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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 03:09

 

Bruxelles : les guignols sont de retour

Après des déclarations très optimistes sur le sursaut européen à Davos, on revient dans le monde réel avec, encore et toujours, la Grèce. On s’aperçoit, comme l’annonçaient tous les gens réalistes depuis des mois, que les mesures d’austérité appliquées à la Grèce, n’ont pas apporté les chiffres macro-économiques attendus.

La presse américaine prévient les Européens qu’ils n’ont jamais été si proche d’assister à un effondrement de la maison Europe. Bien évidemment, ils ne voient pas la misère chez eux, ni la catastrophe sociale, tout aussi dramatique que celle de la Grèce.
Tandis que les créanciers bagarrent avec les autorités grecques pour obtenir un consensus temporaire (car tout change tous les mois), il y a trois jours, l’agence de notation Fitch Ratings a déclassé les notes souveraines de l’Italie, de l’Espagne, de la Belgique, de Chypre et de la Slovénie… avec une « perspective négative ». Les analystes d’outre-atlantique conseillent aux Européens de préparer un énorme pare-feu et s’ils en sont incapables, il faudra nécessaire l’intervention du FMI.

En attendant, une nouvelle rustine est indispensable pour la Grèce si on veut lui éviter un défaut en mars prochain. Comme toujours, on attend un accord de dernière minute.

La chancelière allemande ne s’intéresse pas à cette lecture aujourd’hui. Elle va triompher lors de la nouvelle réunion des Vingt-Sep,t se retrouvant aujourd’hui en sommet à Bruxelles pour ficeler son très fameux « pacte budgétaire ». On espère même finaliser un nouvel accord sur la création d’un fonds de sauvetage qui pourrait être utilisé dès le milieu de 2012 si les Allemands obtenaient gain de cause.

Dans ce scénario, les pays très lourdement endettés doivent quasiment passer le gouvernail à l’Union européenne et au FMI quant à la constitution de leur budget et l’on sait que les technocrates ne sont pas tendres. Entendre alors des hommes politiques seriner sur le bien commun alors que l’on assiste, en direct, à une prise en main de la souveraineté budgétaire des Etats par une clique de technocrates qui vit dans un monde de chiffres sans rapport avec le monde réel, peut nous amener à un risque systémique. Pa étonnant que certains demandent à ce que l’Union européenne bénéficie également d’un contrôle plus étendu sur les pouvoirs de police et de justice des nations européennes !

Pour en revenir à la Grèce, les autorités grecques ont rejeté, au nom du principe de souveraineté, la demande de la chancelière allemande de la mise en place d’un commissaire budgétaire chargé de superviser les décisions du gouvernement grec et doté d’un pouvoir de veto. Cela n’empêche pas le même gouvernement grec de vendre aux étrangers des pans entiers de son économie. Il n’y a donc aucune logique chez les politiciens grecs, écartelés entre les menaces de Bruxelles et la violence de la rue.

Conclusion : tout cela ne servira à rien, car la chancelière allemande à déjà fait son choix quant au devenir de l’Allemagne au sein de l’Union européenne. Nous en parlerons dans le numéro 248 de LIESI. C’est bien pourquoi elle vient de refuser catégoriquement de rajouter de l’argent au pot. Pourtant, Mario Monti, un pantin de l’establishment, a clairement mis en garde l’Allemagne que si elle ne faisait pas ‘plus’ tandis que beaucoup cherchaient à réduire les déficits, nous allions à la catastrophe. Il a été appuyé par C. Lagarde qui précise l’urgence d’un « pare-feu » consistant et dissuasif… comme si tout ce cirque ne servirait à rien… dans les prochaines semaines !

Nos propres sources, au sein du patronat allemand et des milieux bancaires de Berlin, sont claires sur un prochain retrait de l’Allemagne de l’euro actuel. Qui n’a pas étudié les rapports ténus existant entre Angela Merkel et Vladimir Poutine ne peut pas comprendre le jeu de la chancelière. [Voir le numéro 248 de LIESI.] D’ailleurs, dans le discours qu’elle prononça à Davos, Mme Merkel a insisté sur le fait que son pays était prêt à faire le nécessaire pour sauver l’euro, mais les commentaires suivants ont montré qu’elle n’avait aucun désir de soutenir un plan jugé « ambitieux » pour y parvenir. Ce que chacun peut comprendre. Angela Merkel est allemande et ne sera jamais un technocrate bruxellois. Son point de vue fut exprimé dans une récente interview au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, quand elle a mis en garde contre un excès de charges financières sur l’Allemagne. « On parle de milliards à investir dans des fonds de secours et de sauvetage, mais je dois aussi penser aux Allemands. Nous ne pouvons affaiblir notre puissance car nos moyens ne sont pas inépuisables. (…) La solidarité a des limites ».

