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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 14:16


Si de Gaulle revenait...
Que se passerait-il ??



Le général de Gaulle représente pour une immense majorité de Français la référence en matière de pratique politique. Le libérateur de la France, le fondateur de la Vème République, n’est plus là pour œuvrer pour le bien-être des Français, mais il inspire encore, de par son action passée, un certain nombre d’entre nous. S’il est difficile de concevoir dans le détail ce que serait aujourd’hui la politique du général de retour aux affaires, il est possible d’envisager sans trop de risque de se tromper ce que serait son action dans les grands domaines qui nous préoccupent et sa réaction face aux dangers qui nous menacent.

Dans un attendu qui a fait date, le tribunal correctionnel de Nanterre jugea en 2004 qu’un ancien premier ministre, aujourd’hui édile d’une grande ville, avait, du fait de ses mandats électifs, « trompait la confiance du peuple souverain ! ». On apprit il y a peu, avant que les médias aux ordres ne soient sommés par le pouvoir en place de faire silence, que la vente de sous marins militaires à une puissance étrangère avaient donné lieu à des rétrocommissions assurant le financement de la campagne présidentielle d’un autre ancien chef de gouvernement. L’accord conclu n’ayant pas été honoré jusqu’au bout, un attentat frappa la France à Karachi au Pakistan, entrainant la mort de onze ingénieurs français des arsenaux de la direction de la construction navale. La société-écran qui avait été créée pour recevoir l’argent des rétro commissions à été autorisée par le ministre budget de l’époque, l’actuel président de la République.

Dernière affaire de corruption en date, on apprend qu’une association financée par les deniers publics, SOS Racisme, a participé au train de vie somptuaire d’un dirigeant socialiste, plus habitué à donner des leçons de morale qu’à devoir se défendre dans une affaire de corruption particulièrement honteuse.

La douzième circonscription des Yvelines n’a malheureusement pas été épargnée par les affaires de corruption. Son ancien député maire a été condamné des 2006 pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux. La décision de la cour de cassation de confirmer les jugements des cours de première instance et d’appel aboutit à cette élection législative partielle. Cette affaire, comme beaucoup d’autres, concerne la passation et l’attribution de marchés publics, en l’occurrence dans le secteur du nettoyage industriel pour ce qui nous préoccupe.

Les lois de décentralisation, de 1982 jusqu’à nos jours aboutissent à faire de la France un État dont l’organisation est décentralisée. Gravée dans le marbre constitutionnel, cette règle donne aux élus locaux des pouvoirs considérables. Mais la loi n’a pas prévu de gardes fous suffisants permettant de dissuader nombre d’élus de la tentation de la corruption. Le général de Gaulle, adepte de l’État unitaire, avait coutume de dire que le «  pouvoir ne se divise pas ! » Il était naturellement hostile à la dilution de l’autorité de l’État. À ses yeux, le préfet, représentant de l’État dans le département, devait concentrer l’essentiel du pouvoir. Il ne pouvait pas alors être question de corruptions des élus, sachant que ces derniers ne jouissaient pas à l’époque d’une autonomie susceptible de leur permettre de profiter de leurs charges publiques pour passer des marchés avec des entreprises leur garantissant en retour le financement de leurs activités politiques et parfois même un enrichissement personnel. De Gaulle croyait dans l’État, dans sa neutralité vis-à-vis de tous les administrés, dans la probité des grands commis et des serviteurs du pouvoir. Il se faisait une haute idée d’une administration qui devait veiller à servir chacun et à empêcher que ne s’installent les faveurs et le clientélisme.

Le général de Gaulle était aussi le premier à donner l’exemple. Pensez donc qu’il fit installer un compteur électrique à l’Élysée pour pouvoir régler ses factures lorsqu’il rentrait le soir dans ses appartements de fonction plutôt que de les faire payer aux contribuables. Aujourd’hui, autres temps, autres mœurs, le budget de la présidence de la République explose littéralement. C’est le prix à payer pour satisfaire les amis de la jet set de Madame et mobiliser des escadrons entiers de force de l’ordre garantissant la sécurité d’un chef de l’État impopulaire et contesté.

En tout, le général de Gaulle donnait l’exemple, inspirant le respect et l’admiration de ses collaborateurs. Il refusa toujours de percevoir sa retraite de chef de l’État, se contentant de celle d’officier supérieur de l’armée. Aujourd’hui, les hommes politiques cumulent leurs différents revenus, l’actuel président a réussi le tour de force de multiplier par dix son salaire une fois arrivé au pouvoir et de percevoir six mois durant à la fois ses revenus d’ancien ministre de l’Intérieur et d’actuel président. Si le mauvais exemple vient du sommet, il ne faut pas s’étonner des dérapages auxquels nous assistons maintenant ! Et c’est toujours au final le contribuable qui paie l’addition !

