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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 18:04
Mercredi 15 décembre 2010
http://www.le-buzz-immobilier.com/wp-content/uploads/2010/05/dette.jpg
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A qui profite la dette publique ? A l'Union pour une Minorité de Privilégiés.

Les points de vue sont convergents : j'en donnerai deux.

Dabord, celui de ce cabinet de consultants, essentiel :

http://www.pcf-smh.fr/IMG/pdf/la_dette.pdf


Ouvrant leur analyse par une citation de Karl Marx :

« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste. (…) Comme par un coup de baguette magique, elle confère à l’argent improductif un talent procréateur qui le transforme en capital, sans qu’il ait besoin de s’exposer au dérangement et aux risques des investisseurs industriels et même des placements usuraires ». (Marx, Le Capital).

...ils indiquent que ceux (de DSK à Sarkozy?) "qui n’ont pas de mots assez durs pour fustiger la dette n’ont en réalité aucunement l’intention de la supprimer" car pour la « classe des créanciers de l’État », que Marx déjà dénonçait, la dette publique est trop rentable pour disparaître.



Allez donc y voir :



http://www.pcf-smh.fr/Si-la-dette-est-bien-un-probleme.html



Ensuite, creusant également la question de savoir à qui profite la dette publique, Alternatives économiques (toujours pas abonné?), livre le même type d'analyse.

 

Source :

http://www.alternatives-economiques.fr/il-n-y-a-pas-que-le-bouclier-fiscal-_fr_art_633_42332.html 



Le paquet fiscal, adopté avec la loi Tepa en 2007, aurait coûté 7,7 milliards d'euros en 2008. Et si on prend en compte toutes les mesures mises en œuvre depuis neuf ans pour alléger la fiscalité des plus riches, le montant perdu chaque année par les finances publiques s'élève à 30 milliards d'euros.

Le gouvernement a rendu public le 16 mars 2009 une estimation du coût du « paquet fiscal » adopté en 2007 pour les finances publiques : celui-ci se serait élevé finalement à 7,7 milliards d'euros en 2008. Dont plus de moitié, 4,3 milliards d'euros, pour les exonérations sociales et fiscales sur les heures supplémentaires (voir notre pétition contre ces exonérations). Dans un contexte où on se demande de plus en plus comment rétablir demain un équilibre des finances publiques mis à mal par les nécessités de la relance, le débat est vif autour de la loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (Tepa).

Le gouvernement espère le désamorcer en montrant que les montants concernés sont plus faibles que les chiffres souvent avancés jusque-là. Mais, même si le « bouclier fiscal » ne coûte « que » 400 millions d'euros à l'Etat, il a permis aux 3 506 contribuables les plus aisés de toucher un chèque de l'Etat de 116 193 euros en moyenne chacun, soit le tiers des impôts qu'ils ont versés. Alors que le revenu médian des ménages français était de 25 136 euros en 2005... Le symbole reste très fort dans le contexte actuel.

Une fois le gros de la crise passé, si on veut rétablir l'équilibre des finances publiques, il ne faudra pas en effet revenir sur les seuls bouclier fiscal et autres exonérations de la loi Tepa, mais aussi sur les multiples réformes menées depuis le début des années 2000 afin d'alléger la fiscalité sur les revenus et le patrimoine des plus riches. C'était, on ne s'en souvient guère, le gouvernement de gauche de Lionel Jospin qui avait lancé ce mouvement. Laurent Fabius, alors ministre des Finances, avait publié une tribune mémorable intitulée « Baisser les impôts pour préparer l'avenir », dans Le Monde du 28 aout 2001. Quant à l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, devenu entre-temps un des plus farouches détracteurs du « paquet fiscal », il avait fait adopter une réforme du barème de l'impôt sur le revenu qui avait, à elle seule, entraîné plus de 10 milliards d'euros de pertes fiscales par an. Davantage, donc, que le paquet fiscal de Nicolas Sarkozy.

Combien cela rapporterait-il aux finances publiques de ramener simplement les impôts au niveau où ils étaient en 2000, avant ces multiples réformes successives ? 30 milliards d'euros par an, soit plus de la moitié du déficit public constaté en 2008.

Comment arrive-t-on à un tel montant ? En 2000, les impôts sur le revenu et le patrimoine des ménages avaient rapporté à l'Etat 13,8 % de ce qu'on appelle leur revenu disponible brut (RDB), selon les chiffres de l'Insee. En 2007, suite aux différentes réformes fiscales, ce taux n'était plus que de 12 %. Si on était resté à 13,8 %, l'Etat aurait eu, cette année-là, 22,6 milliards d'euros en plus à sa disposition... Auxquels il faut ajouter les 7,7 milliards perdus en plus en 2008 du fait du « paquet fiscal ». Pas étonnant en tout cas, avec de telles politiques, que les déficits publics se soient creusés et la dette se soit envolée, avant même la crise actuelle...

Guillaume Duval

 

Alors, plus que jamais, il faut

Refuser l'austérité Sarkozy-FMI

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