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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 14:58

COMMUNIQUE

 

A bas le putsch du clan Bongo soutenu par l'impérialisme français

Solidarité avec le peuple du Gabon


L
e peuple gabonais se voit une fois encore imposer le clan Bongo qui met le pays en coupe réglée depuis 42 ans. Ainsi en ont décidé les membres du clan, la hiérarchie militaire, les affairistes, sans oublier les Total, Bolloré, Rougier, Eramet, Bouygues et autre Veolia, BNP, Crédit lyonnais et Axa. Au total, ce sont quelques 150 entreprises françaises qui contrôlent les secteurs clés du pétrole, du bois, du commerce...

Les élections ont été entachées de très nombreuses irrégularités, Ali Bongo disposant de moyens financiers et de l'appareil d'Etat pour "mener campagne".  Les trois jours précédant la proclamation des résultats ont servi à régler les dissensions au sein du clan, pour se répartir les postes juteux et pour se préparer à affronter les manifestations qui allaient de toute façon avoir lieu en cas de proclamation de la victoire d'Ali Bongo, tant est grande la colère contre ce régime et profonde l'aspiration au changement. Le fait que la plupart des opposants qui ont fait campagne ne représentent pas de véritable rupture ne change rien à cette exigence qui demeure.

Si les manifestants s'en sont pris aux "intérêts français", c'est bien parce que rien ne peut se décider sans l'aval des dirigeants économiques et politiques français.

Plusieurs centaines de soldats de l'armée française, équipés de moyens aériens et terrestres, sont déployés pour défendre ce droit au pillage et pour protéger le régime d'Ali Bongo. En 1990, ce sont les militaires français qui ont réprimé dans le sang la révolte de la jeunesse gabonaise qui croyait que l'heure était venue pour plus de démocratie. Les troupes françaises sont prêtes à tirer, comme elles l'ont fait, en novembre 2004, à Abidjan.

Nous nous associons aux protestations et aux dénonciations qui se sont exprimées en France contre ces élections truquées destinées à maintenir au pouvoir le clan Bongo, pilier de la "françafrique". Nous dénonçons le cynisme du gouvernement Sarkozy qui a prétendu "être neutre" mais qui apporte, par la voix de Kouchner et de Joyandet, le soutien politique et militaire de l'impérialisme français à ce putsch.

Nous dénonçons les Bolloré, Bouygues, Total et Cie qui veulent continuer à s'enrichir sur le dos du peuple gabonais, ainsi que des autres peuples des néo-colonies françaises.

Nous exprimons notre solidarité au peuple gabonais, à sa jeunesse, aux travailleurs des villes et des campagnes qui se dressent contre l'arbitraire et la réaction.

Nous appelons à amplifier la dénonciation en France et au plan international de ce putsch, soutenu par l'impérialisme français.

Paris le 4 septembre 2009

Parti Communiste des Ouvriers de France

source: "pcof.net


http://eldiablo.over-blog.org/article-35710453.html




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publié par babelouest (crisonnier) Hier 07H00

Juan, vendredi 4 septembre 2009

Au Gabon, la Françafrique s'inquiète


La commission électorale vient d'annoncer la victoire d'Ali Bongo, ancien ministre de la Défense de son père récemment décédé Omar Bongo. Quelques instants plus tard, le consulat français était incendié.

Au Gabon, la Françafrique reconnaissante

La Sarkofrance ne soutenait officiellement personne. Courrier International publiait hier un article d'un hebdomadaire burkinabe: "Pourquoi Ali Bongo ne pouvait pas perdre". L'auteur de l'article explique: "le pouvoir est synonyme d'accès aux richesses et les richesses sont synonymes d'accès au pouvoir. Et le Gabon, qui ne manque pas de sous-sols monnayables, a été généreux avec la famille Bongo que des organisations non gouvernementales internationales accusent de posséder tant de "biens mal acquis". Le sigle du parti majoritaire, P.D.G., pouvait-il ne pas suggérer que l'exercice du pouvoir est aussi un business privé ?". Même le pseudo-désengagement militaire de la France du continent africain annoncé par Nicolas Sarkozy ne convainc pas: "" l'émirat" pétrolier gabonais ne devrait pas être le pays le plus boudé". Lucide, le journaliste ajoute : "Bongo (Ali) est proclamé successeur de Bongo (Omar), comme le Marocain Mohamed VI succéda à son père Hassan II, comme le Congolais démocratique Kabila fils succéda à Kabila père, comme le Togolais Gnassingbé fils succéda à Gnassingbé père, comme les fils Wade, Moubarak ou Kadhafi espèrent succéder à leur paternel respectif. "

La Françafrique, illustration des promesses non tenues
N'en déplaise aux zélotes sarkozyens, la Françafrique demeure une réalité. Difficile de reprocher à la France de s'inquiéter des puits de pétrole de Total et des contrats du groupe Bolloré. Il faut juste assumer, et éviter, à l'instar du Monarque élyséen, de donner des leçons de démocratie au monde entier, jusqu'en Iran. Qu'on se le dise et se le répète, Nicolas Sarkozy aime les dictateurs quand ils sont utiles. On appelle cela de la real-politik. L'étonnant silence de Bernard Kouchner lors du processus électoral gabonais ne lasse pas de surprendre.

A titre personnel, l'auteur de ce blog aimerait un autre rapport d'échange avec l'Afrique. Moins fondé sur le pillage de ses ressources, y compris intellectuelles, les rafles de sans-papiers jugés inutiles et l'exploitation de ses ressources fossiles, et davantage orientés vers le développement d'énergies renouvelables. Mardi, Alain Joyandet, le secrétaire d'Etat à la Coopération, s'est fendu d'un voyage à Tripoli pour honorer, au nom de la France, les 40 ans de dictature du Colonel Kadhafi.

Que ceux qui veulent vomir sortent quelques instants...

Lu sur Sarkofrance


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5964

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