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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 04:07

http://www.tdg.ch/files/imagecache/468x312/story/Mahmoud-Abbas.JPG

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Voir vidéo ici :

Abbas ovationné par l'assemblée générale de l'ONU

 

 

Un leader palestinien à la tribune des Nations unies, c’est un événement rare. On se souvient d’Arafat, le 13 novembre 1974 , filant la métaphore du fusil et du rameau d’olivier. Neuf jours plus tard, l’Organisation de libération de la Palestine était admise en qualité d’observateur. Les Palestiniens avaient cessé d’être des parias. On n’a pas oublié non plus son « chana tova », « bonne année » lancé en hébreu à l’adresse des juifs du monde entier, devant l’Assemblée de l’ONU à Genève. Nous étions le 15 décembre 1988, la première Intifada avait un an et, un mois plus tôt, le Conseil national palestinien réuni à Alger avait reconnu de facto Israël. Le processus qui devait conduire aux accords d’Oslo était engagé.
Ce vendredi, à New York, c’est le dernier compagnon historique d’Arafat, Mahmoud Abbas, qui doit prendre la parole pour demander à l’ONU la reconnaissance d’un État palestinien jouissant de tous ses droits sur la scène internationale, faute de disposer des attributs de la souveraineté sur son sol. Les temps ont changé. Et il y a belle lurette que Mahmoud Abbas n’a plus que des rameaux d’olivier dans les mains. La vareuse kaki et le keffieh ont disparu avec Arafat ; il n’y a plus dans la délégation palestinienne que des costumes anthracite et des cravates. Et Ramallah, sous la direction bicéphale du président de l’Autorité et de son Premier ministre, Salam Fayyed, un ancien cadre de la Banque mondiale, n’en finit pas de se plier à l’orthodoxie économique du monde libéral.




On a souvent reproché à Mahmoud Abbas sa faiblesse dans ses relations avec les États-Unis et Israël. Jusqu’à faire cause commune avec eux contre le Hamas, maître de Gaza. Il a donc fallu que l’on abuse vraiment de sa patience pour que le vieil homme lance l’initiative diplomatique à laquelle on assiste aujourd’hui. C’est la colère de quelqu’un qui a tout concédé à ses « partenaires », tout consenti, et presque tout donné, sans jamais aucun retour. Depuis l’assassinat d’Itzhak Rabin, en novembre 1995, ce ne sont pas les « processus de paix » qui ont manqué, ni les « feuilles de route », ni les « quartettes », en phase avec une stratégie israélienne bien huilée. Officiellement, l’État hébreu n’est jamais opposé à l’ouverture d’une négociation. Si l’on en croit le discours israélien, c’est même l’Autorité palestinienne qui pose des « conditions », exigeant en préalable le gel de la colonisation. Mais quiconque est de bonne foi comprend que cette « condition » n’en est pas une, la colonisation réduisant à néant l’objet même de la négociation. Hors de cet impératif, tout processus de paix n’est qu’une sombre manigance.




Ceux qui, aujourd’hui, condamnent le « geste unilatéral » de l’Autorité palestinienne, ne peuvent l’ignorer. En France, cent dix parlementaires, dont un bon nombre de socialistes, hélas, se livrent à ce qui s’apparente à une manipulation de l’opinion. En ne proposant rien d’autre qu’un retour à une négociation bilatérale dont on voit depuis seize ans les effets, ils se font les complices de la colonisation. Il n’est plus possible aujourd’hui d’être dupe de la stratégie israélienne, qui vise à négocier « mille ans » pendant que les bulldozers retournent la terre palestinienne pour y construire des colonies. Au début du mois d’août encore, alors que les dirigeants israéliens proposaient l’ouverture de nouvelles négociations « sur la base des frontières de 1967 », les mêmes dirigeants annonçaient leur décision de construire 1 600 nouveaux logements dans la partie orientale de Jérusalem, en plus de deux mille autres déjà prévus dans ce secteur. Le seuil de trois cent mille colons a été franchi en Cisjordanie, auxquels il faut ajouter les quelque deux cent mille de Jérusalem-Est. Même s’ils n’obtiennent qu’un statut d’État « non-membre » des Nations unies, en cas probable de veto américain, les Palestiniens pourront au moins porter devant la Cour pénale internationale la question de la colonisation. On ne parlera plus alors de « territoires occupés », mais de l’occupation d’un État  [1]. Certes, le sort des Palestiniens ne s’en trouvera pas amélioré dans l’immédiat. Mais au moins leurs dirigeants, longtemps inertes ou soumis, auront repris l’initiative.
La bataille de l’ONU, sur un plan diplomatique, s’inscrit dans un mouvement d’ensemble, avec les révolutions arabes et la naissance d’une ample mobilisation sociale en Israël même. Et puis les masques vont tomber. Celui de la France, par exemple. 




Quarante-huit heures avant le discours de Mahmoud Abbas, on ignore toujours ce que vont décider MM. Sarkozy et Juppé. Les capitales qui s’opposeront à la demande palestinienne devront dire ce qu’elles proposent en échange. Sont-elles prêtes à imposer à Israël un calendrier de négociation ? Sont-elles disposées à sanctionner l’État hébreu si celui-ci continue de s’approprier les terres palestiniennes ? Personne n’y croit. Même plus Mahmoud Abbas. 



Denis Sieffert

 

[1] Après le probable veto américain au Conseil de sécurité, Mahmoud Abbas pourra proposer son projet de résolution à l’Assemblée générale. Une majorité simple sera alors requise pour doter la représentation palestinienne d’un statut « d’État non-membre » qui lui confère tous les droits sauf celui de voter en Assemblée générale.

 

http://www.libertaire.eu/article-ovation-historique-pour-abbas-a-l-onu-85083647.html

 

 

 
"Y a-t-il encore une morale dans l’Etat d’Israël ? Qui l’incarne ? Quelle est la figure morale qui conduit ce peuple au cœur dur ? Peut-être vos enfants morts à qui vous aviez expliqué - vous, mères dénuées de sens maternel - qu’ils devaient sacrifier leur vie à la criminelle armée d’occupation."
 

Dans un article publié le 31 juillet 2006 par le quotidien britannique Independant, Robert Fisk crie pour dénoncer la mort des enfants du village de Cana et dit que celui qui n’est pas choqué devant le massacre terrible qui a été perpétré là, apparemment sciemment puisque la force aérienne israélienne ne cesse de répéter qu’elle tire sur des cibles précises et parfaitement planifiées, celui-là a un cœur de pierre.


Ces derniers temps, il semble en effet que le monde entier ait un cœur de pierre mais particulièrement choquants sont le cœur de pierre des trois mères interviewées dans le supplément de Haaretz de jeudi passé, et le cœur de pierre d’Yitzhak Frankenthal, fondateur du Cercle israélo-palestinien des Parents en Deuil pour la Paix, la Réconciliation et la Tolérance, qui a publié jeudi matin, pour un coût de plusieurs dizaines de milliers de dollars, un communiqué de soutien à la « guerre ».


Ont un cœur de pierre aussi les écrivains Amos Oz et A. B. Yehoshua, et tous ceux qui se réjouissent de leur retour dans le giron du consensus et de l’admiration érotique pour « nos jeunes héros ». Les trois mères interviewées se répandent : « Comme il était beau en uniforme ! », en parlant de leurs enfants morts sur l’autel de la mégalomanie d’Arik Sharon au Liban [première guerre du Liban - NdT] ou qui sont restés en vie pour continuer à être beaux en uniforme, aujourd’hui encore, tandis qu’ils massacrent sans pitié des enfants et des femmes impuissants afin de servir à la démonstration de virilité d’Ehoud Olmert et Amir Peretz, et la soif de tueries et de destructions du chef d’état-major [Dan Halutz]. Les mères se blottissent contre le sein chaud, ardent, de l’armée d’occupation d’Israël et imaginent comment celle-ci nous préserve de la possibilité du « massacre » que ce serait si nous ne nous défendions pas.


Quelle est en Israël la mère qui se lèvera et ouvrira les yeux des mères et des pères endeuillés et sans cœur, et leur dira que personne n’est beau en uniforme ? Personne n’est charmant dans « l’uniforme de la brutalité ». Quelle est la mère qui se lèvera et leur dira que les massacreurs d’enfants, les dévastateurs, les incendiaires, ne sont autres que vos beaux fils, vos « poussins », vos « perles ». Vos enfants qui ont été éduqués pendant toutes leurs années d’école à l’hétérophobie, à la haine de l’étranger, à la peur constante de l’autre et à ne pas voir les voisins sinon comme un « problème à résoudre » (voir Barnavi, Le vingtième siècle). Et ce n’est pas simplement que vos fils sont des bouchers, ce n’est pas simplement qu’ils massacrent, mais c’est avec le soutien ému de maman, l’appui entier de papa. Le soutien de tout ce peuple, le seul chez qui la mort de jeunes enfants ne fait pas tressaillir le moindre muscle. Un peuple qui se rue derrière un chef d’état-major qui n’éprouve rien sinon un clic dans l’aile de l’avion quand il largue des bombes sur des familles entières et les écrase. Quel mot mâle et excitant que ce mot d’ « écraser ». Comme il est bon de « les » écraser. Qui écrase-t-on au juste ? Ce n’est pas clair, ni pour les trois mères ni pour qui que ce soit d’autre. Seule existe la sensation que l’écrasement apaise d’une certaine manière la terrible peur de l’autre, de celui qui est au-delà de la frontière.


« Je fais aujourd’hui l’expérience d’un massacre. Plus que jamais, je sais que si l’armée israélienne attrape un virus, le lendemain il n’y a plus d’Etat d’Israël », dit une des mères en chargeant le mot « massacre » de tout ce qu’on nous a instillé pendant toutes ces années avec le poème de Bialik : « Sur le massacre ».


Mais l’armée israélienne n’attrapera pas de « virus » parce que l’armée israélienne est déjà atteinte par des virus, exactement comme vous, des virus que le scientifique Richard Dowkins a appelé « virus du cerveau », des virus qui passent du cerveau des adultes au cerveau encore tendre des enfants, leur transmettant deux des maladies de l’homme les plus graves : le désir de vengeance sans fin et le besoin de mettre des étiquettes sur les gens afin de ne pas les voir comme des êtres humains mais comme des groupes menaçants.

Ces virus, soutient Dowkins, font travailler tout le système à leur profit, comme des virus d’ordinateurs. Il écrivait cela en parlant de la religion catholique, mais c’est la seule explication à laquelle je puisse penser à l’égard des trois mères, de Frankenthal et des autres qui savourent la destruction et se réjouissent du combat.


Le virus de la peur face à autrui, le virus de l’ivresse des sens à la vue du feu dévorant des maisons entières avec leurs habitants, le virus de l’admiration pour l’uniforme de la brutalité, pour la force.


Seuls ces virus permettent d’expliquer l’indifférence et la satisfaction de citoyens israéliens à la vue des petits corps qui descendent au royaume des enfants morts qui ne cesse de s’agrandir sous nos pieds et qui se joignent aux corps de nos enfants à nous qui sont morts aux cris d’allégresse du combat et sur l’autel de la soif de vengeance des adultes qui étaient censés veiller sur eux et les éduquer à la paix. « Moi, j’ai déjà la sensation d’une absence d’issue. J’ai compris qu’on veut nous jeter à la mer. Quoi que nous fassions, on veut nous jeter à la mer », se lamente Orna Shimoni. Et elle n’arrête pas de penser : qui nous conduit, en fait, vers cette mer terrifiante ?


« C’est une guerre existentielle. Une guerre pour nos vies mêmes », dit une des mères. Là vous avez raison. C’est bien une guerre existentielle. Le gouvernement israélien, dont il n’est presque aucun membre qui ne fasse l’objet d’une investigation policière d’un genre ou d’un autre, pour corruption, vol ou harcèlement sexuel, ce gouvernement de malfaiteurs semble-t-il, que vous tous êtes heureux de soutenir et auquel vous êtes heureux de vous accrocher, nous conduit en fait à notre perte. Avec ce penchant incontrôlé de ses principaux membres à manifester leur puissance, ils envoient à grands coups toutes les semences - nos semences, notre descendance - et les détruisent pour rien. Ce n’est pas leur descendance, chères mères, qu’ils détruisent : c’est la nôtre. Oui, c’est bien une guerre pour défendre la maison, mais qui est en train de détruire la maison si ce n’est cette bande de jouisseurs ?


« Alors je ressens que, malgré la terrible douleur, cette guerre est juste et nécessaire et indispensable pour protéger nos vies. Et alors je pense que même lorsque nous évacuons de leurs maisons des centaines de milliers de personnes au Liban, ce n’est pas seulement juste, c’est moral ».


Qui au juste évacue « des centaines de milliers de personnes » de leurs maisons ? Et où les évacue-t-on ? Et pourquoi ne s’évacuent-ils pas d’eux-mêmes ? Aiment-ils mourir ? Ou peut-être le fait qu’ils ne s’en aillent pas fait-il partie de la propagande (un mot qui est toujours associé aux Arabes, chez nous) du Hezbollah ? Et pourquoi dites-vous, en incise : « malgré la terrible douleur » ? La terrible douleur causée par la mort d’enfants ne mérite-t-elle pas de constituer une phrase complète quand elle sort de la bouche d’une mère ? Non, parce qu’il s’agit des enfants des autres ?


Et qu’est-ce au juste qui est moral ici ? Y a-t-il encore une morale dans l’Etat d’Israël ? Qui l’incarne ? Quelle est la figure morale qui conduit ce peuple au cœur dur ? Peut-être vos enfants morts à qui vous aviez expliqué - vous, mères dénuées de sens maternel - qu’ils devaient sacrifier leur vie à la criminelle armée d’occupation.

La voix des trois mères n’est pas une voix maternelle. C’est la voix d’une maternité faussée, perdue, confuse et malade. La mère juive, la Mère Courage, qui protège ses enfants de toutes ses forces, la mère qui ne pourra trouver ni réconfort ni soulagement dans la mort des enfants d’une autre mère, a disparu du pays des Juifs. Elle a disparu et elle n’est plus.


Jérusalem, 1er août 2006.

Nourit Peled-Elhanan, une mère juive israélienne.

 

http://www.libertaire.eu/article-3643857.html

 

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Voir aussi :

Des juifs pour la Palestine

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Un dessin animé israélien qui dénonce le blocus de Gaza et l'enferment de la population civile palestinienne.

 

 

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Des parlementaires français encouragent, eux aussi, un nouveau bain de sang en Palestine

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1891


mardi 20 septembre 2011, par Comité Valmy


ONU-Palestine-194-A.jpg

Une centaine de députés et sénateurs français, UMP et socialistes confondus, apportent leur soutien aux préparatifs de répression sanglante du peuple palestinien ouvertement annoncés par les dirigeants israéliens.

La liste de ces tristes individus comprend, côté UMP, l’ancien du mouvement néo-nazi Occident Claude Goasguen, et le lobbyiste vulgaire Eric Raoult ; côté PS, on trouve, notamment, des copains de DSK, dont le député de Paris Jean-Marie Le Guen, et celui de Sarcelles François Pupponi

(la liste des 110 signataires du texte commandé par Netanyahu et Lieberman se trouve à la fin de notre article).

C’est à la fin de cette semaine que l’Autorité Palestinienne, sauf capitulation de dernière minute, doit en principe présenter aux Nations-Unies (son Assemblée Générale, son Conseil de Sécurité, voire chacun de ces deux organes) une demande de reconnaissance d’un Etat de Palestine, sur une petite partie (22 %) du territoire historique de ce pays (les autres 78 % restant acquis à Israël).

Après avoir joué de manière déraisonnable le jeu truqué du « processus de paix » et obéi à toutes les injonctions d’Israël et des grandes puissances (Etats-Unis en tête), Mahmoud Abbas et les dirigeants de l’Autorité Palestinienne ont en effet été obligés de constater, qu’en-dehors de quelques avantages matériels pour eux-mêmes et leurs familles, ils n’avaient strictement rien obtenu pour leur peuple : Netanyahu se moque ouvertement d’eux, et continue de plus belle la colonisation.

Aussi ont-ils pris l’initiative de demander aux Nations-Unies, la seule institution mondiale ayant la légitimité pour le faire avec ses 194 membres, de reconnaître le droit du peuple palestinien à l’auto-détermination, et à l’indépendance.

Personne, pas même eux, ne se fait d’illusions sur la capacité d’un tel vote de reconnaissance à changer la réalité sur le terrain, dès lors qu’il ne s’accompagne pas de mesures contraignantes pour la partie occupante, Israël. C’est pourtant un pavé dans la mare, qui remet la question de la Palestine à l’ordre du jour, au grand dam de ceux qui voudraient faire croire que "Palestine" est un "gros mot".

Israël, qui bafoue depuis des décennies des dizaines de résolutions des Nations-Unies, joue la grande scène du "cachez ce mot que je ne saurai voir" : "reconnaissance", lui étant exclusivement réservé.

Sur place, le gouvernement israélien et ses milices de colons multiplient depuis maintenant des semaines des annonces fracassantes sur leur intention de frapper plus fort encore les Palestiniens au lendemain du(des) vote(s) aux Nations-Unies.

Sur la scène internationale, Israël bénéficie du soutien ouvert de l’hyperpuissance états-unienne : Obama a promis d’opposer son veto au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, et les parlementaires américains ont déjà prévu de couper tout financement si la reconnaissance de l’Etat palestinien est votée.

Mais comme Sarkozy n’a pas encore clairement dit qu’il ferait exactement comme Washington et Tel-Aviv sur ce point précis, le lobby parlementaire d’Israël en France vient à la rescousse (pour le reste, Sarko, Juppé et Guéant restent obéissants : des miliciens français de la « Ligue de Défense Juive » peuvent ainsi annoncer en toute impunité leur arrivée en renfort et en armes, ces jours-ci, en Cisjordanie occupée, sans entraîner la moindre réaction de nos autorités).

D’où cette lettre de Goasguen et les autres au Président de la République, le sommant de faire là où ils lui disent de faire au rendez-vous onusien.

Les lecteurs qui en auront la patience pourront prendre connaissance du texte que nous publions dans son intégralité au bas de cet article.

Nous nous sommes pour notre part arrêtés au titre de leur missive, qui ose s’en prendre au caractère « unilatéral » de la démarche palestinienne.

Pourtant, il est clair d’emblée que l’Autorité Palestinienne s’adresse aux 194 membres des Nations-Unies, et s’en remet par avance à leur vote, lequel exige, pour que la résolution soit valide, l’approbation non pas de la simple majorité des membres, mais des deux tiers (128 pays) de l’Assemblée.

C’est « unilatéral » ? Oui, hurlent Netanyahu et Lieberman ! Oui-Oui, enchérissent Raoult, Debré et Pupponi.

 

Voici maintenant la lettre, ainsi que la liste des 109 députés et sénateurs signataires de cet encouragement au massacre des Palestiniens, pour le cas où certains de nos lecteurs auraient eu des illusions sur tel ou tel d’entre eux.


110 parlementaires français : “nous nous opposons à la reconnaissance unilatérale palestinienne”


Initié par les présidents des groupes d’amitié France-Israël à l’Assemblée nationale et au Sénat, Claude Goasguen (UMP) et Jean-Pierre Plancade (RDSE), le texte réunit des élus de droite, du centre et de gauche.

 


Monsieur le Président de la République,

Nous, parlementaires français issus de la majorité présidentielle et des rangs de l’opposition, réaffirmons notre engagement en faveur d’une résolution pacifique et négociée du conflit israélo-palestinien reposant sur le principe de deux Etats pour deux peuples.

Nous sommes convaincus que seule la voie du dialogue peut garantir l’établissement d’une paix juste et durable. Aussi, nous appelons Israéliens et Palestiniens à reprendre sans plus tarder le chemin des pourparlers et les exhortons à s’abstenir de toute démarche unilatérale. C’est la raison pour laquelle, nous nous opposons à la stratégie de contournement des négociations visant à imposer la reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien lors de la session de septembre de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Certes, le chemin qui mène à la paix est parsemé d’obstacles et le blocage actuel des pourparlers pourrait conduire un certain nombre d’entre nous à estimer qu’une telle démarche est frappée au coin du bon sens.

Elle est en réalité dangereuse, contreproductive et illusoire. Dangereuse, car loin de résoudre le conflit, elle ne fera que le perpétuer et l’exacerber en suscitant des attentes au sein de la population palestinienne que la réalité du terrain ne saurait combler. La frustration générée par ces attentes déçues pourrait alors rapidement déboucher sur un nouveau cycle de violences. Cette démarche est également contreproductive et illusoire, car aucune « solution miracle » ne soustraira les parties à la laborieuse mais nécessaire négociation des dossiers relatifs au statut permanent (Jérusalem, les frontières, la sécurité, les implantations, les réfugiés, l’eau) sans laquelle aucune paix n’est envisageable.

Il n’y a en effet pas d’alternative aux négociations qui implique de part et d’autre des concessions douloureuses. Comme l’a rappelé le Président américain Barack Obama lors de son allocution du 19 mai 2011 devant le Département d’Etat, une paix durable et équitable n’est possible qu’au moyen d’une approche reposant sur une démarche de type bilatérale. “Les actes symboliques destinés à isoler Israël aux Nations unies en septembre ne créeront pas un Etat indépendant”, a-t-il ajouté.

Cette position a été récemment réaffirmée par le Président du Parlement européen, Jerzy Busek, qui a estimé pour sa part lors d’une conférence de presse le 15 juin 2011 à Ramallah, que la reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien serait « … inutile et dangereuse ».

De même, au sein de l’Autorité palestinienne, cette stratégie de contournement des négociations est loin de faire l’unanimité. Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a publiquement fait part de ses doutes quant au bien fondé d’une telle démarche. Elle ne fera, selon lui, pas avancer la cause palestinienne et risquerait au contraire d’éloigner son peuple de la réalisation de sa légitime aspiration.

En outre, cette manœuvre politique sape les fondements juridiques sur lesquels repose le processus de paix et viole les accords conclus entre Israël et l’Autorité palestinienne, accords dont la France et avec elle, l’ensemble de la communauté internationale, se sont portées garantes. En effet, les résolutions 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de Sécurité de l’ONU, les accords d’Oslo (1993) et la Feuille de route adoptée par le Quartet (Nations-Unies, Etats-Unis, Russie, Union Européenne), rejettent toute démarche unilatérale et invitent les parties à négocier ensemble une résolution du conflit reposant sur le principe de « deux Etats pour deux peuples vivant côte à côte dans la paix et la sécurité ». Ce principe à été rappelé à de maintes reprises, notamment en Février 2011 par le Quartet qui « …réaffirme qu’une action unilatérale de l’une ou de l’autre des parties en présence ne peut anticiper sur les négociations à venir et ne serait pas reconnue par la communauté internationale. »

Par ailleurs, la reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien conduira les parties dans une impasse et condamnera le processus de paix à une mort certaine. Elle limitera inévitablement les marges de manœuvre de la direction palestinienne et sa capacité à faire des compromis. Toute concession sera à l’avenir interprétée et vécue par la population palestinienne comme un renoncement et un recul inacceptable.

De même, elle enterrera définitivement les espoirs des partisans Israéliens et Palestiniens de la paix qui n’ont cessé d’œuvrer en faveur d’une solution négociée depuis l’inauguration du processus de paix à Madrid en 1991. Elle les marginalisera au profit des extrémistes qui refusent toute concession et n’hésitent pas à recourir à la violence.

Enfin, cette démarche unilatérale mettra en péril la coopération israélo-palestinienne dans les domaines de l’économie et de la sécurité qui a permis une croissance sans précédent en Cisjordanie et l’instauration d’un calme relatif dans les Territoires placés sous le contrôle de l’Autorité palestinienne. Elle conduira les parties à durcir leurs positions et risquerait de précipiter un nouvel affrontement à l’heure où les incertitudes planent sur l’avenir d’une région instable qui connaît de profonds bouleversements. Nous savons toute l’attention que votre gouvernement porte au processus de paix au Proche-Orient et partageons avec vous le souhait que la France et ses partenaires européens jouent un rôle plus actif dans les pourparlers israélo-palestiniens.

C’est pourquoi nous vous demandons solennellement, Monsieur le Président de la République, de réaffirmer l’engagement de la France en faveur d’une solution négociée au conflit en vous opposant à la résolution visant à imposer de manière unilatérale la reconnaissance d’un Etat palestinien. Seul un retour à la table des négociations et des concessions réciproques reposant sur le principe d’une reconnaissance mutuelle garantira l’établissement d’une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens. Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en l’assurance de notre plus haute considération.

 

 

Signataires :

 

1. Claude Goasguen, Union pour un Mouvement Populaire, Député, ancien ministre

2. Jean-Pierre Plancade, Rassemblement Démocratique et Social Européen, sénateur

3. Jean-Michel Baylet, Président du Parti Radical de gauche, sénateur, ancien ministre

4. Patrick Beaudoin, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

5. Herve Mariton, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, ancien ministre

6. Yvon Collin, Président du groupe du Rassemblement démocratique et social européen(RDSE), Sénateur

7. Michel Hunault, Nouveau Centre, Député

8. Didier Quentin, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission des Affaires européennes, ministre plénipotentiaire, Député-maire

9. Stéphane Demilly, Nouveau Centre, Vice-président de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, Député-maire

10. Monique Iborra, membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Vice- président du conseil régional de Midi-Pyrénées, Députée

11. Jean-Marie Le Guen, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche,adjoint au maire de Paris, Député

12. Sylvie Desmarescaux, non affiliée, sénatrice-maire

13. Jean Lasalle, Vice-président du Modem, Député

14. Raymond Couderc, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

15. Jean-Marie Bockel, Rassemblement Démocratique et Social Européen, sénateur, ancien ministre

16. Serge Blisko, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Député

17. Emile Blessig, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

18. Paul Giaccobi, Apparenté groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Président du Conseil exécutif de l’Assemblée de Corse, secrétaire de l’Assemblée nationale, Député

19. Eric Raoult, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, ancien ministre20)

20. Madec Roger, Membre du groupe socialiste, sénateur-maire

21. Jacques Remiller, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

22. Jean-Pierre Leleux, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

23. Faucaunier Alain, Membre du groupe socialiste, Sénateur-Maire

24. Herbillon, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, Député-maire

25. Yves Dauges, Membre du groupe socialiste, sénateur

26. Marie-Louise Fort, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

27. Yvan Lachaud, Président du groupe Nouveau Centre, à l’Assemblée Nationale, Député

28. Jean-Luc Préel, Nouveau Centre, Vice-président de la commission des affaires sociales,Député

29. Étienne Mourrut, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

30. George Paul-Langevin, Vice-présidente du Groupe socialiste, radical, citoyen et diversgauche, Députée

31. Jacques Gautier, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

32. Philippe Gosselin, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

33. Nicole Bricq, membre du groupe socialiste, Vice-présidente de la commission des finances, sénatrice

34. Philippe Vitel, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission de ladéfense nationale et des forces armées, Député

35. Jean-Claude Frécon, Membre du groupe socialiste, sénateur-maire

36. Joëlle Garriaud-Maylam, Union pour un Mouvement Populaire, secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, Vice-présidente de la commission sur la dimension civile de la sécurité au sein de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, sénatrice

37. Daniel Mach, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

38. Jean-François Mancel Union pour un Mouvement Populaire, Député

39. Valéry Boyer, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

40. Michel Voisin, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, Vice-président de la commission de la défense nationale et des forces armées, Député

41. Paul Jeanneteau, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

42. Mélot Colette, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication, sénatrice

43. Simon Sutour, Membre du groupe socialiste, Vice-président de la commission des Affaires européennes, sénateur

44. Arlette Grosskost, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

45. Rudy Salles, Vice-président du Nouveau Centre, Vice-président de l’Assemblée nationale, Député

46. Anne Grommerch, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

47. Herve Maurey, Union centriste, sénateur-maire

48. Bernard Debré, Union pour un Mouvement Populaire, Député, ancien ministre

49. Isabelle Vasseur, Union pour un Mouvement Populaire, Députée-maire

50. Jean-François Humbert, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur

51. Dominique Tian, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

52. Françoise Branget, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

53. Éric Straumann, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

54. Richard Dell’Agnola, Union pour un Mouvement Populaire, Député

55. Marcel Bonnot, Union pour un Mouvement Populaire, Député

56. Jacques Grosperrin, Union pour un Mouvement Populaire, Député

57. Gilbert Barbier, Rassemblement Démocratique et Social Européen, Vice-président de lacommission des affaires sociales, sénateur

