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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 04:50

                        


C’est le montant des économies ou des recettes nouvelles que l’Etat doit accumuler avant 2017 pour ramener sa dette à un niveau supportable. Croissance, hausse des impôts, saine gestion, inflation : les solutions sont connues. Aux politiques de les doser…

Le 18 juin dernier, la France lançait un appel historique… aux marchés financiers. En l’espace d’une journée seulement, la République s’est endettée pour un montant record de 10,16 milliards d’euros. 20 millions par minute à ajouter au compteur de la dette publique : environ 1 500 milliards d’euros au total, soit 77 % de la richesse produite cette année par le pays. “Cette ardoise, on la doit à la double maladie qui frappe la droite et la gauche depuis trente ans : l’addiction à la dépense publique et l’allergie à l’impôt”, diagnostique Pierre-Mathieu Duhamel, ancien directeur du budget. En bonne logique, débourser sans cesse plus d’argent et renoncer concomitamment à des recettes provoque… la faillite. Si rien n’est fait, l’ardoise pourrait monter à 100 % de la richesse en 2017 et à… 200 % en 2040.

Le seul remboursement des intérêts absorbe déjà 43 milliards d’euros par an. Une paille par rapport aux traites futures : les intérêts pourraient atteindre 150 milliards d’euros par an dans une vingtaine d’années, selon la Cour des comptes. De quoi amputer d’un tiers les caisses du budget général avant même de distribuer la moindre enveloppe aux ministères, alors que les besoins vont aller croissant. “Les charges liées au vieillissement de la population, notamment, vont augmenter de 2 milliards chaque année”, s’inquiète Jean Arthuis, président de la commission des Finances au Sénat. Une thérapie budgétaire s’impose donc d’urgence. Car les leçons de l’histoire économique sont implacables : les pays qui ont accumulé le plus de dettes sont aussi ceux qui ont la croissance la plus faible.

Mais quelles formes de traitement choisir ? Tout dépend de l’ampleur de la tâche. Autrement dit de la somme nécessaire pour ramener l’endettement à 60 % du PIB, comme l’impose le traité de Maastricht, d’ici à l’élection présidentielle de 2017, un horizon assez éloigné pour conduire des réformes, mais assez proche pour commencer dès maintenant à agir. Pour les économistes d’Aurel-BCG, dont les calculs sont corroborés par ceux du Centre de prévision de L’Expansion, il faudrait récupérer 500 milliards d’euros en huit ans, dans l’hypothèse de taux de croissance et d’inflation observés sur longue période. Vertigineux ? “Sans doute, mais les possibilités de thérapie ne manquent pas”, rassure Jean-Louis Mourier, l’auteur de ces calculs.

Déjà, le grand emprunt en préparation peut doper l’activité et résoudre en partie le casse-tête. C’est le scénario de la “nouvelle croissance”. Il faut aussi étudier le budget sous ses deux faces : celle des dépenses à maîtriser et celle des impôts à faire rentrer. Les pouvoirs publics peuvent aussi actionner la planche à billets, dans l’espoir de fabriquer un peu d’inflation, ce qui allégera mécaniquement le fardeau de la dette… au détriment des épargnants. “Mais au vu des sommes en question, conclut Jean-Louis Mourier, il faudra jouer sur l’ensemble des solutions possibles.” A chacun de trouver la bonne proportion. La droite comme la gauche peuvent relever ce défi budgétaire, avec des outils plutôt redistributifs pour les socialistes, plutôt incitatifs pour l’UMP. A condition toutefois de faire preuve de courage politique.

Source: L’Expansion


http://www.spreadthetruth.fr/wordpress27/?p=3679

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