Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 05:06

shadoks02-1920x1200_zoom.jpg

Et les Shadoks pompaient.

Ils pompaient l’argent des pauvres, ils pompaient l’argent des classes moyennes, ils pompaient l’argent des livrets A, ils pompaient l’argent des assurances vie.


Les Shadoks qui pompaient, possédaient pour tout vocabulaire quatre éléments de langage : « ga, bu, zo, meu » qui leur servaient également de chiffres. A partir de ces quatre monosyllabes de base, ils élaboraient des équations hyper sophistiquées que personne ne comprenaient ni ne maîtrisaient et qui faisaient toujours tout péter à la fin.


Pour pomper, les Shadoks avaient inventé une pompe à phynances, qui comme son nom l’indique pompait la finance. La pompe a phynance avait toutefois un léger inconvénient, elle faisait des trous ; des trous par ci des trous par là ; des trous privés qu’on bouchait avec des trous publics ; des trous publics qu’on bouchait avec des trous dans l’épargne populaire ; des trous dans l’épargne populaire qu’on bouchait en vivant à crédit ; des vies à crédit qu’on bouchait par rien du tout.


On appelait ça le capitalisme. (GA)

cerveau_shadok.gif 



Quand les Shadoks avaient pompé toutes les finances des entreprises et toutes les finances des petits actionnaires, les Shadoks pompaient alors les finances des services publics, puis les finances des retraites, puis les finances de la sécurité sociale, tout en faisant toujours des trous partout. Des trous qui aspiraient des trous, qui se nourrissaient de trous qui formaient un vaste trou noir dans lequel la finance se transformait en anti-finance.


On appelait ça « la crise » (bu)


Pomper la phynance comportait 4 phases


La phase 1 (Ga) – le pompage de la finance

La phase 2 (bu) – le gonflage de la finance 
La phase 3 (zo) – l’éclatage de la finance
La phase 4 (meu) – le siphonage de la finance.

Pendant la phase siphonage de la finance, les Shadoks faisaient passer la finance du point A (ta poche) au point B (la leur).  


On appelait ça « la rigueur » (zo) ou « l’austérité » (zo aussi)


Quand les Shadoks n’avaient vraiment plus rien de rien à pomper, ils se pompaient entre eux avant de se pomper eux mêmes. Ils s’auto-vendaient des créances pourries en s’auto-spéculant à la baisse. C’est ainsi qu’ils inventaient un produit nouveau « l’auto-subprime » qui les faisait devenir riches tout en les ruinant.

 

shadoks3_doc.jpg

On appelait ça « l’autodéfinancement » (meu)

Les 4 mots de base se combinaient de toutes les façons possibles, mais quelque soit leur agencement, signifiaient toujours la même chose :

There is no alternative.

Néanmoins, suite à une découverte linguistique récente et révolutionnaire, on pourrait tout aussi bien traduire «  Ga bu zo meu » par  :


regarde le capitalisme tomber


tgb


Auteur : TGB - Source : Rue Affre

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=12943

Partager cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche