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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 09:24

MAM, encore et encore...

MAM2.jpghttp://laplote.blogs.courrierinternational.com/
Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 21:06

Vous avez entendu comme moi des grandes voix du Parti socialiste s'insurger et exiger la démission de Madame Alliot-Marie, au motif de sa proximité et ou de son affairisme supposé avec le clan Ben Ali. 

N'étant pas un inconditionnel d'Alliot-Marie, je le dis sereinement : c'est à mon sens un faux débat et un faux combat... à trois mois du formidable mouvement social que nous avons vécu.

 

Il en va de même pour l'affaire Woerth-Bettencourt: outre le fait qu'aucune conclusion pratique en ait été tirée (du type : Boycottons l'Oréal , un appel dans le vide), l'exfiltration du ministre n'a rien changé à sa réforme des retraites.

 

Le bruit des casserolles que trainent l'UMP, l'enchaînement des affaires, empêche d'entendre l'essentiel : oui, la machine à privatiser les profits et socialiser les pertes continue de tourner à plein, oui les répressions antisyndicales continuent en silence, oui on prépare aux prolétaires des plans d'austérité qu'on n'ose encore imaginer.   


Un autre combat, à mener à un mois des élections cantonales, serait plus "productif", si j'ose dire :

  

Retraites: pour une opération "Tu l'as votée, tu vas le payer"

 

En effet, pour revenir à notre M ALLIOT-MARIE, vouloir changer de ministre des affaires étrangère sous Sarkozy, cela rime à quoi ?

Son remplacement par Bernard Kouchner ?

Et si la proximité avec Ben Ali est un motif de démission si impérieux, ALORS pourquoi ne pas exiger celle de Dominique Strauss-Kahn, par exemple?

 

 

 

Appel à l'exclusion de DSK du Parti Socialiste (vous vous souvenez?)

 

Allons, un peu de sérieux camarades socialistes.


La vraie question est, devrait, aurait du être, la démission de Sarkozy, dès lors que prenait corps son projet de Défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance  .

Il fallait, et il faut encore pour cela, un conflit social majeur.
Pas des primaires.

Et un projet de rupture franche avec le sarkozysme.

Pas du Manuel Valls.

Aussi, gardez cet appel dans un coin de votre mémoire. Il pourra servir.

Sarkozy, démission
Appel aux citoyens :

"Osons dire qu’il n’est pas légitime ! "

 

"Le courage, ce n’est pas de saluer le mensonge qui passe : le courage, c’est de chercher la vérité et la dire » (Jean Jaurès). "

 

« La France est une république sociale, démocratique, laïque, une et indivisible où tout le pouvoir appartient à la nation… ». Chaque terme de cet article, qui définit la France dans l’actuelle Constitution, cingle au visage l’actuel « président de la République ».

 « République » ?  

 Mais N. Sarkozy de Nagy-Bocsa sape obstinément ces deux piliers de l’Etat républicain que sont les libertés publiques et la souveraineté du peuple !

 En quoi par exemple les 53% des suffrages qu’il a obtenus le 6 mai 2007 (une élection, fût-elle présidentielle est de moindre rang qu’un vote populaire sur la constitution) autorisent-t-ils le chef de l’exécutif en titre à violer le Non souverain prononcé par la Nation le 29 mai 2005, en faisant ratifier par le parlement l’euro-constitution bis ?

 En quoi le peuple a-t-il jamais consenti à abandonner à un aréopage supranational le droit de veto dont disposait la France dans plus de 60 domaines vitaux ?

 Quand le peuple français a-t-il jamais débattu du Traité bis inspiré par la chancelière A. Merkel, un traité prévalant sur la constitution française aux dires du conseil « constitutionnel » ?

 Où et quand notre peuple a-t-il mandaté ses parlementaires pour aliéner en son nom sa souveraineté à des autorités supranationales irresponsables, notoirement dominées par la finance et le grand patronat ?

 République « démocratique » ?

 Mais le chef de l’exécutif en titre tranche de tout, des retraites au contrat de travail, du financement des télévisions aux procédures de divorce ; débordant cyniquement les termes de la constitution, il s’attribue le pouvoir qu’a le gouvernement de « déterminer la politique de la nation ». Il infantilise ses ministres, simples exécutants sans initiative, « évalués » comme par des cabinets privés.

