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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 06:28

 

La Chronique Agora


Paris, France
Lundi 31 Août 2009
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*** La "reprise" est rongée de l'intérieur
Ca se confirme : la rentrée sera difficile


*** Tout remonte -- et c'est bien, non ?

Eh bien... ça dépend de ce qui monte !

*** Les faits, les chiffres, les données... tous menteurs !
Il faut se méfier de ce qu'on lit dans les journaux


*** Une récession en W... ? C'est possible (2)
Qui prendra le relais des plans de relance ?

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Mettez la-chronique@publications-agora.fr dans votre carnet d'adresse pour éviter les filtres Spam qui en empêcheraient la réception.

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Depuis 1999, les small caps réalisent des performances jusqu'à six fois supérieures à celles du CAC 40...
Avec les 5 critères hyper-sélectifs de notre nouveau système de détection de valeurs FOCVS, investissez exclusivement sur les 15% de leaders qui tirent ce marché à la hausse !

Ne manquez pas les prochaines opportunités détectées par FOCVS  pour accumuler des gains de 62,4%... 22,1%... 13,3%... 28% : il suffit de continuer votre lecture...

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*** LA "REPRISE" EST RONGEE DE L'INTERIEUR

** Oh là ! Que voyons-nous en première page ou presque du site LesEchos.fr ?

"Signaux contradictoires sur la solidité de la reprise"

C'est le cas de le dire : l'INSEE a en effet publié la semaine dernière les chiffres des prévisions d'investissement des industriels français... et ils sont en baisse : -21% pour le secteur industriel dans son ensemble... et jusqu'à -23% pour le secteur manufacturier.

Pour l'instant, nous explique le journal "après des mois de déstockage, les entreprises n'ont pas d'autre choix que de se remettre à produire, quand bien même ce serait à des niveaux plus faibles qu'avant la crise. Le secteur automobile, dopé par les plans de relance y compris dans les pays émergents, agit aussi comme un accélérateur de croissance. Trop conscients de l'importance du soutien à ce secteur, les gouvernements ne vont probablement pas retirer du jour au lendemain leurs aides".

Mais comme nous le répétons et répétons à longueur de Chronique, que se passera-t-il lorsque les aides cesseront -- car elles ne sont pas éternelles ? Pas d'investissement de la part des entreprises, consommateurs épuisés, crédit qui ne donne pas mine de repartir, chômage qui grimpe... il n'y a pas de quoi pavoiser. D'autant que, comme l'explique encore Les Echos, "[...] la question des finances publiques est probablement la plus épineuse. Les Etats ont investi 2 900 milliards de dollars, soit 5,3% du PIB mondial, pour soutenir l'activité".

"[Le] résultat est l'envolée de l'endettement public. Si certains pays, comme la Chine, ont de la marge en la matière, ce n'est le cas d'aucun des grands pays développés. Plus dur sera l'ajustement. Pour Pierre Cailleteau, 'cela va rendre encore plus indispensables les réformes que les pays développés repoussent depuis vingt ans, comme celle des retraites'."

Vraiment, il y a de quoi mettre l'eau à la bouche, non ?

** La rentrée sera donc explosive, comme nous le disait Jérôme Revillier, spécialiste du Forex, il y a quelques jours. Et Jérôme n'a pas attendu pour en tirer parti : profitant des remous qui se sont produits sur le marchés des changes en août, il a pu engranger des gains de 230 euros, 231 euros et 170 euros (en misant à chaque fois 2% d'un capital de 10 000 euros, soit 200 euros).

Les choses vont sans doute aller en s'accélérant à partir de septembre : ne manquez pas les prochains conseils de Jérôme ! Vous verrez que le Forex est bien plus simples -- et plus profitable -- que vous le pensez : il suffit d'avoir un bon guide...

** Les marchés actions, quant à eux, ont connu une fin de semaine en ordre dispersé. Le CAC 40 et les places européennes ont terminé dans le vert par la grâce de bonnes statistiques : amélioration du sentiment économique dans la Zone euro, à 80,6 contre 78 attendus, et révision à la hausse du PIB britannique au deuxième trimestre (-0,7% au lieu de -0,8% initialement annoncé).

L'indice hexagonal a ainsi engrangé 1,22%, à 3 693 points, tandis que le Footsie britannique progressait de 0,81% et le DAX allemand de 0,86%.

