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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 03:00

 


La moitié de la population des Etats-Unis est officiellement pauvre

La moitié de la population des Etats-Unis est officiellement pauvre

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Pays du goulag levant (USA): le rêve américain part vraiment en sucette… Mais a t’il seulement jamais existé ?…

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Cet article de RT est tout à fait en accord avec ce que nous disons ici même depuis plus d’un an. Le but de cette crise économique téléguidée depuis Wall Street, la city de Londres et les autres places fortes boursières occidentales inféodées à l’empire et de transférer ce qu’il reste des biens et richesses du bas vers la haut, imploser la classe moyenne, renforcer la nomadisation de la nouvelle classe pauvre toujours en quête de sa pitance, tout en consolidant plus de pouvoirs financiers et politiques dans le moins de main possible afin de pouvoir imposer plus facilement leur modèle de gouvernance mondiale via les cartels financiers et industriels.

La classe moyenne occidentale a été vue comme potentiellement révolutionnaire, disposant d’un niveau de revenus et d’éducation supérieurs que dans le passé, le danger pour l’oligarchie était que cette classe moyenne se ligue contre le système et force des réformes pas du tout prévues au programme des oligarques. La classe ouvrière étant elle dejà assujettie et contrôlée via les syndicats réformistes vendus au capital qui ne servent plus à rien du tout et via une société de consommation qui a fini de poser les chaînes de la dette sur un prolétariat ayant perdu tout repères sociaux dans sa vaste majorité, grâce aux opérations d’infiltration et de domestication qui ont eu lieu depuis l’après guerre et surtout au sortir des trente glorieuses à la fin des années 70, époque où l’oligarchie financière a décidé de ne plus se retenir en s’en mettant plein les poches et a à cet effet, poussé à la libéralisation des marchés par sa dérégulation progressive permettant tous les abus possibles et imaginables .

Nos société mûrissent à point pour être définitivement cueillies par des oligarques manifestement de plus en plus impatients d’en finir avec nous. Nous, les peuples, avons la solution à ce marasme et personne d’autre. La solution n’est en aucun cas dans le système, la solution est dans la rupture totale et radicale avec le capital privé et d’état qui de concert, œuvrent pour mieux nous asservir.

Rien ne changera avec des “élections”, grand leurre pseudo-démocratique qui ne fait que changer les gérants de la boutique mais jamais le système qui lui doit-être changé de fond en comble. Boycott des élections, boycott de l’impôt, désobéissance civile, solidarité en autogestion populaire, fédération volontaire des associations de citoyens, sont les moyens pour reprendre notre destinée en main de manière égalitaire et véritablement progressiste.

Tout le reste n’est que pisser dans un violon !

– Résistance 71 –


La moitié de la population des Etats-Unis est officiellement pauvre

Alors que ce n’est pas une surprise de savoir que plus de 50 millions d’Américains vivent sous le seuil de pauvreté, de nouvelles statistiques émanant de l’US Census montrent que près de 100 millions d’autres Américains sont comptabilisés comme étant dans la catégorie des citoyens à bas revenus, ce qui rend la moitié de la population états-unienne officiellement pauvre. Les derniers chiffes sortis du bureau de l’ US Census montrent qu’en plus des 49,1 millions d’Américains qui sont déjà en dessous du seuil de pauvreté, ceux qui gagnent assez pour être entre ce niveau et un revenu equivalent du double se trouve dans la catégorie des “bas-revenus”, qui compte 97,3 millions d’individus supplémentaires. En tout, nous approchons des 150 millions de citoyens américains qui vivent dans des conditions économiques précaires, ce qui représente environ 48% de la population des Etats-Unis
Les officiels américains ont placé la ligne de pauvreté actuellement à environ 22 000 US$ (environ 19 000 Euros) par an pour une famille de 4 personnes, mais la nouvelle catégorie double presque ce chiffre à 45 000 US$ (environ 39 000 Euros) et place ceux qui se situent dans cette fourchette comme étant à “bas-revenus” L’agence Associated Press rapporte que pour les familles qui se situent dans cette fourchette, le plus souvent la moitié des revenus de la famille est dépensée pour les coûts d’éducation des enfants et les factures de logement.
En prenant en compte la santé, les transports et autres coûts de la vie, le nombre de personnes vivant sous les 200 % du niveau de pauvreté a dramatiquement changé et pas pour le mieux. Avant que ces facteurs ne fussent pris en considération, le US Census reportait en Septembre que seulement 1 Américain sur 3 qualifiait pour la dénomination de “bas-revenus”.
Comme RT l’a rapporté plus tôt dans l’année, le nombre d’Américians vivant sous les 50% du seuil de pauvreté est également alarmant. Environ 20,7 millions d’Américains ou 6,7% de la population, ont des revenus qui les placent dans cette tranche, ce qui équivaut à un revenu annuel de moins de 5,570 US$ (environ 4 800 Euros) pour un individu ou 11,157 US$ (9 700 Euros) pour une famille de 4 et par an. A Washington D.C, qui fait partie des régions les plus riches per capita dans ce pays, un résident sur 10 appartient à cette catégorie.
Pas de panique. Tout n’est pas noir ! Quelques Américains voient en fait un mieux. Alors que la moitié du pays peut-être considérée comme pauvre maintenant, quelques citoyens ont eux vu leurs revenus augmenter cette année de quelques 40%. Malheureusement, ils n’en avaient déjà probablement pas besoin. D’après le Guardian, les top PDG aux Etats-Unis ont vu leurs revenus augmenter entre 27 et 40% cette année écoulée. Le journal ajoute que les exécutifs les mieux payés aux Etats-Unis ont empoché plus de 145 millions de dollars (environ 127 millions d’Euros) et que la valeur moyenne de leurs bénéfices en stock options a sauté de 70%.
 
RT
url de l’article original: http://rt.com/usa/news/half-poor-america-poverty-909/
– Traduit de l’anglais par Résistance 71

 

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Voir aussi :

 

Opinion de Tanguy
17/12/11 :: 10:08
inv
Pays Riches, Pauvreté Extrême
inv
Voici plusieurs mois que des nouvelles alarmantes nous proviennent des USA : des « villes de tentes » se dressent, nombre de personnes vivent dans leur « mobil-home » devant leur maison saisie, des personnes âgées ayant cotisé pour une pension durant plusieurs dizaines d'années sont contraintes de chercher un emploi rémunéré car leur employeur est en faillite ou que les revenus de leur épargne se sont évanouis dans l'une des grandes faillites qui ont eu lieu. Plus grave encore, l'insécurité alimentaire est présente et une large part de la population a connu la faim ou des restrictions sévères, à tel point que des chaines de télévision ont fait des reportages dans les écoles, posant la question « qu'est-ce que cela fait de ne pas manger ? » !


Plus près de nous, les populations grecques sont aussi victime de ce qu'il est convenu d'appeler « la crise » : chômage massif, faillite des petits commerçants et entrepreneurs, augmentation sans précédent des prix de l'énergie, baisses drastiques des salaires, nouvelles taxes sur « tout et n'importe quoi » : maisons, voitures, énergie,... Les Grecs sont maintenant, pour une large part, paupérisés et proches de ce que l'on peut appeler la misère.


En France aussi, la situation sociale se dégrade très rapidement et de nombreuses personnes et associations essaient d'alerter leurs dirigeants et leurs concitoyens de ce qui est en train de se passer, mais restent inaudibles, leurs cris étant noyés dans le brouhaha permanent entretenu pas la société du spectacle. Des informations émergent tout de même : augmentation drastique des personnes ayant recours à l'aide alimentaire, plus de huit millions (8,000,000) de personnes ayant des difficultés à se chauffer -dont de nombreux propriétaires de maison unifamiliale, augmentation du chômage, …. Cette situation fait dire à Julien Lauprètre qu'un "raz de marrée de pauvreté s'installe sur la France"


D'autres pays sont dans la même situation : le Portugal, l'Espagne, l'Italie, l'Irlande, bientôt la Belgique... Tous les pays de la « zone euro » sont touchés et sont appelés à connaître la même situation que la Grèce, même si l'intensité de leurs malheurs variera. Cette pauvreté risque de s'accélérer à cause de la situation économique et des mesures prises mais aussi des attaques de plus en plus violentes contre les systèmes de protection sociale, attaques qui se matérialisent à nouveau par des "notations" d'agences internationales qui, malgré leurs cuisants échecs dans l'évaluation du risque des entreprises cotées, se mettent à "analyser" les comptes des hopitaux, des chemins de fer...


