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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 23:33

Comment riposter ensemble ? Une réflexion de
l’Association des Objecteurs de Croissance

NB Eva: Décroissance, il y a un article ce mois-ci sur le Monde Diplomatique

jeudi 3 septembre 2009 par AdOC - Décroissance

DESCRIPTIF RAPIDE : Mais, si on est ensemble, pourquoi se contenter de riposter ?

C’est le type même de question [1]] à laquelle il semble très facile de répondre parce qu’on peut croire que la réponse est dans la question : « Comment riposter ? ». « Ensemble ! ». Cela semble évident si l’on veut éviter de résister chacun dans son coin, dans sa chapelle politique, son groupuscule, sa tribu ou sa yourte, ce qui n’aurait finalement au mieux qu’un intérêt égocentrique, voire d’entretenir au sein du vivre-ensemble une confusion entre le religieux et le politique.

Mais, si on est ensemble, pourquoi se contenter de riposter ?

Juste riposter ? Juste une riposte ou une contre-offensive [2] ? Est-ce suffisant ? Pourquoi serait-il impossible ou interdit d’oser une sortie définitive du capitalisme. Si l’on ne veut pas se contenter d’un petit coup de pied dans la fourmilière, pourquoi ne pas commencer sans attendre à « vivre sans capitalisme » [3].

Le seul problème, c’est que si, ensemble, nous devons ne pas nous contenter de riposter, d’autres questions surgissent : « Est-ce que nous sommes ensemble ? ». Que veut dire « ensemble » ?

Comment riposter ensemble ? Commencer sans tarder.

Bien sûr, pour les Objecteurs de croissance, être « ensemble », c’est se retrouver avec tous ceux qui partagent un certain nombre de refus : anti-libéralisme, anti-capitalisme, anti-productivisme ; sans oublier le combat anti-nucléaire. Mais suffit-il d’être « contre » pour être « ensemble » ?

Car l’« ensemble » ne concerne pas seulement les organisations politiques, mais aussi le reste des gens. Qui pourrait prétendre, sans naïveté ni cynisme, qu’il existe aujourd’hui une majorité idéologique fondamentalement critique dans son rapport au libéralisme et au capitalisme et capable d’aboutir à une force politique, à vocation majoritaire, s’engageant dans un projet de rupture avec le libéralisme ? Comment y croire ? Comment croire encore que les gens attendraient que soudain nous apparaissions et que derrière notre avant-garde éclairée, ils se mettraient à nous suivre ? Pour le dire autrement, dès que l’on voyage un peu dans le monde, on rencontre beaucoup de gens qui désirent le capitalisme et son spectacle permanent [4]. Critiquer le capitalisme en racontant qu’il est indésirable, ce serait trop facile. Il y a tout un ensemble de gens qui trouvent que le capitalisme est désirable, et pas simplement par servitude volontaire, mais parce qu’ils y adhèrent.

Difficile donc dans la question posée de juxtaposer « ensemble » et « riposter » : si on est ensemble, riposter n’est pas suffisant et puis, si on riposte, avec qui sera-t-on ensemble ? Heureusement, il y a un troisième mot : « comment ».

Les objecteurs de croissance sont en effet beaucoup plus à l’aise dès qu’il s’agit de résister par les alternatives concrètes, par les contre-pouvoirs, par les initiatives individuelles et associatives : « être ainsi « sur le terrain » pour oser reposer la question du projet dans sa radicalité, celle de la sortie définitive du capitalisme, sans attendre. Ils ne sont pas les seuls [5].

Mais nous ne sommes pas pour autant sortis d’affaire car, même s’il existe toute une profusion de ces alternatives immédiates, il faut sans tarder oser se demander : nous, les organisés politiquement ( ?), nous avons besoin d’elles mais… est-ce qu’elles ont besoin de nous ? Est-ce que les gens dans les résistances sociales ont besoin aujourd’hui d’être guidés, managés, coachés par des partis ou des mouvements ? Qu’est-ce que nous avons à leur apporter ? Des projets tout prêts, tout écrits ?

Travailler autrement ? Coopérative ouvrière de Mondragon, mines de charbon de Tower Galliery au Pays de Galles [6], réappropriation par les habitants de l’activité économique de territoires en déclin, entreprises « récupérées » en Amérique du Sud et en particulier en Argentine…

Habiter autrement ? Transition towns, villes lentes , éco-cités, éco-villages, coopératives d’habitat de cession d’usage…

Echanger autrement ? Les AMAP , les SEL , Chiemgauer , banques du temps.

S’organiser autrement ? Groupes d’affinités, coopératives intégrales [7]], R.E.P.A.S. , municipalités autonomes du Chiapas, le mouvement slow

Comment riposter ensemble ? Un effet de masse critique.

