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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 08:13

LA FORET DU BRESIL RATIBOISEE - Les Indiens d’Amazonie importeront bientôt des parasols

 

 

LA FORET DU BRESIL RATIBOISEE



Les Indiens d’Amazonie importeront bientôt des parasols


Posté par: Michel Lhomme le: 07/07/2011
 
 
 

En mars et avril de cette année, la déforestation au Brésil a atteint des chiffres records. Au point que le gouvernement brésilien lui-même s’en est ému et doit envisager un durcissement de sa politique d’autorisation des cultures sur les terres boisées, alors que débute une crise alimentaire mondiale, prévue pour être l’une des plus fortes de ces dernières décennies

La Ministre de l’Environnement, Izabella Teixeira, a annoncé, en conférence de presse, avoir créé un « cabinet de crise » pour rechercher les causes de cet accroissement, sans précédent, de la déforestation amazonienne, qui touche essentiellement le centre-ouest de l’Etat du Mato Grosso. La surface de forêt tropicale perdue, durant les mois de mars et d’avril, atteindrait, selon les données obtenues par les cartes satellites, 593 km², soit 473% de plus que pour la même période en 2010.


La Ministre de l’Environnement, Izabella Teixeira

Durant celle qui va d’août 2010 à avril 2011, on mesure une augmentation de 27% de disparition de la forêt tropicale. Cela préfigure un chiffre record de la déforestation pour la présente année 2011. Les chiffres de mars et d’avril sont d’autant plus inquiétants qu’ils correspondent à une période saisonnière, où ceux-ci devraient être normalement bas. Plus rien ne semble donc arrêter les bûcherons, pas même les saisons et les pluies !


La forêt amazonienne aura perdu 25% de sa couverture originelle

La politique incohérente donne le pas à l’agro-alimentaire

Comme nous le disions plus haut, cette situation exceptionnelle a amené le gouvernement de Brasilia à réagir. Mais il a été bloqué, au Congrès, par la discussion d’un projet de loi, déposé fin 2010, sur un nouveau Code de la Forêt. Et celui-ci inclut, en particulier, l’amnistie de tous les fermiers qui, ces dernières années, auraient illégalement déboisé sur leurs terres.

Aussi, les écologistes soulignent-ils les incohérences des politiques gouvernementales de la gauche « alternative » au pouvoir, qui concède par la loi beaucoup de poids aux intérêts économiques des lobbys fermiers, en abandonnant tous les progrès obtenus dans ce domaine par les luttes écologiste et indigène pour la préservation de ce qu’il faut bien appeler la « forêt du monde » et le « poumon de la planète ».

Les écologistes, mais aussi nombre d’avocats ou de députés de gauche, ont dénoncé l’effet nocif, sur les planteurs, du décret d’amnistie prévu par le Code. La destruction de la forêt, causée largement par le déboisement pour le bétail et l’augmentation des terres cultivées, est une source majeure d’émissions polluantes contribuant au changement climatique en cours.


Une forêt en danger

Qu’est-ce que le Code de la Forêt
 ? Il s’agit d’un texte régulateur, un peu pensé comme l’ancien Code Noir sur l’utilisation « légale » des esclaves. C’est-à-dire qu’il ne vise pas l’’interdiction du défrichage dans des zones protégées, réclamée vigoureusement par les écologistes et les Amérindiens mais il se propose d’être un texte de compromis avec les fermiers, exprimant du coup, pour certains, une position réaliste face à une situation locale de prédation générale.

Le Code de la Forêt a fait l’objet de vifs débats au Parlement, entre partisans d’une croissance infinie et défenseurs de la forêt. En fait, sur cette question de la déforestation, le gouvernement brésilien est gêné aux entournures et prisonnier de ses contradictions, à la fois économiques et écologiques, car dans sa dernière campagne électorale, Dilma Rousseff avait promis, aux communautés indigènes et aux écologistes, la protection « intégrale » de la forêt !

Des politiciens aussi roublards que chez nous

Le Code de la Forêt réduit la proportion de forêt que les fermiers doivent protéger ; il autorise le déboisement du haut des collines, jusqu’alors interdit, et il déclare l’amnistie générale pour tous les défrichements passés. Le texte a été plutôt bien accueilli chez les fermiers brésiliens.

Il est, pour eux, satisfaisant puisque, c’est en ayant plus de flexibilité sur les régulations environnementales, qu’ils affirment pouvoir faire face à la concurrence des grosses fermes des Etats-Unis ou du voisin argentin. Le Brésil, ne l’oublions pas, compte parmi les plus gros exportateurs mondiaux de soja, de bœuf carné, de poulet, de café et autres produits agricoles phares.