Côté américain, on était plus mitigé. La confiance des consommateurs américains a baissé en août, si l'on en croit l'indice de l'université du Michigan : 65,7 contre 66 en juillet -- pas bon signe pour la consommation... même si, justement, les dépenses de consommation ont augmenté pour le troisième mois consécutif, avec une hausse de 0,2% en juillet. Sauf que -- ultime statistique du jour -- les revenus des ménages, eux, stagnent.

Consommer plus avec les mêmes revenus et sans crédit... inutile d'être économiste diplômé de Harvard pour savoir que ça ne peut pas durer bien longtemps.

En tout cas, tous ces chiffres ont incité les investisseurs américains à se montrer prudents vendredi : le Dow Jones a perdu 0,38%, terminant la semaine à 9 544 points. Le Nasdaq a engrangé une très très légère hausse de 0,05% à 2 029, tandis que le S&P 500 reculait de 0,20%, à 1 029 points.

** Et enfin... un mot de l'or, qui a connu une belle journée vendredi, gagnant 7 $ au premier fixing de Londres, puis 5 $ au second -- et terminant à 955,50 $ l'once. A suivre...

Françoise Garteiser,
Paris


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Eric Fry vous donne les dernières nouvelles de Wall Street

*** TOUT REMONTE -- ET C'EST BIEN, NON ?

** Tout remonte. C'est tout ce que nous savons et, apparemment, tout ce que l'on a besoin de savoir quand on est un acheteur enthousiaste d'actions américaines.

Pour lire la suite...


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Bill Bonner
, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

*** LES FAITS, LES CHIFFRES, LES DONNEES... TOUS MENTEURS !


** Nous continuons
notre histoire...

* Si l'on en croit la version populaire, Ben Bernanke, notre héros plein de défauts, a évité une Deuxième Grande Dépression. Lorsque la crise est arrivée en 2007-2008, il a calmement ressorti un texte qu'il avait lui-même écrit : "La déflation à la japonaise pour les nuls"... ou quelque chose comme ça.

* Il a ensuite suivi sa propre théorie... calmement... en toute confiance... baissant les taux de la Fed jusqu'à zéro ou presque, poussant le Congrès américain à approuver un gigantesque plan de "relance" et forçant même Bank of America à reprendre Merrill Lynch. Pour cette dernière opération, on l'accuse d'avoir délibérément caché les gigantesques pertes de Merrill, puis d'avoir menacé de renvoi les membres du conseil de Bank of America, s'ils refusaient.

* A cause des actions rapides et décisives de Bernanke, le système bancaire des Etats-Unis a tenu bon durant les semaines critiques de la fin 2008. Et à cause de ses politiques monétaires (et budgétaires), toutes les économies mondiales sont désormais en phase de reprise. Les actions grimpent. Les ventes de maisons augmentent. Tous les indicateurs montrent que le monde va mieux.

* En reconnaissance du fait qu'il a sauvé le monde, Ben Bernanke s'est vu attribuer le plus grand honneur des Etats-Unis ; Obama l'a choisi pour continuer d'être à la tête de la Banque centrale américaine, la Réserve fédérale... même s'il avait été désigné à l'origine par son prédécesseur, un républicain.

* Tout le monde a besoin d'une histoire. C'est comme ça qu'on comprend les choses. Les données ne sont que des données. Les chiffres ne sont que des chiffres. Les faits ne sont que des faits. Sans le cadre d'une bonne histoire qui les tient ensemble, ils ne valent rien.

* Voilà pourquoi, à la Chronique Agora, nous nous méfions des faits, des données et des chiffres. En ce qui concerne ces derniers, ils sont faux avant de nous parvenir... souvent intentionnellement. Ensuite, quand ils sont corrigés, ils disent parfois une histoire complètement différente. Même les "faits" se révèlent souvent n'être pas du tout des faits... mais des données déformées, de l'information qui a été faussée pour entrer dans une narration.

** En attendant, plus les chiffres sont précis, plus ils mentent. Donnez-nous un taux d'IPC de 6,24% et nous vous rendrons deux chiffres qui tiennent de la fiction totale... et un autre qui se révélera être faux plus tard. Quant au taux de croissance du PIB... ne vous donnez même pas la peine de nous fournir un chiffre. Quel qu'il soit, c'est un mensonge.