Tout un ensemble d’initiatives qui, sans attendre, sortent du capitalisme. Mais ne perdons pas de vue la question difficile : « Nous avons besoin de ces gens pour sortir définitivement du capitalisme mais est-ce qu’ils ont besoin de nous ? ».

Plus modestement : « Dans quelle mesure est-ce qu’ils pourraient avoir besoin de nous ? ». Parce que, en fait, beaucoup d’entre nous, les « politiques », et même beaucoup d’entre eux, les « engagés dans la sortie immédiate du capitalisme » ne connaissent pas toutes ces initiatives-là : elles sont trop souvent séparées, isolées. De ce point de vue, des organisations politiques peuvent servir à faire du lien et à proposer des projets théoriques, des idées, pour penser la cohérence de ces initiatives. Car si l’on croit que c’est simplement parce que je vais faire une entreprise autogérée dans mon coin, que je vais aller acheter mon panier d’AMAP, que, de temps en temps, j’irai troquer au SEL, si on croit que c’est comme cela que ça va changer les choses, cela ne va pas être suffisant.

Il faut assurément atteindre quelque chose qui est de l’ordre de ce que nous pouvons appeler une «  masse critique », un « seuil qualitatif », un « bloc social ». L’idée effectivement, c’est « comment riposter ensemble » en constituant ensemble un bloc social qui aurait la cohérence d’un bloc social écologique, démocratique, féministe, altermondialiste… Le but de ce bloc social serait double :

  • d’une part la visibilité : beaucoup de combats sont invisibles. Par exemple, la plupart des combats pour le féminisme ont été des combats pour rendre visible le féminisme.
  • D’autre part, rendre visible ces luttes pour atteindre un effet de masse critique. Un tel niveau serait à la fois un seuil quantitatif – le nombre d’autant plus démultiplié par une mise en réseau – et un seuil qualitatif – la convergence des initiatives permet une cohérence, qui est la seule véritable radicalité.

Pour réussir à constituer un tel « bloc social » autour de ces alternatives concrètes – ne vaudrait-il pas mieux d’ailleurs les baptiser « sorties immédiates du capitalisme » – et des résistances sociales (contre-pouvoirs et mobilisations, front des luttes), il faudrait disposer d’une stratégie – et c’est l’un des apports possibles du politique au social, évitant ainsi le danger du repli sur soi, potentiellement porteur d’une confusion entre politique et religieux - qui ne soit ni réforme (trahison de l’accompagnement) ni révolution (mythe de la rupture dans les urgences) : bref, disposer d’une stratégie de transformation .

a) Cesser de croire que la prise des pouvoirs institutionnels est le préalable nécessaire à tout changement de monde ; pour cela :

  • « Socialiser la politique » (féminisme, libertés, l’être plutôt que l’avoir, les combats pour la reconnaissance et la dignité, migrations, « styles de vie », retrouver tous les « sans » : « sans-papier », « sans-domicile fixe », « sans-travail », sans-visage »…)
  • « Politiser la société » (car, même si tout n’est pas politique, il faut profiter des zones et des moments de conflits pour expérimenter les sorties immédiates du capitalisme).

Conséquence : les partis politiques doivent, avant de transformer la société, se transformer eux-mêmes : a minima, mettre plus de réseau et moins de partidaire, plus d’horizontalité et moins de verticalité.

b) Pour garder son équilibre, une telle stratégie devrait s’équilibrer sur ces trois pieds : le pied de la constitution d’un « bloc social » par conjugaison des solidarités dans les luttes et des sorties immédiates du capitalisme, le pied de la visibilité politique – élections, manifestations, pétitions, le pied du travail idéologique – changement de paradigme : après-développement, anti-productivisme, gratuité, usage/mésusage, etc.). Pour cela :

  • « Repolitiser la politique » : les questions centrales du pouvoir et de la démocratie ; aussi bien en interne dans l’organisation des organisations politiques qu’en externe, comme projet plus général (cumul, proportionnelle, délégation, municipalisme, etc.).
  • « Resocialiser la société » : les questions des « produits » autant que celle des « moyens de productions », du travail contraint et du travail salarié, de l’allocation inconditionnelle d’existence, du revenu maximum, des liens plutôt que des biens…

C’est là qu’il est fondamental pour l’objection de croissance en politique de lier le chemin et le but, le trajet et le projet, la méthode et le contenu : la stratégie de la transformation et la décroissance ; pour adopter une stratégie de l’escargot.

D’une part, la stratégie de la révolution lente ne semble cohérente qu’à partir de la décroissance : car la sortie sans tarder du capitalisme passe précisément par des initiatives d’alternatives décroissantes. A quoi cela servirait-il d’aller lentement si les initiatives prises ne vont pas dans le sens de la décroissance des inégalités, de la décroissance de l’empreinte écologique, dans le sens de la croissance de la dignité et de la reconnaissance ?

