Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 02:46

cancer_vue_ensemble_pm-2.gif  

http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=cancer_vue_ensemble_pm


Ce que votre cancérologue ne vous dira par sur votre cancer

Si vous déclenchez un cancer, et que, par chance, la chimio ou la radiothérapie marchent, votre cancérologue ne vous parlera probablement pas de guérison, mais de rémission.

Et il aura, malheureusement, raison.

Les traitements médicaux contre le cancer peuvent suffire à court terme pour faire pencher la balance du côté de la bonne santé. Mais dans la mesure où le terrain reste déséquilibré, l'état de maladie reviendra forcément à moyen ou long terme, sous différentes formes.

Et pourtant, il existe des moyens d'assainir le terrain qui a favorisé l'apparition de la maladie.

Comment assainir le terrain

Lorsque le malade se laisse prendre totalement en charge et interprète toute complication ou échec comme une incompétence de son thérapeute, ou de la médecine en général, c'est qu'il est touché par le syndrome de l'auto-stop : « je m'assois dans le siège (du malade) et je me laisse conduire sans rien faire (par le médecin) ».

On s'aperçoit aujourd'hui que cette attitude est la pire que vous puissiez adopter face à la maladie, et en particulier face au cancer. Elle réduit de façon catastrophique vos chances de guérison.

Un nombre croissant de médecins reconnaissent aujourd'hui que l'effet de leurs traitements médicaux classiques, ne représente qu'un tiers de la guérison. Le deuxième tiers dépend de l'hygiène de vie du patient : alimentation, respiration, détoxication. Le dernier tiers dépend de l'état émotionnel du patient : stress, angoisses, choc émotionnel non digéré. (1)

Vous soucier de ce deuxième et de ce troisième tiers vous permettra d'assainir votre terrain, et de diminuer fortement votre risque de récidive.

Malheureusement, 85 à 90 % des malades du cancer ont le syndrome de l'auto-stop. Ils se laissent prendre en charge totalement par la médecine. Et le problème, c'est que la médecine officielle actuelle ne leur indique en général rien, ou très peu, sur ce qu'ils peuvent faire d'efficace sur les deux facteurs de guérison essentiels qui dépendent d'eux (le second et le troisième tiers).

C'est pourquoi le Docteur Michel Lallement, chirurgien des Centres de lutte contre le cancer depuis 1991, a décidé de briser le mur du silence.

Le Docteur Michel Lallement brise le mur du silence

Chirurgien des Centres de lutte contre le cancer, le Docteur Michel Lallement ne vous promet pas la vie éternelle, mais il vous donne les clés pour prévenir l'apparition de la maladie, et en diminuer la gravité si elle apparaît :

« Il est bien évident que la prise en charge nutritionnelle à elle seule ne peut prétendre éviter tous les cancers », prévient-il son lecteur.

« Mais une personne frappée par la maladie malgré une bonne hygiène de vie peut déjà être assurée d'en avoir retardé l'apparition, et d'avoir diminué sa gravité » (c'est moi qui souligne).

C'est ce qu'il explique dans un livre capital sur le cancer et les maladies dégénératives, qui vient de paraître aux éditions Mosaïque-Santé, collection «Vérités».

Le guide-pratique indispensable du patient pour prévenir le cancer et accompagner la guérison

Son livre se présente sous la forme d'un guide pratique de toutes les mesures indispensables qui vous aideront à prévenir ou retarder au maximum la maladie, mais également à guérir si vous êtes déjà touché :

  • En page 29, il explique comment faire régresser ou même disparaître un cancer potentiel, en modifiant son mode de vie. La durée d'évolution d'un cancer au stade non détectable est de huit ans en moyenne : c'est à ce moment-là qu'il est le plus efficace, et le plus facile, d'agir ; le Docteur Michel Lallement vous dit exactement ce que vous pouvez faire.
  • Il vous renseigne sur le nouveau « Centre Ressource » créé par le cancérologue aixois Dr Jean-Loup Mouysset, le premier centre de prise en charge globale du terrain cancéreux (et pas seulement de chirurgie/chimio/radiothérapie). (page 209) ;
  • Il vous permet d'évaluer facilement votre degré d'intoxication – qui augmente votre risque de maladie dégénérative, et en particulier de cancer - grâce à un questionnaire spécial et facile à remplir (page 192) ;
  • Il vous indique les méthodes naturelles de prévention, et d'accompagnement de la guérison, qui sont aussi les moins coûteuses ;
  • Il vous indique le régime à suivre dans les jours qui précèdent une opération du cancer ; (page 188)
  • Il vous explique précisément ce que vous devez manger dans les jours qui suivent l'opération, pour maximiser vos chances de guérison ; (page 189)
  • Il vous donne les compléments alimentaires qui font une différence positive réelle (page 182) ;
  • Il vous aide à identifier vos intolérances alimentaires, à l'origine de l'encrassement de votre organisme (page 50), plus un protocole naturel complet pour vous détoxifier (page 180) ;
  • Il vous indique comment guérir de vos intolérances alimentaires : au début du traitement, vous risquez de subir une poussée d'acné et des démangeaisons, lorsque la détoxication se met en route. Mais très rapidement survient l'amélioration des symptômes, qui est souvent « spectaculaire, parfois dès les premiers jours » ; (page 70) toutes les précisions sont données, que ce soit au niveau de l'alimentation, des médicaments à éviter, de la flore intestinale, de la paroi de l'intestin, des interactions avec d'autres maladies éventuelles (ostéoporose, troubles articulaires, douleurs gastriques, sinusites, infections...) ;
  • Il vous donne les recettes de tisanes efficaces pour restaurer la barrière intestinale : les mélanges d'herbes et comment les préparer.
  • Un chapitre entier est consacré à la micro-nutrition et la phytothérapie (médecine par les plantes) : quelles vitamines utiliser et sous quelle forme (page 126), les principaux oligo-éléments (zinc, sélénium, chrome et manganèse) et ce que vous pouvez en attendre (page 125) , ainsi que les substances végétales qui possèdent une action protectrice pour les cellules (effet anti-cancéreux).

Et le plus beau, c'est que le Docteur Lallement ne vous demande pas de renoncer aux plaisirs de la vie. Bien au contraire :

« Il est tout à fait possible de manger sainement sans renoncer à notre patrimoine gastronomique, il s'agit même d'une opportunité pour redécouvrir des saveurs oubliées ! », explique-t-il, en page 19.

Je ne peux malheureusement pas vous donner toutes ces informations dans cette lettre, ne serait-ce que par correction vis-à-vis du Dr Lallement, que j'apprécie beaucoup, mais également parce que c'est un sujet délicat et crucial, sur lequel toute imprécision doit être bannie.

En revanche, je ne peux que vous inviter à vous procurer au plus vite le livre du Dr Michel Lallement.

Notez-bien que je ne reçois strictement aucune commission sur les ventes.

Vous pouvez le commander en cliquant ici : http://www.rebelle-sante.com/node/2027

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

PS : ce livre nous concerne tous, quel que soit notre âge ou notre état de santé, mais offrez-le en priorité aux personnes malades dans votre entourage. Le Docteur Lallement, qui n'a pas sa langue dans sa poche, explique qu'il considère comme « coupable » de la part d'un médecin de renoncer à l'aide que la prise en charge nutritionnelle peut apporter aux malades : « Les opposants aux approches complémentaires ont donc une responsabilité morale vis-à-vis de leurs patients, car ils sont à l'origine d'une perte de chances. » déclare-t-il en page 19.

Le message ne pourrait pas être plus clair : en aidant un proche à connaître son « terrain » pour adapter son alimentation ; en lui indiquant comment éliminer de sa diète les aliments toxiques – et comment les remplacer ; en lui faisant comprendre la notion d'intolérance alimentaire, le médecin sérieux et compétent permettra à son patient d'en retirer un bénéficie considérable sur l'évolution de sa maladie (plus de précisions en page 30 du livre du Dr Lallement).

Mais vous pouvez également accéder directement à ces informations vitales en commandant le livre maintenant (cliquez ici).

**********************

Publicité :

Alors que se multiplient les scandales autour des médicaments chimiques, une petite élite de personnes bien informées bénéficient, elles, de traitements naturels auxquels le grand public n'aura pas accès avant des années.

Vous pourriez peut-être faire partie de ce club très fermé, vous aussi. Mais il faut un peu de temps pour décider. Si vous avez quelques minutes devant vous, allumez le son de votre ordinateur et cliquez sur la présentation qui se trouve ici.

**********************

Si vous n'êtes pas encore abonné et que vous souhaitez vous aussi recevoir cette newsletter gratuitement, cliquez ici.

**********************

Si vous souhaitez commenter cet article, vous pouvez vous rendre sur : www.santenatureinnovation.fr/cancerologue

**********************

Sources :

(1) Dr Yann Rougier, « Se programmer pour guérir », éditions Albin Michel.

**********************

Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment accrédités auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Santé et Nutrition n’est pas responsable de l’exactitude, de la fiabilité, de l’efficacité, ni de l’utilisation correcte des informations que vous recevez par le biais de nos produits, ou pour des problèmes de santé qui peuvent résulter de programmes de formation, de produits ou événements dont vous pouvez avoir connaissance à travers ce site. L’éditeur n’est pas responsable des erreurs ou omissions. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.
Santé et Nutrition est un service d'information gratuit des Nouvelles Publications de la Santé Naturelle, SARL au capital de 2000 euros, 6 rue Watteau, 92400 Courbevoie. Pour toute question, merci d'adresser un message à contact@santenatureinnovation.fr

 

_____________________________________________________________________________________

 

Le cancer : qu’est-ce que c’est?

Le cancer est une maladie redoutée, souvent perçue comme « la pire des maladies ». Elle est la première cause de décès avant l’âge de 65 ans, au Canada et en France. De nos jours, de plus en plus de gens reçoivent un diagnostic de cancer, mais heureusement, bon nombre en guérissent.

Il existe plus d’une centaine de variétés de cancer, ou tumeur maligne, qui peuvent se loger dans différents tissus et organes.

Chez les gens atteints de cancer, certaines cellules se multiplient de façon exagérée et non contrôlée. Les gènes de ces cellules déréglées ont subi des altérations, ou mutations. Parfois, les cellules cancéreuses envahissent les tissus environnants, ou se détachent de la tumeur d’origine et migrent vers d’autres régions du corps. Ce sont les « métastases ».

La plupart des cancers mettent plusieurs années à se former. Ils peuvent apparaître à tout âge, mais ils sont plus souvent découverts chez des personnes âgées de 60 ans et plus.

Remarque. Les tumeurs bénignes ne sont pas cancéreuses : elles ne risquent pas de détruire les tissus voisins et de se disséminer dans le corps. Elles peuvent toutefois faire pression sur un organe ou un tissu.

Causes

Le corps dispose d’une panoplie d’outils pour réparer les « erreurs » génétiques ou carrément détruire les cellules potentiellement cancéreuses. Or, il arrive que ces outils soient défectueux, pour une raison ou une autre.

Plusieurs facteurs peuvent accélérer ou engendrer l’émergence d’un cancer. D’ailleurs, on croit que c’est le plus souvent un ensemble de facteurs de risque qui conduit à un cancer. L’âge est un facteur important. Mais on admet de nos jours qu’environ les deux tiers des cas de cancer sont imputables aux habitudes de vie, essentiellement au tabagisme et à l’alimentation. L’exposition à des substances cancérigènes présentes dans l’environnement (pollution de l’air, substances toxiques manipulées au travail, pesticides, etc.) accroît aussi le risque de cancer. Enfin, les facteurs héréditaires seraient responsables de 5 % à 15 % des cas.

Statistiques

  • Environ 45 % des Canadiens et 40 % des Canadiennes seront atteints d’un cancer au cours de leur vie82.
  • Un Canadien sur 4 mourra des suites d’un cancer, tout sexe confondu. Le cancer du poumon est responsable de plus du quart des décès causés par un cancer.
  • Plus de cas de cancers sont diagnostiqués qu’auparavant, en partie en raison du vieillissement de la population et parce qu’on le dépiste davantage.

Le cancer à travers le monde

Les types de cancers les plus fréquents varient d’une région à l’autre du globe. En Asie, les cancers de l’estomac, de l’oesophage et du foie sont beaucoup plus fréquents, notamment parce que l’alimentation des habitants comporte une grande part d’aliments très salés, fumés et marinés. En Afrique subsaharienne, les cancers du foie et du col de l’utérus sont très répandus à cause des virus de l’hépatite et du papillome humain (VPH). En Amérique du Nord ainsi qu’en Europe, les cancers du poumon, du côlon, du sein et de la prostate sont les plus fréquents, entre autres en raison du tabagisme, des mauvaises habitudes alimentaires et de l’obésité. Au Japon, la consommation de viande rouge, qui n’a cessé d’augmenter au cours des 50 dernières années, a fait augmenter de 7 fois l’incidence du cancer du côlon3. Les émigrés finissent généralement par avoir les mêmes maladies que la population de leur pays d’accueil3,4.

Taux de survie

Aucun médecin ne peut prédire, avec certitude, l’évolution du cancer ni les chances de survie pour une personne en particulier. Les statistiques concernant les taux de survie donnent néanmoins une idée de la façon dont la maladie évolue au sein d’un large groupe de personnes.

Une proportion importante de malades guérit définitivement du cancer. Selon une vaste enquête menée en France, plus de 1 patient sur 2 est toujours en vie 5 ans après avoir reçu le diagnostic1.

Le taux de guérison dépend d’une multitude de facteurs : du type de cancer (le pronostic est excellent en cas de cancer de la thyroïde, mais l’est beaucoup moins en cas de cancer du pancréas), de l’étendue du cancer au moment du diagnostic, de la malignité des cellules, de la disponibilité d’un traitement efficace, etc.

La méthode la plus utilisée pour déterminer la gravité d’un cancer est la classification TNM (Tumor, Node, Metastase), pour « tumeur », « ganglion » et « métastase ».

  • Le stade T (de 1 à 4) décrit la taille de la tumeur.
  • Le stade N (de 0 à 3) décrit la présence ou l’absence de métastases dans les ganglions voisins.
  • Le stade M (0 ou 1) décrit l’absence ou la présence de métastases à distance de la tumeur.

Comment le cancer apparaît

Un cancer met habituellement plusieurs années à se former, chez les adultes du moins. On distingue 3 étapes:

  • Initiation. Les gènes d’une cellule sont endommagés; cela se passe fréquemment. Par exemple, les substances cancérigènes présentes dans la fumée de cigarette peuvent causer de tels dommages. La plupart du temps, la cellule répare l’erreur automatiquement. Si l’erreur est irréparable, la cellule meurt. On parle alors d’apoptose ou de « suicide » cellulaire. Mais lorsque la réparation ou la destruction de la cellule ne se fait pas, la cellule reste endommagée et passe à l’étape suivante.
  • Promotion. Des facteurs extérieurs vont stimuler ou non la formation d’une cellule cancéreuse. Il peut s’agir des habitudes de vie, comme le tabagisme, le manque d’activité physique, une mauvaise alimentation, etc.
  • Progression. Les cellules prolifèrent et la tumeur se forme. Dans certains cas, elles peuvent envahir d’autres parties du corps. Dans sa phase de croissance, la tumeur commence à provoquer des symptômes : des saignements, de la fatigue, etc.

Caractéristiques d’une cellule cancéreuse

  • Multiplication déréglée. Les cellules se reproduisent sans cesse, malgré les signaux d’arrêt de croissance qui leur parviennent.
  • Perte d’utilité. Les cellules ne remplissent plus leurs fonctions d’origine.
  • Immortalité. Le processus de « suicide » cellulaire n’est plus possible.
  • Résistance aux défenses du système immunitaire. Les cellules cancéreuses déjouent leurs « assassins » habituels, les cellules NK, ainsi que d’autres cellules censées limiter leur progression.
  • Formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans la tumeur, appelée angiogenèse. Ce phénomène est indispensable à la croissance des tumeurs.
  • Parfois, envahissement des tissus voisins et d’autres parties du corps. Ce sont les métastases.

Les transformations qui surviennent dans les gènes de la cellule, lorsqu’elle devient cancéreuse, sont transmises à ses cellules descendantes.

Les différents cancers

Chaque type de cancer a ses caractéristiques et ses propres facteurs de risque. Veuillez consulter les fiches suivantes pour plus de détails sur ces cancers.

- Cancer du col de l’utérus
- Cancer colorectal
- Cancer de l’endomètre (corps de l’utérus)
- Cancer de l’estomac
- Cancer du foie
- Cancer de la gorge
- Cancer de l’oesophage
- Cancer du pancréas
- Cancer de la peau
- Cancer du poumon
- Cancer de la prostate
- Cancer du sein
- Cancer du testicule
- Cancer de la thyroïde
- Cancer de la vessie
- Lymphome non Hodgkinien
- Maladie de Hodgkin

Symptômes du cancer

Le cancer se manifeste de manière très variable. Il évolue généralement sur de nombreuses années, souvent sans occasionner de symptômes. Les symptômes suivants peuvent être des signes de cancer. En leur présence, consulter un médecin.

  • Une masse palpable, surtout si elle augmente de volume : un nodule dans un sein, sous la peau, à un ganglion, etc.
  • Un grain de beauté ou une tache cutanée qui change d’aspect, de couleur ou de taille, ou qui saigne.
  • Un saignement : du sang dans les crachats, les urines ou les selles. Pour les femmes, des pertes sanguines vaginales en cours de cycle ou après la ménopause.
  • Des symptômes persistants : une toux et des enrouements inexpliqués depuis plus de 4 semaines, une difficulté à déglutir, des nausées et des vomissements, une plaie qui ne guérit pas en 3 semaines, de la diarrhée ou de la constipation depuis 6 semaines ou plus.
  • Une rétractation ou un écoulement du mamelon.
  • Des maux de tête récidivants et violents.
  • Une fatigue extrême.
  • Une perte de poids rapide et inexpliquée.

Personnes à risque

  • Certaines familles sont plus touchées par le cancer. Il existe des gènes de prédisposition au cancer, transmis d’une génération à l’autre. Cela peut être le cas pour les cancers du sein, de l’ovaire et du côlon. Même chez les personnes dont le bagage génétique prédispose au cancer, le risque d’en être atteint un jour dépend aussi et en grande partie des habitudes de vie et des lieux de vie et de travail.
  • Les personnes qui ont déjà eu un cancer.