Qu’a pensé Angela Merkel des propos exprimés par G. Soros qui a critiqué les charges, les plans d’austérité (imposés par l’Allemagne) pour des pays européens déjà exsangues et qui vont bientôt ressembler à des pays du tiers monde ? Les exigences allemandes poussent l’Europe vers une perspective déflationniste mortelle. Pour Soros : “L’économie va se contracter et les recettes fiscales vont décliner considérablement. Donc le fardeau de la dette… sera plus lourd, et il nécessitera encore des coupes budgétaires supplémentaires et ainsi se poursuivra un cercle vicieux”.
Pour LIESI, G. Soros n’a rien appris à A. Merkel, mais confirmé ce que l’establishment allemand sait et attend pour… ouvrir un peu plus la porte de sortie.

 

Vêpres siciliennes

Par Menthalo – Un mouvement a vu le jour le 16 janvier en Sicile, le “mouvement des fourches”. Ce soulèvement populaire de producteurs agricoles, de pêcheurs et de camionneurs a décidé un blocus de la Sicile. Durant deux semaines, rien n’est entré ou sorti de Sicile.
“Nous ne sommes ni de droite, ni de gauche”, a expliqué Franco Calderone, agriculteur membre du “mouvement des fourches”.

Les manifestants veulent l’arrestation de tous les politiciens corrompus, réduire le nombre des parlementaires, supprimer la bureaucratie provinciales et notamment les fonctionnaires en place depuis 40 ans,  réduire drastiquement les salaires et avantages des parlementaires et sénateurs, limiter à deux mandats les postes des politiciens.

C’est une nouvelle taxe sur le carburant, décrétée par Monti, qui a déclenché la fronde. L’agriculture, qui ne représente que 2,5 % du PIB du Sud de l’Italie, emploie 20% de la population active. Cette hausse sur le carburant lamine les marges très minces des agriculteurs, dont les produits sont très affectés par l’augmentation du coût de transport.
Ce mouvement s’est propagé à toute l’Italie, les transporteurs routiers bloquant toutes les routes. Cela s’est traduit par une pénurie de carburants dans les stations-services, quand celles-ci n’étaient pas en grève et par une rupture d’approvisionnement de la grande distribution alimentaire.

Très peu de nouvelles dans les médias main-stream. Il semblerait que la police ait dégagé les blocus des camions mais la pénurie de carburant semble perdurer.
Les Vèpres siciliennes avaient chassé les Français en 1282, Français mal perçus par les siciliens écrasés de taxes.

Brève parue sur Euronews le 20 janvier

 

Brève parue sur Euronews le 23 janvier
http://fr.euronews.net/2012/01/23/greve-des-routiers-et-des-taxis-en-italie/

 
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Publié par le 30 janvier 2012 dans Non classé

 

Un petit message de CENTURY 21

Quel message veut-on donner au gens sur les perspectives prochaines de l’immobilier ?

http://www.wat.tv/video/century-21-galerie-3801l_2v421_.html

 
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Publié par le 30 janvier 2012 dans Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 30 janvier 2012

L’indice E-mini SP 500 a cassé sur son support à 1307 points. Il ne s’agit pas encore de la grande chute, autrement dit du déclenchement d’un arc, mais si celui-ci ne parvient pas à se redresser en franchissant rapidement les 1327, nous pourrions assister à des prises de bénéfices.
Pour poursuivre sa hausse il faudrait que l’indice repasse au-dessus des 1327 points pour ensuite franchir les résistances 1337 avec un objectif majeur à 1400 points.
Le manque de dynamisme s’installe et nous surveillerons de très près le support cassé !
La Grèce pèse énormément, ajoutons à cela la flambée des taux du Portugal et la dégradation probable de l’Italie annoncée il y a quelques jours par une agence de notation.

Sur le Future CAC 40, synchronisé par l’indice Future E-mini SP 500, nous surveillerons attentivement le support pivot des 3290 points.
Si le cours ne se redresse par rapidement alors nous nous intéresserons aux prochains supports 3250-3150-3095-2980 et 2850 points (soit une correction de 15 % environ).

Dès que le cours cassera le support des 2800 points nous rentrerons dans le vif du sujet dans la concrétisation de l’ARC, les effets pourraient être dévastateurs.

En attendant, s’il n’y pas de rebond, nous assisterons à une correction.

