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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 22:40

Le scénario de la Première Guerre mondiale est en train de se reproduire – Quand les grandes puissances provoquent des guerres pour éviter la faillite…

Extraits de l’ouvrage de Jacques Delacroix : 1929-2007 des parallèles stupéfiants – Le Pouvoir occulte met Wall Street dans son ligne de mire.

Bien que ce soit l’un des secrets les mieux gardés de la guerre 1914-18, le Trésor et les finances de l’Empire britannique étaient déjà en faillite au moment où la guerre était déclarée entre la Grande-Bretagne et le Reich allemand. Si l’on examine la réalité des relations financières des principales parties entrées en guerre, on découvre un arrière-fond extraordinaire de crédits secrets, de plans pour partager les matières premières et la richesse physique du monde entier d’alors, sur la base de crédits par tranches. A ce moment-là, il fut décidé que New York devait être le banquier de l’entreprise !

En effet, la Première Guerre mondiale fut déclenchée quand on s’aperçut que les réserves d’or des pays belligérants ne pouvaient pas financer les hostilités ni garantir la valeur des émissions de monnaie fiduciaire des Banques centrales. Comme la production ne pouvait pas suivre le rythme de ces émissions, il s’ensuivit une dégradation constante de la valeur des monnaies et l’instauration de leur cours forcé, souvent accompagné d’un moratoire. Comme les échanges internationaux se réglaient en or, tout fut mis en œuvre afin d’exiger que les réserves d’or des pays belligérants soient envoyées vers les pays créanciers. Ainsi se déplaçait le centre de pouvoir de l’Europe vers les Etats-Unis ! Bien évidemment, l’ampleur de ces mouvements de capitaux déstabilisa les marchés des changes et freina le commerce international.

Transfert des réserves d’or

 A en croire les livres d’histoire populaire, c’est un assassinat serbe qui déclencha les hostilités en tuant à  Sarajevo, le 28 juin 1914, l’héritier du trône d’Autriche, l’archiduc François-Ferdinand.. Après un mois de négociations frénétiques, l’Autriche déclara la guerre au petit Etat de Serbie, tenu pour responsable du meurtre. Elle avait été assurée de l’appui de l’Allemagne, au cas où la Russie soutiendrait la Serbie. Le lendemain, le 29 juillet, la Russie donna des ordres de mobilisation à son armée, en préparation de la guerre. Puis le même jour, à la réception d’un télégramme de l’empereur allemand le suppliant de ne pas  mobiliser, le tsar Nicolas II annula ses ordres. Le 30 juil­let, le haut Commandement russe persuada le faible tsar de reprendre la mobili­sation. Le 31 juillet, l’ambassadeur allemand à Saint Pétersbourg remit au tsar une déclaration de guerre. Le 3 août 1914, l’Allemagne déclara la guerre à la France et les troupes alle­mandes envahirent la Belgique. Le 4 août, l’Angleterre déclara la guerre à l’Allemagne en invoquant ses engagements envers la protection de la neutralité belge. Répétons-le encore, la décision britannique d’entrer en guerre pour protéger son voisin belge sur le continent intervenait au moment où le Trésor britannique et le Système de la Livre Sterling étaient de fait en faillite. C’est d’autant plus étonnant à la lecture  d’une série de mémorandums internes du Trésor britannique,  connus désormais des historiens.

En janvier 1914, six mois avant le casus belli de Sarajevo, le chancelier britannique avait demandé à Sir George Paish, haut fonctionnaire du Trésor, de mener une étude exhaustive sur les réserves-or britanniques. Depuis les années 70, la Livre Sterling et la City de Londres représentaient le pivot du système financier et monétaire mondial, de la même façon que New York et le dollar représentent ce pivot depuis 1945 sous le système de Bretton Woods. Le mémorandum confidentiel de Sir George est révélateur de la pensée officielle à Londres à l’époque. Dans son étude, Paish parlait de la sophistication progressive des grandes banques commerciales allemandes depuis les crises des Balkans en 1911-12, ce qui les conduisit à renforcer considérablement leur réserve-or. Paish avertit Lloyd George que tout retrait soudain de fonds hors de Londres  pourrait sérieusement entraver la capacité de la nation à collecter l’argent nécessaire pour mener une grande guerre. C’était, rappelons-le, six mois avant Sarajevo. Les paiements en espèces -or et argent- furent suspendus en même temps que l’Acte bancaire de 1844, ce qui mit à la disposition de la Banque d’Angleterre une grande quantité d’or pour faire face aux paiements de nourriture et de matériels militaires. Les Britanniques reçurent à la place des billets de la Banque d’Angleterre comme cours légal, pendant la durée de l’état d’urgence, soit jusqu’en 1925.