* La semaine dernière, on a appris que le PIB américain avait enregistré une baisse de 1%. Ce chiffre a surpris les économistes. Ils pensaient qu'il baissait au taux de 1,5%. Cette statistique meilleure que prévu a encouragé les investisseurs à acheter des actions ; les marchés ont grimpé.

* Les économistes sont souvent surpris. Lors d'une étude concernant les prédictions sur le PIB, un chercheur a découvert que les économistes ne faisaient rien de plus qu'extrapoler les tendances actuelles. Si le PIB grimpait de 2%... ils projetaient qu'il grimperait de 2,3% l'année suivante. Ou peut-être de 1,9%. Ces projections étaient généralement correctes. Souvent, une année ressemble beaucoup à l'année qui l'a précédée. Mais chaque fois que la direction changeait du tout au tout, les économistes passaient complètement à côté. En d'autres termes, ils ne sont pas vraiment capables de nous dire ce que l'économie va faire -- à moins qu'elle ne fasse rien de différent.

* Nous avons déjà discuté à maintes reprises du manque complet de signification des chiffres du PIB. Ce  n'est pas parce que le PIB grimpe que les gens s'en trouvent vraiment mieux. En fait, durant la Bulle Epoque, la croissance du PIB mesurait surtout la vitesse à laquelle les gens se ruinaient. Les dépenses de consommation représentaient 70% du PIB ; à mesure que les dépenses de consommation grimpaient, il en allait de même pour la dette. Il en est sorti un paradoxe et une honte : à la fin d'une des plus longues périodes de croissance ininterrompue du PIB, le ménage moyen était plus pauvre qu'au début.

* Voilà pourquoi  nous sommes sceptiques quant aux chiffres... en particulier les chiffres précis. Ils mentent jusqu'à leur dernière décimale.

* Ce qui importe, c'est l'histoire... et notre histoire, à présent, se concentre sur le rôle d'un seul homme : Ben Bernanke. Mais l'histoire que la plupart des gens entendent... et croient... est fausse. C'est comme la croissance du PIB durant les années de bulle : elle peut sembler saine en surface, mais la véritable histoire est à l'opposé de ce qui est communément admis.

* Bernanke a "écrit un livre" sur le moyen d'éviter une déflation, c'est vrai. Mais il n'a pas la moindre idée de ce qu'il fait. Il n'a pas vraiment évité une Deuxième Grande Dépression. Il n'y a pas de reprise authentique en cours. Et le monde ne se trouve pas amélioré par les efforts de Ben Bernanke.

* Au contraire... il rend un gâchis naturel complètement contre nature. Il transforme une dépression en Grande Dépression... il empire une situation grave.

* Tel est du moins notre synopsis. Mais nous allons laisser l'intrigue se dérouler d'elle-même... jour après jour... et voir où elle nous mène. Si nous nous trompons d'histoire... nous nous en apercevrons bien vite.

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Depuis septembre 2008, une poignée d'investisseurs a engrangé des gains de 67,76%, 67,05%, 71,88%, 43,33%, 71,21% et 49,02%... alors que les marchés se faisaient littéralement saigner à blanc.

Pour découvrir comment réagir face à la débâcle actuellement en profitant des baisses, continuez votre lecture... mais agissez dès maintenant : les marchés, eux, n'attendront pas.


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*** La Chronique Agora présente ***

Isabelle Mouilleseaux nous disait vendredi que les plans de relance semblaient porter leurs fruits -- l'économie repart. Mais que fera-t-elle sans les béquilles gouvernementales et injections répétées de liquidités ? Réponse ci-dessous...

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UNE RECESSION EN W... ? C'EST POSSIBLE -- 2ème PARTIE
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Par Isabelle Mouilleseaux (*)

Qui prendra le relais ?
Les entreprises ne pourront pas éternellement tailler dans le vif. De même les stocks finiront bien par atteindre un niveau satisfaisant. Or tous ces plans de relance qui soutiennent artificiellement -- mais si salutairement ! -- la consommation, auront une fin. Et la question centrale reste : qui prendra le relais pour soutenir la croissance ?