Facteurs de risque

La recherche scientifique a permis de découvrir des facteurs de risque pour la plupart des cancers. D’ailleurs, les deux tiers des cancers seraient provoqués par des habitudes de vie. Toutefois, il est très difficile de circonscrire la responsabilité de chacun des facteurs de risque suivants dans la vie d’un individu, car la maladie se développe sur plusieurs années et est souvent multifactorielle.

cancer_vue_ensemble_pm-2.gif

Les deux principaux facteurs de risque

  • Tabac. Le tabagisme est responsable de près du tiers des décès liés au cancer. Et pas seulement du cancer du poumon. Les produits cancérogènes contenus dans la fumée de cigarette accroissent le risque de plusieurs cancers : gorge, vessie, foie, etc. Voir notre fiche Tabagisme.
  • Alimentation. L’alimentation malsaine est responsable d’environ 30 % des cancers en Occident, et 20 % dans les pays en développement, selon l’Organisation mondiale de la Santé: trop de calories, de viandes rouges et de charcuteries, de gras, de sel et de sucre, et insuffisamment de fruits, de légumes et de céréales à grains entiers.

D’autres facteurs de risque importants

  • Surpoids et obésité. Ces conditions physiques accroissent le risque de nombreux cancers.
  • Alcool. La digestion de l’éthanol crée des métabolites qui altèrent les gènes des cellules (mutagènes).
  • Inactivité physique. Les gens plus actifs sont moins à risque de certains types de cancer.
  • Exposition au soleil. Les rayons ultraviolets (UV), à haute dose et à long terme, peuvent causer un cancer de la peau.
  • Contaminants environnementaux (air, eau et sol). Maladies cardiovasculaires, problèmes respiratoires et cancers sont influencés par la présence de produits chimiques toxiques dans l’environnement.
  • Infections. Dans les pays industrialisés, 5 % des cas de cancers seraient imputables à des infections, et à travers le monde, pas moins de 18 %. Des exemples : le papillomavirus (cancer du col de l’utérus), les virus de l’hépatite B et C, et la bactérie Helicobacter pylori (cancer de l’estomac).
  • Exposition à des substances radioactives. L’exploitation de l’énergie nucléaire comporte des risques pour les populations. L’accident nucléaire de Tchernobyl, par exemple, a entraîné de nombreux décès par cancer.

Le stress peut-il causer le cancer?

La grande majorité des médecins et des psychologues qui se prononcent sur cette question y répondent par la négative. Cela dit, l’impact de l’état psychologique sur le développement du cancer est controversé6-8.

En se basant sur une panoplie d’études, des scientifiques ont tenté de cerner une personnalité plus susceptible d’être atteinte de la maladie. Baptisée personnalité de type C, elle décrit les gens qui ont tendance à refouler constamment ce qu’ils ressentent et à se résigner facilement. Sur la base de tests de personnalité, certaines recherches ont pu prédire jusqu’à 40 % des cancers devant apparaître 15 ans plus tard9. Par contre, d’autres études n’ont pas réussi à déterminer un lien clair entre le type de personnalité et l’apparition du cancer6.

Quant au stress et à la dépression, ils sont reconnus pour affaiblir le système immunitaire, ce qui pourrait contribuer à l’apparition d’une tumeur, en principe. Cependant, cela n’est pas démontré. Les personnes dépressives atteintes du cancer qui participent à des études peuvent avoir tendance à rapporter plus d’événements négatifs que la moyenne, ce qui peut fausser les résultats. Certains auteurs évaluent tout de même que la combinaison d’une personnalité de type C et d’un stress chronique majore le risque de cancer6. Cela serait particulièrement le cas pour les personnes qui ressentent un sentiment d’impuissance sur une période prolongée4.

Enfin, des comportements autodestructeurs, comme la malnutrition, peuvent être le signe d’une mauvaise écoute de soi6. Ne pas consulter un médecin à temps revient aussi à ne pas écouter ses signaux internes.

Prévention du cancer

Mesures préventives de base

Voici ce que vous pouvez faire pour réduire votre risque de cancer. Selon le Dr David Servan-Schreiber18, les mesures décrites ici sont aussi extrêmement importantes pour les personnes atteintes de cancer, en plus des traitements médicaux, mais demeurent malheureusement sous-utilisées. Elles peuvent contribuer à ralentir l’évolution d’un cancer et à prévenir les récidives.
Consultez en ligne le livret Les réflexes anticancer du Dr David Servan-Schreiber

Principales mesures préventives

Cesser de fumer. Pour des conseils utiles, voir notre fiche Tabagisme.

Suivre autant que possible les règles de base d’une alimentation anticancer. Certains aliments ont un effet anticancer, d’autres peuvent avoir l’effet contraire3,4,12,13. Voici les recommandations générales. Pour en savoir plus, consulter la Diète spéciale: cancer, conçue par la nutritionniste Hélène Baribeau.

  • Des fruits et des légumes variés et frais, un minimum de 5 portions par jour. À privilégier :
    - la famille des crucifères (brocoli, chou, chou-fleur, navet, rapini, rutabaga, etc.);
    - les alliacées (oignons, ail, échalote);
    - les légumes vert foncé;
    - les tomates;
    - les agrumes;
    - les petits fruits (bleuets, framboises, fraises, etc.).
  • Des céréales complètes.
  • Des légumineuses et du soya.
  • Du curcuma. Idéalement, consommer le curcuma avec du poivre, qui accroît considérablement l’absorption du curcuma par l’organisme.
  • Du thé vert.

Éliminer ou éviter le plus souvent possible :

  • les excès de calories, de gras et de sel;
  • les sucres raffinés et les farines blanches;
  • les plats préparés en industrie;
  • les viandes rouges et les charcuteries (jambon, bacon, saucisse, etc.);
  • les aliments marinés, en conserve, fumés, frits ou transformés;
  • la viande cuite à la flamme (barbecue). La macération de la viande dans une marinade contenant un élément acide (comme du jus de citron) réduit la formation de ces toxines.

