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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 15:23

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(Suite article)

 

Mais les agriculteurs voyaient ça comme un progrès…

 

Tout à fait. Lorsque le DDT, les premiers pesticides et insecticides sont apparus à la fin des années 50, ça a été une véritable révolution pour les agriculteurs. On peut le comprendre. Pour des gens qui, pendant la guerre, faisaient la chasse aux doryphores un à un dans les champs de pomme de terre, se contenter du petit épandage d’un produit quelconque pour les tuer tous était absolument extraordinaire. Ça semblait si miraculeux que, sur le moment, personne n’a réfléchi aux conséquences de l’utilisation des pesticides. Personne n’a pensé que leur usage aurait des effets pervers. Mais si au début les insectes meurent tous, des résistances apparaissent immanquablement après un certain temps ; il faut alors utiliser davantage d’insecticide, passer à des doses plus élevées ; enfin il n’y a plus d’autre solution que de changer de drogue.

D’ailleurs, il faut comparer les pesticides à des drogues dures : il y a l’effet d’accoutumance et de dépendance. L’agriculture actuelle y est devenue accro, mais aussi l’agronomie et les agronomes - eux n’ont d’ailleurs rien eu à faire : c’est l’industrie qui s’est imposée, ils ont juste adapté les systèmes de production aux nouveaux moyens techniques. De fait, l’industrie, et en particulier l’industrie chimique, prend une place de plus en plus centrale dans le processus de production. Et les agriculteurs sont devenus complètement dépendants de ces produits, dans une logique de fuite en avant. Peu importe qu’on sache, depuis les années 60, que ces produits peuvent être dangereux… Depuis que Rachel Carson a écrit le premier livre dénonçant les effets nocifs des pesticides [9], les preuves se sont accumulées d’une façon incroyable. À tel point que l’industrie des pesticides cherche maintenant d’autres formes de pesticides : c’est ainsi qu’elle a inventé les fameux "organismes génétiquement modifiés". Les OGM, ce sont des plantes pesticides.

Il y a donc une forme de continuité ?

Bien sûr. Ces clones pesticides ne marquent pas du tout une rupture, sinon technique. La logique reste la même, celle de cette industrialisation du vivant menée tambour battant depuis deux siècles. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les firmes produisant les pesticides ont aussi pris le contrôle de l’industrie des semences - donc de la vie. Elles se prétendent "industrielles des sciences de la vie", pour tromper tout le monde ; mais en réalité elles ne produisent que des produits en -cide (fongicides, insecticides, herbicides…), soit des produits qui tuent. Ce sont donc, en fait, des industries des sciences de la mort. Et elles poursuivent ainsi leur projet mortifère par d’autres moyens, qu’on appelle couramment les OGM.

« Ces clones pesticides ne marquent pas du tout une rupture, sinon technique. La logique reste la même, celle de cette industrialisation du vivant menée tambour battant depuis deux siècles. »

Ce qui est intéressant avec les pesticides soi-disant OGM, c’est qu’il s’agit en fait de changer le statut des pesticides. Presque toutes les plantes transgéniques vendues dans le monde sont a-pesticides : soit elles en absorbent un sans en crever (c’est le cas des plantes dites Round Up ready, mais ça peut aussi l’être avec d’autres herbicides), soit elles produisent elles-mêmes un insecticide.
Dans ce deuxième cas, chaque cellule de la plante produit un insecticide, donc il passe évidemment dans la chaine alimentaire. Les fabricants prétendent que « la toxine insecticide n’a aucun effet », mais ils n’en savent rien, ils n’ont même pas été regarder ce qui se passait dans le tube digestif des ruminants. Encore moins dans notre tube digestif à nous… Il faut savoir que nous avons à peu près dix fois plus de bactéries que de cellules dans notre corps. Celles-ci sont symbiotiques avec nous, même si on les connaît très mal ; et ces gens des sciences de la mort qui vous disent qu’il n’y a aucun effet… C’est de la folie.
Revenons au premier type de plante, celles qui sont tolérantes à un herbicide. Comment ça fonctionne ? L’herbicide agit normalement en rentrant à l’intérieur de la plante, entre autres grâce à des adjuvants favorisant la pénétration de ce dernier. Les plantes rendues tolérantes à un herbicide neutralisent l’action de l’herbicide, mais elles ne le détruisent pas. C’est le cas de la plupart des plantes Round Up ready : il y a une neutralisation de l’herbicide, mais l’herbicide n’est pas détruit, ni même décomposé. Là-aussi, il rentre donc dans la chaine alimentaire.