Tendons bien l’oreille, les agences pourraient s’exprimer très prochainement pour donner des impulsions sur les arcs court terme !  C’est juste un jeu de dominos.

 
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Publié par le 30 janvier 2012 dans Non classé

 

Standard and Poor’s… de la suite dans les idées

Dans l’un de leur dernier communiqué, les employés de Standard and Poor’s traduisent l’inquiétude des investisseurs quant aux mesures d’austérité décidées par les politiciens européens pour tenter de satisfaire d’autres « investisseurs » sur les marchés. C’est un comble.
C’est ainsi que Standard and Poor’s précise que s’il ne faut pas, bien sûr, favoriser les déficits, on doit aussi, surtout en période de crise, savoir distinguer bonne et mauvaise dette, dépenses d’investissements productifs et gaspillage d’argent public.

Cette fois, l’agence de notation américaine parle au nom des « investisseurs ». Curieusement, ces dernières heures, Tim Geithner, un digne représentant des financiers américains de Wall Street, et proche du président Obama (si soucieux des pauvres comme chacun sait) a apporté la même « nuance » à Davos, dans son discours. Bref, si l’on doit lire entre les lignes, le message envoyé est celui d’œuvrer aux Etats-Unis d’Europe. Un programme conçu dans le milieu du XIX° siècle par des personnages dont les projets ressemblent étonnamment à ce que nous voyons appliquer par des organisations supranationales, comme le FMI.

Parmi les pays concernés par ce communiqué de Standard and Poor’s, on peut citer l’Italie qui, malgré des réformes d’austérité incroyables annoncées par ce responsable de la Commission trilatérale de haut vol qu’est Mario Monti, s’est récemment fait dégrader (en même temps que la France le 13 janvier dernier) ! Et bien, l’agence Fitch, qui s’exprime sur les réformes drastiques du gouvernement italien pour assainir ses finances publiques, et la volonté des autres pays européens qui “feront fructifier ces engagements lors du sommet” de l’UE, le 30 janvier 2012, n’écarte pas complètement

 

Un ‘éclatement’ de la zone euro”.

Le rapprochement de ces éléments d’information nous amène à une simple question : que veulent-ils, finalement ?

 

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La Chronique Agora

 

La Chronique Agora :

 

 

1ère crise possible
Un krach obligataire à l'échelle mondiale


Commençons par la probabilité qui nous semble la plus éloignée.

Pour l'instant, les pays émergents ont encore des excédents commerciaux... et donc des réserves de change à investir. Mais les données économiques qui ont permis l'accumulation de ces réserves sont en train de changer profondément.

Désormais, l'Occident -- le principal client des pays émergents -- est en perte de vitesse. La demande ralentit... et les émergents devraient donc commencer à mettre en place des politiques plus axées vers le soutien de la demande intérieure.

Jusqu'à présent, nous expliquent nos spécialistes, les pays émergents et exportateurs de matières premières achetaient des dollars et/ou des titres d'Etat occidentaux pour stabiliser leurs taux de change et rester compétitifs -- ce qui permettait notamment de maintenir les taux d'intérêt au plus bas pour lesdits pays occidentaux.

Si cette tendance s'inverse, ce serait catastrophique pour le marché obligataire mondial. Nos analyses montrent que les taux d'intérêts pourraient augmenter brutalement de 3% à 3,5% pour les marchés obligataires occidentaux... ce qui rendrait le coût de l'emprunt bien plus élevé et précipiterait en plus une crise boursière, faisant plonger le cours des valeurs -- y compris celles des banques et des assurances.

Si ce scénario -- assez extrême, je vous l'accorde -- se matérialise, nos stress tests démontrent que les pertes pourraient s'échelonner entre 10,91 milliards d'euros et 64,49 milliards d'euros pour les six assureurs que nous avons examinés. L'un d'entre eux, notamment, est particulièrement exposé à des obligations d'Etat françaises et allemandes, considérées comme "sûres", mais qui souffriraient tout particulièrement, selon nous, si un plongeon obligataire mondial se produisait.

Donc... restez attentif à tout ce qui concerne les achats obligataires de la part des pays émergents. Si la Chine (ou tout autre constituant des fameux "BRIC") commence à acheter moins de titres occidentaux, voire à les vendre... ce sera à mon avis le signal du "Tous aux abris !"

 

2ème crise possible
A défaut du monde entier...
le krach pourrait concerner "seulement"
la zone euro


Nous entrons là dans une hypothèse beaucoup plus probable que la précédente... parce qu'elle implique une solution que les marchés réclament depuis longtemps à cor et à cri :

Le recours à la planche à billets, bien sûr !

Quelle que soit la forme que prendrait cette "monétisation de la dette" (le terme poli pour "planche à billets"), le résultat serait le même, selon nos spécialistes :

La crédibilité anti-inflationniste de la BCE serait largement entamée... et nous verrions donc se produire une remontée des rendements longs des pays jugés les plus "vertueux" (France et Allemagne).

Si c'est ce scénario qui se concrétise, le choc serait moins violent que dans l'hypothèse d'un krach obligataire généralisé.

Nos calculs mènent toutefois à des pertes allant de 7,66 milliards d'euros à 44,97 milliards d'euros -- ce dernier montant concernant une fois encore un assureur très exposé à la dette française et allemande.

Donc... une monétisation de la dette arrangerait les marchés et permettrait d'"acheter du temps", mais elle ne réglerait pas les problèmes de fond. Entre risques d'hyperinflation et grave perte de crédibilité pour les autorités des pays européens, le secteur bancaire et de l'assurance serait une fois de plus en première ligne. Suivez de près ce qui se dit lors des différents sommets européens.

 

3ème crise possible
Délitement de la périphérie de la zone euro


Les autorités refusent jusqu'à présent d'envisager une telle possibilité... mais avec l'aggravation de la situation en Grèce, il nous a semblé plus sage -- et plus réaliste -- de consacrer l'un de nos scénarios à un tel cas de figure.

Il se pourrait en effet que certains pays décident de quitter la zone euro (ou y soient forcés), surtout à la périphérie ; la Grèce bien entendu, mais le Portugal pourrait lui aussi être un candidat potentiel, selon nos spécialistes.

Un tel scénario pourrait se produire suite à une crise sociale aggravée -- et tout ce qui va avec : élections anticipées, arrivée d'un gouvernement populiste qui décide la sortie de la zone euro, etc.

Il y aurait une conséquence qui vous toucherait de très près, si les choses se passent comme nous le prévoyons : les pays sortant de la zone euro devraient alors subir une très forte décote sur leurs titres d'Etat, qui pourrait aller jusqu'à 100% (rappelons que la Grèce en est déjà à 50%... officiellement).

Les banques et compagnies d'assurance subiraient ces décotes de plein fouet. Comme vous le verrez en détails dans le rapport Votre assurance-vie face à la crise, les pertes totales suite à un tel scénario pourraient grimper jusqu'à 55,75 milliards d'euros pour l'une des compagnies que nous avons "stressées" -- dont 10,2 milliards d'euros dus rien qu'à l'exposition aux pays de la périphérie européenne.

Donc... mieux vaut ne pas quitter des yeux les événements qui se passent en Grèce, ainsi que les négociations entre l'Union européenne et les organismes privés sur la dette grecque. Attention aussi au Portugal, d'où se font entendre d'inquiétants craquements, depuis quelques temps.

 

4ème crise possible
Un enlisement long, lent et paralysant


Cette hypothèse est la plus optimiste de toutes celles que nous avons étudiées. Elle pourrait se produire si les divers pays de l'Union parvenaient à un accord de mutualisation de leurs dettes, sous une forme ou sous une autre.

On pourrait par exemple assister à la mise en place d'une agence européenne globale (au lieu des émetteurs nationaux actuels) chargée des émissions obligataires pour les besoins de refinancement de tous les pays de la zone euro.

Pour l'instant, malheureusement, une telle option nous semble assez lointaine, car l'Allemagne -- qui tient désormais les cordons de la bourse -- y fait obstinément barrage.

On peut la comprendre : un tel système lui coûterait très cher. L'Allemagne craint également plus que tout l'hyperinflation -- un traumatisme gravé dans la mémoire collective depuis la République de Weimar...

A plus court terme, un tel cas de figure ferait chuter la crédibilité anti-inflationniste de la BCE, ce qui provoquerait une hausse des rendements longs des pays les plus "vertueux", dont notre voisin d'outre-Rhin est le chef de file.

Si les pays européens réussissent à mettre de côté leurs différences pour mettre en place un tel modèle de fédéralisme budgétaire, les pertes pour les compagnies d'assurance se "limiteraient" à des montants allant de 6,89 milliards à 42,71 milliards d'euros. C'est en tout cas ce que montrent les projections que nous avons réalisées.

Donc... croisez les doigts pour que nos politiques réussissent à se prendre en main pour faire passer une telle solution ! Pour l'instant, on en est plutôt au stade de la désunion et des disputes intestines. Par conséquent, à votre niveau, autant appliquer ce précepte salutaire : "espérez le meilleur... et préparez-vous au pire" ! (..)

 

La Chronique Agora

 


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