Consommation d’alcool

À la lumière des études les plus récentes, aucune consommation régulière d’alcool ne semble être sécuritaire68,69. La Société canadienne du cancer conseille aux femmes de limiter leur consommation d’alcool à moins d’un verre par jour, et aux hommes à moins de 2 verres par jour70.

Aliments biologiques

Selon certains experts, les fruits, les légumes et les céréales à grains entiers issus de l’agriculture biologique auraient une meilleure valeur nutritive que leur équivalent issu de l’agriculture industrielle. Cependant, cela reste à démontrer14,15. Pour en savoir plus, lire notre article Bio: mieux pour la santé?

Autres mesures préventives

  • Être actif physiquement : un minimum de 30 à 45 minutes d’activité physique par jour.
  • Se protéger des infections transmises sexuellement.
  • Éviter d’être en contact avec des substances cancérogènes (les herbicides et les pesticides, les radiations, etc.). Respecter les mesures de sécurité apposées sur les produits.
  • Ne pas s’exposer au soleil pendant des périodes prolongées sans une protection adéquate.
  • En cas de stress persistant ou d’anxiété, trouver les moyens de mieux y faire face (méditation, respiration profonde, démarche en psychothérapie au besoin).
  • En cas de souvenirs et de charge émotionnelle liés à une expérience traumatique, le Dr David Servan-Schreiber18, psychiatre français, recommande l’approche de l’EMDR (l’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires). Plusieurs études ont démontré son efficacité à soulager le syndrome de stress post-traumatique.

Bien entendu, la lutte contre le cancer ne requiert pas seulement des actions individuelles, mais aussi collectives : réduire les émissions de gaz à effets de serre, aménager les villes afin de favoriser l’activité physique, etc.

Autres mesures pour prévenir l’apparition de la maladie

  • À la lumière des résultats de diverses études, la Société canadienne du cancer recommande aux Canadiens, depuis 2007, de prendre un supplément de 25 µg (1 000 UI) par jour de vitamine D en automne et en hiver17. L’organisme suggère aux personnes présentant des risques plus élevés de carence en vitamine D - ce qui inclut les personnes âgées, les personnes dont la pigmentation de la peau est foncée et les personnes qui s’exposent rarement au soleil - d’en faire autant durant toute l’année. Selon les études, un tel apport en vitamine D réduit les risques des cancers de la prostate, du sein et colorectal. Pour en savoir plus, consulter notre fiche Vitamine D.
  • Chez les personnes à haut risque de cancer, et seulement chez celles-ci, certains médicaments sont parfois donnés en prévention. Par exemple, le finastéride pour prévenir le cancer de la prostate et le tamoxifène pour prévenir le cancer du sein.

 

Mesures de dépistage

Pour certains types de cancers, un dépistage précoce augmente de manière notable les chances de survie. Dans certains cas, le dépistage concerne seulement les individus dont les membres de la famille sont atteints ou ont été atteints d’un cancer. Consulter nos fiches spécifiques sur les diverses formes de cancer pour en savoir davantage.

Traitements médicaux du cancer

Le traitement du cancer dépend d’une multitude de facteurs : du type de cancer, de sa taille et de sa localisation, de l’évolution de la maladie et de l’état de santé de la personne. Il s’échelonne habituellement sur plusieurs mois. Ensuite, un suivi régulier est offert, en raison de la possibilité de rechute.

Selon le degré d’évolution du cancer, 3 approches thérapeutiques sont possibles :

  • Un traitement curatif, qui vise à guérir le cancer.
  • Un traitement adjuvant, qui est donné en parallèle au traitement principal, afin d’augmenter les chances de guérison (par exemple, l’hormonothérapie administrée avant ou après la chirurgie pour un cancer de la prostate).
  • Un traitement palliatif, qui vise à soulager les symptômes ou à prolonger la durée de vie, lorsque les chances de guérison sont très faibles.

Traiter un cancer représente tout un défi : tuer les cellules malades tout en préservant les cellules saines. La radiothérapie, par exemple, détruit aussi les cellules saines à proximité de la tumeur. Quant aux traitements de chimiothérapie, certains d’entre eux vont toucher tout l’organisme, et plus particulièrement les cellules à développement rapide, comme celles du cuir chevelu, du tube digestif et du sang. Dans ce cas, les effets indésirables peuvent être importants : une réduction des fonctions immunitaires, de l’anémie, des problèmes digestifs et une perte de cheveux. Des chercheurs sont à pied d’oeuvre afin de mettre au point des médicaments qui s’attaquent uniquement aux cellules cancéreuses.

Types de traitements médicaux possibles

Chirurgie. Si possible, on extrait la tumeur par chirurgie et on complète le traitement par de la radiothérapie et de la chimiothérapie pour éliminer les cellules cancéreuses qui restent. Il s’agit du plus ancien traitement contre le cancer et sans doute du plus efficace lorsque la tumeur est encore circonscrite à une région du corps, c’est-à-dire qu’elle ne s’est pas infiltrée dans les tissus voisins.

Radiothérapie. Utilisant différentes sources de rayons ionisants, selon le type de tumeur, ce traitement est souvent requis après une chirurgie. Il vise à détruire des cellules cancéreuses qui pourraient subsister et à prévenir les récurrences locales. Les rayons tuent aussi les cellules normales. Les rayons ionisants sont émis soit par un appareil de radiothérapie, soit par des substances radioactives introduites dans le corps du patient à proximité de la tumeur (la curiethérapie). Au Canada et aux États-Unis, environ la moitié des patients atteints de cancer reçoit de la radiothérapie.

Chimiothérapie. La chimiothérapie consiste à administrer, par injection ou sous forme de comprimés, des agents chimiques qui tuent les cellules malades. Il en existe plusieurs, qui possèdent différents mécanismes d’action et différents effets indésirables. Son usage dépend de la malignité de la tumeur, de son origine et de son stade d’évolution. Elle est souvent utilisée lorsque la tumeur réapparaît et lorsqu’il y a des métastases. La chimiothérapie est parfois indiquée avant une chirurgie pour réduire la taille de la tumeur et faciliter son ablation.

Hormonothérapie. L’hormonothérapie peut aider à contrôler et à guérir le cancer du sein ou de la prostate, qui sont parfois hormonodépendants (leur croissance peut être stimulée par des hormones, comme les oestrogènes ou la testostérone). Elle vise souvent à réduire le taux de certaines hormones dans le corps, ou à empêcher la tumeur d’utiliser ces hormones pour croître.