58. Laurent Béteille, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

59. Serge Lagauche, Membre du groupe socialiste, Vice-président de la culture, de l’éducationet de la communication, sénateur

60. Bernadette Dupont, Union pour un Mouvement Populaire, sénatrice

61. Olivier Dassault, Union pour un Mouvement Populaire, Député

62. Armand Jung, membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Député

63. Pierre-Christophe Baguet, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

64. Jacques Kossowski, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

65. Geneviève Lévy, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

66. Brigitte Baragès, Union pour un Mouvement Populaire, Députée-maire

67. Françoise Hostalier, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

68. Marc Bernier, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

69. Michel Sordi, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

70. André Schneider, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-Président de la délégation française à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Député

71. Lionnel Luca, Union pour un Mouvement Populaire, Co-président de la Droite populaire Député

72. Roland Blum, Union pour un Mouvement Populaire, Premier Adjoint au Maire de Marseille, Député

73. Bruno Gilles, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

74. Richard Mallié, Union pour un Mouvement Populaire, Questeur de l’Assemblée nationale, Député

75. Hoffman-Rispal Danièle, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Députée

76. Jean-Claude Guibal, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire7

77. Colette Giudicelli, Union pour un Mouvement Populaire, sénatrice

78. Marie-Françoise Pérol-Dumont, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Présidente du conseil général de Haute-Vienne, Députée

79. Georges Mothron, Union pour un Mouvement Populaire, Premier Vice-président du conseilgénéral du Val d’Oise, Député-maire

80. Paul Durieu, Union pour un Mouvement Populaire, Député

81. Jean-Christophe Lagarde, Président exécutif du Nouveau centre, Vice-président de l’Assemblée nationale, Député-maire

82. Dino Cinieri, Union pour un Mouvement Populaire, Député

83. Daniel Spagnou, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

84. Francis Grignon, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur

85. René Beaumont, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur

86. Jean-Marc Lefranc, Union pour un Mouvement Populaire, Député

87. Guy Teissier, Union pour un Mouvement Populaire, Président de la commission de ladéfense et des forces armées, Député-maire

88. Jean-Jacques Urvoas, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Vice- président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Député

89. Jean-Marie Sermier, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

90. Christiane Demontès, Membre du groupe socialiste, Secrétaire du Sénat, Sénatrice-maire

91. Bernard Deflesselles, Union pour un Mouvement Populaire, Député

92. Christian Kert, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, Député

93. Jérôme Chartier,Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

94. Claude Gatignol, Union pour un Mouvement Populaire, Député

95. Nicolas Forissier, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, ancien ministre

96. Jean-Marc Roubaud, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

97. David Habib, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Député-maire

98. Henriette Martinez, Union pour un Mouvement Populaire, Présidente déléguée de la section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie, Députée

99. Françoise de Panafieu, Union pour un Mouvement Populaire, Conseillère de Paris, Vice- président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, ancienne ministre, Députée

100. Michèle Tabarot, Union pour un Mouvement Populaire,Présidente de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale, Députée-maire

101. Jean René Lecerf , Union pour un Mouvement Populaire,Vice-Président de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale, Vice-Président du conseil général du Nord, sénateur-maire

102. Patrick Bloche, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Conseiller de Paris, Député-maire du 11ème arrondissement de Paris

103. Jean-Luc Bennahmias, Vice-président du Modem, Député européen

104. Alain Moyne-Bressand, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

105. Christophe-André Frassa, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur

106. Valérie Rosso-Debord, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

107. André Vallini, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Conseiller de Paris, Porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Député-maire

108. Guénhaël Huet, Union pour un Mouvement Populaire, Député

109. François Pupponi , Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche,Conseiller de Paris, Député-maire.


CAPJPO-EuroPalestine


http://www.ep-mir.com/spip.php ?article6455

 

 

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Egypte : C’est le moment, pour le pouvoir populaire, d’ouvrir le passage de Rafah ! par Haidar Eid  
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1913

 


       
Journal d’un négociateur en Palestine . Un entretien avec l’avocat Ziyad Clot - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1897

 

 

Sabra et Chatyla. Contre l’oubli Par Stefano Chiarin  - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1885

 

 

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