Dans ces deux cas, vous voyez bien que le projet est complètement fou, puisqu’il s’agit de changer le statut des pesticides. Au lieu d’être des produits dangereux qu’il faut éliminer - autant que faire se peut – de la chaine alimentaire, on veut en faire des constituants de cette dernière. Nous rendre au final tolérants, nous aussi, aux pesticides. Voilà un enjeu qui est absolument colossal, pour les fabricants de pesticides. S’ils peuvent faire des pesticides des constituants de la chaine alimentaire, ils domineront toute la chaine alimentaire.

 

Mais c’est quoi, exactement, le Round Up ?

La molécule active du Round Up, la molécule herbicide, s’appelle le glyphosate. C’est une molécule qui a été "créée" par des chimistes suisses à la fin des années 40 ; Monsanto en a étudié les propriétés herbicides, et l’a brevetée à la fin des années 70. Monsanto est donc propriétaire du glyphosate breveté en tant qu’herbicide. C’est une molécule assez merveilleuse, puisqu’il s’agit d’un "herbicide total". Qui tue tout, réellement. C’est formidable pour la SNCF, pour les parcs et jardins, pour les bords de route, etc…
Le glyphosate a longtemps été considéré comme inoffensif, grâce à la propagande de Monsanto, qui protégeait la meilleure de ses vaches-à-profit. Mais quand certaines préoccupations écologiques ont commencé à émerger, les gens de Monsanto ont pensé que ce serait génial de pouvoir le transformer en "herbicide spécifique". C’est-à-dire de réaliser une manipulation génétique sur une plante pour la rendre tolérante à cet herbicide total. L’herbicide total deviendrait ainsi un herbicide spécifique : tout crèverait sauf cette plante, rendue tolérante à cet herbicide. A partir du moment où des plants de maïs, d’orge, de blé, d’avoine, de tout ce que vous pouvez imaginer, même des forêts entières, seront tolérants au glyphosate, celui-ci pourra être utilisé sur l’ensemble de la planète. Le but de Monsanto est là : maximiser l’utilisation de glyphosate. Et leur stratégie a plutôt bien réussi, même si elle se heurte à des résistances et à l’inquiétude d’une partie du public.

« Le but de Monsanto est là : maximiser l’utilisation de glyphosate. »

Le deuxième coup de génie de Monsanto a été de lier complètement l’achat de semences tolérantes au glyphosate à son propre herbicide breveté. Donc d’obliger les agriculteurs à n’acheter que l’herbicide de marque Monsanto. D’une certaine manière, c’est un moyen de prolonger la durée de vie du brevet, qui était d’environ 20 ans. A partir de 2000, en sortant ces plantes tolérantes à l’herbicide Round Up et puisque l’agriculteur est forcé d’acheter les deux en même temps, Monsanto fait coup double et peut continuer à vendre son herbicide au prix de marque, au lieu de le vendre au prix du générique.
Il s’agit donc de prolonger éternellement la durée de vie du brevet sur le glyphosate et d’arroser l’ensemble de la planète avec cette molécule. Les enjeux sont évidemment considérables : si Monsanto réussit, c’est la planète entière qui sera arrosée de Round Up, et l’entreprise qui fera des profits immenses. La firme est donc prête à tout pour que réussisse ce projet.

 

 

C’est une surenchère permanente…

Nous savons bien que ce sont des techniques parfaitement inutiles, que le système pesticide est profondément addictif. Il n’a d’avantages que pour les fabricants, qui créent ainsi leur propre marché. À partir du moment où vous mettez le doigt dans l’engrenage pesticide, vous ne pouvez pas éviter de suivre, puisqu’un pesticide sera un jour dépassé par les résistances qu’il aura suscitées, il en faudra un autre, et puis après un troisième. C’est ainsi qu’on est passés des organochlorés aux organosphosphorés, aux pyréthrinoïdes, aux nicotinoïdes…
C’est en effet une forme de surenchère complètement folle, avec - par exemple - les nicotinoïdes, qui sont maintenant utilisés à des doses de un ou deux grammes par hectare : ils sont d’une telle puissance qu’ils ne s’utilisent que par très petites doses et deviennent quasiment indétectables. Résultat ? Le tonnage d’utilisation des pesticides diminue, évidemment… Ces nouveaux produits vont pourtant empoisonner la planète encore plus sûrement que les anciens. C’est une fuite en avant permanente, qui crée et élargit son propre marché de façon constante. C’est la situation du drogué : on peut dire qu’on est dans une agriculture de drogué. Aux drogues dures.

 

Avec quelques firmes pour uniques dealers ?

Exactement ! Elles prétendent que l’humanité a toujours fait des transformations génétiques, depuis le début de la domestication des plantes et des animaux. Mais elles oublient de préciser qu’à cette époque, presque toute l’humanité était concernée, et que c’était une humanité de paysans, d’agriculteurs et d’éleveurs. Tandis que l’humanité voulant poursuivre la transformation entamée il y a 10 000 ans se réduit à une douzaine de firmes produisant des pesticides. Et c’est tout. C’est quand même une curieuse humanité… Celle-ci parvient pourtant à imposer ses suggestions, lesquelles sont reprises par la Commission européenne, et retranscrites quasi automatiquement dans le droit français. On est en train de confier la planète et son avenir biologique aux industriels des sciences de la mort, tout simplement. On marche vraiment sur la tête, c’est à se demander si les hommes politiques ont deux sous de jugeote.

 

Pourquoi les agriculteurs acceptent-ils de rentrer dans ce système ?

Parce que les 50 ou 60 000 fermes vraiment importantes et influentes en France sur le plan économique sont complètement entre les mains de ces entreprises. Tout simplement. C’est un simple prolongement du système industriel.
Une mise au point, d’abord. Il faut arrêter de parler d’agriculteurs : aujourd’hui, ça n’existe plus. Il y a deux générations, le paysan était un homme qui élevait ses chevaux de trait et les nourrissait avec l’avoine qu’il produisait dans son champ. Il produisait ses fourrages, réutilisait le fumier de ses animaux dans ses champs, semait le grain récolté et se nourrissait vraiment à partir des produits de sa ferme. Il vendait les excédents à l’extérieur, ce qui lui permettait d’acheter les quelques biens - industriels ou pas - qui lui étaient nécessaires, comme du sucre, du café, du tabac… C’était un homme qui avait un peu d’épargne, qu’il ne confiait d’ailleurs même pas au Crédit Agricole mais gardait sous son matelas. Bref, un individu autonome et indépendant.
À l’inverse, le technoserf actuel achète ses "chevaux de trait" à John Deere, "l’avoine" pour les nourrir à Total ou à BP, l’engrais à la Grande Paroisse (et on voit ce que ça donne, parfois ; comme à Toulouse… [
10]), les semences et les pesticides à Monsanto, etc. Et il fait tout ça grâce à un prêt permanent auprès du Crédit Agricole, accordé parce qu’il vend à des chaines de grande distribution. Un tel individu n’a plus la moindre parcelle d’autonomie, il est complètement soumis au système de marché et a perdu toute forme d’indépendance.

« Il faut arrêter de parler d’agriculteurs : aujourd’hui, ça n’existe plus. […] Un tel individu n’a plus la moindre parcelle d’autonomie, il est complètement soumis au système de marché et a perdu toute forme d’indépendance. »

Ils sont finalement tellement dépendants qu’ils sont prêts, alors que le système pesticide montre bien qu’il est au bout du rouleau, à accueillir n’importe quelle prétendue innovation du secteur industriel par des cris de soulagement. Ils sont tellement engagés là-dedans… Et même s’ils se sont empoisonnés eux-mêmes avec des pesticides, ils veulent continuer à essayer d’y croire. On leur a toujours promis qu’il n’y avait pas de danger ni d’effet négatif, que le prochain pesticide serait bien meilleur. On ne leur dit pas qu’il faut 30 ans pour s’apercevoir qu’un pesticide a des effets particulièrement dangereux et nocifs, et eux sont tellement au bout du rouleau, sous pression, bouffés par cette constante fuite en avant, qu’ils sont prêts à croire et à prendre n’importe quoi… Ces braves gens sont pieds et poings liés ; du coup ils attendent comme le Messie que l’industrie leur offre un nouveau boulet magique qui va les sortir d’affaire.

 

 

En dehors de ces "technoserfs", il y a quand même des agriculteurs relativement autonomes, qui cultivent en respectant leur environnement…

Heureusement qu’il y en a encore ! J’aime par exemple beaucoup ce que font les biodynamistes, parce qu’ils ont vraiment compris qu’on ne cultive pas des plantes ni des animaux, mais qu’on cultive la terre, un sol, qu’il faut absolument associer le végétal et l’animal - les insectes également - et, globalement, qu’il faut donner à chacun sa part dans la nature. Ils ont saisi que le but de l’agriculture est d’abord d’avoir des sols en bon état, en bonne santé. A partir du moment où vous avez des sols en bonne santé, tout le reste suit.

Il y a en plus une dimension sociale chez les biodynamistes : il n’est pas non plus question de rentrer dans un système d’exploitation de la main d’œuvre. A l’inverse de l’agriculture biologique qui est en train de se dessiner, soit une agriculture biologique industrielle, avec des exploitations de 5 000 hectares, avec des agronomes et autres spécialistes d’entomologie chargés - par exemple - d’étudier la meilleure manière de placer des pesticides naturels dans un champ. C’est un système dont les biodynamistes ne veulent pas, et je pense qu’une bonne partie des gens qui sont en bio ont compris aussi que ce n’est pas ce vers quoi il fallait aller.