Immunothérapie. Parmi les principales substances chimiques actives dans le système immunitaire, il y a les cytokines - dont font partie les interférons et les interleukines. Chez les patients dont le système immunitaire est déjà fort et chez qui le cancer est encore à un stade peu avancé, on peut injecter des cytokines pour relancer la fonction immunitaire de l’organisme. Par ailleurs, de nouveaux traitements d’immunothérapie sont en cours d’élaboration. Ils consistent à produire un « vaccin » qui stimule l’activité du système immunitaire du patient contre sa tumeur.

Greffe de moelle osseuse. Ce traitement est utilisé seulement dans les cancers qui touchent les cellules immunitaires (par exemple, les lymphomes).

L’angiogenèse tumorale est le phénomène par lequel de nouveaux petits vaisseaux sanguins se forment autour d’une tumeur. Ces vaisseaux permettent à la tumeur de se nourrir et de croître. Leur formation est stimulée par des substances que sécrètent les cellules cancéreuses. Plusieurs médicaments de chimiothérapie et d’hormonothérapie visent à enrayer le phénomène d’angiogenèse de façon à « affamer » la tumeur.

Soutien psychologique et social

La maladie a presque à tout coup des impacts psychologiques, qui varient au fil des étapes : diagnostic, traitement, conciliation avec la vie de famille et le travail, rémission, etc. Le diagnostic entraîne souvent un choc émotif. Le sentiment de perte de contrôle sur sa vie, même temporaire, peut être éprouvant, tout comme l’ignorance de ce qui nous attend.

Le soutien de la famille, des proches ou d’une aide spécialisée est très précieux pour mieux affronter ces bouleversements. (Les accompagnants peuvent aussi avoir besoin d’aide. Consulter notre dossier Accompagner un proche malade : Quoi dire? Quoi faire?)

L’aide spécialisée peut prendre toutes sortes de formes : la consultation d’un psychologue, d’un psychothérapeute, d’un psychiatre, d’un travailleur social ou d’une infirmière, la participation à un groupe de soutien, ou encore la rencontre d’autres patients sur Internet.

Des recherches dirigées par Alastair Cunningham, à l’Université de Toronto, ainsi que par David Spiegel, à l’Université de Stanford, démontrent que la participation à une psychothérapie de groupe diminue généralement le stress, procure une plus grande appréciation de la vie et aide à y donner un sens19-26. Selon d’autres recherches, toutefois préliminaires et controversées, la durée de vie20,27-29 pourrait s’allonger chez certaines personnes atteintes de cancer qui font, avec un grand engagement personnel, une telle démarche en psychothérapie.

Les fondations et les sociétés dédiées aux personnes atteintes d’un cancer offrent plusieurs services de soutien. Consulter la section Sites d’intérêt. Voir également notre fiche Psychothérapie, qui présente les principaux types de psychothérapie.

Remarque. Les spécialistes mettent en garde contre l’équation simpliste selon laquelle la pensée positive peut guérir le cancer, ou encore la maladie est attribuable à un conflit psychologique qui, une fois conscientisé, mènera à la guérison.

L’opinion de notre médecin

Si vous venez d’apprendre que vous êtes atteint d’un cancer, vous êtes fort probablement bouleversé et inquiet. Il est normal que la première réaction en soit une de panique. Malgré les progrès de la médecine, le diagnostic de cancer reste une annonce menaçante. Mon premier conseil serait de bien vous informer, une fois le choc passé. La lecture de cette fiche vous aidera vraiment à comprendre cette maladie, et les conseils qui y sont prodigués sont judicieux. Il est donc inutile pour moi de les répéter. Je vous recommande évidemment aussi de bien vous informer particulièrement sur le cancer dont vous êtes atteint. Consultez nos autres fiches au besoin.

Éloignez-vous des gens qui proposent des « traitements miracles » : les traitements miracles n’existent pas. Si vous souhaitez explorer des voies non conventionnelles, restez prudents et veillez à ce que personne n’exploite et n’abuse de votre vulnérabilité.

À mon avis, l’approche du traitement du cancer doit être globale, impliquant d’abord une équipe médicale (souvent multidisciplinaire) et, si vous le souhaitez, des approches complémentaires qui vous conviennent.

Combattre le cancer exige beaucoup de courage et de détermination. Ne restez pas seul, appuyez-vous sur votre famille, vos proches et vos amis; au besoin, ayez recours à un groupe de soutien. Bonne chance!

Dr Jacques Allard, M.D., FCMFC

Révision médicale (septembre 2010) : Dr Jacques Allard, M.D., FCMFC
Révision médicale (septembre 2008) :
Dr David Servan-Schreiber, M.D., psychiatre, Ph.D., Université de Lyon (France) et Université de Pittsburg (États-Unis).

Approches complémentaires

Important. Les personnes qui souhaitent s’investir dans une approche globale devraient en discuter avec leur médecin et choisir des thérapeutes détenant une expérience avec des personnes atteintes de cancer. L’autotraitement est déconseillé. Les approches suivantes peuvent convenir lorsqu’elles sont utilisées en complément aux traitements médicaux, et non en remplacement de ceux-ci2,30. Retarder ou interrompre un traitement médical diminue les chances de rémission.

En soutien et en complément aux traitements médicaux

Efficace

Acupuncture, visualisation.

Voir la légende des symboles

Efficacité probable

Massothérapie, training autogène, yoga.

Efficacité possible

Aromathérapie, art-thérapie, danse-thérapie, homéopathie, méditation, réflexologie.

Efficacité incertaine

Qi Gong, Reishi.

Approches à considérer

Naturopathie.

Approches non recommandees

Suppléments de bêta-carotène chez les fumeurs.

