chine ? Nous ne le saurons pas avant un moment... mais ne comptez pas sur elle pour tirer le monde hors de la crise. La Chine a autant besoin d'une correction que le reste de la planète.

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*** La Chronique Agora présente ***

Simone Wapler nous détaillait hier les principaux arguments baissiers sur l'or -- pour mieux les réfuter. Aujourd'hui, elle attaque la deuxième partie de son essai, avec cette fois-ci les raisons de la hausse...

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OR : LES ARGUMENTS BAISSIERS NE SONT PAS SOLIDES -- 2ème PARTIE
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Par Simone Wapler (*)


3 arguments pour une hausse de l'or


Nous pensons que la tendance haussière est loin d'être brisée pour trois raisons principales. Mais avant de les détailler, il faut admettre un postulat : le désordre monétaire mondial est tel que l'or va se remonétiser et apparaîtra comme le seul étalon de mesure fiable de la dérive des monnaies fiduciaires. Jusqu'à ce que tout rentre dans l'ordre.

- Aucune des raisons qui ont propulsé l'or jusqu'à 1 000 $ n'a disparu
L'argument peut-être le plus évident pour une poursuite de la hausse est que les raisons qui, en moins de quatre ans, ont poussé l'or de 400 $ à 930 $ l'once subsistent. Le réveil de l'or a commencé aux Etats-Unis.

Les Américains se méfient de leur propre monnaie. Les attentats de septembre 2001, qui s'ajoutaient au krach de la bulle des nouvelles technologies, ont montré la vulnérabilité de leur propre économie, donc du dollar. La baisse des taux de la banque centrale pour relancer la machine a accru cette méfiance. La hausse des taux, après le gonflement de la bulle immobilière, a conduit au désastre actuel. De 2001 à ce jour, les Américains n'ont pas cessé d'accumuler de l'or à titre de couverture contre leur propre monnaie. Ils ont moins confiance dans leur propre monnaie fiduciaire que les étrangers. Le SPDR Gold Shares ETF (l'émetteur de certificats dont nous avons parlé plus haut) détient autant d'or que la Banque suisse.

- La crise financière, loin d'être résorbée, va s'aggraver
Où en sommes-nous aujourd'hui après une série de faillites et de nationalisations -- Bear Stearns, Lehman Brothers, Fannie Mae, Freddie Mac, AIG, General Motors, etc. ? Les dettes se sont déplacées, mais ne sont pas purgées. Aux Etats-Unis, l'Etat fédéral a endossé une partie des dettes des ménages, renfloué banques et compagnies d'assurance, aggravé son déficit en instaurant des plans de relance.

En Europe, les gouvernements ont aussi alourdi leurs déficits, jetant aux orties les critères de Maastricht. Les taux directeurs sont nuls, l'argent ne coûte pas cher. Mais les banques ne prêtent pas, faute d'emprunteurs solvables. La dernière expérience a été tentée : l'impression directe de papier-monnaie par les banques centrales, mesures non conventionnelles en jargon technocratique. Mais la machine économique ne redémarre pas. L'Islande a fait faillite. L'Irlande, l'Espagne, le Portugal, la Grande-Bretagne, la Californie : autant d'états en très grande difficulté. Le commerce mondial est en panne.

La crise actuelle est plus grave que celle de 1929 au vu de la chute de la production industrielle mondiale et des cours de Bourse (qui ne sont que l'anticipation des résultats futurs des entreprises). Le taux de chômage dans les pays de l'OCDE a dépassé 8,3%, niveau comparable à celui de la Grande Dépression si l'on appliquait les mêmes critères de mesure. Tous les signaux pointent non pas vers une amélioration mais vers une aggravation. L'agence de notation Moody's s'attend à une flambée des taux de défaillance en Europe au quatrième trimestre. Outre-Atlantique, le taux de défaut est passé de 2,4% à 11% en un an et devrait dépasser 12% en fin d'année. En Europe, ce taux est passé de moins de 1% à 5,6% en un an et devrait atteindre 15%.

- L'or est un anti-dollar
Le monde développé réalise avec stupeur que l'endettement ne fait pas la croissance et que la monnaie dans laquelle se nouent les échanges mondiaux, celle qui sert de réserve principale à la plupart des banques centrales, n'est plus adossée qu'à une montagne monstrueuse de dettes.

"A minima, c'est 15 milliards de dollars par jour ouvrable que le gouvernement américain devra trouver sur le marché, et ce jusqu'à la fin de l'année. Qui va financer un tel déficit budgétaire ?" commente Eberhardt Unger. "Depuis 2001, le stock de bons du Trésor détenu par les non-résidents est passé de 1 000 à 3 300 milliards de dollars... Si les investisseurs étrangers font défaut, il ne restera plus que la Fed pour sauver le système et, pour elle, la faiblesse du dollar... n'est pas un problème." Aucune monnaie n'est encore prête à prendre la relève du dollar, ni le yuan, ni l'euro, ni les DTS (droits de tirage spéciaux du FMI).

L'or est une monnaie pour beaucoup de pays qui ne croient pas aux vertus des systèmes fiduciaires. L'étalon monétaire mondial, le dollar, est au bord de la faillite. L'or est un anti-dollar. Donc, l'or monte et continuera à monter. C'est simple, trop simple ? Si vous appréciez les choses simples, pariez donc sur l'or sous toutes ses formes. L'or physique, pour vous protéger, l'or papier pour spéculer, le business de l'or -- la mine -- pour investir.

Meilleures salutations,

Simone Wapler
Pour la Chronique Agora

(*) Simone Wapler est analyste, journaliste et ingénieur de formation. Elle a déjà contribué à des publications telles que Le Point, Enjeux, Les Echos, Chart's... Spécialisée dans les valeurs industrielles, les matières premières, les énergies, l'or, les minières Simone Wapler est passionnée par et les investissements "tangibles".
Elle analyse chaque mois le secteur aurifère dans la lettre d'investissement Vos Finances - La Lettre du Patrimoine et elle intervient régulièrement dans l'Edito Matières Premières & Devises ou dans différents rapports d'investissements.
Elle est aussi la rédactrice en chef du magazine MoneyWeek.

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Published by Eva R-sistons - dans Economie
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