 



LA CRISE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE, CONSÉQUENCE DE POLITIQUES LIBÉRALES ET MONÉTAIRES ERRONEES

Le général de Gaulle avait lancé en son temps cette formule en guise d’avertissement : « La politique de la France ne se fait pas à la corbeille ! » C’était une manière de dire que lorsque le gouvernement avait une décision à prendre, la première question qu’il devait se poser ne devait pas être celle de la réaction des marchés boursiers, mais plutôt celle de l’intérêt général et supérieur de la nation.

Depuis le milieu des années 80, les différentes majorités, de droite comme de gauche, ont par idéologie libérale et européenne, fait tout le contraire. Au nom de la crédibilité des politiques publiques et de la confiance des marchés financiers, nous avons assisté au démantèlement complet des pouvoirs régaliens de l’État en matière de politique monétaire et de contrôle douanier. Pour complaire au nouveau maître, le capitalisme financier, la Banque de France a est devenue indépendante, ses pouvoirs ont été transférés à la Banque des communautés européennes et aux banques d’affaires et de dépôts qui se sont vus autorisées une création monétaire illimitée par la suppression de l’encadrement du crédit. La nouvelle anarchie financière prônée par les ultras libéraux a débouché sur de nombreuses bulles spéculatives (des télécommunications jusqu’à l’immobilier) et au final sur la plus grande crise économique mondiale depuis au moins 1929.

Au laxisme financier s’est ajouté l’aveuglement du libre commerce et de la concurrence non faussée. Les barrières douanières, sensées nous protéger de la concurrence déloyale ont été abaissées au prétexte que toute limitation au libre commerce nuisait à l’économie mondiale. Il fallait faire confiance à la main invisible ! Cette politique se fit au final au profit exclusif de notre partenaire allemand et de ses satellites d’Europe de l’est et du nord au sein de la communauté européenne, et des grandes puissances mondiales émergentes dont bien évidemment la Chine ! Abandonnant la préférence nationale au profit d’une préférence communautaire qui nous dessert et d’une idéologie de la concurrence libre et non faussée, l’État français a ouvert le pays aux quatre vents sans tirer le moindre bénéfice de cette folie politique. Le désastre est bien au rendez-vous, avec la casse industrielle, son cortège de plans sociaux et de délocalisations.

L’usine Peugeot de Poissy est touchée comme l’ensemble de l’industrie automobile nationale. L’ajustement en terme d’emploi de la baisse d’activité s’effectue d’abord à Poissy avec la suppression de nombreux postes d’intérimaires et l’augmentation du chômage technique avant d’être répercuté sur les usines espagnoles et slovaques. Une conséquence de plus des délocalisations, qui hors de l’Europe, profite à la Tunisie et …à la Chine ! La concurrence des modèles indiens et chinois pousse à ces délocalisations par une industrie nationale que nos frontières ne protègent plus.

Cette concurrence sauvage induit aussi une forte pression sur les salaires qui entament le pouvoir d’achat et fait chuter la consommation des ménages, sans parler des menaces qu’elle fait peser sur notre protection sociale. Fini la logique du fordisme qui voulait qu’il faille payer cher les ouvriers pour qu’ils puissent acheter leur production. Les industriels rêvent de nouveaux eldorados pour écouler leurs marchandises et réduisent leurs employés à l’emprunt, seule manière de conserver aujourd’hui un certain niveau de vie. Cette augmentation de la dette des ménages alimente à son tour la crise financière et bancaire, générant un cercle vicieux qui menace de faire verser dans le précipice l’économie de notre pays.

L’association du capital et du travail, au-delà du socialisme et du capitalisme, voulu par le général de Gaulle, assurant la représentation des salariés dans les conseils d’administration devient alors la seule voie permettant d’éviter les délocalisations sauvages et de sauvegarder l’entreprise à l’échelle humaine.

De Gaulle était avant tout un défenseur de l’industrie nationale. Il déclarait l’urgente obligation du plan, il initiait des projets nationaux de haute technologie qui garantissait l’indépendance nationale par l’investissement public. Il n’y aurait pas eu de grandes industries automobiles, d’aérospatiale sans la politique volontariste du général de Gaulle. Et que l’on ne nous dise pas que cette politique a fait son temps, sinon comment expliquer la nationalisation par le pouvoir américain de Général-Motors ? Il faut que l’intérêt national prime sur les aberrations idéologiques. Il faut que la politique prime sur l’économique. La survie sociale est à ce prix.

Ceci est vrai aussi d’une immigration économique non maîtrisée socialement qui risque à tout instant de mettre le feu à nos banlieues. Comme Poissy a du payer aussi pour cela, pour ce prima donné à l’économique sur le social, avec ces vagues successives de populations immigrées que l’on savait pourtant parfaitement ne pas pouvoir intégrer à terme !

 



LE HARCÈLEMENT DES CITOYENS OU LA FIN DE L’HUMANISME
A LA FRANCAISE

Pour le Général de Gaulle, «  il n’y a de querelle qui vaille que celle de l’Homme, c’est lui qu’il faut éduquer, protéger, développer ». Le gaullisme vrai est un humanisme et sûrement pas l’individualisme forcené auquel s’est converti l’ensemble de la classe politique. Et si le citoyen est devenu un consommateur, il est aussi pour l’État et bon nombre de groupes d’intérêt et de pressions un tiroir-caisse dans lequel il est aisé de puiser. Prélèvements obligatoires en hausse constante, surtout au niveau local, pour satisfaire une armée de groupes identitaires qui se revendiquent victimes de la société pour mieux percevoir quelques dédommagements, Taxes qui viennent sanctionner de grandes entreprises de culpabilisations nationales (tabac, alcool), Amendes pour punir des automobilistes systématiquement présentés comme coupables et contrevenants ! On en arrive à ce parfait scandale que des contribuables, de plus en plus nombreux, paient aujourd’hui des impôts pour entretenir une police nationale dont la mission principale n’est plus de protéger les honnêtes citoyens contre les atteintes aux biens et aux personnes, mais de les traquer pour leurs faire payer tous les jours plus chers le droit d’aller travailler avec leur véhicule personnel. Ils sont de plus en plus nombreux ceux qui après avoir subi une atteinte à leurs biens ou à leurs personnes à qui l’on a expliquait et sur quel ton que la police ne pouvait rien faire se sont fait ensuite quand ce n’est pas dans la même journée faite verbaliser pour excès de vitesse ou autres menues infractions. La police a déserté les cités, zones de non-droit, mais nous attendent par contre sur les autoroutes histoires de nous faire passer de bonnes vacances et se rappeler à notre bon souvenir ! Et attention au délit de grandes vitesses et à l’alcoolémie, car c’est alors le tribunal correctionnel qui s’occupera des nouveaux délinquants.

Cette situation sans précédent est la conséquence de la désagrégation de la communauté nationale si chère au général de Gaulle. Chacun devient ennemi de chacun dans un monde régulé par un État dont la dernière obsession est de s’attacher une clientèle d’obliger. Les politiciens professionnels font leurs bénéfices électoraux de cette nouvelle donne. On ne parle plus alors au peuple, mais à des catégories de population représentées par des leaders démagogues et prébendiers. Cette nouvelle société de rentier qui se dessine sous nos yeux est aux antipodes de la société participative prônée par le général de Gaulle. Elle marque la disparition du peuple et l’exploitation de la majorité silencieuse au bénéfice de petits groupes revendicatifs et procéduriers.

 



LA FRANCE FRACTUREE

La France, notre patrie, est aujourd’hui doublement fracturée. Elle connaît une fracture sociale de très grande ampleur ou non seulement le nombre de laisser pour compte n’a de cesse de croître, mais aussi ou la classe moyenne, c’est-à-dire la très grande majorité d’entre nous, subit des sollicitations financières qui la laissent exsangue. À l’autre bout de l’échelle, une élite mondialiste et apatride déconnectée de la réalité quotidienne trouve pratique d’entretenir de petits groupes de pression qui procèdent par intimidation pour arriver à ses fins. C’est alors la France, pays longtemps riche et prospère, grâce aux efforts et au travail des générations passées, qui est fracturée comme on fracture un coffre fort, livré au pillage des puissances de l’étranger, état prédateur, multinationales, spéculateurs de tout poil et à des groupements identitaires et religieux qui veulent faire main basse sur notre système de protection sociale et s’assurer une rente à vie au prétexte d’un statut de victimes reconnu par un État qui entretient en son sein une nouvelle classe de politiciens corrompus.

C’est l’œuvre libératrice du général de Gaulle, assurant l’indépendance nationale et la cohésion sociale qui est menacée. C’est la restauration d’une République authentique en 1958 qui est aujourd’hui remise en cause. Les nouveaux marchands du temple sont dans la place, alors il faut que se lève un grand mouvement d’essence gaulliste pour remettre de l’ordre dans les affaires de la France. Tous les Français, quels que soient leurs origines, leurs attaches et leurs passés, doivent y contribuer


Eva: Cet article n'a pas étudié la question principale, celle de l'indépendance nationale, si chère au Gl de Gaulle.


http://www.r-p-f.org/SI-DE-GAULLE-REVENAIT-par-Nicolas-Stoquer.html



Lire aussi (Hadopi-Lopsi) :
http://www.r-p-f.org/La-diplomatie-francaise-prise-la-main-dans-le-sac-suedois-par-C-Scherler.html

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