Dans les revues scientifiques, on trouve plusieurs synthèses d’études portant sur les approches complémentaires qui aident à lutter contre le cancer31-39. Le plus souvent, ces stratégies aident à améliorer la qualité de vie. Plusieurs d’entre elles misent sur les interactions entre les pensées, les émotions et le corps physique pour apporter un mieux-être. Il est possible qu’elles aient un effet sur l’évolution de la tumeur. En pratique, on constate qu’elles peuvent avoir l’un ou l’autre des effets suivants :

  • améliorer le sentiment de bien-être corporel et psychologique;
  • apporter du plaisir et du calme;
  • réduire l’anxiété et le stress;
  • réduire la fatigue;
  • réduire les nausées consécutives aux traitements de chimiothérapie;
  • améliorer l’appétit;
  • améliorer la qualité du sommeil.

Voici un aperçu des preuves soutenant l’efficacité de quelques-unes de ces approches.

EfficaceAcupuncture. En se basant sur les essais cliniques40,41 réalisés jusqu’à présent, plusieurs comités d’experts et organismes (les National Institutes of Health42, le National Cancer Institute43 et l’Organisation mondiale de la Santé44) ont conclu à l’efficacité de l’acupuncture pour réduire les nausées et les vomissements provoqués par un traitement de chimiothérapie.

EfficaceVisualisation. À la suite des conclusions de 3 synthèses d’études, il est désormais reconnu que les techniques de relaxation, dont la visualisation, réduisent de façon marquée les effets indésirables de la chimiothérapie, tels que les nausées et les vomissements46-48 ainsi que les symptômes psychologiques comme l’anxiété, la dépression, la colère ou l’impression d’impuissance46,48,49.

Efficacité probableMassothérapie. L’ensemble des données provenant d’essais menés auprès de personnes cancéreuses indique que le massage, avec ou sans aromathérapie, procure des bénéfices à court terme sur le bien-être psychologique50-53. On rapporte notamment une amélioration du degré de relaxation et de la qualité du sommeil; une diminution de la fatigue, de l’anx

iété et des nausées; le soulagement de la douleur; et finalement une amélioration de la réponse du système immunitaire. Les massages sont parfois offerts en milieu hospitalier.
Mentionnons que le drainage lymphatique manuel, un type de massage, peut diminuer le lymphoedème consécutif à un traitement contre le cancer du sein54,55 (Voir notre fiche Cancer du sein pour en savoir plus).

Note
Mieux vaut choisir un massothérapeute spécialisé dans les soins aux personnes atteintes d’un cancer.

Contre-indications
Discuter avec son médecin traitant d’éventuelles contre-indications au massage. D’après le Dr Jean-Pierre Guay, radio-oncologue, le massage est sécuritaire et ne contribue pas à disséminer les métastases56. Cependant, par mesure de précaution, il est recommandé d’éviter tout massage dans la région de la tumeur.

Précisons néanmoins que la massothérapie est contre-indiquée en cas de fièvre, de fragilité osseuse, de plaquettes basses, d’hypersensibilité de la peau, de plaie ou de maladie cutanée56.

Efficacité probableTraining autogène. Quelques études d’observation57 indiquent que le training autogène réduit considérablement l’anxiété, augmente la « combativité » et améliore la qualité du sommeil58. Le training autogène est une technique de relaxation profonde élaborée par un psychiatre allemand. Il utilise des formules d’autosuggestion pour créer une réaction de détente.

Efficacité probableYoga. La pratique du yoga engendre plusieurs effets positifs quant à la qualité du sommeil, de l’humeur et la gestion de stress, selon une synthèse d’études évaluant l’efficacité du yoga chez les patients cancéreux ou survivants du cancer60.

Efficacité possibleAromathérapie. Selon une étude menée auprès de 285 personnes atteintes de cancer, un traitement complémentaire combinant aromathérapie (huiles essentielles), massage et soutien psychologique (soins usuels) aide à réduire l’anxiété et la dépression plus rapidement que lorsque seuls les soins usuels sont offerts76.

Efficacité possibleArt-thérapie. L’art-thérapie, une forme de psychothérapie qui utilise la créativité comme ouverture sur l’intériorité, pourrait être utile aux personnes atteintes de cancer, d’après quelques essais cliniques. En effet, l’art-thérapie semble prometteuse pour améliorer le bien-être, favoriser la communication et diminuer la détresse psychologique que génère parfois la maladie61-65.

Efficacité possibleDanse-thérapie. Elle pourrait avoir un effet positif sur la qualité de vie, notamment en réduisant le stress et la fatigue engendrés par le cancer79-81. La danse-thérapie vise la prise de conscience de soi et la libération de tensions et de blocages inscrits dans la mémoire du corps. Elle se déroule individuellement ou en groupe.

Efficacité possibleHoméopathie. Des chercheurs ont analysé les résultats de 8 études cliniques portant sur l’utilité de l’homéopathie à soulager soit les effets secondaires des traitements de chimiothérapie, soit ceux de la radiothérapie, soit les symptômes ménopausiques des femmes traitées pour un cancer du sein72. Dans 4 des essais, des effets positifs ont été observés à la suite des traitements homéopathiques, par exemple une réduction de l’inflammation de la bouche induite par la chimiothérapie. Les 4 autres essais ont toutefois rapporté des résultats négatifs.

Efficacité possibleMéditation. Neuf études, de petite envergure, ont évalué l’effet de la pratique de la méditation de pleine conscience (Mindfulness-Based Stress Reduction) auprès de personnes atteintes de cancer71. Elles ont toutes rapporté des diminutions de plusieurs symptômes, comme la réduction du stress, moins d’anxiété et de dépression, un plus grand bien-être et un renforcement du système immunitaire.

Efficacité possibleRéflexologie. Quelques études de faible envergure ont obtenu des résultats prometteurs. Certaines révèlent une diminution des symptômes émotionnels et physiques, un sentiment de relaxation et une amélioration de l’état de santé et de bien-être général73-75. Consulter notre fiche Réflexologie pour voir la description d’autres études.

Efficacité incertaineQi Gong. Deux études cliniques menées sur un petit nombre de sujets laissent croire que la pratique régulière du Qi Gong peut atténuer les effets indésirables de la chimiothérapie et renforcer l’immunité77,78. Le Qi Gong est l’une des branches de la Médecine traditionnelle chinoise. Il apporterait une puissante force capable de mettre en oeuvre les mécanismes autonomes de guérison chez l'individu qui en entreprend la pratique et qui persévère. Le plus grand nombre de recherches répertoriées par Pubmed concerne le renforcement du système respiratoire.