Les fondations de la domination britannique instaurée après 1815 pourrissaient déjà à l’époque depuis une cinquantaine d’années. Dans les années 50 du XIX° siècle, la Grande-Bretagne avait été la première puissance industrielle du monde. Mais, notamment à partir de la panique de 1857, les élites britanniques commencèrent à piller systématiquement leur propre économie industrielle ainsi que celle du reste du monde[1]. Après 1857, la politique officielle adoptée par la Banque d’Angleterre consistait à réguler la quantité de réserves-or mondiales, alors basées à Londres, en élevant ou abaissant les taux d’intérêt de la Banque d’Angleterre, plutôt qu’en traitant les causes sous-jacentes de la stagnation technologique domestique. Donc, à la suite de ce changement politique fondamental, alors que l’or quittait l’Angleterre et mettait en danger les réserves de crédit du pays, la Banque d’Angleterre réagit en haussant ses taux, à commencer par son taux d’escompte bancaire. L’or se mit alors à affluer vers Londres, depuis d’autres centres tels que Paris et  New York. Bien sûr, l’investissement dans l’industrie nationale s’effondra  et les exploitations agricoles péricli­tèrent en Angleterre. Mais jusqu’à la fin des années 1890, la Grande-Bretagne tenta de compenser cette dévastation en saignant ses colonies, surtout l’Inde, contrôlant les termes d’échanges à l’avantage du pouvoir financier de la City de Londres. La famine, la dépression industrielle et des conséquences semblables de par le monde étaient le fait de ces cercles qui forgeaient les politiques monétaires comme les Barings, les Rothschild[2], les Hambros. Toutefois, jusqu’en 1914, ces manipulations se  révélèrent inefficaces[3].

Dès les années 1890, du point de vue du  développement technologique et agricole, l’industrie britannique s’était fait amplement dépasser par le reste du monde. Deux nations venaient en tête : l’Amérique et l’Allemagne. Dans les années 1870, 1′Allemagne avait commencé à bâtir sa propre structure bancaire indépendante pour libérer son com­merce extérieur de la finance londonienne. En 1893,1′Allemagne répondit à une panique bancaire provoquée à Berlin en convoquant une commission nationale. Composée de dirigeants de l’industrie, de l’agriculture, du gouvernement et de la banque, elle était représentative de tous les groupes d’intérêt économiques de la nation. Il en résulta des lois strictes imposées aux autres nations industrielles, limitant, voire interdisant le commerce à terme et d’autres formes de spéculation en bourse. Le crédit fut alors orienté vers l’investis­sement, l’agriculture et l’industrie. On développa rapidement la flotte al­lemande de manière à donner au pays un plus grand contrôle sur son propre commerce, brisant le monopole britannique sur les transports marchands. Les machines allemandes, de qualité supérieure, commencèrent à pénétrer les marchés anglais et même américains. La domination de l’Empire britan­nique était menacée. Mais l’Establishment britannique refusa de se rendre à l’évidence en changeant de cap après cinquante années d’une politique industrielle de désinvestissement monétariste[4]. A la place, il se prépara à la guerre pour réorganiser les conditions de fonctionnement de l’économie mondiale[5]. Au lieu de moderniser l’industrie britannique, l’Angleterre se tourna vers ses amis dans la communauté bancaire internationale de New York, et négocia « un très gros prêt ». Londres joua bientôt son va-tout. Son marché à l’investissement le plus important depuis les années 1870 était les Etats-Unis…

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[1] C’est encore la même chose aujourd’hui avec les Etats-Unis…

[2] Les Rothschild sont la plus puissante des dynasties de la Banque depuis le XIXème siècle.

[3] C’est précisément ce qui arrive aujourd’hui aux Etats-Unis : malgré les manipulations des statistiques, des taux d’intérêt et des marchés de matières premières, les effets recherchés par les familles bancaires sont de plus en plus réduits dans le temps !

[4] Que s’est-il passé aux Etats-Unis ces trente dernières années ? La même politique de désindustrialisation fut appliquée par la Haute finance… comme s’il était prévu d’engager les Etats-Unis vers une voie sans retour.

[5] En 2007, que s’apprêtent  à faire les dirigeants américains pour l’ensemble du Moyen-Orient ?

 

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