D’autre part (et réciproquement), la stratégie politique de la décroissance ne peut être qu’une stratégie de transformation, la stratégie lente du refus de la prise de pouvoir comme préalable : car si le pouvoir doit être pris au préalable, ce serait pour imposer d’en haut la décroissance ; ce qui serait absolument incompatible avec la revendication de liberté, de choix, de responsabilité qui au cœur du projet politique de la décroissance.

Comment riposter ensemble ? Clivages.

Il ne faut pas dissimuler que de tels choix, dans le jeu politicien, même du côté de l’autre gauche, ne va pas sans besoin d’éclaircissements :

Premier clivage : la stratégie de transformation des O.C. suppose d’avoir abandonné l’espoir qu’une prise préalable du pouvoir permettra un changement politique de monde.

C’est en suivant un tel processus que la décroissance pourra être une décroissance choisie, volontaire, désirable. N’est-il pas évident qu’une décroissance subie, imposée par le haut (d’un Etat ou d’une république), contrainte ne pourrait jamais être une décroissance libre, gratuite ?

Dans notre cas, la stratégie politique de transformation doit prendre le pas sur les tactiques électorales pour gagner les échéances électorales. Clairement : nous cessons de juger de la réussite d’une participation à des élections par les résultats. Si nous participons à des élections, ce sera de façon non électoraliste (concrètement : nous privilégions l’amont des campagnes à l’aval).

De ce point de vue, PG et PC ont une autre tactique que la nôtre : ils sont dans une logique majoritaire de l’autre gauche.

Nous nous trouvons dans ce cas, plutôt en convergence avec le NPA ; et avec les Alternatifs, s’ils adoptent eux-mêmes clairement une « stratégie autogestionnaire » de « révolution lente »[ Mathieu Colloghan, C’est quoi la révolution lente ?, http://www.reporterre.net/spip.php ?article199.] ou « révolution longue ».

Deuxième clivage : en cas de processus de transformation par les sorties immédiates du capitalisme, est-ce en vue d’atteindre une « masse critique » suffisante pour faire basculer la société ou seulement en vue d’atteindre un point de conflit tel qu’un « grand soir » (électoral ou insurrectionnel) est rendu possible. Autrement dit, l’effet de masse critique est-il suffisant pour basculer ou est-il une condition pour créer un point de rupture ; est-il la rupture ou la condition de la rupture ?

De ce point de vue, le processus de transformation est-il seulement une étape (dont la fonction, au fond, est de prendre la place de la transition sociale-démocrate ou de la « dictature du prolétariat ») ou un processus sans fin de critique continue (en particulier des pouvoirs qui même dans notre stratégie de transformation ne peuvent pas ne pas apparaître). Ces questions sont difficiles et, en l’absence d’illusion de compréhension prophétique de l’Histoire qui pourrait permettre de trancher, elles ne devraient pas être sources de division idéologique.

Néanmoins, n’hésitons pas à écrire que cette « stratégie de la transformation » (celle des petits matins) ne devrait pas se réduire à n’être qu’une transition préparatoire vers un Grand Soir (électoral ou insurrectionnel). Ce serait là entretenir une confusion ; une telle stratégie n’ira pas sans rapports de forces, violents, très violents, certes ; mais aucun de ces moments ne sera Le grand soir.

Parce que la violence ne pourra jamais rien résoudre : il nous faut là aussi entrer dans un nouveau paradigme politique : celui d’un « autre réalisme » que celui inauguré par Machiavel. « Etre réaliste en politique », ce n’est pas poser la question du mal, mais au contraire poser la question du bien : bien vivre, bon usage... C’est ainsi que la politique doit avoir l’audace de retrouver une question du sens, libérée du carcan de l’utilité.

Parce que le mythe du "grand soir" laisse entendre qu’après le grand soir, tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes : ce que nous ne devrions pas croire et pour une très simple raison : la question du pouvoir ne cessera jamais de se poser ; même dans une société (idéale) de décroissance.

Nous devons en tirer une conséquence (sisyphienne) : la lutte contre le pouvoir n’est pas une transition mais sera toujours un processus continu, une « révolution permanente », une expérimentation permanente.

Troisième clivage : ce « bloc social », auquel il faut donner la priorité sur le « bloc politique », est-il seulement constitué des « luttes de résistance contre » ? Sur ce point, les O.C. doivent faire un effort de réflexion interne et externe fort pour expliquer que ce bloc social résulte de la conjugaison et des résistances (les « contre ») et des alternatives concrètes (les « pour »). Non seulement, il s’agit de faire de chaque résistance une occasion d’alternative mais réciproquement, une alternative concrète ne peut être une résistance que si elle est une sortie immédiate du capitalisme.