Efficacité incertaine Consulter la fiche Reishi pour connaître l’état des recherches sur ce produit.

Plusieurs fondations ou associations offrent des ateliers d’art-thérapie, de yoga, de danse-thérapie, de massothérapie, de méditation ou de Qi Gong. Voir les Sites d’intérêt. Vous pouvez également consulter nos fiches spécifiques sur chaque type de cancer.

Approches à considérerNaturopathie. En complémentarité avec les traitements médicaux, l’approche naturopathique vise à améliorer la santé et la qualité de vie des personnes atteintes, et à aider le corps à mieux se défendre contre le cancer30. À l’aide de certains aliments, de plantes médicinales et de suppléments, la naturopathie peut, par exemple, soutenir le foie et aider l’organisme à se libérer de ses toxines. Les traitements naturopathiques comprennent généralement d’importants changements dans le régime alimentaire. De plus, un souci particulier sera apporté à observer tout ce qui peut, dans l’environnement de la personne (produits chimiques, aliments, etc.), contribuer au cancer. Les suppléments d’antioxydants (comme les vitamines C et E), s’ils sont employés, doivent l’être seulement sous supervision professionnelle, car certains peuvent interférer avec les traitements.

Approches non recommandeesBêta-carotène en suppléments. Des études de cohorte ont établi un lien entre la prise de suppléments de bêta-carotène et un risque légèrement accru de cancer du poumon. Sous forme alimentaire, le bêta-carotène aiderait cependant à prévenir le cancer du poumon. Le National Cancer Institute recommande aux fumeurs de ne pas consommer de bêta-carotène sous forme de suppléments66.

Attention! La prudence est de mise à l’égard des produits de santé naturels, surtout s’ils prétendent mener à la rémission. À titre d’exemple, on peut mentionner les produits Beljanski, la formule de Hoxsey, la formule Essiac et le 714-X. Pour l’instant, on ne sait pas si ces approches sont efficaces et sécuritaires étant donné le peu d’essais cliniques dont ils ont fait l’objet. Pour en savoir plus au sujet de ces produits, nous vous invitons à vous informer auprès d’organismes officiels, comme la Société canadienne du cancer, qui publie un document de 250 pages décrivant une soixantaine de traitements alternatifs67 ou le National Cancer Institute.

Sites d’intérêt

Canada

Fondation québécoise du cancer
Créée en 1979 par des médecins qui voulaient redonner de l’importance à la dimension humaine de la maladie, cette fondation offre plusieurs services aux personnes atteintes d’un cancer. Les services offerts varient selon les régions. Par exemple, de l’hébergement à faible prix pour les personnes atteintes et leurs proches, de la massothérapie, des soins d’esthétique ou du Qi Gong.
www.fqc.qc.ca

Société canadienne du cancer
En plus d’encourager la recherche et la prévention du cancer, cet organisme bénévole apporte du soutien affectif et matériel aux personnes atteintes de cancer depuis sa création, en 1938. Chaque province compte son bureau local. Leur service d’information téléphonique, destiné aux gens atteints de cancer, à leurs proches, au grand public ainsi qu’aux professionnels de la santé, est bilingue et gratuit. La référence pour trouver réponse à ses questions sur le cancer.
www.cancer.ca

En toute vérité
Une série de vidéos en ligne présentant des témoignages touchants de patients qui expriment ce qu’ils ont vécu durant leur expérience globale du cancer. Certains sont en anglais mais des transcriptions complètes sont offertes pour toutes les vidéos.
www.vuesurlecancer.ca

Guide Santé du gouvernement du Québec
Pour en savoir plus sur les médicaments : comment les prendre, quelles sont les contre-indications et les interactions possibles, etc.
www.guidesante.gouv.qc.ca

France

Guerir.org
Créé par le regretté Dr David Servan-Schreiber, psychiatre et auteur, ce site Internet met l’accent sur l’importance d’adopter de bonnes habitudes de vie pour prévenir le cancer. Il se veut un lieu d’information et d’échanges sur des approches non conventionnelles pour lutter contre le cancer ou le prévenir, où l’on peut aussi trouver du soutien affectif auprès d’autres personnes.
www.guerir.org

Institut national du cancer
On y trouve entre autres un annuaire complet des associations de patients à travers la France, une animation des mécanismes qui mènent une cellule à devenir cancéreuse, et des réponses à des questions fréquemment posées sur la participation à un essai clinique.
www.e-cancer.fr
www.e-cancer.fr/les-mecanismes-de-la-cancerisation
www.e-cancer.fr/recherche/recherche-clinique/

États-Unis

Memorial Sloan-Kettering Cancer Center
Ce centre, lié au Memorial Hospital, à New York, est pionnier en matière de recherche sur le cancer. Il représente entre autres une référence pour une approche intégrée contre le cancer. On trouve sur leur site une base de données qui évalue l’efficacité de plusieurs plantes, vitamines et suppléments (en anglais seulement).
www.mskcc.org

Moss Report
Ralph Moss est un auteur et conférencier reconnu dans le domaine du traitement du cancer. Il porte une attention particulière à l’élimination des toxines présentes dans notre environnement, qui peuvent contribuer au cancer. Ses bulletins hebdomadaires suivent l’actualité en matière de traitements alternatifs et complémentaires contre le cancer, de même que sur les traitements médicaux.
www.cancerdecisions.com

National Cancer Institute et Office of Cancer Complementary and Alternative Medicine
On trouve sur ces sites (en anglais seulement) un excellent aperçu de l’état des recherches cliniques portant sur une vingtaine d’approches complémentaires, dont le 714-X, le régime Gonzalez, le Laetrile et la formule Essiac. On y trouve aussi une liste de précautions à suivre pour l’achat de produits sur Internet.
www.cancer.gov
www.cancer.gov/cam
Produits frauduleux : www.fda.gov

International

Centre international de recherche sur le cancer
Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) (L’International Agency for Research on Cancer (IARC)) est membre de l’Organisation mondiale de la Santé.
www.iarc.fr

Groupes de soutien

Consulter la liste des groupes de soutien Cancer.

 

 

http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=cancer_vue_ensemble_pm

Partager cet article

Published by Eva R-sistons - dans Santé
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche