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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 06:48

La tour de la BCE à Francfort

17 décembre 2010 - 18:49

17 décembre 2010 (Nouvelle Solidarité) – Hier, la Banque centrale européenne a décidé de doubler son capital. Pourquoi ? Parce qu’elle est en état de faillite. Depuis deux ans, la BCE absorbe les actifs toxiques des banques, et depuis cette année, elle absorbe aussi les obligations des pays menacés par les marchés, à la hauteur de 72 milliards d’euros. Si bien qu’avec son capital de 5 milliards d’euros, la BCE ne fait plus le poids.

Jean Claude Trichet a donc décidé de charger la barque en doublant le capital, ce qui permettra à la sacro-sainte banque centrale indépendante de poursuivre cette politique folle. Et comment augmente-t-on le capital de la BCE ? Eh bien ce sont les Etats-membres de l’UE et de la zone euro qui vont aller s’endetter sur les marchés…

« Cela veut dire que les apports de capitaux ne valent rien, ce ne sont que des valeurs fictives », a expliqué l’économiste américain Lyndon LaRouche. En effet, la tour de Babel européenne ne tient plus qu’en rachetant des dettes sans valeur. « L’euro n’est pas un système de crédit, donc ces dettes n’ont pas de fondement réel », a ajouté le meneur de l’école de l’économie physique pour qui la valeur vient de la création et du travail humain plutôt que de l’argent. La monnaie doit être un outil de crédit à disposition des représentants du peuple pour mettre en œuvre une politique d’intérêt général. C’était le mécanisme établit en France à la Libération par le gouvernement provisoire du général de Gaulle, selon le mandat du programme du Conseil National de la Résistance. De Gaulle et Adenauer entrevoyaient une Europe des patries et des projets, pas une europe monétariste et unie dans l’austérité envers les peuples. Comme l’a posé Jacques Cheminade dans son projet présidentiel, nous devons rétablir de toute urgence un système de crédit public contre ce monétarisme :

L’Etat doit pouvoir émettre du crédit pour lancer de grands projets d’équipement, éliminer le chômage et créer de toute urgence des emplois sans s’endetter par l’emprunt. Pour cela, il faut :
- rompre avec les conditions de Maastricht (article 104) et les autres traités européens qui l’interdisent ;
- abroger la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973 ;
- rétablir une banque nationale sous contrôle citoyen ;
- séparer banques d’affaires et banques de dépôt. C’est la procédure Glass-Steagall pour protéger l’épargne des déposants en empêchant les spéculateurs de jouer avec ;
- établir une commission d’enquête parlementaire dotée de réels pouvoirs d’instruction, à l’image de la Commission Pecora de Franklin Roosevelt, pour juger les banquiers, permettre à chacun de connaître le dessous des cartes et créer ainsi une base populaire de soutien à un changement politique.
  

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Published by Eva R-sistons - dans La crise
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