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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 15:30

 

L’armée française a le moral dans les talons…

Les Français n’ont pas le moral, l’armée non plus, et c’est assez grave puisque nos militaires sont susceptibles d’être appelés en opération, si le besoin s’en fait sentir… Une armée bien mal en point, qui risque de manquer de moyens matériels et humains si les coupes budgétaires continuent. N’allons pas leur demander d’être efficaces avec du matériels en panne. Il en est de même pour la police qui manque elle aussi, de moyens matériels me semble t-il avoir lu…C’est la crise!!! (?)


Img/la-musique-rai.com

Les chefs d’état-major des armées mettent en garde contre de nouvelles coupes budgétaires et réductions des moyens de la défense qui compromettraient à terme la capacité des armées à remplir leurs missions….

Très sollicitées ces dernières années, en Afghanistan ou en Libye, le moral des troupes n’est pas au beau fixe. Auditionnés durant l’été par la Commission de la défense de l’Assemblée nationale, à la veille des discussions sur le nouveau Livre blanc, les premiers militaires de France ont exprimé leur satisfaction d’avoir conduit depuis 2008 la rationalisation de la défense sans entamer l’efficacité des forces.

Mais ils ont aussi souligné la fragilité d’un dispositif soumis à de lourdes réductions d’effectifs et de moyens. Des coupes drastiques – 54.000 postes supprimés entre 2009 et 2015 -, qui pèsent sur le moral des militaires.

Fragilités  

«La France dispose d’une belle armée, dont les succès sont reconnus sur la scène internationale. Mais cet outil présente des fragilités qui, dans le contexte économique et financier que nous connaissons, pourraient sous peu affecter sa cohérence», a prévenu l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées (CEMA), entendu mi-juillet par les députés, selon le compte-rendu d’audition.

Evoquant la «sous-estimation» dans le cadre de la réforme engagée en 2008 des moyens nécessaires notamment à la maintenance des matériels, l’amiral Guillaud estime qu’au final, «en termes de capacités, la traduction intégrale de l’ambition politique» fixée aux armées «n’est plus tenable». Le CEMA s’inquiète en particulier de capacités «notoirement insuffisantes», en termes d’avions ravitailleurs, de drones, et du niveau des stocks de munitions. Il attend «un cap clair» du nouveau Livre blanc, préalable à l’élaboration de la Loi de programmation militaire (2014-2019), mais prévient que «toute diminution du budget se traduira mécaniquement par un abandon de capacité».

Seuil d’alerte

Pour l’amiral Guillaud, «le moral des armées est aujourd’hui au seuil d’alerte» et ni les résultats opérationnels ni «la qualité des relations humaines» dans les armées «ne parviennent plus à masquer les inquiétudes pour l’avenir».

Le chef d’état-major de la marine, l’amiral Bernard Rogel, entendu le 18 juillet, considère pour sa part que le format de la marine est aujourd’hui « juste suffisant » pour remplir ses missions.

Le maintien en condition opérationnelle des bâtiments, des avions et hélicoptères embarqués, leur taux de disponibilité insuffisant, et le nécessaire renouvellement de la flotte, sont au cœur de ses préoccupations.

Baisse d’effectifs

Inquiétude également quant à de nouvelles baisses d’effectifs, après une réduction de 6.000 postes décidée en 2008. «Si l’on nous demandait des réductions d’effectifs supplémentaires, la situation pourrait devenir grave», souligne-t-il.

La disponibilité des matériels est également la «plus grande préoccupation» du général Jean-Paul Paloméros, chef d’état-major de l’armée de l’air (nommé depuis à l’Otan, ndlr).

Satisfait que l’armée de l’air puisse «intervenir dans toutes les missions» qui lui ont été fixées par le Livre blanc de 2008, il constate que les armées «sortent assez fatiguées des réformes en cours».

Profondément restructurée depuis 2008, l’armée de terre a franchi pour sa part «à la baisse, cette année, le seuil symbolique des 100.000 militaires», a souligné son chef d’état-major, le général Bertrand Ract Madoux, entendu fin juillet.

«Si nous avons du mal aujourd’hui à assumer tous les contrats opérationnels, c’est du fait d’un problème de moyens : on a en effet +rogné+ au fil des années dans les munitions, les stocks, dans les pièces de rechange, dans les crédits d’entretien programmé du matériel», a-t-il regretté.

Le général résume en conclusion l’inquiétude de l’état-major avant l’élaboration du Livre blanc : «Nous ne souhaiterions pas que la +technocratie budgétaire+ nous fasse collectivement passer dans un cadre toujours plus petit, au détriment de la cohérence et au mépris d’une analyse objective des dangers de ce monde».

Source 20Minutes Avec AFP
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dimanche 2 septembre 2012

Ô pays de Jefferson, tu périras de ta propre armée, et de tes aveuglements

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Le Grand Soir nous apprend une montée continue du taux de suicides dans l'armée US.  Les autorités de Washington ne voient, pour contrebalancer cette tendance, que l'usage de sortes de "sprays du bonheur" finissant d'abrutir totalement l'homme enrôlé sous la bannière étoilée.

Militaire US...... ce pays n’a jamais été envahi, depuis qu’il existe officiellement. Donc s’engager dans ce corps, à moins d’être ignare et au bout du rouleau, c’est savoir pertinemment que l’on va aller envahir des pays variés, partout dans le monde, au nom d’un "bon droit" qui doit manifester des signes de fatigue. C’est risquer de devoir pratiquer la torture, et d’y prendre plaisir. C’est s’engager à devenir quelqu’un de différent.

On n’est pas militaire toute sa vie. Un jour ou un autre, dans la tête, les masques tombent, et on se retrouve tout nu devant son propre jugement : de quoi devenir fou ! Quant à ceux qui, insidieusement, seront vraiment devenus fous, ils seront les plus épargnés, mais aussi ce sont ceux qui risquent d’avoir sans intention particulière commis des crimes de guerre à répétition.

Pour un militaire de ce genre, il n’y a pas de retour possible à la vie civile. A une vie policée, tranquille, "normale". C’est d’autant plus vrai maintenant, où la réinsertion par le travail est plus qu’aléatoire. Un homme démobilisé ne peut plus guère être qu’une loque, ou un criminel en puissance. Cela pourrait être un facteur de chute pour l’Empire, attaqué par ses propres déchets humains.

Est-ce pour cette raison, qu'existent ces sinistres camps vides de la FEMA depuis des dizaines d'années maintenant ? Six cents camps, opérationnels en permanence, mais vides, donc remplissables en un clin d'œil. La prévoyance humanitaire a bon dos. L'administration doit craindre des troubles se déclenchant partout à la fois, et la possibilité d'y réagir instantanément avec violence et efficacité : c'est tellement plus important que de permettre à chacun de vivre décemment, quand plus de vingt millions d'étatsuniens vivent sous le seuil de pauvreté.

De plus en plus, ce pays finit par ressembler à cette Corée du Nord qui en est apparemment et officiellement l'antithèse. Apparemment seulement. La religion sectaire, et la religion de l'argent, remplacent la religion du Dirigeant Suprême. C'est seulement un peu moins voyant, en moyenne. Embrigadement, pauvreté, propagande, tortures, tout y est.

Plus dure sera la chute.

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