Il y a donc bien des agriculteurs du genre que vous évoquez. De plus en plus je pense, même. C’est normal : ils sont les premières victimes des pesticides - en particulier en viticulture, mais également en arboriculture - et c’est logique que certains se posent des questions sur ce système qui les tue à petit feu. Ils se rendent aussi compte du silence fait autour de cette question : il n’y a pas d’étude épidémiologique sur le sujet, ou alors les résultats sont tus. Les arboriculteurs qui ont épandu des pesticides en masse, pendant trente ans, ont pourtant payé un très lourd tribut aux pesticides, avec des maladies de Parkinson en veux-tu en voilà.
La situation est encore pire dans les exploitations de grandes dimensions, qui font venir des Marocains, des Espagnols, bref des travailleurs de l’étranger servant de main d’œuvre à bas coût. Pendant longtemps - et encore aujourd’hui - ce sont eux qui s’en sont d’abord pris plein la figure, rentrant ensuite chez eux avant de se découvrir un cancer. C’est donc aussi une façon de se défausser des maladies. Parce que ces ouvriers ne sont absolument pas suivis, ni chez eux, ni chez nous. C’est une situation invraisemblable. Un scandale.

Une fois de plus, pour revenir à ce que je disais, on voit bien que la chose la plus importante est de sortir de l’agriculture industrielle. De revenir à une certaine diversité. Et d’acter que le sol n’est pas, comme une bonne partie de la recherche agronomique le considère, un support linéaire, mais qu’il est simplement l’organisme vivant par excellence de la planète. C’est la petite pellicule de vie qui filtre tout, une espèce de peau par laquelle tout transite, par laquelle s’accomplissent les grands cycles de l’azote, de l’eau, des nutriments… Sur les 6 400 kilomètres de rayon de la terre, il y a 30 centimètres qui contiennent 80 % de la biomasse, c’est-à-dire de la masse vivante de la planète. Et cette toute petite pellicule de vie, on est en train de la détruire à toute vitesse. Avec l’agriculture industrielle, c’est tout simplement la désertification de la planète qu’on est en train d’organiser.
C’est tellement évident qu’une firme comme Evian paye même des agriculteurs dans le bassin d’infiltration de ses eaux de source pour qu’ils travaillent de façon biologique et/ou organique. De même sur les zones de captage, dans un certain nombre de villes en France, des municipalités payent les agriculteurs pour qu’ils travaillent proprement. Quand on en arrive à payer les gens pour qu’ils ne travaillent pas comme des cochons, c’est vraiment qu’il y a quelque chose qui cloche…

-

Si tu veux lire la suite de cet entretien : Jean-Pierre Berlan (II) : « Il faut réinventer le contraire du monde dans lequel nous sommes ».

Notes

[1] À ce sujet, les documentaires Notre Pain Quotidien et We feed the world sont à voir absolument. Je ne t’ai rien dit, mais tous deux sont disponibles sur le net…

[2] Outre Jean-Pierre Berlan, Michael Hansen, Paul Lannoye, Suzanne Pons et Gilles-Eris Séralini ont participé à l’ouvrage.

[3] Soit le premier "OGM" fonctionnel.

[4] Jean-Pierre Berlan revient sur le brevetage du vivant dans cet article.

[5] Les illustrations utilisées dans cet articles sont toutes tirées des documentaires Notre Pain quotidien et We Feed the world.

[6] Concernant cette question du brevetage du vivant, cours immédiatement voir l’édifiant documentaire de Marie-Monique Robin (qui menait également l’enquête dans Le Monde selon Monsanto), Les pirates du vivant. Je ne t’ai toujours rien dit, mais ils sont tous deux disponibles aussi sur le net.

[7] La consommation de pesticides a ainsi clairement augmenté aux États-Unis depuis l’autorisation des plantes a-pesticides, en 1996.

[8] Haber a ensuite persisté dans cette "voie" : il a par la suite inventé le zyklon b, qui sera utilisé dans les camps de concentration.

[9] Silent Spring, paru en 1962, sensibilisa une bonne partie de l’opinion américaine à certains problèmes environnementaux, suscita une interdiction (aux États-Unis) du DDT et conduisit enfin à la création de l’Environmental Protection Agency, une agence nationale de protection de l’environnement indépendante du gouvernement américain.

[10] La Grande Paroisse est l’ancien nom de la société GPN, filiale du groupe Total. C’est le premier fabricant français d’engrais, notamment d’engrais azotés et d’engrais composés, vendus sous la marque  AZF

 

http://sos-crise.over-blog.com/ext/http://www.article11.info/spip/spip.php?article745

 

 

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Published by Eva R-sistons - dans Alerte - danger ! - SOS
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