 Il réduit son parlement au rôle de chambre d’enregistrement des décisions, voire des lubies présidentielles. Il fomente une réforme institutionnelle qui permettrait à l’exécutif de diriger le législatif .

 Il tance et menace les juges, fait et défait,- directement ou indirectement-, les dirigeants des médias.

 Il renoue avec les mœurs de Versailles en exhibant sa vie privée dont il fait un indécent instrument de « gouvernance », quitte à faire de la France la risée du monde entier.

 Enfin, il privilégie de manière outrancière, sa caste, sa classe, son clan, en mettant la politique fiscale au service des nantis, en portant quotidiennement des coups au monde du travail (salaires, retraites, indemnisation du chômage, emploi public, délocalisations, privatisations…), en favorisant cyniquement les milliardaires qui « sponsorisent » ses plaisirs de nabab, dignes des aristocrates d’Ancien Régime.

 Quel mandat a-t-il pour fixer à son Ministre de la xénophobie des « quotas » mensuels d’expulsions d’étrangers, dignes de Le Pen… et de Vichy ?

 Au nom de quoi piétine-t-il les principes universels du droit en instituant des peines rétroactives qui contournent la décision irrévocable des tribunaux (certains détenus « dangereux » ayant purgé leur peine seront « castrés chimiquement » ou maintenus indéfiniment en prison) ou en projetant de traduire devant les tribunaux des aliénés auteurs de crime, et cela en violation du principe de responsabilité ?

 En vertu de quelle conception perverse des libertés fusionne-t-il les Renseignement Généraux avec la Direction de la Surveillance du Territoire (contre-espionnage) dans le but avoué de surveiller les manifestations ouvrières et étudiantes ?

 Quel mandat populaire a-t-il reçu pour briser le droit de grève des enseignants (après avoir réduit à rien celui des cheminots…) en utilisant le salaire des grévistes pour rémunérer des briseurs de grève ? De quel mandat se prévaut-il pour dicter de nouveaux programmes cyniquement patronaux aux professeurs d’économie?

République « Sociale » ?

 Mais le dirigeant du MEDEF Denis Kessler ne se cache même pas pour féliciter Sarkozy de « démanteler systématiquement le programme du Conseil National de la Résistance », ce « compromis entre commu-nistes et gaullistes » qui permit d’instaurer, après la défaite de Hitler et de Pétain, la Sécurité sociale, les retraites par répartition, les conventions collectives, le code du travail, les nationalisations, le statut des mineurs et des fonctionnaires, le CEA et le CNRS, bref, tout ce qui, pendant un demi siècle, a rendu le capitalisme français moins invivable à des millions de travailleurs.

 C’est en effet la Sécurité sociale (franchises médicales, nouveaux déremboursements), les retraites (montée sans limites des annuités… et des « décotes »), les nationalisations (vente à la découpe d’EDF-GDF), le statut de la fonction publique, les règles donnant au salarié un minimum de garanties en cas de licenciement, que Sarkozy et son équipe de revanche patronale, sont en train d’araser sous le nom de « rupture ».

République « laïque » ?

 Mais Sarkozy est l’ennemi mortel de la laïcité. Est-il légal en effet que le président d’une République laïque, tenu d’appliquer la Constitution et la loi de 1905 séparant l’Etat des Eglises, déclare au Pape dans le plus pur style vichyste que « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance » (sic) ?

Est-il acceptable qu’il récidive dans ce viol impudent de la loi en célébrant « Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme » (sic) devant les pétro-milliardaires intégristes de Ryad ? Ou que, dans le plus pur style colonial, il somme les Etats arabes (le 18.1.8.) de « construire des Eglises » (sic) dans leur pays ?

 

République « une et indivisible » ?

 Mais en aggravant la politique de régionalisation de ses prédécesseurs, Sarkozy détruit le maillage institutionnel hérité de 1789 formellement inspiré du principe d’égalité : de même que la nation est inféodée à l’Union européenne de Maastricht, de même le département s’efface-t-il devant l’euro-région et la commune devant la communauté d’agglomération.

 En outre, Sarkozy accentue la dénationalisation de l’Education nationale, de l’Université et des diplômes pour mettre en place une éducation régionalisée, formatée et rabougrie, où les enseignants mis en concurrence trembleraient devant les pouvoirs locaux et le patronat, au détriment de l’égalité sociale, de la qualité des formations et de l’unité territoriale de la nation.