1. Les consommateurs américains ?
Qui génèrent à eux seuls 70% du PIB américain ! Permettez-moi d'avoir des doutes. Si vous étiez obnubilé par une montée explosive du chômage, sur endetté de surcroît, et sans la moindre épargne devant vous, que feriez-vous ? Iriez-vous vous jeter sur des crédits à la consommation pour consommer un peu plus encore ? Non. Vous n'auriez qu'une seule idée en tête : épargner pour vous protéger des coups durs à venir... C'est ce qu'ils font d'ailleurs.

Voilà pourquoi j'ai du mal à imaginer que le consommateur américain puisse à nouveau être le moteur de la croissance mondiale à venir, comme il l'a été ces dernières années. Il est "gavé" et doit d'abord se désendetter. L'ennui est que cela peut prendre du temps...

2. Les entreprises ?
En effet, elles pourraient investir, repartir de l'avant, se mettre à recruter et développer de nouveaux projets, partir à l'assaut de parts de marchés... C'est le moteur qui fait habituellement tourner les économies japonaise et allemande par exemple. Mais voilà, elles n'ont qu'une chose en tête : réduire les coûts par quelque moyen que ce soit, et assurer le refinancement des lignes de crédit qui arrivent à échéance...

Sans compter qu'obtenir un crédit auprès de son banquier en ce moment, et dans des conditions décentes de surcroît, relève du parcours du combattant. Les banques ont un besoin urgent de se recapitaliser. Elles font payer leurs services au prix fort ! Et trient les candidats sur le volet.

3. L'Etat ? Encore ? A coups de déficits et d'endettement ?
Après tout... Si les deux autres moteurs de la croissance ne fonctionnent pas, il reste toujours celui-là ! Refaire des plans de relance, continuer de "perfuser" l'économie pour la maintenir à flots, creuser les déficits, imprimer des billets... c'est si facile !

Partir sur cette voie revient à creuser notre propre tombe, car ce sera source de dépréciation massive des monnaies, dollar en tête, avec risque d'implosion du système monétaire planétaire déjà fortement sous pression. Ce sera source d'inflation galopante, avec flambée des cours des matières premières et toutes les conséquences que cela implique, socialement et économiquement.

C'est surtout reporter une charge écrasante sur les générations futures qui seront déjà confrontés aux conséquences financières des dérèglements climatiques et à la charge des retraites à venir.

Quant aux pays émergents sur lesquels tant d'espoirs résident, ils sont dans la même situation que nous, et n'ont pas de demande intérieure suffisante qui puisse faire office de moteur de croissance.

Alors rebond technique ou reprise pérenne ?
Rebond technique certainement. Reprise pérenne, je n'en suis pas encore convaincue.

Voilà pourquoi peut-être Nouriel Roubini pronostique une reprise en W... Je vais tenter de trouver son article récemment paru à ce sujet pour en avoir le coeur net. Si aucun des moteurs de la croissance ne peut prendre le relais des plans de relance, l'hypothèse d'une récession en W est plus que réaliste.

Quoi qu'il en soit, ce n'est à mon avis pas le moment de rentrer sur les marchés actions si vous avez une optique moyen long terme. Cantonnez-vous au trading court terme. Il est fort probable que la hausse actuelle soit alimentée par les investisseurs rongés par les remords de n'avoir pas su saisir le train au bon moment, et qui se disent aujourd'hui : j'y vais.

Une aubaine pour les investisseurs entrés tôt sur le marché qui prennent à présent leurs bénéfices...

Meilleures salutations,

Isabelle Mouilleseaux
Pour la Chronique Agora

(*) Isabelle Mouilleseaux rédige chaque jour l'Edito Matières Premières & Devises (Publications Agora), une lettre internet gratuite consacrée au marché des matières premières. Passionnée depuis toujours par la Bourse et par tous les marchés financiers, Isabelle s'est spécialisée dans les matières premières et veut permettre à l'investisseur particulier de découvrir et de comprendre l'investissement sur ce marché des matières premières.

L'Edito Matières Premières & Devises est bien plus qu'une chronique quotidienne. C'est un pôle d'activités centré sur les matières premières qui vous donne les moyens de suivre et de maîtriser ces marchés ! Vous pouvez recevoir gratuitement l'Edito Matières Premières & Devises en cliquant ici.



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