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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 05:44

 

  
Auteur : mecanopolis - Source : http://www.mecanopolis.org
  
  

Au mépris des droits du Parlement et de la volonté des peuples, la Commission européenne, l’Eurogroupe et la BCE ont proposés, mercredi soir, de placer la mise sous tutelle économique des seize pays de la zone euro.

 

 

eurogroupe 550

Le président de la Commission, José Manuel Barroso, se garde bien de parler de « gouvernement économique ». Il a d’ailleurs raison, car le terme exact serait plutôt « dictature économique ». Le projet a le mérite d’être clair : à brève échéance, les budgets des pays de la zone euro seront entièrement contrôlés et décidés par un « triumvirat », composé de la Commission européenne, de la Banque Centrale Européenne et de l’Eurogroupe. Le Parlement de Strasbourg sera totalement écarté des décisions, même à titre consultatif. Les pays récalcitrants se verront amender par Bruxelles, et leur droit de vote seront suspendus.

C’est bien sûr la crise grecque et les attaques en cours contre le Portugal et l’Espagne qui servent de prétexte à cette abolition pure et simple de la démocratie européenne, préparée de longue date (1) et que la récente ratification du Traité de Lisbonne (2) permet de mettre en oeuvre aujourd’hui.

  

Barroso tombe le masque : l’Europe aura un régime policier

 

« Les États membres doivent avoir le courage de dire s’ils veulent une union économique ou pas », a prévenu mercredi José Manuel Barroso, dans un discours d’une brutalité insensée. « S’ils ne veulent pas d’une union économique, alors il faut oublier l’union monétaire. Nous devons nous attaquer aux racines du problème : le renforcement de la coordination des politiques économique ». Le message est limpide : qui n’est pas avec nous est contre nous. C’est donc bien un régime policier qui est en train de se mettre en place. La crise actuelle est utilisée pour constitutionnaliser le libéralisme, ce qu’aucune résolution démocratique n’aurait concédé, et la souveraineté des nations et des peuples est, de fait, morte et enterrée.

  

L’Allemagne, qui, comme nous l’avons indiqué à plusieurs reprises (3), dans un jeu de poker menteur, avait laissé entendre qu’elle était attachée aux souverainetés nationales – une stratégie qui n’avait pour seul objectif d’imposer son diktat – a finalement retrouvé ses penchants impérialistes naturels. La chancelière allemande, Angela Merkel, a parlé d’un « pas important dans la bonne direction », même si « cela signifie que les droits du Parlement soient quelque peu remis en cause ». Quelque peu ? Il faut se pincer pour le croire.

La France fait presque pire, par la voix de son secrétaire d’État aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, qui a déclaré : « C’est la contrepartie du plan européen de sauvetage. La discipline de chacun devient l’affaire de tous. Bruxelles aura le droit de surveiller tous les comptes ».

  

D’autres collabos mondialistes se sont empressés de soutenir le projet, tel Pierre Moscovici, député socialiste et ex-ministre des Affaires européennes, pour qui « la commission semble enfin se réveiller. C’est une idée juste ».

Même son de cloche de la part du vendu Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé d’Europe-Ecologie, qui affirme, sans en avoir honte, « que l’UE décide [des budgets] ne me choque pas ».

Que faire ?

La stabilitätkultur allemande semble donc avoir gagné la partie, au moins provisoirement. Néanmoins, la bataille ne fait que commencer. La proposition du « triumvirat » ne manquera de provoquer de furieux débats dans les États membres. En Espagne, au Portugal et en Italie, la contestation s’organise.

A l’heure où nous terminons la rédaction de cet article, nous apprenons qu’une bombe vient d’exploser à Athènes, devant la prison de haute sécurité de Korydallos, où sont notamment incarcérés des membres de l’organisation 17-Novembre.

Rarement, à l’échelle d’un continent, les temps n’ont été aussi pré-révolutionnaires.

Plus que jamais, nous devons garder à l’esprit ce fait d’expérience que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreints, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de volonté, avoir des conséquences incalculables.

Mecanopolis

Les citations de José Manuel Barroso, Angela Merkel, Pierre Lellouche, Pierre Moscovici et Daniel Cohn-Bendit sont issues des quotidiens Libération et Le Monde du 13 mai 2010

Notes :

1. Dès la préparation du traité de Maastricht, Jacques Delors, alors président de la Commission, avait proposé, en 1991, que Bruxelles puisse autoritairement décider des budgets des Etats membres. L’Allemagne, alors occupée par sa réunification (avec la RDA), avait refusé.

2. Le traité de Lisbonne a renforcé les pouvoirs de la Commission européenne et donné une existence juridique à l’Eurogroupe.

3. Lire notre article du 18 mars

par Mecanopolis

 

Auteur : mecanopolis - Source : http://www.mecanopolis.org

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=12824 

 

 

graffitix Hier 12H28 

En note ce commentaire d'Alcide sur mecanopolis, autre article, même sujet :

2010.05.13 18:45, par Alcide:

La dette est un mirage destiné à créer une stratégie de choc afin de détourner toujours plus d’argent vers le cartel bancaire, argent payé par les impôts du peuple et les restrictions du niveau de vie . La population inculte des phénomènes de création monétaire ne comprend rien à ce qui lui arrive.

Les politiques créent le « choc » et feignent d’apporter la « solution » pour une meilleure gouvernance.

La seule bonne gouvernance serait d’interdire tout mandat électif à tous ces pantins membres d’une société secrète, comme le Bilderberg groupe et toutes obédiences maçonniques , obéissant à leur maîtres du cartel bancaire.

Nous voyons se dessiner une ébauche du NOM. à l’échelle européenne.

Le but en est une intégration économique européenne forcée,la fin des États-nations avec comme pour la Grèce un coup d’état feutré qui autorise dorénavant le ministre des finances grecques à faire passer avec force de loi les décisions prises par Strauss-Kahn et Van Rompuy pour faire payer ce salaud de peuple.
C’est la sacralisation d’une dette illégale et anticonstitutionnelle obtenue avec l’aide de gouvernements complices.

Il ne s’agit pas de  » Sauver la Grèce » et encore moins le peuple grec, ou d’autres nations , mais de sauver les banques qui ont prêté, entre autres, au gouvernement grec. Cela n’a rien d’une opération charitable, sauf aux yeux des gogos et de la propagande officielle .

Les échéances arrivent aux 19 mai, mais dommage, pas d’argent dans les caisses.
C’est en réalité une nouvelle saloperie imaginée par les gouvernements français et allemands pour sauver sournoisement leur banque fortement exposée respectivement à la hauteur de 79,4 milliards d’euros et 75,7 milliards d’euros sur la Grèce .
Banques qui ont prêté à la Grèce l’argent qu’elle n’avaient pas, sorti de leur réserve fractionnaire comme un illusionniste sort un lapin de son chapeau.

Il s’agit d’une permutation de créancier. Le contribuable européen se substitue aux banquiers qui récupèrent ainsi leur mise.

C’est-à-dire le reste de l’Europe VA EMPRUNTER à des BANQUES pour « sauver » LES BANQUES qui ont prêté à la Grèce et que la Grèce ne peut pas payer le 19 mai ! Ce qu’il faut savoir c’est que in fine , ces BANQUES , ce sont les MEMES !!! Qui appartiennent toutes aux mêmes familles alliées depuis des siècles, du cartel bancaire mondial. Pluralité de débiteur, augmentation de la garantie, toujours le même créancier !

C’est une colossale arnaque, le peuple va garantir des centaines de milliards. Il est totalement impossible de payer cette dette même sur plusieurs générations. C’est un véritable assassinat économique programmé.


Tout cela est possible par les dispositions de l’article 123 du traité de Lisbonne qui reprennent les dispositions de l’article 25 de la loi du 3 janvier précisant que « Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». « Ce qui signifie que notre pays tout comme les pays signataires du traité de Lisbonne, s’est interdit de permettre à la Banque de France de financer le Trésor Public, c’est-à-dire de créer la monnaie dont il a besoin pour son développement (écoles, routes, ponts, aéroports, ports, hôpitaux, bibliothèques, etc.).

