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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 04:21



Les autorités américaines induisent
le consommateur en erreur

Par La Rédaction de MoneyWeek, 17 septembre 2009


 "Les chiffres publiés aux Etats-Unis sont globalement meilleurs que prévus", peut-on lire cette semaine dans Challenges. "Ainsi, alors que le marché ne prévoyait qu'une hausse de 1,7%, les ventes au détail ont enregistré une croissance de 2,7%. Hors secteur automobile, dont les ventes ont été dopées par le dispositif de prime à la casse, les ventes de détail affichent une hausse de 1,1%. [..] Gonflés par les prix de l'énergie (+8%), les prix à la production ont augmenté de 1,7% en août. Par comparaison, les économistes anticipaient en moyenne une hausse de 0,8%.
"

Voyons voir... si les prix à la production grimpent, les prix à la consommation suivent, non ? Eh bien... oui... en temps normal... mais il se passe des choses étranges en ce moment...


L' AFP a beau titrer  "USA : les prix à la consommation ont un peu plus progressé que prévu en août" et nous expliquer que "les prix à la consommation aux Etats-Unis ont progressé de 0,4% en août par rapport au mois précédent, après être restés stables en juillet, selon les chiffres corrigés des variations saisonnières publiés mercredi à Washington par le département du Travail."


A la lecture de tels chiffres, Bill Bonner n'en demeure pas moins sceptique. C'est qu'il nous explique dans La Chronique Agora d'aujourd'hui. "On disait que
les ventes au détail étaient en baisse, pas en hausse. Notre vision du paysage économique met le consommateur au centre. Et il s'agit d'un consommateur qui n'augmente PAS ses dépenses. Il hésite plutôt à acheter quoi que ce soit.


Il y a une raison à ça. On parle là de quelqu'un qui n'a rien épargné ces 10 dernières années. A présent, il est 10 ans plus vieux... la retraite l'attend alors qu'il n'a pas de fonds suffisants... et il a une peur bleue de se retrouver à court d'argent avant d'être à court de temps.


Le consommateur américain comptait sur la hausse du prix des maisons pour financer sa retraite. A présent, il est déçu... et inquiet. Que peut-il faire ? Il doit réduire ses dépenses. Il n'a pas le choix. Il ne peut pas dépendre de sa maison. Il ne peut pas compter sur des augmentations de salaire. Ayant négligé son épargne durant les années de vaches grasses... il doit se serrer la ceinture durant les années de vaches maigres. Il doit épargner au pire moment possible - durant une crise.


Nous ne voyons aucun moyen de contourner la situation. Pas de raccourci. Pas de manière de faire disparaître le problème, ou de l'ignorer. Le cycle du crédit s'est retourné... il est passé de l'expansion à la contraction."


Selon AFP
, "un des dirigeants de la Fed, Charles Evans, a cependant assuré la semaine dernière que la banque centrale américaine avait évité à l'économie des Etats-Unis de sombrer dans la déflation et qu'elle saurait empêcher un retour en force de l'inflation."


L'éditorialiste de MoneyWeek n'en démord pas moins et poursuit son analyse. "Pendant ce temps, les autorités troublent l'eau du ruisseau. Elles tentent d'induire le consommateur en erreur... de le piéger... de lui faire croire que le haut est le bas, et vice-versa. Elles veulent qu'il croie que les années d'abondance sont de retour... qu'il n'a pas besoin d'épargner. En fait, elles veulent causer de l'inflation... pour l'encourager à se débarrasser de son argent aussi vite que possible. Voilà pourquoi les chiffres de l'IPP sont importants. Si les autorités parviennent à gonfler les prix à la consommation (et non uniquement les prix à la production), tout pourrait changer. Nous aurions alors une dépression inflationniste plutôt que déflationniste. Mais c'est une autre question.


Et Bill Bonner conclut pour La Chronique Agora. "Pour l'instant, il nous semble que les prix au détail baissent toujours. Et nous doutons que les autorités puissent générer une véritable reprise simplement en injectant de l'argent dans l'économie. On peut stimuler les dépenses lorsqu'on est dans une expansion du crédit... mais pas quand on est dans une contraction."


Claire Lamotte


http://www.moneyweek.fr/conseils/01628/consommation-baisse-prix-production-hausse.html

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Published by Eva R-sistons - dans Populations sinistrées
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