 Il en va de même des autres services publics, EDF, SNCF, RATP, hôpitaux, aéroports, ports, Poste, Gaz, Fr.-Télécom, administrations, ANPE, Equipement, etc., que le pouvoir UMP, relayant les politiques euro-péennes d’austérité, de privatisation, de libéralisation et de dé-fonctionnarisation, met dans l’incapacité de remplir leur mission républicaine, sociale et nationale en faisant le lit des chasseurs de profit du capital privé.

 République « souveraine » ?

 Mais au lieu de promouvoir le non-alignement, l’indépendance de la France, son dialogue pacifique avec tous les peuples, Sarkozy courtise le fascisant Bush au risque d’entraîner la France dans les aventures dangereuses décidées par les faucons de Washington. Ainsi l’armée française s’apprête-t-elle à réintégrer le commandement de l’OTAN, une alliance inféodée aux guerres d’agression des Etats-Unis. Ainsi l’armée française est-elle peu à peu intégrée à l’armée européenne, elle-même soumise à l’OTAN...

 Sur le plan économique, le pouvoir sarkozyste donne son feu vert aux délocalisations voulues par le MEDEF ; il achève de démanteler le secteur public industriel et laisse la France se désindustrialiser et creuser ses déficits commerciaux, au risque de déclasser une large partie des ouvriers, techniciens et ingénieurs. Tout en flattant le petit patronat, le pouvoir sarkozyste favorise les multinationales en laissant s’amenuiser chaque jour le nombre de petits commerçants, de paysans travailleurs et de marins pêcheurs.

 Sur le plan scientifique et culturel, le régime sarkozyste et le MEDEF laissent le « tout anglais » s’emparer des grandes entreprises, des médias, de la publicité, de l’école, de la science ; non content d’exiger des artistes qu’ils fassent du « chiffre (!), le pouvoir sacrifie la Recherche publique aux diktats du capital privé.

 Non, cet homme ne préside pas la République, qu’il viole quotidiennement !


 Dénoncer les complices de « l’ouvr’rupture » politique et du « sarko-syndicalisme » Pour imposer sa politique, la plus réactionnaire que notre pays ait subie depuis Vichy, Sarkozy dispose du soutien aveugle de l’oligarchie patronale qui, pourvu qu’elle accroisse ses profits, se rit de casser la France. Sarkozy bénéficie aussi de la complicité du parlement, où l’UMP a renié le gaullisme pendant que la majorité des élus PS renie Jaurès sur l’autel d’une fausse « modernité ». Complicité non moindre du CSA, qui ferme les yeux sur la mainmise pré-totalitaire du pouvoir sur les médias, et du Conseil « constitutionnel », qui valide la casse du droit de grève et refuse de soumettre à examen l’inconstitutionnalité des directives européennes.

De même en 1940, le nouveau pouvoir « constituant » de Pétain, légalisé par les députés de la honte, disposait d’une apparence de légitimité bien qu’il fût l’émanation de l’ultra-droite raciste, des milieux cléricaux, de l’oligarchie financière… et de l’Occupant. Il s’est d’ailleurs trouvé, en 1940 comme en 2008, de faux progressistes et de faux syndicalistes pour cautionner un pouvoir anti-républicain en intégrant son gouvernement et en validant ses simulacres de concertation entre patrons et ouvriers. Cela n’a pas rendu Pétain plus « légitime » aux yeux des vrais républicains qui préféreront toujours la Résistance et ses dangers au confort indigne de la « Kollaboration » !

Car, quelle que soit la légalité de son élection, Sarkozy n’a aucun titre démocratique à « défaire le contrat social français » comme il ne cesse de le proclamer impudemment. Comme l’a démontré Rousseau dans Le contrat social, la démocratie n’est pas fondée sur un prétendu « pacte de subordination » par lequel un peuple se soumettrait à l’homme providentiel qu’il aurait élu ; elle repose sur un « contrat social » fondé sur l’égalité entre tous les citoyens. A l’encontre de toute conception bonapartiste, la République n’est pas un pacte entre un homme et un peuple ; seul le peuple est souverain, seul l’élu (et non le peuple !) est « tenu » par l’élection ; quant au peuple, sa souveraineté est inaliénable et tout élu, simple mandataire provisoire de la volonté populaire, reste un serviteur du peuple, révocable à tout moment ; ce principe de révocabilité des élus a d’ailleurs été mis en pratique par la Commune de Paris et, aujourd’hui il est remis à l’honneur par la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela. En conséquence, loin de pouvoir redessiner à son gré le périmètre du contrat social « par lequel le peuple est un peuple », l’élection d’un président de la République est strictement « cadrée » par le contrat social qui définit strictement les attributions du chef de l’exécutif. Si le contrat social doit être changé, si non seulement la constitution, mais les fondamentaux culturels et socio-économiques de la vie nationale doivent être bouleversés, la moindre des choses est que le peuple soit saisi et se prononce lui-même directement, de manière explicite et solennelle, après un débat de fond public et exhaustif. C’est précisément ce que lui refuse Sarkozy en faisant voter à la sauvette la constitution bis par d’indignes parlementaires, non moins illégitimes que leur maître élyséen.