Se rappeler ainsi le sage soupçon d’Ivan Illich qui rappelle qu’il faut se méfier de ne se définir que par des « contres qui laisseraient supposer que le pour pourrait avoir raison ». C’est en ce sens que « résister, c’est créer ». Toute la différence entre une stratégie d’accompagnement et une stratégie de rupture.

De ce point de vue, là encore il n’y a pas de quoi s’opposer au NPA mais seulement une occasion de défendre notre point de vue : le bloc social ne doit pas seulement se défendre mais il doit être aussi offensif. Pas simplement s’opposer mais aussi proposer, en inscrivant ces propositions dans un cadre qui fait démarrer localement le mondial.


Sinon le « front des luttes » ne sera qu’une riposte s’il se prive de la force propositionnelle et expérimentale des « sorties sans attendre du capitalisme ».

*

Le problème d’une « riposte » qui se résumerait à une stratégie électoraliste de prise préalable des pouvoirs institutionnels, ce serait oublier que ce qui a désespéré aujourd’hui une potentielle majorité d’émancipation vis à vis de la gauche traditionnelle (le PS et leurs alliés) ne vient pas de leurs défaites électorales ; mais de leurs victoires. Qu’a fait la gauche (plurielle, celle à laquelle appartenait à l’époque le PC, déjà, et des adhérents du PG, déjà) concrètement quand, victoire électorale en poche, elle s’est trouvée en charge du pouvoir de changer ? Elle s’est reniée vers le social-libéralisme. Pourquoi cette orientation ? Par incapacité de rompre avec le mythe de la prise de pouvoir préalable, c’est-à-dire avec une stratégie, au fond, sociale-démocrate : PC et PG peuvent-ils oser discuter d’un tel aggiornamento ?

Au contraire, conjuguer résistances et alternatives dans un « bloc social », fondé idéologiquement sur un nouveau paradigme (celui d’une société anti-productiviste), ne dédaignant pas la visibilité politique (élections, manifestations, pétitions) rendra possible d’être ensemble pour ne pas se contenter d’une riposte, mais pour sortir définitivement du capitalisme.

Michel Lepesant Association des Objecteurs de Croissance (AdOC)


[
1] Telle était la question posée à l’occasion de l’université d’été du NPA à Port-Leucate, le lundi 24 août dans un forum animé par Pierre-François Grond et lancé par Béatrice, du NPA. Etaient invités et sont intervenus dans une salle bondée et surchauffée (il faisait plus de 30°C à l’extérieur), Roland Mérieux (Alternatifs et Fédération), Patrice Bessac (PCF), François Delapierre (PG), Tarek (Forum Social des Quartiers populaires) et moi-même en tant qu’Objecteur de croissance. Un CR, qui est écrit du point de vue des O.C., est en ligne sur le site d’Europe-Décroissance : [Retour de Port-Leucate->http://nanorezo.free.fr/spip.php ?article90

[2] Aurélien Bernier, Ne soyons pas des altermondialistes benêts, http://abernier.vefblog.net/17.html#Ne_soyons_pas_des_altermondialistes_benets.

[3] Crisi ? Podem ! Nous pouvons vivre sans capitalisme, http://www.podem.cat/fr/node/1336

[4] Pour la finale du Koh-Lanta des champions sur TF1, au printemps dernier, plus de 9 millions de téléspectateurs ; plus de 500 millions de demandes sur internet pour assister à l’hommage à Michael Jackson, 1 semaine après sa mort : quelle pétition sur internet aurait déjà réussi un tel score ?!

[5] Lire en particulier l’intervention à l’Université d’été des Alternatifs, Une stratégie autogestionnaire, par Bruno Della Sudda, http://www.alternatifs.org/spip/une-strategie-autogestionnaire

[6] voir le film "Charbons Ardents" de Jean-Michel Carré, 2000.

[7] Un des principaux objectifs de la coopérative est d’assurer les besoins fondamentaux (nourriture, logement, santé, éducation) de ses membres. Pour atteindre cet objectif, il faut promouvoir le changement de mains gratuit (et non d’échange) des objets en utilisant des magasins gratis, où seront entreposés les objets, les outils, inutilisés et mis ainsi à la disposition de tous. Il s’agit de donner la priorité au concept d’usage sur celui de propriété. Ainsi, le seul produit qui sera échangé, est le temps entre les membres et non des biens matériels : [Crisi ? Podem ! Nous pouvons vivre sans capitalisme !-> http://www.podem.cat/fr/node/1336   .


http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4204

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