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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 01:17

Fureur au procès Clearstream après un lapsus de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi qu'il ne renoncerait pas à sa constitution de partie civile dans l'affaire Clearstream et a commis un lapsus en affirmant que les "coupables" étaient devant le tribunal. Lire la suite l'article

En pleine audience du procès, qui se poursuivait au même moment à Paris, l'avocat de Dominique de Villepin, son rival assis sur le banc des prévenus, a affirmé que ces propos humiliaient la justice et constituaient une forme de pression.

Lors d'un entretien sur TF1 et France 2, à New York, le chef de l'Etat a dit avoir totalement confiance en la justice dans le procès qui s'est ouvert lundi à Paris.

Mais il a souligné : "Au bout de deux ans d'enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel".

Or, Dominique de Villepin, principal mis en cause, nie catégoriquement avoir pris part à une machination visant Nicolas Sarkozy et il bénéficie pour l'instant de la présomption d'innocence, un principe constitutionnel.

Me Olivier Metzner, qui s'était fait communiquer au procès les propos du président, a pris la parole devant le tribunal en pleine audience, pour répondre.

"C'est cela le respect de votre tribunal, de votre parquet. (...) J'en suis triste, la présomption d'innocence fait partie de nos textes et le président la met en cause en parlant devant des dizaines de millions de Français", a-t-il dit.

"On a voulu pendre à un croc de boucher Dominique de Villepin. Est-ce que cette atteinte à la justice est acceptable ?", a-t-il ajouté.

Me Henri Leclerc, autre avocat de Dominique de Villepin, a fait remarquer qu'après ces propos, aucune poursuite ne pouvait être engagée tant que Nicolas Sarkozy était à l'Elysée puisqu'il bénéficiait d'une immunité.

Accusé par Dominique de Villepin d'être juge et partie compte tenu de l'autorité que le ministère de la Justice exerce sur le parquet, et de son immunité pénale, Nicolas Sarkozy a souligné avoir déposé plainte alors qu'il n'était pas encore chef de l'Etat.

"J'ai certainement beaucoup de défauts mais je ne suis pas un homme qui ment. Je ne suis pas un homme qui renonce et je ne suis pas un homme qui plaisante avec les principes d'honneur et de probité", a-t-il ajouté.

Prié de dire s'il retirerait sa plainte, Nicolas Sarkozy a répondu : "Quand bien même je le retirerais, le procès aurait lieu. Que la justice fasse son travail sereinement, elle est en train de le faire et je lui fais toute confiance".

Nicolas Sarkozy s'était vu reprocher lors du procès du nationaliste corse Yvan Colonna au début de l'année d'avoir déclaré, le 4 juillet 2003 : "La police française vient d'arrêter Yvan Colonna, l'assassin du préfet Erignac".

Yvan Colonna a engagé une procédure mais le tribunal de Paris n'a pu que reporter son jugement à la fin des fonctions présidentielles de Nicolas Sarkozy, en raison de son immunité.

Sophie Louet et Gérard Bon, avec Thierry Lévêque à Paris

http://fr.news.yahoo.com/4/20090923/tts-france-justice-clearstream-sarkozy-ca02f96.html



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