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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 19:18

Quelle misère ! Pour la première fois, le Secours populaire français, en partenariat avec l'institut de sondage IPSOS, publie une grande enquête sur la précarité en Europe.

Le constat est édifiant. Alors que l'année 2010 est d'ores et déjà déclarée « année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale », le Secours populaire français (SPF) et l'institut IPSOS ont publié, hier, une étude statistique qui révèle que 78 millions d'Européens sont « pauvres ». Paupérisation galopante, peur de l'avenir et du déclassement, 59 % des Européens estiment que l'Union n'investit pas assez dans la lutte contre la pauvreté.

Un avenir qui fait peur

Plus de 70 % des Européens considèrent que la situation sociale de leur pays s'aggrave. Un sur deux déclarent redouter de se retrouver dans une situation de précarité dans les prochains mois. C'est en France, où 92 % des interrogés considèrent que la précarité est en hausse, que le ressenti est le plus inquiétant. L'angoisse du déclassement y est vive. 85 % estiment que le risque de pauvreté est plus élevé pour leurs enfants que pour leur propre génération. De même, les sondés évaluent à 1 026 euros le revenu mensuel nécessaire pour vivre seul et décemment, alors que le seuil de pauvreté est aujourd'hui fixé à... 908 euros.

En Europe, la peur d'un avenir incertain ne touche évidemment pas toutes les catégories socioprofessionnelles avec la même intensité. Ainsi, les ouvriers se déclarent inquiets pour leur avenir et celui de leurs enfants à plus de 60 %. Les retraités, durement touchés par la précarité, notamment en Espagne, où ils sont souvent contraints de vivre à plusieurs dans de petits appartements faute de moyens, se disent inquiets à 56 %. Moins touchés, les employés sont tout de même 48 % à avoir peur pour leur avenir.

Les populations jugées les plus fragiles et donc les plus durement touchées par la paupérisation sont différentes d'un pays d'Europe à un autre. Les jeunes en France, les non-diplômés au Royaume-Uni, les sans-papiers en Espagne ou les retraités de Pologne apparaissent comme étant les moins protégés.

Chômage et mal-logement, facteurs de pauvreté

Les facteurs de pauvreté sont variables. Néanmoins, les conditions de logement sont un indicateur précieux pour mesurer la précarité. Selon la Plate-forme pour le droit au logement, il y aurait en Europe 70 millions de mal-logés, dont 18 millions menacés d'expulsion et 3 millions de sans-abri.

L'Espagne est particulièrement touchée par cette crise, et on y comptait 780 000 logements neufs invendus en septembre 2008. Pire, le secteur du bâtiment, qui représentait près de 17 % du produit intérieur brut (PIB) espagnol, accuse une chute sévère et vient gonfler les chiffres du chômage. Même la Finlande, « pays modèle » d'Europe du Nord, n'a rien d'un bon élève. On y compte entre 8 000 et 10 000 sans-abri, pour qui la priorité absolue n'est autre que le « droit au toit ».

Le chômage frappe durement partout en Europe. Le Royaume-Uni devrait compter plus de 3 millions de sans-emploi d'ici à la fin de l'année, soit son plus haut niveau depuis les années soixante-dix. Selon l'INSEE, 20 % à 25 % de la population y est considérée comme pauvre, en évolution constante depuis les réformes ultralibérales de Margareth Thatcher (lire La Grande-Bretagne est dure pour ses enfants et ses vieux).

Et pour contrer le chômage, certains pays, à l'instar de l'Allemagne, forcent les chômeurs à accepter tout type d'emploi, y compris « les jobs à un euro de l'heure » qui augmentent le nombre de « travailleurs pauvres ». En 2007, en Europe, leur nombre était évalué à 30 millions, auxquels venaient s'ajouter les 108 millions de travailleurs précaires.

Est-Ouest, les deux Europe

L'étude IPSOS-SPF révèle par ailleurs de fortes disparités entre Europe de l'Est et de l'Ouest. Un constat partagé par l'INSEE qui a publié, hier, une étude portant sur la perception qu'ont les Européens de la pauvreté. Pour Thibaut de Saint Pol, sociologue à l'INSEE, « à l'Ouest, la privation est ressentie en termes de restriction de biens matériels alors qu'à l'Est, la notion de privation relève de critères plus sociaux ». L'exclusion sociale apparaît donc comme un facteur de pauvreté dans les pays de l'Est où les salaires sont dérisoires.

Ainsi, avec 122,57 euros mensuels en moyenne, la Bulgarie doit faire face à une précarité toujours plus grande sur fond de corruption et de discrimination envers quelque 12 millions de Roms qui vivent en Europe de l'Est. Des Roms qui représentent 10 % de la population en Roumanie et sont au chômage pour 80 % d'entre eux...

On le voit donc, la misère revêt sur le continent des réalités très disparates. À l'Union européenne de prendre à bras-le-corps ce problème. Pour ne pas laisser sur le côté quelque 78 millions de personnes.




http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=6659

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Source : publié par LE RACO MARSEILLE

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Published by Eva R-sistons - dans Populations sinistrées
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commentaires

Eva R-sistons 30/09/2009 23:50


Coucou, et merci !

J'ai fait ma petite curieuse !

cordialement, eva


Si ta souris clic ICI tu fais parti de la bande des Curieux..OUI..OUI.... 30/09/2009 13:07


TON ARTICLE EST VRAIMENT TRES INTERESSANT
BONNE SEMAINE



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