Une fois ceci lu, la réaction habituelle est d'avoir une pensée compatissante pour toutes ces personnes et de s'en retourner à ses préoccupations quotidiennes, certain de sa valeur et de sa place dans la société et confiant en ses possibilités d'avenir. La télévision divertit et les possessions actuelles rassurent : possession d'une maison, d'une voiture, salaire honorable permettant de faire face à des imprévus, voire petite « fortune personnelle » allant de quelques milliers à quelques millions d'euros permettant de ne pas craindre une période de chômage...


Cette manière de faire n'est plus de mise, tant les ressorts de la crise actuelle sont puissants et laisseront peu de personnes indemnes de ses conséquences. Les politiques sont actuellement menées par ceux-là même qui ont conduit les pays de la zone euro dans cette situation, utilisant les techniques de choc permettant à leurs commanditaires de prendre les rennes des affaires, débarrassés qu'ils sont des contraintes sociales et politiques. Leur faire confiance alors qu'ils persévèrent sur cette voie est faire preuve d'un aveuglement coupable ou d'une bêtise sans borne.


Nombres de solutions existent, tant au niveau d'un rééquilibrage de la fiscalité (note) que de la lutte contre la criminalité et les paradis fiscaux, que du refus de payer les "dettes illégitimes" des états. Tout cela est faisable sans sortir du droit, à l'inverse de ce qui se passe actuellement au niveau européen, et sans "changement de système" (ce qui serait pourtant hautement souhaitable), sans "révolution", émeute ou autre cas de figure extrême...


Ces solutions sont possibles à mettre en place. Il faut garder les données de base à l'esprit : les pays de la zone-euro sont considérés comme des "pays riches", qu'ils possèdent des infrastructures considérables et une population hautement qualifiée (qui malheureusement est de moins en moins cultivée pour être de plus en plus "employable"), que le capitalisme est, depuis de nombreuses années en "crise de surproduction". Ces fondamentaux ne sont pas compatibles avec l'idée qu'il faille diminuer les ressources des populations pour que "tout aille mieux". Il faut se rappeler aussi qu'un des fondements du capitalisme est l'accroissement du profit et que la manière la plus simple d'accroitre le profit est de diminuer le salaire (car la production est la somme des profits et des salaires). La limite est donc, dans la configuration actuelle et si rien ne change : LE BOL DE RIZ !


Peut être cela ne suffira-t-il pas, peut être les populations sont elles trop amorphes et abruties pour se rendre compte de quoi que ce soit ? Ou trop cynique ? Après tout, elles ont montré une insensibilité totale face aux soufrances des populations africaines victimes d'un "génocide par la faim" entretenu par ceux-là même qui prennent aujourd'hui leur destin en main, une insensibilité totale aussi pour le peuple palestinien vivant dans des conditions épouvantables depuis des décennies, une insensibilité totale face aux souffrances des habitants de Cuba victimes d'un embargo aussi injuste qu'inhumain, une insensibilité totale face aux populations libyennes qui furent détruites sous leurs yeux par leurs soldats et pour lesquelles elles continuent de marquer leur mépris, acceptant des discours tels celui du Ministre reynders déclarant, heureux, "grâce à la Libye, on écoute la Belgique à l'OTAN" ou comme celui du Ministre juppé déclarant que "l'intervention française en Libye est un investissement sur l'avenir". Entendront-elles les bruits de bottes qui grondent ? Seront elles plus vigilantes pour elles-même et leurs enfants ? Auront-elles la capacité de réaction nécessaire ? Peut-être, si chacun y travaille sans délai !
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Note

En Belgique, 50 sociétés affichent un bénéfice total de 42,7 milliards d’euros, sur lequel elles payent à peine 0,2 milliard d’impôts. Soit un taux d’imposition de 0,57 %. Si elles avaient payé le taux normal de 33,99 %, l’état aurait économisé 14,3 milliards(voir Le Soir).En France, plus de 50 % des niches fiscales et sociales sont inefficaces ou inutiles, selon un rapport remis au Parlement. Les supprimer permettrait à l'État français d’économiser près de 40 milliards d’euros par an !!!(France24)

 

 

 

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Published by Eva R-sistons - dans Populations sinistrées
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