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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 21:24

 

 

Allons au fond des choses de ce que révèlent les affaires qui se multiplient, en commençant par la saga Woerth/Sarkozy/Bettencourt.


La justice enquête, les perquisitions se multiplient, les témoins avancent, puis se rétractent partiellement, etc.

Il y aurait beaucoup à dire de ce côté-là, notamment sur la faible indépendance de nos juges et l'implication forte du pouvoir politique là-aussi, mais ce n'est pas ce sujet qui nous intéresse aujourd'hui. 

Il nous semble que l'heure est venu d'être radical. En effet, des affaires en cours, ne retenons qu'une seule chose : l'effondrement total de la morale publique. La caste au pouvoir, parce qu'on ne peut plus la nommer autrement, est certainement plus encore corrompue, au moins moralement, qu'on ne l'imagine dans nos pires cauchemars.

Pourquoi se permet-on un jugement si sévère ? Parce que les hommes qui incarnent le pouvoir sont de tout temps les hommes d'un système. Ils représentent certes des personnalités individuelles plus ou moins douées, plus ou moins honnêtes et désintéressées, mais ils sont d'abord et avant tout intégrés dans une mécanique qui les dépasse, une philosophie au pouvoir qu'ils ont accepté d'endosser.

 

Or le système en place depuis quelques décennies maintenant est un système vicié par essence. Il ne vise pas le bien-être de la France et des Français, comme on attend légitimement qu'il le fasse, mais la satisfaction personnelle de ceux qui en font partie, au service d'une idéologie dans laquelle le peuple et la nation n'existent plus. Il n'y a plus de peuple dans ce système, mais le "populisme", accusation lancée avec rage à la figure de quiconque ose chatouiller la France d'en haut. Il n'y a plus de nation, mais un idéal de dépassement européen et global des "égoïsmes nationaux".

 

Il suffit pour se convaincre de l'état de délabrement moral du système de faire deux choses : d'abord se tourner vers le passé, et la multitude d'affaires qui ont déjà émaillé la vie des gouvernements successifs, de gauche comme de droite. N'oublions pas au passage qu'il ne s'agit que des affaires "révélées", qui représentent certainement moins que la face émergée de l'iceberg.
Ensuite, et c'est plus révélateur encore, il faut regarder la stratégie de défense du pouvoir mis en accusation. Le geste noble et démocratique de démission a disparu, sauf lorsqu'il s'agit de tenter de lancer des écrans de fumée (Blanc et Joyandet). L'arrogance, la violence et le chantage l'ont remplacée, signe du délittement moral absolu que nous évoquions. L'accusé aujourd'hui, c'est Mediapart, le site qui a révélé l'affaire Bettencourt. Ceux qui ne se contentent pas de la défense lénifiante d'Eric Woerth, qui nous somme chaque jour de croire en son honnêteté congénitale, sont des "fascistes", qui n'hésitent pas à pratiquer une "chasse à l'homme", à "jeter l'honneur d'un homme au chien", avec en filigrane, comme toujours, l'épouvantable chantage au suicide. Attention, souvenez-vous de Salengro nous dit-on...Pitoyable ! A quand la fausse tentative de suicide d'Eric Woerth pour museler une bonne fois pour toutes les empêcheurs de profiter du système en rond ?

C'est donc bien l'âme d'un système qu'il faut juger à travers ces affaires.

Celle-ci est profondément viciée, vermoulue, corrompue. Au moins intuitivement, la plupart des Français l'ont compris depuis longtemps, se sentant cependant piégés, incapables pour l'heure de trouver un échappatoire, de fuir l'éternelle alternance, qui n'en est pas une, entre les deux faces principales de ce système, l'UMP et le PS.

 

On nous accusera de reprendre à notre compte le fameux "Tous pourris". Peut-être. Mais ce n'est pas exactement ce que nous disons. Ce que nous disons sans détour, oui, c'est que le système en place est pourri, et même complètement pourri.

Parce que nous nous plaçons au niveau de la morale publique, et que nous faisons de la politique et non du droit, nous estimons que cela est suffisant pour discréditer et condamner l'ensemble du personnel politique qui accepte d'y collaborer.


http://www.levraidebat.com/article-au-dela-des-hommes-un-systeme-entierement-corrompu-53688669.html

 



 

L’affaire L’Oréal-Pouvoir politique :

les leçons d’une crise

 

Par Jean LEVY

 

Jour après jour, des éléments nouveaux viennent s’ajouter au dossier, qui fait toujours la « une » de l’information : le couple  L’Oréal - Pouvoir politique.