En effet, en donnant 53% des voix à Sarkozy, le peuple français n’a jamais décidé de renier son identité républicaine, fondée sur les conquêtes de 1789 et 1945, souveraineté de la nation, égalité entre les citoyens, refus du cléricalisme ! Ceux des ouvriers et employés qui ont naïvement voté Sarkozy, « président du pouvoir d’achat », n’ont jamais décidé que désormais les actionnaires capitalistes et les « stars » bénéficieraient de toutes les largesses, pendant que le monde du travail, chômeurs, étudiants, retraités et immigrés inclus, n’aurait droit qu’à l’inflation, aux régressions tous azimuts et à la répression contre ceux qui ont le courage de dire non !

Du point de vue républicain, la prétention de Sarkozy de détruire le « contrat social français » est donc clairement une rébellion de Sarkozy et de sa caste privilégiée contre le peuple souverain. Constater cela n’implique pas d’idéaliser le « pacte social » fondé en 1789 et rénové en 1945, qui fondait en principe l’existence politique de notre nation Certes il y aurait certes beaucoup à dire sur les lacunes de ce pacte qui laissait subsister l’essentiel de l’exploitation de l’homme par l’homme ; mais il ne s’agit pas aujourd’hui d’améliorer ce pacte en mettant le travailleur au centre de la problématique sociale, mais de substituer aux compromis historiques progressistes de 89 et de 45 une politique de dé-civilisation qui nous ramènerait des siècles en arrière.    

 

L’illégitimité de Sarkozy

délégitime l’ensemble

du système d’oppression maastrichtien ! 


  

Alors certes, il ne s’agit certes pas de cibler l’apprenti tyranneau de l’Elysée en oubliant qu’il n’est que l’exécutant zélé d’une étroite minorité de profiteurs de la mondialisation euro-libérale. Mais quand un système d’oppression se personnalise à ce point, rappeler que seul le peuple est souverain, proclamer qu’il garde à tout moment le droit de révoquer ceux qu’il se repent d’avoir mandatés, exiger haut et fort la démission du personnage-clé de l’oppression, c’est contester du même coup tout le système d’oppression ; c’est considérer par avance comme nulles et non avenues les prétendues « lois » que Sarkozy, le MEDEF et l’UE auront promulguées pour défaire la souveraineté nationale, la laïcité, le progrès social, les libertés, qu’il s’agisse du traité européen « bis », des mesures de casse sociale, du démontage de la loi de 1905, etc.  Eclairer le peuple sur l’illégitimité d’un premier magistrat félon, c’est aussi dégager un dénominateur commun pour les résistances futures, pour le tous ensemble et en même temps des exploités et des opprimés ; c’est pointer l’illégitimité et le caractère foncièrement antidémocratique de la « construction européenne » de Maastricht et du traité de Lisbonne, dont Sarkozy est le proconsul dérisoire.  C’est démasquer les faux opposants et les faux syndicalistes en dénonçant leur veule complicité.  C’est appeler le peuple français à un sursaut de salut public qui implique que chaque citoyen se réapproprie, de manière pacifique et responsable, la Déclaration républicaine des droits de l’homme de l’An II, qui stipule : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple, le plus sacré et le plus indispensable des devoirs ».  

C’est en un mot rouvrir les portes de l’avenir, pour que la définition qui constitue la France en République sociale, souveraine, démocratique et laïque, cesse de couvrir les pires forfaitures pour devenir enfin une réalité. 

Pour entrer en relation avec l'auteur de cet appel, une seule adresse : a.manessis@wanadoo

 

http://rupturetranquille.over-blog.com/article-alliot-marie-une-cible-trop-facile-67361699.html

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