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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 17:38



Lettre ouverte au Président de la République

Le Monde, mercredi 27 août 2008


Monsieur le Président de la République,

Le 18 août, dix de nos courageux soldats trouvaient la mort en Afghanistan. Au moment de leur rendre hommage, vous avez affirmé devant les troupes françaises : « Quand il vous arrive quelque chose, je me sens responsable ». Vous avez eu raison.

Passé le temps du deuil et du recueillement, j’ai voulu vous écrire car vous seul pouvez encore changer de politique en Afghanistan.

Déjà en avril dernier, je vous avais fais part des trois raisons qui m’avaient conduit à voter la motion de censure déposée contre la politique étrangère de votre gouvernement :

- Tout d’abord, la situation dans le bourbier afghan me semblait si compromise que l’envoi de soldats supplémentaires ne pouvait l’infléchir ;

- Ensuite, l’alignement sans précédent de la France sur les Etats-Unis (avec l’annonce au sommet de Bucarest de l’envoi de soldats supplémentaires comme gage d’allégeance) constituait pour moi le premier pas vers l’inacceptable réintégration complète de la France dans le commandement militaire intégré l’OTAN ;

- Enfin, l’extinction de la voix originale de la France accélérait la logique de « choc des civilisation », pour le plus grand bénéfice des intégristes musulmans.

Hélas, ce qui devait arrivé est arrivé, tragiquement : pour la première fois depuis bien longtemps, des soldats français engagés comme supplétifs dans une guerre qui n’est pas la leur et qui est de surcroît conduite en dépit du bons sens, sont morts sans que la Nation sache vraiment pourquoi.

Suite à ce drame, lors de votre discours de Kaboul, vous avez préféré la fuite en avant, transformant la présence française en croisade contre le terrorisme et pour la liberté, au lieu de prendre votre temps et de procéder à l’examen prudent et attentif de la situation en Afghanistan.

Mais comment, quand on connaît cette situation, demander à nos soldats en nombre si limité, mal équipés pour la guérilla et mal coordonnés, de sauver le monde dit libre ?

Comment ne pas ouvrir les yeux sur le fait que cette fuite en avant militaire, diplomatique et politique dont vous voulez vous faire le héros est suicidaire ?

Et où est la cohérence avec vos propos, tenus à la veille du second tour de l’élection présidentielle, où vous considériez que la présence de notre armée à cet endroit du monde n’était « pas décisive » ?

Experts, états-majors et observateurs militaires savent que le conflit actuel n’a rien à voir avec celui de 2001. Preuve en est que loin de lutter contre le terrorisme, la stratégie actuelle de l’OTAN renforce chaque jour un peu plus les Talibans, en faisant basculer la population de leur coté.

Il est urgent Monsieur le Président de reconsidérer votre position. Car seul un changement radical dans la conduite des opérations peut éviter la catastrophe. Seule une perspective politique négociée entre les alliés et les forces afghanes les plus modérées peut sauver ce pays des griffes des plus extrémistes

En avril dernier, la France pouvait être le levier de ce changement en conditionnant l’envoi de ses soldats à la révision de la stratégie américaine. Vous avez manqué l’occasion, préférant plaire à Georges Bush.

Une réaction est encore possible. Notre pays peut peser, d’une part en refusant le redéploiement de ses hommes sur les zones à risque, d’autre part en menaçant de retirer ses troupes si rien ne change.

Oserez-vous ce sursaut ?

En son temps, le Général de Gaulle avait sagement décidé de retirer la France du commandement intégré de l’OTAN car il ne voulait pas voir notre pays entraîné dans une guerre qui ne serait pas la sienne, sous un commandement étranger. Votre triste politique de ces derniers mois lui donne raison puisque pour symboliser le retour complet de la France dans l’OTAN, vous avez placé nos armées dans un guêpier sans issue, avec les conséquences que nous connaissons…

Il savait aussi par-dessus tout que lorsque le sort de ses soldats est en jeu, le Président de la République ne doit obéir qu’à l’intérêt supérieur de son pays, intérêt qui ne coïncide pas toujours avec celui de ses alliés.

Aujourd’hui Monsieur le Président, il vous faut choisir : allez-vous être fidèle à la France ou à l’Amérique ?

Nos compatriotes ne vous pardonneraient pas de préférer trop longtemps la seconde à la première !

Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout la République

 

Source : http://www.debout-la-republique.fr/Afghanistan-l-impasse-annoncee.html

 


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publié par Observeur Hier 22H53

Un général français «très apprécié» à la tête de l'un des commandements suprêmes de l'OTAN

 

collabo

PORTRAIT - Selon la description de ses collaborateurs, le général Abrial a tout du parfait militaire, droit et travailleur... 

Il vient de prendre la tête du Commandement allié de la Transformation (SACT) de l’Otan. Le général Stéphane Abrial, deux jours après son 55e anniversaire, a été accueilli ce mercredi par l’armée US sur son sol, à Norfolk (Virginie). La cérémonie de passation de pouvoir se déroulait sur le pont du porte-avions géant de l’US Navy, l’USS Dwight D. Eisenhower.

Le général des Marines James N. Mattis a donc laissé officiellement son poste à Stéphane Abrial, l’un des officiers français les plus gradés avec cinq étoiles au compteur, le maximum. Cette nomination est considérée comme un symbole du
retour de la France au sein du commandement de l’Otan et du «renforcement du rôle des Européens au sein de l'Alliance» souligne le général Abrial. Selon un proche officier, joint par 20minutes.fr, l’ex-chef d’état-major de l’armée de l’air française le méritait: «Son parcours va de soi. Il a la culture opérationnelle, politique et internationale.»

Un parcours cinq étoiles

La lecture de son
C.V. le confirme. Après une carrière de pilote de chasse, Stéphane Abrial est passé par tous les cabinets importants, de celui du Chef d’Etat-major des armées (1995) à celui du président de la république (2000-2002) en passant par celui du Premier ministre (2002-2005).

Dans les années 1980, il a en outre été commandant d’escadrille au sein de la Luftwaffe, l’armée de l’air allemande, et formateur de la flotte aérienne militaire grecque. En 1991, il a suivi une formation dans une école de l’air américaine avant d’être promu officier de l’Etat-major international de l’Otan à Bruxelles, de 1996 à 1999.

Marié à une Bavaroise, Stéphane Abrial est trilingue, tout comme ses deux enfants qu’il a emmené avec lui à Norfolk. Il manquera à ses collaborateurs de l’Etat-major de l’armée de l’air dont il était à la tête depuis 2006. L’officier contacté par 20minutes.fr le présente comme un «serviteur de l’Etat, un énorme travailleur qui ne laissait rien en souffrance.» Sa grande taille (1m92) lui donnait un air impressionnant mais il était au contraire «très facile à aborder, toujours souriant et de bonne humeur».

A peine arrivé, déjà au travail

Sitôt traversé l’Atlantique, il a annoncé qu’il comptait se mettre au boulot «dès mercredi midi» (soit 18h, heure française) avec comme «tout premier dossier, le lancement, côté militaire, des travaux sur
le nouveau concept stratégique de l'Alliance atlantique

«C’est la première fois depuis la création de l'Alliance qu'un commandement de niveau stratégique est confié à un non-Américain», a noté ce mardi l’officier. Et ce ne sera pas le dernier selon Jean-Dominique Merchet, le spécialiste des questions militaires à Libération. Sur
son blog, le journaliste indique que, désormais, «le SACT sera toujours (confié à) un Français, alors que son adjoint sera alternativement un Italien et un Polonais». Près de 1.250 militaires français doivent également rejoindre les états-majors de l'Otan d'ici à 2012.


http://www.20minutes.fr/article/346289/Monde-Un-general-francais-tres-apprecie-a-la-tete-de-l-un-des-commandements-supremes-de-l-Otan.php

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=6161


Commandement allié de la Transformation (SACT)

Hum ! Un poste bidon, un fromage accordé à un militaire soumis et zélé, quelque temps avant sa retraite. Ce militaire de haut rang sera basé à Norfolk, pendant que le vrai commandement sera toujours à Mons, et que le SACEUR (le commandant en chef) sera toujours un américain. C'est cela, l'OTAN. (Commentaire)

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