Le groupe de pirates accuse l'Etat hébreu de "crimes contre l'humanité".

Vidéo en Anglais sur le site

Le collectif de pirates informatique anonymes, Anonymous, a diffusé aujourd'hui une vidéo menaçant Israël. "Depuis trop longtemps, nous tolérons vos crimes contre l'humanité", dit une voix électronique sur ce clip.

"Grâce à la duplicité des médias et à la corruption politique, vous avez gagné la sympathie de beaucoup. Vous affirmez être démocratiques, en réalité, ceci est loin d'être vrai. En fait, votre objectif est d'améliorer la vie de quelques uns en piétinant avec insouciance les libertés de la majorité", poursuit la voix.

Assurant qu'Anonymous voit "au-delà de la propagande" israélienne, la voix continue : "Aussi longtemps que votre régime existe, la paix sera entravée".

"Notre croisade contre votre règne de terreur a commencé", annonce Anonymous, qui prévient : "Nous n'arrêterons pas tant que l'Etat policier se sera pas devenu un Etat libre". Une croisade qui devrait consister, dans un premier temps, à couper Israël d'internet.

Anonymuos fait également référence au dossier iranien, avertissant qu'il ne laissera pas Israël lancer une attaque justifiée par "une campagne de mensonges", contre "un pays souverain".

En novembre 2011, "Anonymous" avait déjà affirmé avoir lancé des cyber-attaques et paralysé pendant plusieurs heures les sites internet publics de l'armée israélienne, des services de renseignements (Mossad) et de la Sécurité intérieure (Shin Beth). Les hackers avaient indiqué avoir pris cette initiative en guise de réplique à l'arraisonnement par Israël de deux bateaux pro-palestiniens qui tentaient de forcer le blocus de la bande de Gaza.

Haaretz rappelle également, que ce n'est pas la première fois qu'Anonymous menace Israël, et que ces menaces n'ont pas toujours été suivies d'effets. Ce clip est néanmoins diffusé alors que ces dernières semaines ont été marquées par une multiplication des cyberattaques entre pirates israéliens et arabes. Des attaques qui se sont notamment traduites par la mise en ligne des coordonnées de milliers de cartes de crédit israéliennes, par un pirate se disant saoudien. Et par une réplique israélienne, quand un groupe de pirates informatiques israéliens a affirmé s'être introduit sur les sites des bourses de Riyad et d'Abou Dhabi.

"Cette affaire est inquiétante", a reconnu le ministre israélien des Sciences et des Technologies, Daniel Herschkowitz, à Radio Israël début janvier, qualifiant l'incident d'"exemple du grand danger existant dans l'univers numérique". Se voulant rassurant, le ministre avait néanmoins ajouté qu'Israël "dispose de capacités parmi les meilleures au monde pour faire face à des cyber-attaques". Divers responsables israéliens ont également juré de se venger de ces attaques.