Ce sont les banques privées qui prêtent à l’État l’argent qu’elles n’ont pas, tout droit sorti de leur réserve fractionnaire par un simple jeu d’écriture .
« Nous avons payé, en 2008, près de 55 milliards aux prêteurs, pour les seuls intérêts et pour une seule année, ce qu’on appelle « la charge de la dette » des Administrations publiques. Pour vous donner une idée, c’est l’équivalent de 1000 airbus A320 (soit un cadeau de presque 2 Airbus A320 par jour aux « non-résidents »), ou de 3 portes-avions, ou de 55 000 belles villas sur la Côte d’Azur, ou de l’isolation (en comptant 10 000 euros par foyer) de 5 500 000 logements, ou un salaire net de 18000 euros annuel (salaire médian en France) pour plus de 3 000 000 personnes … mais vous pouvez trouver d’autres exemples, il n’en manque pas!

C’est transférer de notre travail et notre production 150 millions d’euros par jour – oui, par jour: 1 milliard par semaine! – à ceux qui sont déjà les plus riches (qui d’ailleurs peuvent ainsi nous reprêter cet argent à nouveau contre intérêts). Mais cette monnaie qu’ils nous prêtent, est, comme 93% de la monnaie en circulation, issue de la création monétaire par les banques privées, monnaie évidemment payante bien que créée à partir d’une simple ligne d’écriture lors de « monétisation » de créances (voir le site

http:// monnaie.wikispaces.com/ pour les détails concernant l’émission de monnaie par les banques de second rang). »

extrait de : L’arnaque de la dette publique

 

http:// wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Arnaque+dette+2

voir aussi Maurice Allais prix Nobel d’économie  » Création monétaire bancaire et fausse monnaie par Maurice Allais Prix Nobel de sciences économiques 1988, La Crise mondiale aujourd’hui (éd. Clément Juglar 1999)
 » Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi.”
Ces dispositions reprises par l’art. 123 du traité de Lisbonne sont un véritable coup d’état de la finance réalisé avec l’aimable complicité des ordures politiques qui ont autorisé et légalisé ces pratiques totalement anticonstitutionnelles .La dette publique est illégale pour au moins trois raisons:
-elle est faite contre la constitution et son Titre « de la souveraineté »,car elle attribut la compétence, a titre exclusif monétaire à une entité tiers.
-elle est fait contre la liberté contractuelle, car elle oblige a emprunter; or cette liberté suppose qu’on puisse emprunter ou ne PAS emprunter.
-elle faite contre le referendum de 2005, depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne.
Corollairement tous les partis politiques de gouvernements depuis 1973 ,de gauche comme de droite ont concouru à la création et à la pérennité de ce système que je ne qualifierai pas de fasciste pour ne froisser personne.
Quoi que d’après la définition qu’en donne un spécialiste en la matière :
« Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché. »
Benito Mussolini (1883-1945), Dirigeant Fasciste de l’italie de 1922 à 1943
Il faut répudier toutes les dettes publiques, qui sont des dettes illégales, et envoyer les banquiers se faire foutre.

http://www.infowars.com/bankers-economists-mass-centralization-at-heart-of-euro-bailout/

http:// monnaie.wikispaces.com/

http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Arnaque&highlight=arnaque de la dette

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=12824


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commentaires

Eva R-sistons 31/05/2010 01:17



Je te soutiens parfaitement, cordialement eva



Eva R-sistons 31/05/2010 01:14



Je suis bien d'accord avec toi, David ! eva



David CABAS 24/05/2010 03:15





Comme l'a dit Jacques Généreux l'esprit de Munich régnait sur Bruxelles, la nuit du 9 et 10 mai 2010, les responsables politiques européens avaient le choix entre le déshonneur et la guerre !
Ils ont choisit le déshonneur et ils auront la guerre !


Alors qu'il pouvait déclarer la guerre au intérêt financier, à la finance folle, à la spéculation! Ils ont choisi l'austérité pour rembourser un dette injuste !


Vous voulez connaitre le rôle des établissements bancaires et financier dans la crise financière alors rejoins moi mon groupe http://www.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts


Non à la soumission au chantage des intérêts financiers


David CABAS
www.davidcabas.fr





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