En fait, ce qui a causé la détérioration récente de la déforestation dans l’Etat du Mato Grosso n’est pas très clair. L’Etat provincial a perdu, rien qu’en avril, la moitié de la forêt qu’il avait perdue durant toute l’année 2010 (400km²) ! Malgré ces chiffres inquiétants, le gouvernement se dit décidé à mettre un terme aux excès des bûcherons et veut s’assurer que, durant la période de juillet-août, le déchiffrement soit stoppé ou, du moins, sévèrement encadré.

L’ordre a été donné, aux gouverneurs de province, de réduire drastiquement la déforestation en juillet. « C’est une promesse sur laquelle le gouvernement s’engage fermement. Nous devons achever notre plan national de lutte contre le changement climatique » a martelé la Ministre de l’Environnement.

Durant la période 2009-2010, la déforestation de l’Amazonie était tombée à son plus bas niveau, avec 6 500 km² et ce, après un pic exceptionnel de 11 235 km² au milieu des années 90.

 

 

 

http://metamag.fr/metamag-310-LA-FORET-DU-BRESIL-RATIBOISEE--Les-Indiens-d’Amazonie-importeront-bientot-des-parasols.html

 

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Agressions contre les peuples premiers - Les méfaits d’une organisation fondamentaliste nord-américaine

Agressions contre les peuples premiers



Les méfaits d’une organisation fondamentaliste nord-américaine


Posté par: Albane Capuron-Survival le: 06/07/2011
 
 
 

Des carnets de bord appartenant à deux missionnaires obtenus par Survival International révèlent leur tentative de contact d’un groupe d’Indiens isolés en Amazonie brésilienne. Les missionnaires, qui appartenaient à JOCUM (Jovens com uma Missão – Jeunes avec une mission), ont vainement cherché à entrer en contact avec les Indiens isolés Hi Merimã en 1995.

L’un d’entre eux avait écrit dans son carnet : « Nous pensons avoir atteint notre but, prêts au contact, les traces sont récentes, il ne s’agit pas d’un rêve, c’est la réalité, ils étaient dans notre campement et ils y ont pris des affaires, les Indiens Himarimã existent encore et nous sommes proches d’eux, Alleluia !!! » Il assimilait le rôle des missionnaires à « l’invasion d’un territoire ennemi, une région qui a toujours été dominée par le diable, à une guerre spirituelle ».


Homme et enfants suruwaha.

Son confrère avait noté : « Durant tout mon voyage, j’ai mené une guerre spirituelle, prenant possession de cette terre que Dieu nous a donnée. Et nous avons réellement pénétré dans une région qui jusqu’à aujourd’hui était dominée par des ennemis, mais nous avons fini par prendre possession de ce territoire et de ce peuple pour notre Seigneur, nous sommes venus en Son nom, en tant qu’ambassadeurs dépêchés par Dieu ».

Toute tentative d’entrer en contact avec des Indiens isolés est illégale et extrêmement dangereuse en raison de leur vulnérabilité face aux maladies extérieures contre lesquelles ils ont peu de résistance et qui peuvent leur être fatales.

Dans les années 1980, New Tribes Mission (Mission des nouvelles tribus) était entrée en contact avec la tribu zo’e avec des résultats catastrophiques : un quart du groupe environ avait succombé aux maladies en l’espace de six ans.

JOCUM s’est également rendu tristement célèbre par la diffusion de « Hakani », un film truqué montrant un enfant en train d’être enterré vivant par sa tribu, les Suruwaha. L’organisation fondamentaliste mène, actuellement, campagne pour que le Congrès brésilien approuve la « loi Muwaji », une dangereuse initiative, fortement contestée par de nombreux Indiens, qui appelle les autorités à intervenir dans les cas où quiconque estimerait qu’il existe un risque de « pratiques traditionnelles préjudiciables ».

La loi n’est pas nécessaire, puisque l’infanticide est interdit au Brésil, et elle est dangereuse parce qu’elle implique l’intervention des autorités ayant le pouvoir d’enlever des enfants indiens, sur le seul avis d’une personne qui pense qu’un tel risque est bien réel. Si cette loi était adoptée, elle aurait des conséquences catastrophiques en divisant les familles et en menaçant la cohésion des communautés.

L’Amérique latine n’est pas le seul théâtre de conversion pour les plus illuminés des fondamentalistes bibliques. Ils sévissent aussi en Afrique, notamment en Namibie, où ils agressant les Bushmen, ainsi que dans d’autres parties du globe, comme l’Asie ou l’Océanie. Partout où de petites communautés humaines, à l’écart de nos folies marchandes et nihilistes, de nos représentations métaphysiques contestables, maintiennent difficilement leurs croyances et cultes païens.

 

http://www.survivalfrance.org/

 

http://metamag.fr/metamag-306-Agressions-contre-les-peuples-premiers-Les-mefaits-d’une-organisation-fondamentaliste-nord-americaine.html

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commentaires

locktat134 09/07/2011 14:17


Je compatis à leur douleur car on leurs volent leur propre terre. Je sais ce qu'ils ressentent !


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