Hier, jeudi, les partisans du président de la République exultent : l’ex-comptable de Liliane Bettencourt revient sur les assertions de Médiapart. Elle dément avoir affirmé que des enveloppes garnies de billets aient été remises directement à Nicolas Sarkozy pour financer la campagne de Balladur en 1995. Le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, considère donc l’affaire comme close. Et tous les leaders de l’UMP emboîtent le pas, tirant à boulets rouges contre le site d’Edwy  Plenel

Par contre, l’ex-comptable confirme à la police le versement de 150.000 euros (dont 100.000 viendraient frauduleusement de Suisse), à la « cagnotte » du parti présidentiel, en 2007.

Tout le monde s’accorde sur le fait que Liliane Bettencourt, la troisième fortune de France, distribuait des sommes considérables à des politiciens amis. Et personne ne nie que le ministre du Budget de l’époque, Eric Woerth, était chargé, en tant que trésorier de l’UMP, de collecter des fonds auprès de sociétés, qu’il était, en tant que ministre, chargé de contrôler. Son épouse oeuvrait, de son côté,  à « optimiser » les avoirs de la patronne de l’Oréal.

En fait, la vraie question n’est pas de connaître le jour et l’heure des versements patronaux, de leurs montants à un euro près, et à quels intermédiaires ils étaient remis.

 

Le problème unique réside dans le lien étroit existant entre le pouvoir de l’argent et le pouvoir politique.

Mais cette réalité ne tient-elle pas à la nature même du système dans lequel nous vivons?

Quand les forces économiques, les « marchés », pour reprendre la terminologie  actuelle, dominent notre société, n’est-il pas logique que les politiciens à son service entretiennent des relations  étroites avec les grandes entreprises, les multinationales dont ils exécutent la politique ?

Y compris sur le plan des magouilles financières ?

 

Cette situation n’est pas nouvelle. De scandales retentissants accompagnent l’histoire de nos dernières républiques. Ce qui est nouveau aujourd’hui, avec la Vème République, c’est la concentration du pouvoir exécutif aux mains d’un clan qui s’estime au-dessus des lois. Le pouvoir en place tend à réduire le contrôle judiciaire, à étouffer les « affaires » en opposant, par exemple,  le « secret défense » dans les enquêtes sur les frégates de Taiwan ou les sous-marins de Karachi, ou par la clôture des instructions judiciaires comme pour l’affaire Boulin, l’un des trois ministres assassinés du temps de Giscard.

 

L’affaire L’Oréal a pris, toutefois, une dimension particulière. Il ne s’agit pas là d’une escroquerie commise par une personne en particulier. C’est tout le système qui est mis en cause. Ce scandale, de part son caractère collectif, met à nu, pour le plus grand nombre, le fond même de la société capitaliste.

Il est significatif que les médias sont contraints maintenant d’aborder les vraies questions, certes avec réticence et modération. Mais le rôle déterminant de l’argent roi sur l’action politique, les liens permanents entre la finance et les gouvernements, la population qui en paye le prix et les « riches » toujours plus riches, deviennent des sujets récurrents sur les ondes publiques.

 

C’est maintenant le moment, pour les forces qui se réclament de la « justice sociale », et d’abord du communisme, de poser, s’appuyant sur l’actualité,  le problème du changement de société comme priorité absolue.

Faute de cette orientation, notre pays risque le pire : sombrer dans un nouveau fascisme. Le climat pourri dans lequel nous baignons pourrait devenir le terreau d’un pouvoir ouvertement totalitaire. Il pourrait être issu du pouvoir actuel qui voudrait se survivre. Ou provenir de l’extérieur, prenant appui sur la défiance de masse de la population envers sa classe politique, faute de perspectives révolutionnaires…

 

On mesure ainsi les enjeux qui sont les nôtres.


http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-l-affaire-l-oreal-pouvoir-politique-53705128.html

 

 

 

 


Affaire Woerth-Sarko-Bettencourt :

La patte de DSK ?

 

La mise en doute médiatique de la probité de la droite gouvernementale, la déconfiture d'un parti socialiste impuisamment rageur et désavoué, tout cela ne constituerait-il pas des élements préalables ou constitutifs de la stratégie rampante de DSK et de ses encore silencieux supporters ? Le travail de sape terminé, le "Raminagrobis" aux pattes feutreés apparaitrait le jour J, en majesté faussement gaulienne, comme le sauveur au dessus des partis et de leurs vomissures. On parie?

Tiens ! je soupçonnais que cette histoire Woerth Sarko Bettencourt , vraie ou forcée peu importe, lancée par Mediapart (Plenel) pouvait être inscrite dans la stratégie t encore tapie de  DSK, que les partisans peaufinent encore dans l'ombre : objectif, établir une polémique qui discréditera aussi bien  l'UMP  que les socialistes... 

L'alerte ci dessous  confirme le soupçon : Elle annonce que DSK ""... Il devrait par ailleurs tenir une chronique sur le site Mediapart. ...


www.liberation.fr/.../0101302647-strauss-kahn-mis-en-examen-et-soulage-l- ancien-ministre-de-l-economie-a-ete-entendu-mardi-sur-l-af...""

 

 

 


 


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